Livre "Les paroles Vivantes" Amano
Les Paroles Vivantes
Sommaire.
-Hommage
et Remerciements.
-Quatre
petits textes pour honorer quatre Grandes Ames.
Les Paroles Vivantes.
-Petit
avertissement
-Les
Paroles vivantes.
1) Allez au-delà des mots pour Voir et
Ecouter autrement.
-La
Source Universelle.
-Dieu
et ses Dons.
-L’Amour
Réel.
-Temps
Présent.
-Etre,
Je Suis.
-Juste
Connaissance, Se Connaître.
-Liberté.
-Savoir,
Ignorance, Recherche.
-Expérience.
-Le
Corps, le Mental.
-Le
Monde, la Nature.
-Possessivité,
Avidité, Aversion.
-L’Ego,
le Mental Ratiocinant.
Ne
suivons pas seulement, soyons ! (Petit texte)
2) Le Défaire de ce qui n’est pas.
Trois petits pas vers la Vision Saine.
1-Auto-investigation.
2-Interrogation.
3-Méditation,
Méditer.
Quelques obstacles à la Vision Saine.
-Identification.
-Croyances.
-Imagination.
-Habitudes.
-Attachement.
-Comparaison.
-Dualité,
Dualisme ou monde phénomental.
Onze Petites Clés pour garder les yeux
ouverts.
1ère
clé. Tout Passe.
2ème
clé. Ni ceci, ni cela.
3ème
clé. Avec ou sans.
4ème
clé. L’Attention.
5ème
clé. Vigilance.
6ème
clé. Constatation.
7ème
clé. Sans Souci.
8ème
clé. Laisser Faire, Lâcher-prise.
9ème
clé. Expiation.
10ème
clé. Acceptation.
11ème
clé. Innocence.
Réveille-toi (Poème inspiré)
oooooo
Hommages et Remerciements
Par ces pensées bienveillantes qui composent ce livre, je rends avant
tout un hommage respectueux, aimant, le Namasté du Cœur à deux beaux esprits
éclairés de notre époque qui furent à l’origine de ma transformation
intérieure. Le premier est Osho Rajnesh qui outre les polémiques fondées autour
de sa « personne », a littéralement ouvert mon esprit et mon cœur à
l’harmonie naturelle, à la créativité consciente et à l’écoute méditative silencieuse.
Le deuxième est Sri Nisargadatta Maharaj, ce Juste Révélateur de Conscience
Impersonnelle qui par sa simplicité d’être, sa vivacité d’esprit, sa
transmission aiguisée du Cela qui nous vit au-delà de l’idée, ont fait qu’en
une année seulement après la lecture assidue du livre « Je Suis »
toute ma petite existence fut chamboulée par la remise en question
indispensable à l’Accueil. Par sa Grâce Incommensurable et une détermination
fervente nécessaire à la quête intérieure, j’ai réalisé
spontanément et sans la moindre incertitude : J’en ai
terminé avec la vie duelle des questions et des réponses. Oui, Seul Cela Est,
ce JE Inconditionnel Universel et Nous tous, chercheurs de vérité trop souvent
perdus dans la recherche, ne pouvons pas être autre que Cela.
Je rends un hommage profond aux textes lumineux et leçons de grande
teneur du livre « Un Cours en Miracles ». Cet Enseignement non duel
et vivant est un Recours Précieux pour apprendre à désapprendre, pour
réapprendre à voir lucidement, pour se désencombrer sans heurt et sans effort
de tout ce que nous ne sommes pas afin de vivre sainement l’Instant Magique
Offert.
Je rends aussi un hommage au très beau livre poétique Le Yoga Vâsishtha
qui éclaire le chemin sans distance à tout être humain sincère et désireux de
se connaître autrement.
Je rends enfin hommage à tous ces Hommes et toutes ces Femmes Réveillés
à Ce qui Est, qui ont ou continuent encore aujourd’hui d’entretenir la Flamme
Vivante de la Simplicité, de la Beauté, de la Bonté et de la Vérité Unificatrice.
Je remercie la Vie confiée, qui malgré toutes les difficultés endurées
lors de ce parcours plutôt chaotique et plein de rebondissements en tous
genres, a toujours guidé mon cœur et mes pas parfois indécis, vers CE pourquoi
Nous Sommes tous Là.
Je remercie Manette, cette femme alerte qui m’accompagne depuis plus de
vingt cinq ans, pour son aide inestimable dans la relecture et la correction
des nombreux textes. Pour sa pleine confiance, son écoute attentive et ses
nombreuses interrogations essentielles lors de cette démarche intérieure
approfondie. Elle a toujours ressenti intuitivement que c’était Possible de se
Voir et de se Vivre autrement qu’à l’habitude. Elle a su aussi comment me
ralentir dans ma marche bien souvent impatiente, être à mes côtés aux moments
les plus tourmentés. Main dans la main pour n’en faire qu’une ou tels deux
miroirs l’un face à l’autre qui effacent le reflet imagé des visages, nous
partageons cet Evangile de l’éveil, la Bonne Nouvelle à qui en fait la simple
demande et continuons à œuvrer avec Vigilance dans le Défaire Lucide de tout ce
qui peut déranger ou gêner psychologiquement cette Conscience Unitive Expansive
qui nous Vit Tous indistinctement comme indéfiniment.
Quand deux cœurs s’ouvrent
réellement l’un à l’autre en l’Unité,
Il ne reste en vérité que Cela (l’Unité) qui
les permet.
ooooo
Quatre petits textes pour
honorer quatre Grandes Ames.
-Je ne vis pas en fonction d’un programme et, pour moi c’est la seule
façon de vivre.
Pour
tout dire, je vis sauvagement, sans aucun projet, absolument ignorant de ce que
l’avenir me réserve.
Même
l’instant qui vient m’indiffère. Ce que je vis me suffit amplement !
Le
moment présent est le seul qui soit vivant.
Le
passé est inerte, il n’existe plus. Le futur l’est aussi, il n’existe pas
encore.
Celui
qui se soucie du passé est par conséquent mort et celui qui s’inquiète de
l’avenir également.
Il n’y a qu’une seule façon d’être vivant, c’est d’être Ici
et Maintenant, totalement Présent à l’instant présent.
J’ai
trouvé que vivre d’instant en instant est une extase et une félicité qui ne
sont pas du tout de ce monde.
Le
moindre moment vécu totalement transcende le temps lui-même. Il devient
l’intervalle, le vide qui sépare deux fractions successives du temps.
Celui
qui existe dans ce vide passe au-delà de la mort, parce que le temps est mort
et l’absence de temps est vie.
La
vie n’est pas quelque chose de fixe, de défini.
La
vie c’est vivre ce qui est, c’est un processus, un déversement dans
l’inexploré, un passage des rives du connu vers les rives de l’Inconnaissable.
La
vérité règne lorsque le « je » n’est plus.
Cette
mort est la seule expérience divine qui soit.
L’absence
d’ego révèle la présence de Dieu.
Osho Rajneesh. (Extrait du livre « Une tasse de Thé. »)
-La
réalisation n’est que le contraire de l’ignorance.
Considérer
le monde comme réel et son soi comme irréel, c’est l’ignorance, la cause de la
souffrance.
Connaître
le Soi comme la Seule Réalité et tout le reste comme temporel et transitoire,
c’est la Liberté,
la Paix et la Joie. Tout cela est très simple.
Au
lieu de voir les choses comme vous l’imaginez, apprenez à les voir telles
qu’elles sont.
Quand
vous pourrez voir chaque chose telle qu’elle est, vous vous verrez également
tel que vous êtes.
C’est
comme de nettoyer un miroir.
Ce
même miroir qui vous montre le monde tel qu’il est, vous montrera aussi votre
propre visage.
La
pensée « Je Suis » est le chiffon à polir- Utilisez-la !
Sri Nisargadatta Maharaj. (Extrait
du livre « Je Suis. »)
À
chaque jour et à chaque minute de chaque jour, et à chaque instant contenu dans
chaque minute, tu ne fais que revivre cet unique instant où le temps de la
terreur prit la place de l’amour.
Ainsi
tu meurs chaque jour pour vivre à nouveau, jusqu’à ce que tu franchisses le
fossé entre le passé et le présent, qui n’est pas un fossé du tout.
Telle
est chaque vie : un semblant d’intervalle de la naissance à la mort puis à
la vie de nouveau ; la répétition d’un instant depuis longtemps disparu
qui ne peut être revécu.
Et
tout le temps n’est que la folle croyance que ce qui est terminé est encore ici
et maintenant.
Pardonne
le passé puis lâches-en prise, car il a disparu.
Tu
ne te tiens plus sur le sol entre les mondes. Tu as continué et tu as atteint
le monde qui est aux portes du Ciel.
Il
n’y a pas d’entrave à la Volonté de Dieu et nul besoin que tu répètes à nouveau
un voyage qui s’est terminé il y a longtemps.
Regarde
doucement ton frère et contemple le monde dans lequel la perception de ta haine
a été transformée en un monde d’amour.
Jésus le Vivant. (Extrait du livre « Un Cours en Miracles. »)
-Vis
dans l’instant. Avec ta conscience tournée vers ce qui l’entoure, mais sans
effort.
Quand
le mental cesse de se rattacher au passé et de se projeter dans le futur, il
devient non-mental (Vacuité).
Si
d’instant en instant, ton mental s’appuie sur ce qui est et abandonne tout
effort, il devient non-mental, tout de pureté.
-Le
Sage ne cherche à obtenir ni par l’effort ni par le non-effort.
Comme
un arbre ne pousse pas dans la pierre, de même les désirs n’apparaissent pas
dans la vie du Sage (réalisé).
S’ils
surviennent un temps, ils s’effacent immédiatement comme un frémissement à la
surface de l’eau. Le Sage et l’Univers ne sont pas différents l’un de l’autre.
O
Râma, ce monde n’est rien qu’une idée ; de même les choses perçues par la
conscience. Aussi rejette l’erreur (l’impureté) de l’idéalisme et sois libre
des idées. Reste établi dans le Soi, dans la Paix du cœur.
Le Yoga-Vâsishtha. Livre de Patrick Mandala. (Chapitre 50, verset 16 et 17.)
(Chapitre
56, verset 45 à 48.)
(Chapitre
101, verset 39.)
ooooo
Petit
avertissement
Le mental pensant, ratiocinant
ou encore l’ego, a pris pour mauvaise habitude de lire des données, de les
analyser puis de les sélectionner selon des références acquises, le selon ou
d’après ceci ou cela. De les enregistrer, de les cataloguer afin de les stocker
régulièrement dans la bibliothèque mémorielle, auprès d’autres dossiers épais
sans réellement recevoir, écouter et reconnaître l’information de base ou
l’essence lumineuse dans ce qui est proposé.
Bien souvent, nous pouvons
remarquer que c’est dans une intention particulière de cumuler des
connaissances ou savoirs pour conforter son palmarès, que ce mental ratiocinant
agit et réagit. Ces paroles vivantes ou dires du cœur ne sont pas faits pour
nourrir le mental trouble ni lui apporter un plus dans sa gouverne orgueilleuse
et possessive mais plutôt pour le désarçonner, le déconnecter ne serait-ce
qu’un instant de l’irréalité, de l’illusoire, du sensationnel dans lequel il se
love éperdument, de manière à ce qu’il retrouve lucidement sa juste place. Le mental est le médiateur naturel entre le
monde de l’esprit et celui de la chair.
Vous, lecteurs et chercheurs,
compagnons de route de tous horizons, prenez le soin d’être simplement présents
à vous-mêmes pour accueillir clairement ces pensées qui viennent du Cœur-Centre.
Ne cherchez pas à leur donner un sens selon vos concepts apprivoisés. L’eau que
vous buvez joue son rôle biochimique sans que vous ayez besoin d’en connaître
le déroulement, ce serait perdre votre temps et le sens inné de cette fonction
naturelle.
Gardez seulement à l’esprit
que tout se fait au moment précis où cela doit être fait et que vous recevez
exactement à la juste mesure de votre coupe. La seule attention nécessaire à
cela, est de vérifier que celle-ci ne soit pas percée, trouée. Autrement dit,
examinez toujours en vous-mêmes, vérifiez par vous-mêmes, explorez avec
vigilance ce qui se passe réellement en vous sans pour autant philosopher,
analyser, comparer ou déduire.
En général, les mots ou les
paroles prononcées ne sont que des symboles indicatifs ou signalétiques qui
peuvent être violents ou apaisants selon leur venue, nos intentions ou humeurs
du moment et notre attitude face à leur réception. Si l’esthétique du mot est
plaisante, ne focalisez pas votre esprit seulement sur elle. Dirigez plutôt
votre attention sur Ce vers Quoi le mot pointe, sinon vous ne ferez que passer
à côté de son indication informatrice.
Si ces Paroles Vivantes vous
bousculent et vous interrogent quelque peu, c’est que le travail sur soi se
produit en vous, montrant par ce fait que le mental rationnel perd petit à
petit de ses repères et de ses appuis, c’est une bonne chose. On ne peut voir réellement son visage dans
de l’eau trouble.
Si ces mots vous invitent à la
Sérénité et à l’écoute plus lucide de votre Sainte Intériorité, c’est qu’ils
sont simplement une nourriture pour parfaire votre juste avancée. Dans tous les
cas, vous êtes ce que vous êtes : La Conscience Unifiante Impersonnelle. Et notre rôle à tous sur cette terre nourricière, cette belle planète
bleue qui nous permet la vie expérimentale et les multiples découvertes, est
simplement de reconnaître clairement et en soi, ce que cela veut vraiment dire.
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Les Paroles Vivantes
Ces Paroles Vivantes sont offertes
généreusement à tous les êtres humains éclairés de la Conscience Alerte, qui
ont accueilli pleinement en leur vie et compris sainement en eux-mêmes, le Sens
Unitif de ce passage terrestre temporel, le pourquoi intérieurement, nous
sommes réellement tous là.
Ces Phrases Clés sont des
Outils Majeurs de Réfection Salutaire, de Redressement de la vision et de la
pensée, qui traversent le temps comme les âges et qui restent indispensables et
bienveillantes tant que la totalité des êtres humains n’aura pas reconnu
intimement leur Propre Identité Intemporelle ou Etreté Divine et leur Relation
Fraternelle.
Les Paroles Vivantes
facilitent la diffusion de la Connaissance Originelle ou Immortelle et
permettent à ceux qui les transmettent comme à ceux qui les recueillent de
réconcilier en eux-mêmes, l’équilibre naturel d’Enseignant-Apprenant, de Maître
et Disciple de la Vie Offerte.
Le choix verbal du
« nous » plutôt que du « tu » dans la transcription de ces
Pensées Guide, souligne la volonté de l’équité, ôtant ainsi l’idée néfaste
apprivoisée de supériorité comme d’infériorité.
Nous sommes tous UN et tous le
même au-delà de l’idée de différence.
Les Paroles Vivantes traitent
outre l’approche de Ce qui Est et de Ce que nous sommes, bon nombre de sujets
qui concernent les déficiences mentales comme les déviances du Soi Universel
sans pour autant en être juge ou arbitraire. Elles dispensent par le phrasé, un
flux poétique, parfois analogique et quelquefois tranchant. Elles sont une
initiation impersonnelle aidant à la réflexion méditative sur soi vers une
Ouverture Clarifiée sur Ce qui le permet.
Ces Dires Intuitifs permettent
un examen expiatoire, un défaire lucide, un gommage radical de tout ce qui
n’est pas, de tout ce que nous croyons être comme de tout ce que nous voudrions
être, nous replaçant directement dans notre présent inconditionné en tant que
Justes Témoins Neutres et Vivants, en tant que Participants de la Vie Simple et
Non Duelle.
La seule fonction de ces
pensées lumineuses est de Voir simplement Ce Qui Est au moment où Cela Est puis
évincer sans effort, les maux adoptés inconsciemment par l’esprit manipulé
égotiquement afin de rétablir sainement et au présent la Réalité Intérieure, la
Joie du Cœur et la Paix de l’Ame.
La Voix de la Réalité
s’exprime de Cœur à Cœur et de Conscience en Conscience.
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1
Aller au-delà des mots pour Voir et Ecouter
autrement.
Source
Universelle.
-Tous les êtres humains de
toutes races, de toutes couleurs, de toutes contrées comme de toutes dites
religions sont voués ici-bas à se connaître conscientiellement Vrais, Un et
Entiers par-delà toutes les conditions invalidantes apprivoisées et toutes les
croyances envoutantes imposées qui les détournent continuellement de la Source
Universelle et par ce biais, d’eux-mêmes.
-Nous
sommes tous conçus d’un même fil aux couleurs variées qui exprime la trame d’un
tissu unique aux motifs différents.
-Nous sommes tous les
véhicules vivants de la Lumière qui nous habite.
-Originellement, nous sommes
tous des Etres de Lumière, des Artisans de la Paix, des Citoyens de l’Univers.
À nous d’en reconnaître la Source Nouménale de manière à mettre fin à tout ce
que nous avons crû être et à tout ce qui apparaît autre que Cela.
-Notre rôle sur cette terre
est de mettre fin en soi au cycle des renaissances. Les renaissances ne sont
rien d’autres que les idées néfastes, répétitives et séparatives entretenues
depuis que le mental se croyant indépendant s’est rebellé contre la Source
Unique.
-Nous n’avons pas le pouvoir
de créer la Source, c’est elle qui nous a créés. Notre unique pouvoir est de
reconnaître que nous n’avons jamais été séparés d’Elle, que nous sommes en Elle
et Elle en nous.
-Le en « nous » ne
correspond pas à un véhicule corporel périssable ni à un mental influençable.
-La Source est en nous ou en
l’Esprit ouvert, devenu réceptif sur sa compréhension Originelle, Unitive et
non en l’esprit fermé sur la différenciation et la séparation.
-La Source Universelle
n’existe qu’en soi et nulle part ailleurs. Il ne peut y avoir d’ailleurs comme
il ne peut y avoir de chemin extérieur proposé pour l’atteindre. Une fois
reconnue intimement pour ce qu’Elle est, la Source de Vie Une est par la suite
reconnue partout, en tout comme en tous.
-Mille chemins pour un Sommet.
Vu du Sommet ou de la Source Universelle, tous les chemins n’ont plus lieu
d’être.
-Source Universelle,
Conscience Ultime, Dieu, Réalité Suprême, Unicité Absolue ou encore Eden
Paradisiaque sont tous des habits de Lumière Eternelle dont se vête l’Identité
Impersonnelle, Non Duelle et Immuable.
-Le Soi tant recherché n’est
que le reflet Parfait de la Source Universelle.
-La larme est aussi salée que
l’océan, c’est un rappel imagé de la Source dont nous sommes tous issus.
-Si nous sommes à l’écoute de
notre cœur véritable, que la paix réside en notre esprit et que chacun de nos
pas se fait lucidement tout en voyant Dieu en toute chose comme en chacun,
soyons assurés de notre saine avancée vers la Source Nouménale dont nous
venons.
-Une fois la rencontre établie
lucidement avec soi-même, libérés de ce que nous ne sommes pas, nous comprenons
que nous ne vivons plus égoïstement pour soi. Nous reconnaissons alors et sans
le moindre doute que la Conscience Universelle qui vit chacun-chacune se sert
seulement de nous pour aider autrui à faire de même.
-Venant tous de la Source
Universelle, nous y retournerons certainement tous, en conscience ou pas. En
conscience, nous aurons la Joie Sereine et le Privilège de Remercier Dieu pour
le Don d’Etreté qu’il nous fait.
-Remercier Dieu ou la Source
Universelle pour la vie offerte est la seule prière véritable qui soit. Toutes
les autres prières ne sont que de la mendicité, du marchandage, du chantage.
-La quête véritable du bonheur
est la reconnaissance du Paradis en soi, la Souvenance de la Source Pure. Les
autres quêtes extérieures vers un bonheur durable ne découlent que sur un
paradis imaginé ou perdu.
-Qu’est-ce que le
Paradis ? Le Paradis est le sens de l’Unité, de la relation intime avec la
Totalité, du ralliement en soi de tout ce qui est.
-Qu’est-ce que l’Enfer ?
L’Enfer n’est rien d’autre que le sens de la division d’avec tout ce qui est,
par la séparation aveugle d’avec soi-même.
-Paradis, Enfer, bien, mal,
mieux, pire se meuvent continuellement en l’homme. Lui, n’est ni ceci ni cela,
ni l’un ni l’autre, ni pour ni contre mais pour se connaître réellement au-delà
de tous les concepts adoptés sur cette terre expérimentale, il a besoin de tout
ce qui lui est proposé, sans pour autant en faire le choix. Le choix n’existe
que dans l’idée séparative apprivoisée. Dans la Réalité, la question de choix
ne se pose pas ni ce sens conditionnel de l’idée, tout est la Volonté Unitive
du Ciel, de Dieu.
-Musiques, Chants et Danses
sont les fleurs naturelles du Jardin Divin.
-Mains dans les mains, nous
formons une ronde d’Amour sans fin pour honorer la Source Infinie qui nous
meut, nous aime et nous appelle à chaque instant à aimer.
-Aimer et Donner sans
intention particulière ni intérêt personnel nous convie à partager la Table de
Dieu.
o
Dieu et ses Dons.
-Dieu seul Est car Lui seul
Sait.
-Dieu parle toujours à
Dieu. Autre que Dieu ne peut être.
-Dieu est Impersonnel car il
est tous et personne en particulier.
-Dieu joue à cache-cache avec
Lui-même avec l’assurance de toujours se trouver.
-Nous sommes tous des
instruments vivants avec lesquels Dieu fait des merveilles.
-Dieu est un mot parmi tant
d’autres mots qui élève notre foi et révèle notre sentiment d’Unité. Il devient
un mot triste et dangereux quand on lui prête une croyance aveugle qui sépare
et compare les êtres humains entre eux, les poussant ainsi à la discrimination
raciale, sociale et au dogmatisme religieux.
-Dieu n’est pas un mot conceptuel
de plus à classer dans la mémoire sélective, c’est un Fait Réel qui se vit de
Lui-même.
-Il n’est pas bon d’amener
quelqu’un à croire en Dieu, il vaudrait mieux L’amener à croire en lui-même et
si vraiment cette croyance est sincère, alors son expérience le guidera
sûrement vers Dieu.
-Nous nous rencontrons pour
nous dé-couvrir, nous nous re-trouvons pour découvrir Dieu.
-Dieu supporte tous les noms
et tous les qualificatifs, du moment que nous le reconnaissons intérieurement
au-delà de toutes les étiquettes et de toutes les distinctions.
-Etant tout, en tous et
partout, Dieu n’a pas besoin de nom propre ni d’adresse personnelle mais pour
le chercheur véritable ayant le désir ardent de Le connaître, Dieu emprunte son
propre nom et sa propre adresse.
-Notre vie sur terre ne dure
qu’un instant. Cet instant peut être bref et de peu d’intérêt, insignifiant
même si nous nous en servons pour chercher éperdument au travers d’idées
préconçues ce que nous ne sommes pas ou ce que nous voudrions être.
Insignifiant pour chercher égoïstement ce que nous désirerions obtenir comme ce
que nous souhaiterions faire. Mais si nous nous servons de cet instant magique
donné divinement pour prendre pleinement conscience ici et maintenant de Ce que
nous sommes réellement au-delà des concepts apprivoisés, Dieu nous offre le
pouvoir de le rendre éternel tout comme nous l’avons toujours été et le serons
à jamais.
-Notre vie sur cette terre
devient un véritable cadeau si nous prenons pleinement conscience qu’elle est Unitive
et Don de Dieu pour tous.
-Notre vie ne nous appartient
pas de droit, de plus, nous ne vivons pas de nous-mêmes. C’est la Vie
Impersonnelle, Dieu, la Conscience Une ou autre nom que nous lui donnons, qui
utilise sciemment chacun comme chacune selon son bon vouloir, de ce moment-ci
au suivant et cela infiniment.
-Un cœur ouvert reçoit à la
juste mesure de son don. Donner et recevoir est la respiration aimante et
naturelle de Dieu.
-Dieu nous meut, nous aime et
nous connaît mieux que nous ne pouvons nous connaître, accordons-lui pleine
confiance ! Cela suffit amplement pour le Re-connaître en soi et
l’Etendre sans fin.
-La confiance en Dieu ou au
Soi qui nous vit, est indispensable pour étendre Sa Volonté Unitive.
-Nous Sommes la Volonté de
Dieu quand nous la servons équitablement à tous sans n’en omettre aucun.
-Etendre la Volonté de Dieu
est la seule mission réelle qui soit, la seule joie véritable, le seul acte
digne de ce nom.
-Si Dieu nous a créés avec
autant de facultés et de capacités, c’est pour nous inviter à découvrir son
Œuvre Divine et nous inciter aussi à créer tout autant Divinement.
-Dieu nous a créés tout aussi
Parfait qu’il Est mais cela nous ne pouvons le concevoir véritablement tant
qu’il restera un soupçon de doute nous concernant.
-Il est certes difficile
d’accepter sans l’ombre d’un doute que nous sommes autant Parfait que Dieu et
c’est pour cette sotte raison que nous nous perdons continuellement dans l’idée
insane de Le faire à l’image imparfaite que nous avons de nous.
-Nous ne pouvons tromper que
nous-mêmes par l’idée que nous nous faisons de nous-mêmes.
-Il est impossible de tromper
Dieu Le Parfait comme il est impossible intérieurement de ne pas le reconnaître
si nous le désirons et le cherchons vraiment.
-Le matin dans la salle de
bain et devant le miroir, n’oublions jamais que c’est avant tout Dieu qui se
regarde, qui se lave et qui se coiffe.
-Quand nous croisons quelqu’un
dans la rue ou ailleurs, n’oublions pas de le saluer sincèrement et
chaleureusement car c’est toujours Dieu dans son jeu de rôles que nous voyons.
-Dieu nous appelle à chaque
instant dans tout ce que l’on voit, dans tout ce que l’on dit comme dans tout
ce que l’on fait. À nous d’en reconnaître la voix immuable, ce doux appel
venant de l’intérieur.
-Dire que nous sommes tous
Dieu ne peut se comprendre qu’en l’ayant d’abord reconnu en soi.
-Une fois Dieu reconnu en soi,
il est vraiment facile de le reconnaître en l’autre comme en tout.
-Quand nous reconnaissons Dieu
en l’autre, c’est que nous venons aussi de comprendre nous les hommes, que nous
n’existions pas séparément et plus encore, qu’en réalité Dieu Seul Est, nous
vit et que Nous Sommes tous Un en Lui.
-Etre en Dieu c’est se
souvenir de la Source Universelle dont nous sommes tous issus.
-Etre en Dieu c’est comprendre
clairement que Nous Sommes tous Un au-delà de toutes croyances, du définissable
comme de toutes différenciations.
-Etre en Dieu c’est accueillir
chacun et chacune comme soi-même en deçà d’un concept de supériorité comme
d’infériorité.
-Etre en Dieu c’est vivre
pleinement l’instant offert sans intérêt ni attente.
-Etre en Dieu ce n’est plus
être, c’est être plus sans pour autant en faire une gloire.
-Etre en Dieu, c’est être dans
le Silence du Cœur où règne Sa plus grande activité.
-Etre dans le Silence du cœur
est un hommage d’écoute sereine que nous offrons humblement à Dieu.
-Le Silence intérieur est la
clé d’or qui ouvre la serrure de la Porte Intemporelle.
-Le Silence vigilant dénué de
concept est la réponse à toute juste interrogation.
-Le Silence profond du cœur
n’est aucunement dérangé par la mouvance bruyante extérieure tout comme le Ciel
n’est pas dérangé par le flux incessant des nuages.
-Le Silence est le support
discret de tout ce qui existe.
-Si tous les êtres humains se
reconnaissaient impersonnellement comme Porteurs de Dieu, Artisans de Lumière,
Citoyens de l’Unicité, Apprenants et Enseignants Silencieux, la vie ici-bas ne
serait que Joie, Beauté, Bonté, Simplicité et Partage de valeurs véritables.
-La Beauté est la signature
créatrice de Dieu, la Bonté est son large sourire et l’Amour, son doux regard
Compassionnel.
-Le regard de chaque être ou
créature vivante se nourrit constamment de la lumière Divine. Les Yeux sont les
fenêtres de l’Ame, alors, gardons-les pleinement ouverts, nous dit le Maître
Unificateur.
-La Beauté, la Bonté, la
Simplicité, la Vérité sont des attributs offerts continuellement par Dieu pour
que nous découvrions le bonheur durable, de sorte à le partager joyeusement
avec tous ceux et celles qui viennent vers nous. Faisons donc en sorte que ce
que nous donnons en ce monde du nom et de la forme soit beau, bon, simple et
vrai.
-Le Bonheur se mesure à la
douceur de notre cœur et à la sérénité de notre esprit.
-Tout le monde est à la
recherche du bonheur, c’est un moteur qui permet d’aller plus avant mais c’est
aussi un traquenard mis en place par la pensée fragmentaire qui nous promet un
monde meilleur où régnera paix, fraternité et égalité. Cela ne peut être ; car
tant que guerres, famine, indifférence, perversité, peurs, désirs et frontières
résident dans les cœurs, le véritable bonheur ne pourra naître en chacun et ne
pourra être servi en abondance à tous.
-Le bonheur attend depuis
toujours que nous le croquions à pleines dents mais comme la plupart du temps
nous ne sommes pas présents à nous-mêmes pour ce faire, sa patience est devenue
infinie.
-Le bonheur (bon-heur) nous
invite seulement à être Là, ici et maintenant à la bonne heure.
-Aimer et être aimé nous rend
pleinement heureux, n’est-ce pas cela la clé du bonheur véritable !
-N’étant séparé de rien ni de
personne, nous comprenons que le bonheur reçu est seulement cela que nous
pouvons réellement donner.
-Si c’est notre souhait
véritable d’être heureux, nous ne pouvons que l’être tout en souhaitant que
tous les autres le soient.
-En vérité, nous ne sommes là
que pour être heureux et rendre heureux sans pour autant chercher à l’être
selon ou d’après.
-Chercher à être heureux selon
ou d’après, n’est qu’un drap imaginé par l’idéalisation que l’on tire sur
soi-même.
-La désidentification d’avec
le chercheur personnifié ou de l’idée individualisée d’être un chercheur, nous
rend simplement heureux et joyeux de l’être.
-La Joie d’être simplement est
le ferment d’une vie pleine et heureuse.
-Remarquons seulement comme
nous sommes heureux quand nous n’avons besoin de rien !
-Nous n’avons aucunement
besoin d’artifices pour être simplement soi-même et heureux de l’être.
-Etre heureux c‘est aussi être
libre de l’idée que l’on s’en fait.
-Chercher à être heureux
semble justifiable mais en réalité tout ce temps que nous prenons pour chercher
à l’être nous en éloigne.
-Etre heureux ne s’acquiert
pas ni ne s’apprend, c’est un état naturel ou une joie de vivre au-delà d’une
portée mentale, d’un avoir et d’un faire personnels.
-Celui qui découvre la Joie de
vivre n’a pas d’autre motivation que de la dispenser autour de lui.
-Heureux celui qui découvre la
Joie de Vivre, car il devient Source Inépuisable du Partage.
-Notre richesse intérieure se
trouve dans la non acquisition comme dans le partage sans intention.
-Nous sommes riches de ne rien
posséder. Reconnaissons simplement notre nudité véritable.
-La seule richesse qui nous
accompagne en tous les mondes que Dieu fait, se nomme l’Amour Réel.
o
L’Amour Réel.
-Dieu n'est qu'Amour Universel
et Pure Réalité donc impossible à connaître par un mental limitatif qui réduit
tout à sa mesure. Seules notre Acceptation Pleine et notre Confiance
Imperturbable en Cela, est la réponse juste à Son Amour Total.
-L’Amour Réel est le sang
Universel de Dieu qui s’écoule naturellement dans la manifestation de Tout
comme dans les veines de Tous.
-L'Amour Réel est le souffle
vital de la Création. Quel que soit le nom donné, sans ce fluide divin qui
circule librement, rien ne peut être. Il est le levain vivant et naturel de
Tout ce qui Est.
-Dès que l’on parle de l’Amour
Réel ou de Dieu, on conceptualise. Les mots indiquent un état, une direction
mais ne peuvent être ce qu’ils montrent ou définissent. Le mot « faim »
n’alimente pas, le mot « soif » n’étanche pas.
-Tout ce qui pourra être dit à
propos de l’Amour Réel comme tout autre mot qui se dirige vers le Soi Universel
sera toujours limité à l'idée et ne sera qu’un avant goût de la Vérité. Nous
sommes le Fait Vivant de la Réalité Absolue.
-L’Amour Véritable est
toujours Là, vibrant ici dans le maintenant, à chaque instant. Si nous sommes
témoins lucides dans ce Présent Intemporel offert, nous le reconnaissons
simplement dans tout ce que nous voyons comme dans tout ce que nous écoutons.
-Nous dé-couvrons cet Amour
sans condition à l’Attention Juste que nous nous portons.
-L'Amour sans condition que
l'on se porte, s'étend naturellement sur les autres.
-L'Amour est un clin d’œil éternel
de Dieu à toute sa Création.
-La fleur de l’Amour Réel est
la Compassion, son fruit est le Partage.
-Un sourire, une main tendue
naturellement à autrui, un geste simple d'entraide sans attente d’un retour
vaut tous les trésors du monde, c'est le signe que l'Amour véritable est à
l'œuvre.
-Le regard innocent et
pétillant d’un enfant est la preuve d’un Amour existant au-delà du
définissable.
-L'Amour Réel est un arbre qui
abrite sous son ombrage ceux et celles qui acceptent sa protection, et de ce
fait, suivent simplement sa guidance, en vivent et en portent naturellement les
fruits.
-La main droite de l’Amour
Réel est la Beauté, sa main gauche est la Bonté. Toutes deux s’actionnent avec
une application consciente dictée par la Vérité.
-L’Amour Réel est un langage
simple du don au reçu, du reçu au don, qui se déverse tel un fluide divin, d’un
cœur à l’autre.
-L’Amour Réel ne particularise
pas, II est Union en Tout.
-L’Amour Réel ne peut se
définir par le vocable, tout en l’étant, il le précède.
L’Amour Réel ne peut se
comprendre par le mental, tout en l’étant, il le précède.
L’Amour Réel ne peut se
découvrir par le corps, tout en l’étant, il le précède.
L’Amour Réel ne peut se
connaître par les sens, tout en les étant, il les précède.
L’Amour Réel ne peut se saisir
par les actes, tout en les étant, il les précède.
L’Amour Réel est l’Essence de
Vie ou le souffle de Dieu qui anime tous les êtres tout en les précédant.
-L’Amour Réel est l’Energie
Pure qui rallie en son centre le visible comme l’invisible, l’être et le non
être, le vide et le plein, l’absence et la présence.
-L’Amour Réel inspire la vie
en tout ce qui Est, à l’Immuable comme au transitoire. Il est la respiration
naturelle et ininterrompue de l’Esprit Universel.
-Chaque créature vivante de
Dieu, animée ou non, consciente ou pas, porte en elle la saveur divine de son
Amour sans fin.
-Même la pierre qui nous
semble inanimée est une vibration naturelle d’Amour.
-En vérité, tout ce qui est,
ainsi que nous tous qui pouvons en témoigner, sommes les canaux vivants de cet
Amour sans condition.
-L’Amour Réel n’est pas un
concept ni une idée particulière, il insuffle le mouvement vital à tout ce qui
existe sans une implication à l’être.
-L’Amour Réel est le colorant
naturel de la Vie Unitive. Il vit Tout, en Tous dans l’Un.
-L’Amour Réel nous ouvre les
yeux quand l’on se réveille le matin et les ferme quand l’on s’endort le soir,
entre les deux, c’est Lui, le support discret de tout ce que nous expérimentons
et découvrons.
-Apprendre à s’aimer
sincèrement est un pas de géant vers l’Amour Véritable. S’aimer tout en
aimant chacun inconditionnellement nous éveille à cet Amour Inconditionnel qui
nous meut.
-Si dans notre vie de tous les
jours nous accomplissons ne serait-ce qu'un petit acte avec Amour sans
l’attente d’un retour, sans chercher une reconnaissance individuelle, sans
vouloir plus ni moins que ce qui nous est donné, nous comprendrons en temps
voulu et sans compromission, que nous ne sommes réellement Là que pour vivre,
agir et permettre Cela.
-Un acte d'Amour sans
condition, voilà Ce que Nous Sommes.
Partage de cet Amour sans fin,
voilà Ce qui Est.
-Aimons-nous les uns, les
autres est le message précieux du Maître Unificateur. Nous ne pouvons saisir
réellement cette heureuse Nouvelle tant que nous penserons individuellement que
nous sommes tous différents et tous séparés les uns des autres.
-Nous nous aimons mais nous ne
savons pas toujours ce que cela veut réellement dire, c’est pourquoi nous en
souffrons par manque de compréhension. Un amour déçu ou incompris rend celui-ci
amer.
-L'amour ne sépare pas, il est
le symbole heureux de la Reliance en soi et du Rassemblement Unitif.
-Unir, c’est aimer
naturellement et sans intérêt. Aimer, c’est reconnaître en chacun l’Unité.
-Quand nous aimons
véritablement l'autre, nous comprenons que nous avons aussi accueilli cet amour
pour soi-même. Par ce simple fait, nous reconnaissons alors que l'autre est
simplement Un en et avec soi-même.
-Voir l’autre comme soi-même,
c’est effacer en soi et par amour le rite aveugle des différences.
-Quand nous aimons vraiment
l’autre, aimons-le pleinement, dans sa totalité et non seulement dans la partie
qui nous intéresse.
-Quand l’Amour entre deux
êtres est à l’œuvre, tout le reste perd de son importance. L’Amour-Union a le
pouvoir de résilier toutes les idées préconçues de différences, de races, de
religions, de couleurs. Il a le pouvoir d’éliminer de notre esprit toutes les
évaluations conventionnelles et morales ainsi que le pouvoir d’effacer l’espace-temps,
l’âge et les statuts sociaux édictés par la mémoire pour nous placer
naturellement et directement dans l’instantanéité ou le pur moment présent où
tout se passe.
-L’Amour qui relie deux êtres
en un seul, est l’état le plus proche de la Béatitude Intérieure.
-Quand deux regards se
rencontrent pour ne plus se perdre et ne faire qu’un, une magie indéfinissable
opère, effaçant d’un seul coup tout ce qui se passe en soi et autour de soi.
L’Amour est une force naturelle qui dépasse de loin toute imagination comme
toute élucubration émise à son sujet.
-Le Poète Véritable ne
s’inspire que de mots unitifs qui ont la douce saveur de l’Amour Infini.
-Nous sommes tous des artistes
inspirés par l’Amour quand nous nous laissons librement influencer par la
Beauté.
-Au plus nous avons d’amour à
donner, au plus nous en recevons pour ce faire, telle est la Loi attractive de
l’Amour Universel.
-Donner et recevoir sont les
battements réguliers du cœur de l’Amour Inconditionnel.
-L'Amour est descendu à la
dimension de l'Homme, il est temps à présent que l'Homme se hausse à la
dimension de l'Amour.
-Vivre c’est aimer
inconditionnellement ce que la vie nous offre pour nous élever en conscience.
-Vivre l’Amour ne se peut
qu’au présent, ici et maintenant là où nous sommes, comme nous sommes.
-Seule la Présence à soi et
conscient de l’être, nous comble d’amour.
o
Temps présent.
-Toujours n’a pas de direction
nous dit le Maître Unificateur. Comment comprendre avec nos limites
l’illimité ? Comment connaître un autre Temps, alors qu’il n’en existe
qu’Un.
-Sans cette Présence qui
précède nos pensées, les évènements ou les dires ; Réfléchissons un
instant ! Existent-ils véritablement pour nous ?
-Où sont nos soi-disant
pensées si nous ne sommes pas là, présents à soi-même pour leur donner vie.
-La Présence à soi-même est
indispensable pour reconnaître sans effort ce que nous ne sommes pas et vivre
naturellement ce qui est à vivre.
-Ce moment unique qui nous est
donné à vivre pleinement contient l’Eternité et son Royaume. L’Eternité est la
Présence au Soi Intemporel, le Royaume est l’accueil de son expression infinie.
-Le temps et l’espace ne sont
là que pour élucider intimement et au présent le Miracle que tous, nous sommes.
-Seul le Temps Présent nous
dévoile la même source de vie qui est en soi, en autrui comme en tout.
-Le temps-espace qui nous est
imparti sur cette terre expérimentale est au service de notre intime
Connaissance dans la Re-connaissance de l’Un qui nous Vit.
-Le temps présent vécu en
pleine conscience confirme intérieurement que Lui seul est réel.
-Le Présent Intemporel ne
s’explique pas, il se vit spontanément. La spontanéité ne se comprend pas, elle
est ce qu’elle est en elle-même.
-Le Présent Intemporel n’est
aucunement affecté par les trois temps chronologiques ni par les trois états
connus qui passent ni par toutes les multiples explications le
concernant.
-Le temps n’est fait que pour
prendre conscience de Ce que nous sommes, là où nous sommes, comme nous sommes.
Si nous pensons qu’il sert à autre chose, celui-ci ne devient rien d’autre
qu’une illusion de plus prise en compte dont il nous faudra se défaire.
-Le but du temps n’existe pas
en lui-même, le temps n’a pas de but ni de direction. En réalité, il n’est là
que pour servir à la Juste Reconnaissance de notre Nature Intemporelle.
-Le temps que nous prenons
pour chercher dans l’ailleurs ce que nous sommes, se perd dans l’illusoire,
l’irréel ou l’insignifiant.
-Vivre ici et maintenant,
c’est vivre naturellement hors du temps connu et naître à chaque instant dans
l’inconnu.
-Soyons conscients que chaque
pas accompli se fait au présent et dans l’inconnu, il ne peut en être
autrement.
-Ceux qui s’ennuient
continuellement dans leur vie quotidienne ne se vivent pas au présent et ne font
rien d’autre que de répéter inconsciemment le connu par crainte imaginée de
l’inconnu. Ceux qui bossent plus que de raison font de leur temps un agenda
plutôt qu’une opportunité à se connaître.
-Ceux qui se vivent au présent
font de l’inconnu une sacrée ouverture d’esprit sur la découverte.
-Dans le Présent
Inconditionnel, chaque bribe de vie, chaque souffle, chaque mouvement, chaque
frémissement perçu, porte le signe de l’émerveillement.
-L’Attention précise sans
qualifier, que nous portons aux choses, aux êtres, à soi-même, à ce que l’on
fait, pense et dit, est perçue dans la pleine réalité du moment et confirme
avec justesse la Présence Témoin.
-Nous n’avons besoin de rien
pour être naturellement nous-mêmes, nous avons juste besoin de temps pour le
comprendre.
-Le temps qui nous presse
n’est qu’un moyen pernicieux pour nous éloigner de la Présence à soi.
-Le temps n’est pas fait pour
chercher ni pour avoir et encore moins pour faire. Le temps qui nous est
accordé n’est là que pour nous dé-couvrir et re-connaître Ce que nous sommes et
avons toujours été.
-Prenons seulement conscience
que nous ne vivons qu’ici dans le maintenant sans chercher ni comprendre le
pourquoi du comment et nous serons naturellement Entiers et Libres.
-Se servir du temps pour
gagner ou pour perdre c’est ne rien gagner et c’est surtout perdre sa juste
valeur et sa simple signification.
-Le temps qui nous est imparti
ne se gagne ni ne se perd, ou il se prend ou il ne se prend pas.
-Quand nous découvrons que
nous ne vivons qu’ici et maintenant et cela tout le temps, que tout le reste
n’est que la formulation mentalisée de saisons changeantes et variables, nous
découvrons aussi que toute cette aventure humaine en dents de scie était le
terreau fertile, utile à cette Belle Révélation du Soi Neutre toujours présent.
-C’est la croyance en un hier
conditionnel et la peur d’un lendemain de même facture qui nous éloignent
considérablement du Présent Inconditionnel comme de la Présence Saine à
soi-même.
-Etre présent à soi-même ne demande
rien d’autre que d’en être simplement conscient là où nous sommes, comme nous
sommes. Tous les processus, pratiques et autres approches qui essayent de le
définir théoriquement, de l’atteindre ou de le devenir mentalement selon ou
d’après les références mémorielles aléatoires, ne font en sorte que de nous
détourner sournoisement de cette simple Evidence.
-Nous ne pouvons comprendre
qui ou quoi que ce soit si nous ne sommes pas dans la présence active du moment
ni si nous considérons l’autre comme différent de soi-même.
-Nous ne vivons pas le
présent, le présent nous vit.
-Ce passé auquel nous nous
accrochons éperdument, le pensant solide de par les références historiques
imposées n’est pas plus vrai qu’un mirage d’une oasis dans le désert, qui une
fois vu dans son juste contexte, s’évanouit totalement dans le néant. Que
devient le monde dans le sommeil profond ?
-Vivre d’après le passé qui
n’est plus, c’est faire de son présent une perception erronée et de son futur
une histoire totalement stérile.
-Le présent qui tire
continuellement ses références du passé est aussi mort que lui.
-Faire de son présent une
passerelle entre le passé et le futur équivaut à construire une maison en
commençant par la cheminée.
-Dans la présence du moment,
l’humour joue un rôle majestueux car vivre dans le présent c’est aussi être
joyeux et heureux de l’être.
-La Joie de vivre, quel beau
présent que Dieu nous accorde à chaque instant.
-L’humour aide l’homme à jouir
du présent. Qui se soucie de quoi que ce soit quand il rit de bon cœur.
-Les soucis viennent toujours
d’un passé tourmenté sans cesse alimenté de problèmes à résoudre.
-Tous les problèmes viennent
d’un passé non classé continuant ainsi son dévolu dans le présent vers un futur
imaginé selon les mêmes configurations.
-L’inconscient tourmenté ne
peut connaître la joie de vivre le Présent.
-Entretenir le connu qui est
le passé conditionné, c’est préservé en soi la peur de l’imprévisible et aussi
perdre de vue l’Instant Magique qui se perpétue continuellement de maintenant à
maintenant.
-Le temps qui passe nous
montre son impermanence, et ce qui est impermanent prouve que nous n’avons
aucunement besoin de s’y attacher. S’attacher à ce qui ne fait que changer,
c’est perdre le temps qui nous est proposé pour nous connaître ou re-connaître
ce qui en soi, est permanent et non sujet au changement.
-Nous avons été, nous sommes,
nous serons toujours et cela à jamais. Si nous accueillons simplement cette
Sainte Evidence, nous comprendrons que l’Existence Véritable se déroule hors
temps conjugué et hors espace mentalisé.
-Où est hier ? Où est
demain ? Ces deux questions peuvent paraître absurdes à première vue mais
si nous nous les posons avec sérieux et sans chercher à leur donner un sens
d’après les références acquises, nous comprendrons qu’elles ne prennent jour
qu’ici et maintenant, là où nous sommes.
-Hier comme demain sont
insignifiants et de peu d’intérêt pour celui qui ne réside qu’en son présent.
-Hier et demain sont les
venins du serpent égotique, la mémorisation comme l’anticipation nous arrive
toujours ici et maintenant ; Aujourd’hui. Comprendre cela nous invite à
témoigner seulement de la Juste Présence.
-Quoi que l’on en dise, dans
mille ans, nous serons encore et toujours maintenant. Le Présent véritable n’a
pas d’âge, de nom ni d’adresse.
-Quand nous évoquons hier ou
que nous projetons demain, prenons seulement conscience que c’est toujours à
partir de l’instant présent, le ici et maintenant où nous sommes, que nous les
évoquons.
-L’anticipation comme la
mémorisation sont des freins à notre présence de l’instant.
-En fait, tout se passe dans
le présent, le ici et maintenant. Si nous n’en prenons pas conscience, c’est
que notre esprit voyage dans le passé qui n’est plus ou s’évade dans un futur
qui n’est pas encore.
-Hier
comme demain n’ont pas plus de réalité qu’en ont les rêves.
-Hier
comme demain, sont des mots qui soulignent le temps éphémère et ne dérangent
que celui qui dort, jamais celui qui veille.
-La nourriture spirituelle
n’est pas stockée dans une réserve ancestrale attendant patiemment d’être prise
plus tard. Etant toujours fraîche et nouvelle de par sa nature, elle se prend
continuellement d’instant en instant et cela tout le temps que Dieu fait.
-Quand nous avons soif et qu’un
verre d’eau fraîche se trouve juste à nos côtés, nous n’attendons pas d’être
encore plus assoiffés, nous buvons tout naturellement et ceci se fait dans
l’immédiat. Quand la faim nous tiraille, nous n’attendons pas que le bout de
pain sur la table devienne rassis, nous le mettons directement à la bouche.
Faire l’acte juste se fait au moment juste où il doit se faire. Vivre
pleinement dans le temps présent n’est rien d’autre que cela. Le temps présent
ne se nourrit pas d’illusion ni d’intention.
-Quand nous marchons au
travers de la foule sans que l’esprit se laisse happer par tout ce qui se
passe, tout en étant le témoin neutre des vas et des viens incessants, nous
signale intérieurement que nous vivons simplement au présent. Pourquoi chercher
ailleurs ce qui ne peut se vivre que maintenant !
-Vivre pleinement chaque
moment offert ne peut se faire que là où nous sommes et qu’au présent.
-Tout acte accomplit
consciemment et avec application, ici dans le maintenant est un acte divin.
-En réalité, nous ne pouvons
vivre qu’un moment après l’autre. Ce moment qui arrive change tout le temps.
Cela nous indique que tout passe, que tout change, que rien n’est permanent si
ce n’est que nous sommes encore et toujours Là. C’est la preuve certaine d’une
Présence Immuable qui précède tous les transits comme tous les changements.
-L’impermanence et le
changeant sont les portes étroites qui s‘ouvrent sur l’illusoire et se ferment
sur la réalité du moment présent.
-Servons-nous lucidement du
temps pour corriger nos erreurs et non pour les propager.
-Le temps pour se connaître se
nourrit de patience, de courage et d’attention vigilante.
-Notre nature véritable est
Présence Intemporelle mais elle a besoin du temps comme de l’espace pour
s’exprimer et s’étendre par delà les contrées mentales apprivoisées.
-Nous ne vivons qu’un seul
temps et c’est maintenant, Aujourd’hui. À nous d’en prendre réellement
conscience pour le vivre pleinement et étendre ce Message Libérateur à tous.
-Réalisons sereinement cet
instant offert divinement avec lucidité. Tous les autres instants qui suivent
se réaliseront lucidement et paisiblement d’eux-mêmes.
-Le Présent fait de celui qui
le vit un être simple toujours à l’écoute. La Simplicité fait de celui qui la
reconnaît en lui, un être pleinement vivant et conscient de l’être.
-Pour le penseur mondain, le
simple (celui qui ne s’encombre pas) est synonyme de pauvre d’esprit ou de
personne quelque peu singulière. Le Sage perçoit le simple comme une présence
de l’être sensible qui a retrouvé son innocence naturelle.
-Nous avons perdu notre
simplicité d’être et notre innocence naturelle dans la complexité d’une vie idéaliste,
compétitive, profitable, émotive et plus que sensuelle. Nous pouvons retrouver
facilement ces qualités essentielles en écoutant précieusement notre
sensibilité véritable toujours présente.
-Les petits enfants sont des
modèles vivants de l’innocence que nous devons retrouver en tant qu’adultes.
Leur vie naturelle au présent est une école bénéfique pour tout un chacun.
-L’orgueil comme l’idée de
supériorité acquis lors du parcours de l’adulte fait que nous sommes devenus
aveugles et sourds au message sensible et naturel de l’enfant.
-L’enfant est un Maître
d’Innocence pure pour ceux qui se dirigent vers la Sagesse.
-Redevenez des petits enfants
nous enseigne le Maître Unificateur. Redevenons des êtres sensibles, pétris
d’innocence naturelle afin d’apprécier et de savourer en conscience tout ce qui
nous est donné à vivre.
-Nous sommes tous des êtres
sensibles, des capteurs-transmetteurs subtils de l’Energie-matière. Toutes nos
acuités sensorielles sont mobilisées pour découvrir et reconnaître cette
faculté naturelle reliée savamment à l’innocence.
-Notre pure sensibilité est
toujours présente et pour la redécouvrir telle qu’elle est, il suffit seulement
d’en être le témoin neutre et conscient, ceci dans tout ce que nous vivons,
voyons, ressentons, faisons et disons. La Vérité est un Fait toujours présent
et nous sommes Réellement Cela.
-Le temps qui nous est imparti
ne sert qu’à se défaire de tout ce que nous ne sommes pas et de tout ce que
nous avons cru que nous étions, de manière à savourer pleinement Ce que Nous
Sommes.
-Le temps présent ne peut
exister sans l’Etre Je Suis qui le précède.
-Je Suis confirme le Présent
inconditionnel.
o
Etre, Je
Suis.
-Etre et Je Suis, vu dans le
monde duel n’est qu’une formulation égotique de plus pour prouver ce qui ne
peut l’être. Dans la Réalité, je Suis et Etre sont Un et de même nature. Pour
l’esprit qui cherche à se comprendre, ces deux attributs représentent les deux
côtés d’une seule et même tranche de pain.
-La pensée d’être ne peut être
sans l’Etre qui précède cette pensée. (Méditation ultime)
-Je suis est la question
fondamentale qui n’a pas de réponse mentale.
-Je Suis est l’être qui
s’exprime et s’étend infiniment. L’Etre est je suis qui se re-connaît en Cela.
-Le Je Suis s’exprime d’ici à
ici et s’étend de maintenant à maintenant.
-Beaucoup suivent le chemin
mais peu comprennent qu’ils sont le chemin, Je Suis est le chemin.
-Etre simple, être vrai, être
juste, être présent et conscient de l’être ne sont que des formules verbales
significatives d’un seul et même état, Je Suis.
-Ou nous sommes ou nous ne
sommes pas, il n’y a pas d’autre alternative. Ou nous décidons réellement de
Vivre ou alors nous sommes déjà morts à la Vie, c’est sans équivoque.
-Vivre et Etre sont Un. Naître
et mourir ne sont que concepts d’identification et d’interprétation qui
invalident l’ouverture naturelle à la Réalité du Je Suis. Il n’y a que la Vie,
tout le reste n’est que simple supposition et banale déduction.
-Tant que nous porterons
aveuglément notre dévolu sur ce que nous croyons être ou voulons devenir, nous
survivrons tant bien que mal, mais nous ne vivrons certainement pas.
-L’Etre Véritable ne s’exprime
intérieurement qu’en JE et s’adresse extérieurement à tous par le Nous par
simple égalité et par amour de l’Unité. Nous sommes tous des
Enseignants-Apprenants, (Swami) cela évite aussi de se méprendre sur l’idée
qu’il peut exister un être supérieur comme un être inférieur.
-Dans le Je Suis, il n’y a pas
de je-moi-mien ni de je suis ceci ou cela et encore moins de j’aurais dû ou je
devrais.
-Je Suis comme Etre, ne peut
être reconnu intérieurement qu’en deçà de toute identification, qu’en deçà de
toute interprétation comme en deçà de toute comparaison.
-Réalité, Unité, Vérité, Amour
et Liberté sont les arcanes majeurs de l’Etre en Je Suis ou de je Suis en
l’Etre.
-Il n’y a pas de peut-être
dans l’Unité comme il n’y a pas de séparation dans la Vision de l’Etreté
Suprême.
-Celui qui ne se connaît pas
parle toujours en moi je fais, moi j’ai, moi je dis, moi je sais ou moi je
crois. S’identifiant à ce qui n’est pas, il divise l’Entier en parties inégales
tout en séparant les uns des autres, s’isolant par la même occasion de Ce qu’il
est comme de tout Ce qui Est.
-Rien n’est à faire pour être
simplement, tout est à défaire pour le comprendre avec justesse.
-Etre ou ne pas être, telle
est la question complexe. Etre et ne pas être en est la simple réponse.
-L’Etre est le Témoin
conscient de tout ce qui existe. Je suis témoin est une erreur de
compréhension, il est plus juste de dire Je Suis est le témoin.
-Vous êtes la preuve de tout
ce qui existe, sans ce vous qui confirme tout ce qui se passe, rien ne peut
être, nous enseigne le Maître Unificateur. Pourquoi ne pas s’en convaincre
puisqu’il ne peut en être autrement ?
-Etre et non-être, se
reconnaître sans jamais se connaître, c’est accueillir la Vie Divine Infinie.
-Absence et présence, lumière
et obscurité, être et non-être, tout est en Cela, opposés se mouvant dans
l’Unité.
-Soyons seulement ce que nous
sommes, tout le reste n’est qu’imagination, hypothèse et ralentisseur à notre
avancée intérieure.
-L’illusion galope dans
l’esprit de l’être qui ne se connaît pas ou qui croit se connaître.
-L’être est Connaissance, connaître
c’est être simplement ce que l’on est vraiment depuis toujours et à jamais.
-Connaître c’est Etre Certain,
nous enseigne le Maître Unificateur, à cela rien n’est à ajouter ni à retirer.
-Etre et Connaître sont UN
comme soleil et lumière, océan et eau. Multiple dans leurs fonctions,
indissociable dans leur nature profonde.
-Connaître et être sont les
sandales du pèlerin qui les utilise seulement pour la marche en lui-même vers
lui-même, il les retire au delà de ce besoin, une fois le but rejoint.
-Nous ne pouvons nous diriger
que vers Ce que nous sommes.
-Rien n’est moi, rien n’est
mien, tout est moi et tout est mien. Incompréhensible par le mental, juste
connaissance de l’être non mental.
-Nous devons simplement
reconnaître que nous sommes le Je Suis en Tout qui ne se connaît pas encore et
qui cherche tout simplement à se connaître à sa juste mesure.
-Beaucoup de chercheurs et
guides spirituels parlent du Réel comme d’un état nirvanique à atteindre. Le
Réel ne peut s’atteindre car il est déjà pleinement là, ici et maintenant
depuis toujours et pour toujours, précédant et permettant tout ce qui est.
Comment comprendre avec le mental rationnel ce qui n’est pas de sa
mesure ou de sa compétence ?
-Le Réel n’est pas une idée de
plus à élaborer d’après références ni ne peut être stocké dans la mémoire. Le
Réel ne peut être connu mentalement, il n’est pas compatible avec le passé ni
avec le futur.
-Tout ce que nous pourrions
dire sans trop se méprendre ; c’est que grâce à la Réalité Tout Est et que
par la même occasion Nous Sommes, ce qui en fin de compte revient au même.
-Le Réel ou la Présence à soi
inconditionnée nous éveille à l’Unité et à la non différenciation.
-Le Réel nous montre l’autre
comme soi-même car du point de vue de l’Originel, il est le même.
-En vérité, nous sommes tous
Un et tous le Même tout en ayant chacun comme chacune sa propre et unique
configuration.
-Toutes les feuilles d’un
arbre sont différentes mais sans celui-ci, elles ne sont pas.
-C’est la croyance en ce que
nous sommes tous différents qui nous pousse à penser aussi que nous sommes tous
séparés les uns des autres.
-Tout le monde est capable de
dire je suis, mais trop peu en reconnaisse impersonnellement la valeur.
-Vu par le mental analytique
ou superficiellement, le je suis que chacun adopte, semble être différent, nous
séparant les uns des autres de par notre comportement, notre caractère, notre
façon de voir, de comprendre et d’agir. Si l’on y regarde de plus prés et au
plus profond de soi-même, nous ne pouvons que reconnaître au-delà de la
perception commune apprivoisée sur ce je suis, que notre motivation intérieure
est exactement la même pour tous, tout comme notre sensibilité naturelle est
Une.
- Nous ne pouvons être
conscient du Je Suis en tant que personnalité fabriquée mentalement, nous le
croyons seulement. La reconnaissance du Je Suis se révèle quand la
personnification n’est plus.
-Le Je Suis est la seule
Connaissance digne de ce nom.
o
Juste Connaissance
Se Connaître.
-Le Rien est le Tout, le Tout
est le Rien : Connaissance des connaissances.
-Témoin neutre conscient de la
Conscience en action : Connaissance Absolue.
-Le fruit de la Vérité est
comestible quand on connaît la provenance Originelle de la Semence.
-Nous sommes tous là pour se
connaître véritablement et Reconnaître Ce qui permet Cela.
-Nous sommes la Vérité sans
nom et sans forme. Le nom et la forme attribués à chacun de nous sont au
service du Soi Universel pour sa Juste Connaissance au travers de toute la
manifestation.
-La Connaissance de Soi est
simple mais difficile à Admettre. C’est un chemin qui n’en est pas un. C’est
comprendre qu’il n’y a rien à comprendre. C‘est accepter d’être vivant tout en
étant vécu.
-La Juste Connaissance est
l’Accueil Conscient et Total de Ce qui en soi, connaît.
-Se Connaître soi-même
réellement est la Connaissance Suprême, tout le reste n’est que connaissance
des limites.
-L’Homme naît deux fois. La
première par procuration, la seconde par lui-même. La première est l’évènement
de sa venue biologique en tant qu’être existant. La seconde est l’Avènement
Suprême de l’Etre-Connaissant.
-Celui ou celle qui se connaît
ne dirige personne vers un but quelconque, il amène toujours le chercheur à se
connaître lui-même.
-Un but est très souvent la
direction opposée à soi-même, sauf si le but en question est la connaissance
juste de soi-même.
-Celui qui connaît sa nature
véritable ne cherche plus, car il sait que rien ne peut lui apporter plus que
Ce qu’il Est.
-Il est complètement absurde
et insignifiant de penser que nous sommes capables de devenir ce que nous ne
sommes pas.
-Il n’y a en fait qu’une seule
cause aux problèmes, elle est l’adoption d’une idée frauduleuse qui nous pousse
à croire que nous devons absolument devenir autrement que ce que nous sommes.
-Le devenir autrement est le
piège de l’asservissement total et de la crédulité héréditaire.
-Etant Entier, Un avec la Totalité,
c’est un délire malsain de vouloir ajouter ou de vouloir retirer quelque chose
à nôtre Identité Suprême comme à Ce qui Est.
-Se connaître c’est
réapprendre à se Voir tel que l’on est : Naturel, simple, vrai et sans
artifice.
-Pour que la Juste Connaissance
Soit, il est avant tout indispensable de se connaître soi-même, libres de ce
que nous ne sommes pas. Se défaire de l’illusoire ou de l’irréel nous éveille à
notre nature intemporelle et illimitée.
-La Conscience de Soi au
présent, témoigne seulement des connaissances qui démontrent et définissent sans
pour autant en être affectée.
-Toutes les connaissances,
bien que dignes d’intérêt sont passagères, elles sont les vêtements de la
conscience manifeste. La Connaissance de l’être vrai est le fait de se
débarrasser de toute parure, si confortable et si belle soit-elle.
-Apprendre est notre moteur
quotidien en ce monde matériel mais pour saisir notre nature réelle, il faut
apprendre à désapprendre.
-Apprendre, Comprendre,
Admettre et Transmettre sont les piliers de la connaissance personnelle ou
intellectuelle. La Juste Connaissance de soi Elle, ne se découvre que quand
nous comprenons qu’il est indispensable de désapprendre ce que nous avions crû
être, voudrions être ou encore ce que l’on nous a faire croire que nous étions.
-Cette aventure terrestre est
juste Là pour permettre la connaissance de soi-même par l’élimination de tout
ce que nous ne sommes pas. Quand toutes les épluchures de l’oignon sont
enlevées, seul reste le cœur sucré.
-Nous n’avons qu’un seul
devoir à accomplir ici-bas, c’est celui d’accepter que le défaire de tout ce
que nous avons pris en compte par ignorance et crédulité est réellement
possible. Si nous doutons quelque peu du comment se défaire des scories
mentales, faisons confiance en l’Esprit de Vérité qui nous meut. Lui seul
connaît les moyens justes pour retirer définitivement ce qui dérange
continuellement notre perception juste de Ce qui Est comme de Ce que nous
Sommes.
-La Connaissance de soi n’est
possible que par le retrait définitif du moi personnifié limité qui limite.
-Il est nécessaire de se
débarrasser de toutes nos connaissances acquises qui furent utiles pour un
temps sur le parcours du chercheur mais devenues obsolètes pour vivre
spontanément et simplement Ce que tous, Nous Sommes.
-Ne pas s’accrocher aux
connaissances acquises, ne pas accumuler les informations perçues, ne pas
s’engluer de toutes idées reçues, ne pas emplir le placard mental de données
mortes et invalidantes, c’est laisser l’espace libre à la Connaissance Vivante
et Spontanée.
-La spontanéité est la
connaissance directe et mature. Les autres connaissances ou savoirs mûrissent
après de grandes et longues réflexions pas toujours d’appoints.
-La spontanéité est un savant
mélange entre l’innocence, la sérénité, la sensibilité et la lucidité.
-Non penser pour agir est la
connaissance intuitive et spontanée. La spontanéité est l’action naturelle de
l’Etre Libéré.
o
Liberté
-Etre Libre est notre nature
foncière.
-Libre tu es, esclave tu te
fais nous initie intérieurement le Maître Unificateur.
-L’espoir de liberté bien
qu’utile au début de la quête de soi devient rapidement un obstacle
philosophique qui tourne autour du sujet sans jamais pouvoir l’atteindre.
-La Liberté c’est vivre Aujourd’hui
ce qui est à vivre, sans tension, et faire ce qui est à faire avec simplicité
et attention.
-Qui se croit libre ne l’est
pas, en vérité qui est libre? Et libre de quoi !
-Tant de malentendus sur le
mot Liberté que nous en sommes tout bonnement devenus esclaves.
-Promettre la Liberté est un
effet placebo qui soulage la pensée plus qu’il ne la guérit.
-Celui qui court après la
Liberté, court encore ! Où vont-ils tous ceux qui courent après
rien ?
-Tant que nous cherchons la
Liberté, nous aurons une certitude, celle de ne pas La trouver.
-Un être libéré voit que tous
les êtres humains sont Libres mais perdus dans l’idée de le devenir.
-L’idée de liberté est un
piège tendu aux naïfs par un esclave encore plus naïf qui se croyait libre.
-L’idée d’être et la liberté
vu par le mental ratiocinant sont deux mots trop conditionnels pour être
crédibles. Le premier est une croyance désuète au pouvoir, le second est une
utopie savamment organisé du pouvoir.
-Personne ne peut libérer
personne, c’est encore une idée insane adoptée du pouvoir et du vouloir.
-Un être Libre est en réalité
personne et tous en même temps. N’étant rien ni personne en particulier, l’être
libre ne se laisse plus prendre au jeu des masques comme à celui des reflets.
-Un être Libre est un miroir
sans reflet particulier au pouvoir immense de refléter Tout dans son ensemble.
-On ne peut comprendre son
état d’être Libre qu’en lâchant prise de l’idéal que l’on s’en fait.
-Ecartelé entre le passé et le
futur nous nous échappons continuellement du Maintenant.
Vivre Libre : C’est garder
l’esprit vide d’un passé comme d’un futur.
-L’esclavage c’est vouloir
courir avec des chaussures en plomb, la Liberté c’est avoir l’intuition et
l’intelligence de ne pas les chausser.
-La Vraie Liberté est un ciel
sans nuage nous dit le Maître Unificateur. Personne n’a encore attaché un
nuage.
-Les nuages ne font que passer
devant le Ciel Immuable. S’observer sans être affecté nous libère.
-Un homme en prison peut être
Libre dans sa tête et dans son cœur, tandis qu’un homme qui se pense Libre hors
d’une prison est bien souvent enchaîné par ses passions et ses peurs qui
nourrissent sa tête comme son cœur.
-Face aux contraintes de
l’existence, l’homme pensant se met en quête d’une solution ou cherche un moyen
de contourner l’obstacle. L’être Libre accepte les contraintes comme des images
qui transitent sur un écran cinématographique sans en être affecté, sachant que
la solution viendra d’elle-même en son temps, tout en ayant la certitude
profonde que leurs passages laisseront le support vierge.
-La Liberté virtuelle de l’un ne se conçoit
que par la Servitude réelle de l’autre.
-L’identification à son corps
comme à sa personne est un obstacle qui limite la perception de Liberté.
-Quand nous sommes assis
tranquillement, en silence, sans rien faire, seulement ici et maintenant sans
se poser de question particulière, ni à songer à quoi que ce soit d’évasif,
voyons si nous avons encore des besoins. Si aucun besoin ne vient déranger ce
calme qui réside en notre esprit, c’est qu’à ce moment précis, nous sommes
totalement Libres.
-L’Etre Libre est semblable à
une plante vivace dont les feuilles ne retiennent pas les gouttes d’eau ou
encore, semblable à une rose parfumée sans épines. L’attaque comme la défense
enchaîne la Liberté.
-Un être Libre ne se reconnaît
pas quand il marche parmi la foule, il est tout un chacun, simplement. Le
besoin de reconnaissance appartient seulement à celui qui se veut, se croit ou
se dit Libre.
-La Nature donne tout ce
qu’elle a. Un Libéré Vivant donne tout ce qu’il est car il sait intimement que
rien ne lui appartient.
-Tout est librement
conditionné et devient vite une liberté sous condition quand on s’en fait une
idée de liberté sans condition. Libre est notre condition naturelle, mais une
condition tout de même…
-La quête de la liberté
ressemble à un poisson qui veut apprendre à nager.
-L’acceptation de ce qui
complait comme le refus de ce qui déplait, rend malheureux. Les désirs ne
peuvent être pleinement satisfaits et les répulsions totalement rejetées, ce
sont de lourdes charges qui ralentissent les pas du marcheur. Se Libérer de ces
poids, c’est accepter que tout ce qui arrive, bon ou pas n’est que de passage
sur l’écran de la vie, souvent porteur d’une indication éducative pour soi.
C’est voir aussi que ce qui est apparu n’a aucun pouvoir de détruire celui ou
celle à qui c’est apparu. Et, en fin de compte, c’est reconnaître que
l’éphémère comme le changeant ne dérange aucunement l’état libre et neutre
témoignant de toutes ses images qui transitent d’un écran de vie à l’autre.
-Chaque moment de l’existence
est total. Etre Libre nous offre le privilège de savourer pleinement, au-delà
de tout savoir, l’instant tel qu’il est.
-Intérieurement, nous savons que nous ne savons rien et que jamais nous ne saurons, Dieu seul Sait. Cette Connaissance incompréhensible mentalement est la garante à notre Liberté d’être.
-Intérieurement, nous savons que nous ne savons rien et que jamais nous ne saurons, Dieu seul Sait. Cette Connaissance incompréhensible mentalement est la garante à notre Liberté d’être.
o
Savoir,
ignorance, recherche.
-On appelle à tort
Connaissance Vraie ce que l’on croit savoir.
-Beaucoup trop de vérités
montrent le manque de réalité.
-Les connaissances
phénoménales ou savoirs ne sont que des suppositions après vérification, leurs
origines ne s’appuient que sur des on-dit comme sur des croyances hypothétiques
sans fondation.
-Pour l’esprit logique un plus
un, égale deux. Pour l’esprit inconditionné non soumis à l’hypothétique, un
plus un égale toujours Un. Le mental illusionné ne peut nullement comprendre ce
qui le dépasse.
-Tant qu’il y a recherche de
savoirs il ne peut y avoir la Vraie Connaissance. C’est en voyant que toutes
les recherches sont vaines, que les évènements ne font que changer et passer,
que toutes les croyances sont basées sur l’hypothétique, que l’on se rapproche
le plus de notre Nature Véritable de Témoin Neutre et Conscient qui précède
tout ceci.
-Nous attachons beaucoup trop
d’importance au Savoir mais trop peu à la Juste Connaissance.
-Le Savoir est la découverte
de tout ce qui Est manifeste, de l’infiniment petit à l’infiniment grand. La
Connaissance Suprême est la découverte de Ce qui en soi permet de savoir.
-Le Savoir analyse, dissèque
et pèse tout, en oubliant trop souvent Ce qui permet l’expérimentation comme
l’expérimentateur.
-Nous pouvons comprendre la
différence entre le Savoir et la Juste Connaissance. Le Savoir est avide de
connaissances, la Juste Connaissance est vide de savoirs.
-Quelle que soit la valeur de
nos connaissances, n’oublions jamais que sans notre Présence pour évaluer ou
confirmer, rien ne peut être. Si nous pensons que ce n’est pas vrai, alors
prenons soin d’en faire l’expérience. Fermons les yeux un instant et voyons si
le monde d’expérimentation est toujours là devant soi. Si nous affirmons que «
Oui », alors pensons au sommeil profond dans lequel nous plongeons sans
crainte, et remarquons en toute sincérité si notre Présence au réveil ne
précède pas toutes les connaissances acquises. Et si cela ne suffit pas à
l’admettre, c’est que nous dormons encore !
-Je
ne sais pas est la clé qui ouvre la porte de la
connaissance de soi. Celui qui affirme qu’il sait ou croit savoir, détourne
l’œuvre de Dieu, autrement dit : lui-même.
-La Science nous dit que
l’intelligence est la capacité à faire les différences, soit ! Quant aux
religieux (celui qui relie), la véritable intelligence est de s’apercevoir et
de reconnaître que l’on ne sait jamais.
-L’ignorance et la
connaissance de ceci-cela sont toutes deux illusoires face à la Présence
Témoin.
-Le Rien est la racine du
Tout, l’Ignorance est celle de la Connaissance.
-L’ignorance est la racine, la
connaissance est l’arbre. L’une dépend de l’autre et toutes deux passent.
-Comprendre que l’on ne Sait
pas, est une fenêtre ouverte pour Accepter pleinement ce qui Est.
-Tout le Savoir humain à la
découverte de nouvelles technologies est un pas nécessaire pour le
développement ou la progression de l’humanité. La seule fausse note est que
toute cette recherche expérimentale pousse toujours l’homme à plus de
recherches dans le monde qu’il côtoie, en oubliant trop souvent de faire une
investigation intérieure pour s’apercevoir que sans celui qui cherche, pas de
recherches. Le fait de sa reconnaissance de lui-même lui permettrait une
nouvelle approche des Sciences ainsi qu’un profond respect des autres, de leur
environnement et de tout ce qui lui permet d’avancer dans ses démarches.
-Les sciences comme les
nouvelles technologies ont du bon et ne sont pas à renier, elles sont
généralement aux services des hommes et de leur évolution. Attention seulement
de ne pas en faire le point central de nos vies car avant que celles-ci soient,
nous ne pouvons être que là, les précédant. Comprendre ceci n’empêche pas le
progrès, mais aide sainement à progresser.
-Les sciences et les
recherches dites évolutives pour le bien être de tous sont trop souvent basées
sur le profit. Le toujours vouloir plus, détériore trop souvent l’espace de
ceux qui en ont de moins en moins.
-La Vie proposée ici-bas est
découverte sans fin et non recherche interminable.
-Toutes les recherches restent
vaines si aucune d’elles ne nous indique le juste cheminement vers le Lieu
Suprême où nous existons tous réellement, l’En Soi.
-Si nous imaginons que nous
sommes ici-bas pour faire seulement des recherches, nous passerons le temps
imparti à perdre de vue Ce qui permet tout cela.
-S’il y a véritablement une
recherche à effectuer sur cette terre, elle doit être la propre recherche de
nous-mêmes, autrement dit : trouver Ce que réellement nous sommes et ce
qui nous en éloigne par delà toutes les idées philosophiques ou savantes que
nous pouvons en faire.
-Toutes les recherches sont
mentales. Cela qui se cherche en réalité est non mental, se servant juste du
mental pour sa propre reconnaissance dans tout Ce qui Est.
-Toute recherche extérieure
prend fin une fois que la Compréhension se focalise sur le chercheur, cela veut
dire aussi que le véritable travail ou auto-investigation sur soi a commencé.
-Le Chercheur studieux se
Cherche lui-même à travers toutes ses prétendues recherches.
-Il n’y a pas de fin pour le
chercheur avide de savoirs. La fin de toutes recherches est proche pour celui
qui dévie son regard dirigé vers l’extérieur pour le poser sur son intériorité.
-Qui ou quoi cherche devrait
être la seule question pertinente à se poser. Toutes les autres questions sur
les pourquoi et les comment ceci ou cela, ne concernent que les curieux perdus
dans les idées banales plus ou moins philosophiques et bancales.
-Tous les pourquoi et tous les
comment sont utiles à la recherche de notre Origine Nouménale mais trop
d’interrogations sur le sujet n’amènent pas forcément la réponse juste et
peuvent nous pousser vers un système philosophique où la découverte de soi
devient vite un nouveau thème à penser.
-La philosophie intellectuelle
argumente sur tous les sujets, leur met une étiquette qualifiante et les range
dans un coin de la mémoire où la poussière est en vacances.
-La philosophie ne doit pas se
cantonner au stade intellectuel, elle se doit d’aborder la compréhension
intuitive afin de goûter au fruit réel qui a patiemment mûrit pour le
partage.
-La vraie curiosité ne
concerne que ceux qui en ont assez de se mal vivre. La rébellion intérieure est
souvent à propos pour changer sa propre perception de soi comme celle que l’on
attribue aux autres.
-Le chercheur ne doit pas se
contenter de chercher une vérité quelconque pour la satisfaction d’un bref
moment euphorique. Il est la Vérité sans forme qui se trouve et qui s’exprime
par la forme.
-Si c’est le mental rationnel
qui cherche, l’ego, toute notre vie dépendra de lui et de ses frustrations par
l’insatisfaction sans cesse renouvelée de ce qu’il désire toujours et ne peut
jamais trouver.
-Si tu veux réellement trouver
de l’eau, ne fais pas vingt puits d’un mètre dans ton jardin mais un seul puits
de vingt mètres nous dit le Maître Unificateur. Le chercheur véritable va au
plus profond de lui-même pour découvrir ce qu’il est, tout en retirant ce qu’il
n’est pas.
-Quand le Chercheur se
rencontre intérieurement, le retour au foyer est proche.
-Dans la recherche intérieure,
l’erreur peut conduire l’homme vers la compréhension juste du but raté et vers
sa rencontre de lui-même à condition bien sûr d’éviter la répétition de
l’erreur mais plutôt pour s’en servir comme leçon d’apprenti-Sage.
-Dans la recherche de soi, le
doute est nécessaire dans la mesure où il nous pousse à l’interrogation
intérieure et où il nous conduit à la compréhension saine de nous-mêmes.
Autrement, le doute devient très vite nocif pour soi et pour le regard que l’on
porte sur les autres et sur le monde qui nous environne.
-Dans la quête du Soi,
l’espoir est une marche nécessaire qui s’oublie une fois dépassée. L’espoir
devient nuisible quand il se répète à chaque marche.
-Dans la recherche du Soi, la
Foi est très utile. La Foi est d’abord une armure que nous portons pour se protéger.
Elle devient une force vivante pour grimper vers le Sommet, puis se transforme
en Certitude naturelle une fois le but rejoint. Ensuite, elle devient inutile
pour soi et donc se transmet aux autres afin qu’ils s’accomplissent eux-mêmes
avec beaucoup moins de difficultés.
-Si nous découvrons
intérieurement avec la juste attention Ce qui en nous est véritablement en
recherche, toutes recherches extérieures et toutes interrogations mentales
prennent fin.
-Ne plus avoir de questions
pertinentes sur son intériorité est la preuve que la recherche a atteint son
but, la Reconnaissance du Soi en Dieu. La Reliance de l’Etreté à
l’Universalité. Le reste qui suit cette juste reconnaissance ne devient alors
que découvertes à vivre.
-La Révélation intérieure est
spontanée, soudaine. La compréhension profonde l’est beaucoup moins. Un repas
se prend assez vite, la digestion est toujours un peu plus longue.
-Quand nous re-connaissons
intimement le sens de la Vie Unitive, notre recherche n’est plus personnelle,
elle devient un pont de traverse entre la rive de l’illusoire et la rive de la
Réalité.
-La quête de Soi ou recherche
de l’Etreté Suprême bien qu’expansive en elle-même, s’arrête extérieurement,
commençant une nouvelle expansion en Soi-même.
-La quête de Soi met fin à
toutes quêtes extérieures, elle est synonyme de retour heureux à la Demeure
Familiale.
-Toute cette vie de quête
entre les hauts et les bas, alimentée d’épreuves bien souvent pénibles nous
invite à comprendre notre nostalgie de la Source Unique.
-La Recherche de l’Identité
Véritable est l’Expérience Ultime qui fait de l’homme charbon, l’Etre Diamant.
-La Re-connaissance naturelle
du Soi met fin à toutes les expérimentations extravagantes.
o
Expérience.
-Quand nous comprenons que
chaque pas fait en conscience est une nouvelle découverte expérientielle pour
apprécier Ce qui Est et mieux se connaître, nous commençons à marcher avec plus
d’entrain.
-L’expérience est nécessaire
non seulement pour découvrir mais pour mieux se connaître, sa fonction n’est
limitée qu’à cela. L’expérience n’est que mentale et ne se meut que dans la
dualité.
-Penser que l’expérience est
le seul moyen de se connaître est une gageure, elle est nécessaire pour
participer à ce monde des phénomènes mais peu réelle de par ses nombreux
changements et durées conditionnelles. Etre Ce que Nous Sommes Déjà se passe
aisément de toute expérience.
-Avant qu’une expérience ne se
réalise, il nous faut Etre Là pour la réaliser. Notre Origine est non duelle,
l’expérience est duelle, elle est juste un moyen pour aborder le sens de notre
Réalité Intrinsèque.
-Dans cet instant précis
donné, ce moment offert divinement ici et maintenant, réfléchissons ! Où sont
véritablement nos besoins, où sont nos expériences comme nos connaissances ?
-Si nous ne sommes pas là pour
accueillir tout ce qui arrive, aucun n’enseignement ni expérience n’est
possible. Cela doit conforter notre confiance en la Présence Intemporelle qui
nous vit, qui précède, permet et confirme tout Ce qui Est.
-Les expériences du quotidien
bonnes et amères ne sont que des leçons bénéfiques de passage. Chacune d’elles
porte un moyen fiable, si nous en tirons l’enseignement souhaité pour se
rapprocher un peu plus de soi-même au présent et de Ce qui Est.
-Quelle que soit la découverte
expérientielle du jour, elle doit servir de marche- pied à la suivante.
L’expérience n’est pas le but, son pouvoir peut tout de même nous conduire à la
porte du but.
-Ne croyons pas que le fait de
faire de nombreuses expériences nous apporte la Sagesse sur un plateau. Ce
n’est pas la quantité ni la qualité des aventures expérimentées qui nous font
comprendre Ce que nous sommes, mais les leçons que nous en retirons et qui ont
trait à notre Propre Connaissance.
-L’expérience est une école
pour nous apprendre à être plus à l’écoute de la Guidance Intérieure.
-Chaque expérience est une
marche d’escalier nécessaire à la connaissance de soi.
La première marche est la
volonté de se connaître. Celles qui suivent sont la maturation de cette volonté
à se connaître. L’avant dernière marche est le lâcher-prise de la volonté
personnelle pour se connaître. La dernière marche est l’éclosion en soi de la
Divine Volonté au-delà de l’expérience.
-En vérité, chaque seconde est
nouvelle et porte avec elle l’émerveillement. Ceux qui connaissent ce fait
expérientiel naturel ne s’occupent plus du temps qui passe et se laissent
porter par l’instant présent tout en restant ouverts mais vigilants.
o
Le Corps, le Mental.
-Dieu, la Providence ou encore
le Souffle de vie nous a doté d’un véhicule corporel mentalisé de passage pour
Le Reconnaître partout et en tous au travers de tout ce qui nous est donné à
vivre.
-Le corps comme le mental est
au service du Divin pour établir la communication et la relation entre les
êtres ainsi qu’avec tout ce qui existe. Le Divin n’est pas le serviteur de ces
deux concepts de passage, Il s’en sert tout simplement pour construire le
Nouveau à chaque instant.
-Le corps change, se modifie
sans cesse avec le temps, passe du nourrisson au vieillard, du berceau à la
tombe. Le mental traverse de nombreuses périodes émotionnelles changeantes
tandis que notre esprit impersonnel Lui, reste toujours le même, jeune, vif et
frais. Le temps n’a pas d’effet ni de prise sur ce qui n’est pas de sa mesure.
-L’Esprit, le mental et le
corps peuvent se comparer à une voiture.
Le corps et ses fonctions
représentent la carrosserie et tout ce qui concerne le moteur, les mécanismes
et les nombreuses manipulations. Le mental est le conducteur plus ou moins expérimenté
du véhicule alors que l’Esprit Un qui nous vit en est tout simplement
l’essence.
-Il est juste de dire que quel
que soit la beauté ou la puissance d’une voiture, tout ceci n’est d’aucun
intérêt sans l’Essence qui lui permet sa fonction mobile.
-La Conscience Une se sert du
corps et du mental pour transmettre puis pour étendre concrètement la Vie
Réelle. Le mental et le corps sont des serviteurs hors pairs mais des
maîtres exécrables.
-Nous sommes tous des
extra-terrestres qui prenons un véhicule de chair doté d’un moteur mental juste
pour l’expression de la Divine Présence.
-Croire que le corps et le
mental ont un but qui leur est propre n’est qu’idée erronée adoptée par
l’esprit qui s’en sert comme tel. Un mental troublé ne peut concevoir qu’un
monde de même facture.
-Sans l’esprit, le corps n’est
que le verre de l’ampoule privée de l’énergie électrique. Sans l’esprit,
le mental n’est que de l’énergie diffuse et non dirigée.
-L’attachement comme
l’identification au corps et au mental rend les êtres serviles et incapables de
reconnaître ce pourquoi ils sont réellement là.
-Bien que le corps soit
malléable et adaptable de façon incalculable tout comme l’argile, sans l’esprit
de vie qui l’anime, celui-ci n’est que matière inerte.
-Prenons soin de ce corps
confié, respectons-le, soignons-le et guérissons-le si nécessaire car son rôle
ici-bas est divin mais ne faisons pas de ce corps l’objectif de notre mission
car au bout du compte, il terminera sa course dans la poussière.
-Un corps malade est souvent
l’avertisseur d’un mental en souffrance.
-Il est impossible d’élever la
matière grossière à un niveau d’énergie subtile. L’énergie subtile permet la
vie du corps comme celle du mental et non le contraire.
-Les doigts visibles d’une
main ne peuvent bouger que grâce à l’énergie invisible qui les meut.
-L’identification au corps
comme au mental est la nourriture d’un esprit qui a peur et qui se leurre.
-La peur d’avoir peur est
aussi le mal du monde mental, nous enseigne le Maître Unificateur.
-De quoi avons-nous
peur ? Si ce n’est de l’idée entretenue que nous nous faisons de
nous-mêmes.
-Tant que nous entretenons
l’idée d’être ceci ou cela, nous sommes bien loin d’imaginer un seul instant
que nous nous gavons d’illusions.
-La personnification n’est
qu’une compilation d’images récupérées dans une mémoire obsolète. Comme il est
simple de se défaire de ce qui n’existe pas, à la Lumière de Ce qui Est.
-La peur de perdre son corps
et son esprit suite aux confusions entretenues sur le sujet, a fait de l’être
humain un aventurier de l’illusoire qui tente coûte que coûte de se convaincre
de ce qu’il ne peut être.
-Si l’homme arrête de se
prendre pour ce qu’il n’est pas, son esprit alors s’ouvre simplement à la
Réalité Intérieure tout comme une fleur s’ouvre naturellement par la grâce de
l’énergie solaire.
-Pour manger une banane, nous
retirons simplement sa peau, il en est de même pour se connaître. Nous n’avons
qu’à retirer de notre esprit toute identification et toute interprétation à notre
sujet qui recouvrent notre Identité Véritable.
-Quand nous prenons une douche
ou un bain, il est bien rare de garder ses vêtements. Pour se connaître
réellement, il est avant tout nécessaire de retirer toutes les conceptions qui
recouvrent cette découverte naturelle de soi.
-La nudité spirituelle comme
le retrait du vêtement égotique usagé est indispensable pour revêtir notre
nouvel habit de Lumière.
-Après une longue marche,
comme il est bon de retirer ses chaussures.
-Ayons foi en Ce qui en soi
est permanent, toujours là. Cela nous dévoile sans cesse et sans détour que
tout le reste change, corps et mental inclus. Ce qui ne fait que se modifier
tout au long d’un parcours de vie nous montre tout simplement son statut
d’impermanence. Ne vaut-il pas mieux diriger son attention sur Ce qui nous le
montre ?
-Si nous comprenons que notre
Identité Réelle n’est ni le corps ni le mental, ni ceci ni cela, ni moi ni
mien, qu’Elle précède tout ce qui apparaît comme tout ce qui disparaît et qu’en
vérité, Elle témoigne équanimement de tout ce qui ne fait que transiter, alors
nous devenons sans nul doute beaucoup plus alertes et certainement plus vrais.
-Quand le mental est en paix
et que le corps est pleinement détendu, c’est que le lâcher-prise a lieu. Tout Ce
qui les maintenait dans le trouble et dans la tension, dans l’idée de
supériorité comme dans l’idée d’infériorité, dans l’identification et dans
l’interprétation, dans la confusion et dans la frustration a tout simplement
disparu tel un tas de neige face aux rayons solaires.
-Dieu a créé le corps et le
mental pour partager concrètement sa Vision et ses innombrables
créations.
-Le mental et le corps ne sont
faits que pour découvrir et faire découvrir, ce sont des outils merveilleux de
communication et de ralliement. Penser qu’ils servent à autre chose que d’être
au service de la découverte, du relationnel, de la rencontre et du partage
entre les êtres et les choses, les colorent d’égoïsme et par ce biais, les
rendent totalement inaptes comme insignifiants.
-Le mental qui reconnaît la
Source Pure de sa propre création devient docile, serein et divinement
malléable.
-Le mental sous influence
égotique ne peut concevoir un échantillon du pourquoi il est là comme du à quoi
il sert.
-La Conscience Divine a besoin
d’un mental pacifié, libre de l’ego qui le colore de conceptualisations en tous
genres, pour propager le sens de l’Unité
et de la relation véritable entre les êtres.
-L’Identité Réelle ne se
laisse jamais influencer par l’impermanence, le changeant ou l’éphémère.
-L’éphémère n’est qu’une autre
étiquette pour signaler l’illusoire, l’insignifiant ou l’irréel.
-Nous avons accepté comme une
évidence et avec facilité le fait d’exister, d’être. Il nous suffit aujourd’hui
d’accepter avec la même aisance que ce n’est pas réellement Nous en tant que
personne limitée par l’espace-temps et identifiés à un corps mentalisé
périssable qui existons, mais seulement Ce qui permet tout cela.
-Même si notre vie de tous les
jours n’a pas été facile de par les épreuves endurées, les maladies du corps
comme du mental et que nous trouvons ceci quelque peu injuste, comprenons que
le potentiel spirituel lui, n’en est pas affecté ni restreint pour autant, bien
au contraire. Il se renforce et s’affirme par la maturité qu’il nous aura fallu
pour traverser en temps voulu, ces expériences temporelles pénibles.
-La maturité nous invite à
reconnaître que le monde que nous avions tant chéri et auquel nous accordions
tant de valeurs n’est pas plus réel qu’un mirage. Nous voyons le monde comme on
se vit, nous vivons réellement le monde comme on se voit.
o
Le Monde, la Nature.
-Nous ne détenons aucun
pouvoir pour changer le monde chaotique que nous voyons. Notre seul pouvoir
réside seulement à changer notre propre façon de le voir et de le considérer.
-Le monde qui parait extérieur
prend naissance de l’intérieur. Où est le monde objectif sans notre présence
intérieure pour lui donner vie ?
-Ce monde manifeste est une
terre expérimentale où de multiples découvertes sont possibles mais sa seule
fonction importante en notre esprit devrait être la propre rencontre de
soi-même.
-Le monde du nom et de la
forme permet d’expérimenter mille et une choses, de découvrir et d’apprécier
tout ce qui nous est donné à vivre. Il nous montre aussi qu’en lui tout passe,
que tout change de manière à ne point s’y attacher ni en dépendre. Il nous
offre surtout le moyen inestimable de reconnaître avec certitude que seul
l’expérimentateur témoin n’est aucunement assujetti par tous ses transits et
toutes ses modulations.
-Rien ne nous interdit de
s’intéresser à ce monde du nom et de la forme et ses multiples facettes, bien
au contraire. Nous pouvons expérimenter tout ce qu’il offre, tester tout ce que
nous souhaitons, prendre du plaisir à connaître et découvrir bon nombre de
choses, mais soyons seulement conscients que tout ceci ne fait que passer en
nous sans avoir le réel pouvoir de déranger ni façonner notre Présence
Véritable.
-Pour reconnaître cette
Présence Vraie qui précède toutes choses en ce monde, ne laissons pas notre
esprit s’embarquer par l’influence de leurs effets attrayants et déroutants.
-Cette terre offre de nombreux
domaines à explorer et à découvrir. Nous pouvons nous marier, fonder une belle
famille, posséder tout le confort possible, être apprécié et reconnu par
certains, faire de sa vie passagère, un havre de paix et bien d’autres choses
pour soi-même et pour les autres mais tout ceci n’est que temporel, passager,
limité, éphémère. Par contre, n’oublions pas qu’il est possible au travers de
cette aventure humaine pittoresque, commune et mouvementée par les hauts et les
bas, de se poser des questions essentielles concernant notre véritable rôle en
ce monde, de manière à prendre conscience de notre Nature Originelle qui précède
et permet tout ceci.
-Le monde nourri d’histoire
auquel nous accordons autant d’attention et de crédit s’oublie totalement dans
le sommeil profond ou dans un simple évanouissement. Cela devrait nous aider à
comprendre que lui aussi est temporaire, imaginaire et n’est pas aussi
permanent ni réel qu’il semble le prétendre.
-Nous précédons toujours le
monde que nous observons. C’est très facile à comprendre en se posant cette
simple question : Que devient le monde si nous ne sommes pas là ?
-Le monde devient Réel si nous
l’observons sciemment de l’intérieur. Le monde extérieur n’est que le reflet
imagé de notre intériorité, il prend la forme exacte de notre propre
perception. Si nous le voyons avec toutes ses problématiques, il le devient, si
nous le considérons merveilleux, il le sera.
-En ce monde du nom et de la
forme, Voir l’Unité dans la diversité sans en dépendre est la preuve d’une
riche maturation en soi et d’une Vision nouvelle de Ce qui Est.
-Nous sommes dans ce monde
mais nous ne sommes pas de ce monde nous dit le Maître Unificateur. Notre
Réalité ne dépend pas de ce monde, c’est en fait, lui qui en dépend.
-Le Réel n’a rien de commun
avec ce monde de la manifestation dans lequel nous pensons vivre. Le premier
est situé dans l’Immuable et l’Intemporel alors que le second est seulement
voué à disparaître de par son impermanence et ses nombreuses permutations
temporelles.
-En ce monde manifesté, nous
n’avons rien d’autre à faire que d’être Là, présents à soi-même, tout le
reste n’est que passe-temps plus ou moins agréable. Par contre, nous pouvons
faire de ces passe-temps un moyen utile et fiable pour mieux se connaître ainsi
que pour apprécier la vie offerte.
-Ce monde gouverné par le
mental ratiocinant semble toujours nous pousser à faire ceci ou cela, à obtenir
toujours plus et à devenir toujours mieux que nous le sommes. Pour ne pas se
laisser happer par toutes ses manipulations égotiques qui empoisonnent
l’esprit, il est indispensable de se retirer du monde inculqué pour voir d’où tout
cela provient.
-Se retirer du monde ne veut
pas dire aller obligatoirement ailleurs que là où nous sommes. C’est juste
permettre à son esprit de sortir des habitudes ancrées d’être et de voir, de
façon à reconnaître qu’elles ne sont que vagues déferlantes sur l’Océan
Immuable de la Conscience. Assis confortablement sur un siège, les yeux clos,
plus une respiration naturelle observée lucidement pendant quelques minutes,
font entièrement l’affaire pour s’apercevoir de nos déviances de soi et
retrouver notre Présence Vraie.
-Deux mondes se côtoient en
notre esprit, l’un est naturel, l’autre est artificiel. Le premier nous éveille
à la découverte et à la création, le second nous dicte la permission et
l’interdiction. Le premier nous nourrit, nous élève et nous fait homme, femme,
le second nous rend égoïste, avide et irrespectueux. Le premier nous rend
sensible et heureux, le second nous rend rigide, vil et amer. Le premier nous
convie à la communion, le second à l’isolement. Le premier nous initie, le second
nous impose. Le premier nous invite à l’amour et au partage, le second nous
pousse à la haine et à la séparation. À nous de décider vraiment lequel nous
alimentons. Là où est l’un, l’autre ne peut être.
-Nos mondes se rencontrent
dans ce monde qui nous élève, mais qui ne sont en fait que des apparitions de
la Conscience Manifestée dont l’origine et le support sont le monde de la
Conscience non Manifestée.
-Nous n’avons pas besoin de
changer notre vie active ni partir ailleurs pour être soi-même libre de ce que
nous ne sommes pas. Nous avons seulement besoin là où nous sommes, de changer
notre propre perception sur soi-même, sur les autres et sur le monde.
-Cela peut paraître difficile
de changer sa propre perception dans un monde conditionné qui soutient sans
cesse que nous devons suivre, obtenir, croire, faire, devenir et non Etre. En
vérité, il n’en est rien. Il suffit seulement de dire Stop avec franchise et
conviction pour que ce qui doit s’arrêter, s’arrête de lui-même. Si nous
pensons que malgré ce stop franc, l’ancienne perception continue son dévolu en
l’esprit, c‘est que cela ne vient pas vraiment de ce stop annoncé mais de la
croyance adoptée que cela reste impossible.
-Quel que soit le monde et le
décor dans lequel on se trouve, quand rien ne vient déranger notre esprit ni
troubler notre cœur, alors chacun de nos pas se réalise lucidement, sereinement
et sans peine.
-Aimons ce monde naturellement
tel qu’il est et non comme nous voudrions qu’il soit.
-En ce monde, nous avons
adopté toutes sortes de croyances farfelues et bien trop souvent invalidantes
sans se rendre compte un seul instant qu’elles ne sont faites que pour alourdir
notre charge émotionnelle comme pour ralentir notre marche intérieure.
-Ce monde de la forme est une
pépinière d’âmes, un lieu d’apprenti-Sage, une école de re-naissance à soi. Au
lieu de toujours le critiquer, le peser, le comparer et le juger selon les
dires, remercions-le plutôt simplement avec respect pour toutes les
opportunités qu’il offre à mieux nous connaître.
-Faisons de ce monde un havre
de paix, un Eden de vie simple et sain. C’est le seul moyen pour aimer,
apprécier et respecter sans condition ce que la Nature Mère nous offre sans
compter.
-Cette terre mère nourricière
contient en elle-même tout ce qui est nécessaire pour assouvir la faim de
chacun ainsi que pour lui offrir un toit mais pour que cela soit possible à
admettre et de manière à le mettre en place sans difficulté, il est
indispensable que tous ses habitants de passage prennent conscience que le reçu
comme le don sont une seule et même chose.
-La Nature incite Les êtres
humains à redevenir simples et naturels, de reconnaître la beauté dans tout ce
qu’ils voient, de ressentir de l’empathie, du respect et de la bonté pour ceux
qui souffrent, d’aider convenablement ce qui sont réellement dans le besoin.
C’est aujourd’hui une véritable urgence pour retrouver le sens de l’intégration
juste et permettre la croissance d’une vie saine et harmonieuse.
-Dans la Nature, tout est
conditionné selon un cycle équilibré, qui permet à chaque élément, règne et
espèce en tous genres de se côtoyer en totale harmonie. L’être humain est
élaboré de manière naturelle et composée biologiquement comme l’est toute la
manifestation. Avec en plus une dot intellectuelle qui lui ouvre la porte de
toutes les connaissances, l’amenant ainsi au progrès et au développement de sa
conscience. Malheureusement, son héritage divin s’amenuise quand il oublie les
valeurs essentielles de la vie qui sont : Remerciement ou Gratitude envers sa
Mère Terre nourricière pour ses offrandes quotidiennes, Empathie et Respect
envers ses frères et sœurs humains et animaux, et Amour sans condition pour sa
Liberté d’être et celle d’autrui, afin de vivre la Paix en symbiose et
simplement, avec lui-même comme avec l’ensemble de Tout ce qui Est.
-La Nature et ses éléments est
exempte de racisme comme de discrimination, elle accueille l’ensemble tel qu’il
est sans le comparer ni le juger. Cela devrait nous ouvrir les yeux, l’esprit
et le cœur sur notre semblable, quelle que soit sa race, sa forme, sa vie
au-delà de toutes différences et de toutes tendances.
-Le Ciel n’appartient à
personne et pourtant il recouvre tout le monde indifféremment, cela devrait
nous servir d’exemple ou de leçon pour nous apprendre à partager et à vivre
sans intérêt.
-La Nature et ses bienfaits
nous sont offerts gracieusement pour nous permettre de croître en conscience,
en respect et en gratitude de tous ses dons. Quelques êtres humains l’ont
compris comme tel et c’est une très bonne chose mais beaucoup trop encore, sous
l’influence de l’avidité, de l’orgueil et de l’aversion ont fait de cette
nature généreuse une poubelle géante qu’ils préservent dans un coin de la
mémoire où sont mêlées entre autres, la pollution, le gaspillage, la
destruction, la détérioration, l’irrespect et l’incompréhension de ce pourquoi
nous sommes tous là. Vider sa poubelle intérieure nous apprend à aimer
sainement et à partager sans intention particulière ce qui nous est donné à
tous.
-La Nature n’a besoin de rien
ni de quiconque pour être elle-même, les êtres humains se doivent de la
respecter et de l’aimer pour tous ses dons offerts gracieusement car sans elle,
il nous serait impossible de vivre ce que nous sommes, d’expérimenter et de
jouir pleinement de tous ses bienfaits.
-La Nature a le pouvoir de
rendre un homme libre par tous les exemples qu’elle propose, notre seul devoir
envers Elle est de la respecter comme de la remercier pour sa générosité.
-De sa main d’artiste, la
Nature dessine sans cesse la Beauté.
-Nous pourrions nous sentir
petits face à l’immense beauté que nous offre la Nature mais ne le soyons pas
car nous possédons le pouvoir merveilleux d’en témoigner.
-Témoigner de la Beauté qui
nous environne nous rend contemplatifs.
-Ceux et celles qui
s’inspirent de la Nature pour créer se reconnaissent en tant qu’artistes
respectueux.
-Les véritables artistes sont
peu nombreux car pour l’être, il est avant tout nécessaire de devenir des
instruments naturels et humbles, des serviteurs lucides et respectueux de
l’Energie Créatrice.
-L’homme qui ne respecte rien
fait de sa vie un business juteux, des animaux un trafic odieux, de la nature
un rendement profitable et du genre humain, des marionnettes en papier mâché
jetables dans son jeu malicieux des affaires.
-L’irrespect de tout ce qui
vit est une marque d’ignorance totale comme un manque d’amour envers soi-même
comme envers tout Ce Qui Est.
-Les animaux vivent leur
propre cycle pour la préservation ou la survie naturelle de leur espèce. Seul
l’être humain gouverné par un mental vil ou égoïste, détruit par irrespect et
profit tout ce qui pourrait l’aider à apprécier ce qui l’entoure, de manière à
promouvoir sainement l’empathie et le respect.
-Nous avons la faculté de
préserver, de corriger nos erreurs et de protéger intelligemment la Nature et
toutes les espèces qui se côtoient, ce n’est pas une question de politique ou
de possibilité à faire ou pas, c’est une raison d’être naturellement
respectueux et Unis avec Ce qui nous est continuellement offert.
-La Nature semble bien
affectée et quelque peu dérangée par toutes sortes de perturbations comme de
manipulations qui l’assaillent et pourtant il est toujours temps de remédier à
ces problèmes si nous comprenons que nous en sommes souvent les détracteurs et
si nous arrêtons consciemment de l’être.
-Quand nous sommes dans la
forêt, à la mer, à la montagne, à la campagne ou dans un autre endroit tout
aussi naturel et vivant, soyons seulement présents et témoins de tout ce qui se
passe. Témoin du moindre mouvement de la feuille, d’un simple battement d’ailes
du papillon, de la forme particulière d’une graine ou d’un simple petit
caillou. Tant de belles choses nous invitent à la découverte éveillée et à la
méditation au présent, ne passons pas à côté de tout ce qui réveille notre cœur
et adoucit notre esprit.
-Beaucoup trop courent dans la
Nature en ne regardant que leurs chaussures. Nombreux sont ceux qui marchent
dans la Nature tout en résidant dans leur tête. Passer à côté sans voir ce qui
se passe est devenu une habitude malsaine.
-Faire des choses ou accomplir
des actes sportifs et autres sans rien voir de ce qui nous entoure, juste parce
que nous croyons dur comme fer qu’il faut les faire et se surpasser, nous
ensevelit sous les couches de l’absurde et de l’aveuglement. Prenons notre
temps pour observer et découvrir. La Nature est méditative, elle nous convie
sans cesse à méditer avec Elle.
-Le sens du sport n’est pas à
renier, il maintient le corps en forme et rafraîchit souvent l’esprit. C’est le
sens de la compétitivité, du surpassement de soi et de l’obsession à faire
toujours mieux ou plus que les autres qui empêchent la détente physique comme
mentale.
-Soyons simplement témoins. Ne
passons pas à côtés des Merveilles de la Nature, c’est tellement bon de
savourer ses dons.
-La Nature Mère a créé des
peuplades de toutes couleurs, de toutes origines en tout coin reculé de la
planète, ayant chacune un rôle essentiel à jouer pour l’harmonisation vitale du
monde. Les hommes dits modernes, les missionnaires et autres mondains qui
pensaient que tout leur était dû, s’appropriant à foison les trésors que recèle
ces terres, ont fait de ces êtres naturels et vrais, de vulgaires esclaves, de
leur environnement territorial, des parcelles infertiles et de leurs vies un
véritable calvaire. Nous avons le pouvoir de stopper net la folie comme
l’irrespect de ces hommes aveuglés par le profit et l’indifférence, en
commençant par se défaire en soi de toutes ces ignominies prises en compte,
d’ouvrir l’œil de l’Unité dans la diversité, l’esprit et le cœur à la richesse
intérieure de chacun comme de tous.
-Le peu est l’amorce du
beaucoup. Si chacun prend soin de lui, des autres et de tout ce qui l’entoure
dans son petit espace vital confié, sa participation devient un bel exemple de
respect et de gratitude envers Ce qui le Meut.
-Les différences sont
naturelles, c’est même un enseignement profitable qui peut nous éveiller sur le
sens de l’Unité dans la Diversité. La Nature Mère nous le prouve constamment au
travers de toutes ses riches créations. Le handicap c’est que le mental
illusionné l’a pris à son compte pour traduire les différences selon un sens
déséquilibré et inégal, soutenant le concept comparatif du plus ou du moins, du
mieux ou du pire, d’inférieur ou de supérieur, d’où la perte inestimable de sa
véritable signification unitive.
-Normalement l’air que l’on
respire n’est la propriété d’aucun, bien qu’à ce jour on peut se poser la
question d’une future et éventuelle taxe.
-La Nature ne nous doit
strictement rien et pourtant nous avons tendance par avidité ou aversion, à
croire qu’elle est notre et donc à lui prendre tout.
- Nos esprits sont
originellement simples mais par le biais de la possessivité, de l’avidité, de
l’aversion et les croyances adoptées qui nous font croire que nous sommes les
régents de nos vies comme de tout ce qui nous environne, ils sont devenus
complexes, secs, irrespectueux envers la Nature-Mère et ses éléments, envers toutes
les créatures biologiques qui l’habitent comme envers tous les êtres humains..
o
Possessivité, Avidité, Aversion.
-Ici-bas, rien ne nous
appartient, pas même le souffle d’air utilisé qui nourrit cette petite pensée.
-Au plus nous pensons avoir
des besoins pour vivre, au plus nous nous accrochons à la peur de perdre ce que
nous croyons être à nous.
-La peur de perdre ce qui ne
peut être nôtre est un délire malsain entretenu.
-Nous pouvons tout vivre, tout
voir, tout connaître, tout faire mais nous ne pouvons rien posséder. La possession
est une idée nocive inculquée et entretenue qui nous enferme constamment dans
le carcan de la dépendance, de la frustration et de l’indifférence.
-Au plus nous possédons, au
plus nous devenons pauvres intérieurement et aveugles à Ce qui Est.
-Se servir de tout et ne
s’attacher à rien nous embellit intérieurement.
-Tout nous arrive, tout passe
et rien ne nous appartient. Seule est la Présence. Si l’on saisit cela en soi,
plus rien ne nous affecte durablement.
-Tout ce que nous amassons
dans nos vies n’est que jouets inertes dont le seul pouvoir est d’encombrer
notre esprit d’avidité et notre espace, d’objets poussiéreux futiles.
-Rien n’interdit une existence
confortable et les moyens qui l’accompagnent mais n’en faisons pas un but en
soi ni une pleine réussite.
-Si la vie nous propose la
prospérité et l’opulence durant notre séjour terrestre, ce n’est certainement
pas pour que nous devenions avides et mesquins mais pour que nous apprenions à
être naturellement altruistes et débonnaires.
-Ce que nous donnons à l’autre
sans l’attente d’un retour, fait que nous en bénéficions pleinement tous les
deux.
-Croire être bon envers
autrui, c’est se leurrer dans l’idée que l’on nous doit encore quelque chose.
-Si partager ou troquer
redevenait une conception naturelle en chacun, nous ne parlerions plus de
pauvreté, d’argent ni de misère.
-L’orgueil, l’avidité comme
l’aversion sont des termes vils qui signalent la plus grande des misères en
l’homme.
-Thésauriser nous invite
sournoisement à l’avidité, à la répulsion et à la méfiance.
-Dans ce monde de profit et de
perte, tout nous pousse à avoir toujours plus et l’esprit qui s’y adonne
devient avide par le fait qu’il n’en a jamais assez.
-L’avidité et la répulsion
adoptées en soi sont les fruits amers de nos expériences incomprises.
-Quand nous croyons que la
richesse provient exclusivement de tout ce que nous possédons, à nos yeux même
nos amis les plus proches deviennent des voleurs. À celui qui n’a rien, rien ne
peut être volé nous enseigne le Maître Unificateur.
-Une main durement fermée
retient, une main pleinement ouverte, reçois et donne simplement.
-Un esprit devenu avare se
reconnaît facilement. Même un sourire naturel devient pour lui un devoir.
-Que deviennent nos
possessions chéries une fois que nous quittons définitivement la place ?
-Si nous n’emportons rien
au-delà de la tombe, c’est tout bonnement que rien ne peut être nôtre.
-Nous arrivons ici-bas nu
comme des vers et même si nous portons de beaux vêtements et des dorures en
tous genres lors de notre mise en bière, nous devons bien nous douter qu’ils ne
feront pas le voyage avec nous. Et si nous croyons le contraire, c’est que
toute notre petite existence passagère fut tronquée par des croyances aveugles
ou des idées complètement absurdes et infantiles.
-Toute possession, tout
pouvoir et toute manipulation sont sous la dictature de l’avidité et de la
répulsion, en un mot : l’ego. Discerner ce phénomène illusoire et mesquin
révèle une maturité naissante qui permet de faire éclater la bulle de la
crédulité comme celle de l’ignorance dans laquelle l’homme geint.
-Miséreux est celui qui se
croit être différent des autres. Heureux est celui qui reconnaît l’Unité en
tous.
-Miséreux est celui qui vit
dans l’attente d’une reconnaissance. Heureux est celui qui comprend que rien ne
lui est dû.
-Miséreux est celui qui pense
détenir. Heureux celui qui sait que rien ne lui appartient.
-L’avidité et l’aversion sont
les aliments indigestes d’un mental illusionné par une faim virtuelle.
-Retenir et rejeter sont les
battements d’un cœur possessif.
-L’homme change d’aspect au cours des siècles mais
sa carapace d’avidité reste.
-Tout ce qui détériore, dévie,
attaque, défend, pourrit la vie, n’existe que sous le règne égotique.
L’abolition du règne égotique en soi est une observation vigilante ou
attentionnée de tous les instants, autrement c’est encore se perdre dans son
jeu malicieux, bercées par les illusions et les fausses habitudes.
-Dans le Présent
inconditionné, l’ego n’existe pas. Il ne prend vie que par nos déviances de Ce
moment merveilleux nommé l’Instant Magique.
o
Ego, le Mental Ratiocinant.
-L’Etre humain contient dans
ses gènes la mémoire des éons, rien ne se limite au moi et au mien
particularisé.
-Depuis les temps les plus
reculés jusqu’à nos jours, un spectre avide de pouvoir a régné comme Maître.
Seuls quelques êtres lucides de passage nous ont averti et transmis la
connaissance et la mièvrerie de ce simulacre qu’est l’ego, et grâce à ce nombre
modeste de Libérés Vivants nous avons encore aujourd’hui ce tout possible (ou
faculté) pour éteindre cette lumière aveuglante et factice.
-L’ego c’est le moi qui ne se
connait pas et qui se limite à ce qu’il croit savoir.
-Je sais ! Je sais ! D’après
les connaissances acquises est le signe certain d’un moi devenu égotique.
-Le moi est naturel et libre,
par le sens de l’ego il devient artificiel et esclave.
-Le sens égotique disparaît
quand le sens intuitif apparaît.
-L’ego n’est qu’une idée
absurde (sourde) entretenue qui enchaîne et divise le cœur de l’homme.
-C’est la crainte de perdre
l’idée du moi et du mien qui permet la survie de l’ego. La compréhension de
cette idée fausse du moi et du mien nous en libère.
-L’ego est une cataracte sur
l’œil de l’ignorant qui voit le Réel opaque, présageant que le Réel est ainsi
et ne peut être autrement.
-L’ego n’est rien d’autre
qu’une idée préconçue qui se réfère en définissant tout.
-L’ego se reconnaît par son
besoin de souvenirs qu’il ressasse et de projets qu’il entasse, dans l’Ici et
Maintenant il n’a ni base, ni stabilité, ni réalité.
-L’ego se crée sans cesse des
images et des idées sur tout, le moi-je et le mien sont et restent sa
principale occupation. Si les autres s’intéressent aveuglément à un moi ego
différent du leur, c’est qu’en fait rien ne les distingue de celui qu’ils
observent.
-L’ego se reconnaît
facilement, on lui doit toujours quelque chose.
-L’ego a pour devise : c’est
toujours la faute des autres.
-Pour l’ego, l’enfer c’est son
paradis.
-Le moi sous influence
égotique se reconnaît aussi par la manière dont il écoute autrui. En général,
il dit oui, oui, tout en pensant à ce qu’il va pouvoir dire. L’ego impose
toujours, le moi libre informe seulement.
-L’écoute véritable n’a rien à
voir avec le monde gouverné par l’ego. L’ego n’entend que ce qu’il veut ou
désire entendre, il ne peut donc être à l’écoute de ce qui n’est pas de sa
compétence.
-L’orgueil est un masque
égotique qui enlaidit celui qui le porte.
-L’ego est un enfant
capricieux qui pleure jusqu’à obtenir ce qu’il désire sans se préoccuper des
restrictions et des difficultés que cela engendre chez autrui.
-L’ego a fait du mental un
souffre douleur et du corps un gadget de séparation et de guerre.
-L’attachement aux autres, aux
choses et à soi-même sont encore des liens de possessions et de peurs cogités
par l’ego, de sorte à sauvegarder sa place.
-Toute idée peut-être juste et
bonne, au service de tout et de tous, mais dès qu’elle devient obstination ou
passionnelle, elle charrie avec elle un besoin ou désir inconscient de
reconnaissance. Et qui, à part l’ego, souhaite une récompense et les honneurs.
-Le moi influencé par l’ego
est reconnaissable dés qu’il porte un jugement sur autrui, car c’est la preuve
qu’il se pense meilleur ou pire et dans les deux cas il se trompe lui-même tout
en trompant l’autre.
-L’ego fait de la dualité un
dualisme, de la vie naturelle une survie conditionnelle.
-Pour l’ego, les autres sont
au service de ses besoins, et si sa réclamation de l’autre ne correspond pas à
sa demande, il fera en sorte de l’exclure de son cercle tout en le rendant
coupable ou responsable.
-L’ego est une maladie qui se
propage par le fait soutenu de dominer et être dominé. Le remède efficace de
cette affection empirique, est tout simplement de s’en apercevoir à temps pour
l’empêcher de continuer sa marche destructrice.
-Un mental égotique a toujours
tendance à s’occuper des affaires qui ne le concernent pas, tout en essayant de
tirer profit de la situation.
-Le monde des religions comme
celui des politiques nourrit de promesses viennent de l’ego.
-Critiquer autrui avec un
jugement non fondé est de la jalousie cachée qui entretient les frasques du
mental égotique.
-La rancune est un
ressentiment avec lequel l’ego se pavane. L’ego chausse deux sandales, l’une se
nomme vanité, l’autre se nomme mensonge.
-L’ego est une ombre qui se
prend pour la lumière. À la Lumière, l’ombre se dissipe obligatoirement.
-L’ego est un fardeau qui
s’alourdit par l’idée de son importance et qui s’allège au fur et à mesure du
détachement à cette idée d’importance, simplement par aperception lucide de
cette idée faussée de l’importance.
-L’ego est un fantôme qui nous
fait croire en son existence et qui se dissipe complètement quand on le
cherche, en réalité on l’entretient par nos désirs, nos peurs et nos croyances.
-Le grand danger que nous
insuffle l’ego est : De croire que Tout ce qui Est, est comme ceci ou comme
cela d’après un « je » bien défini, ce qui implique une vision pauvre et
limitée qui conditionne ce qui est vu comme celui qui voit. Alors qu’en vérité,
il est juste nécessaire de voir simplement les choses comme elles sont, sans
moi, sans mien, sans croyance et sans comparaison.
-Ce sont les idées dualistes
qui nourrissent l’ego et nous empêchent de voir les choses simplement pour les
vivre sainement. Déraciner l’idée c’est laisser libre cours à la vie.
-Le cerveau est une
bibliothèque immense où fourmillent des milliers d’informations. L’ordre et le
ménage doivent se faire quotidiennement pour enlever la poussière égotique.
-L’ego est au service pour un
temps de l’humain qui grandit. Il a malheureusement le pouvoir de le faire
devenir aussi décadent que lui dès qu’il tient les rênes.
-En définitive, le moi égotisé
est nécessaire pour comprendre que l’on n’est pas lui. Il est une marche
essentielle pour celui qui se cherche, mais devient vite un piège dangereux
pour celui qui croit se connaître.
-Quand tous les jeux de l’ego
sont connus, alors ce moi influencé ne meurt pas obligatoirement comme quelques
uns le soutiennent, il perd seulement sa gouverne, son emprise sur l’entité.
Par ce fait, le moi naturel redevient docile et malléable, au service de
l’existence réelle.
-Les jeux de l’ego sont
innombrables et son rôle est : de séparer l’homme d’avec sa nature de
témoin conscient et des autres lui-même en lui faisant miroiter toutes sortes
de valeurs pompeuses, de promesses enivrantes et d’estimations personnelles.
L’homme croit par ce biais que les choses ne peuvent se dérouler convenablement
sans lui, et donc, qu’il est de ce fait, indispensable.
-Sans cesse le mental égotique
se joue de nous, et nous dévie toujours du Spontané, le Maintenant. Il est
nécessaire de faire continuellement l’appoint pour vivre l’instant Présent.
-L’ego a pris l’habitude de
vivre dans le cercle des répétitions. La Présence Témoin ne vit et ne voit que
le Nouveau ici et maintenant, elle précède tout et encore plus le monde gluant
des habitudes.
-Chaque pas nous ouvre à la
réalité du moment mais sans cesse l’ego nous appelle vers le passé de sorte que
l’évènement présent ne soit ni vu ni vécu pleinement, alors que seul existe ce
qui se passe ici dans le maintenant.
-N’ayons aucune crainte de
l’ego, il n’est qu’une confusion de l’esprit, un regard opaque de Ce qui Est.
Le fait qu’il est apparu dans notre histoire vitale est aussi le fait qu’il
disparaîtra, ce qui vient s’en va. Une seule condition, en avoir pleinement
conscience en acceptant ce fait indéniable.
-Quand toute identification au
corps mental cesse, que le moi-je-mien ne tient plus les rênes, l’ego se retire
comme par magie. Alors le moi redevient naturellement une page blanche où
s’inscrit tout ce qui arrive se classant aussitôt, ne laissant après les
informations reçues aucune trace, de manière à recevoir le Nouveau. Nous
découvrons notre véritable nature qu’en laissant de coté le moi influencé.
-L’ego devient un leurre une
fois qu’il est décelé. L’attaque comme la défense qui règne en soi est la
preuve qu’il est encore bien là. Comment le déceler ? L’ego est dans
l’impossibilité de connaître l’attitude
naturelle qui se nourrit seulement de paix, de silence, d’émerveillement et de
la joie de vivre.
-Chercher ailleurs qu’en soi
Ce que nous sommes, c’est se perdre inévitablement sur des routes sinueuses
mises intentionnellement en place par l’ego. L’ego porte tous les noms qui nous
détournent sournoisement de nous-mêmes.
-Tout ce que le mental
ratiocinant (le mental qui se répète) désire, c’est la satisfaction d’un
plaisir durable dans un monde de transition qui ne connaît que
l’insatisfaction, d’où ses incessantes et vaines tentatives pour être heureux.
-Faire confiance au mental
ratiocinant équivaut à tenter coûte que coûte d’allumer avec des allumettes
mouillées une bougie sans mèche.
-Vivre d’après le mental
ratiocinant, c’est seulement espérer survivre dans un monde totalement
incohérent nourrit d’habitudes vieillottes.
-Là où s’exprime le mental
ratiocinant, là ne peut être la Réalité. Là où est la Réalité, l’expression de
ce mental illusionné n’a plus lieu d’être.
-Sous l’influence du mental
ratiocinant la vie n’est que confusion et frustration. Vouloir être paisible
d’après cette base chaotique ne fait qu’ajouter un trouble de plus à son
palmarès.
-Le moi ne vit que par
influence. Si Dieu l’influence, il est un opérateur de génie, apte à créer
aussi merveilleusement que son guide. Si l’ego l’influence, il fera exactement
de même. À la différence, c’est que le premier est un Guide Vivant qui
l’éclaire ou l’éveille à la Réalité Suprême et que le second est un hypnotiseur
imaginaire qui l’éteint ou l’endort dans un univers complètement illusoire.
-L’ego ou le mental
ratiocinant dit : l’existence est triste, la vie ne mérite pas d’être vécue,
alors profites avidement de tout ce qui existe et de tous. Cela paraît
acceptable pour un certain temps mais un jour un déclic en Soi plus ou moins
agréable se fait et nous montre une autre approche de la vie qui nous replace
dans une direction jusqu’alors insoupçonnée, vers de nouveaux horizons et de nouvelles
perceptions. Suite à cette saine découverte, nos croyances alors, perdent de
leurs capacités, les idées préconçues de leurs valeurs. Le cœur prend la place
de la tête, les yeux s’éclairent et le sourire retrouve son innocence d’enfant.
Puis, nous nous rendons compte au présent que tout ce qui nous a irrités
auparavant est devenu un terreau fertile au développement de notre jeune et
nouveau caractère.
-Si nous croyons au démon,
reconnaissons que c’est le moi égotique alimenté de nos futiles idées et aussi
qu’il n’y a rien d’autre que le Soi. Le Soi est la Conscience Unitive en tout. Tout est Conscience nous enseigne le Maître Unificateur. Le rôle du Sage est de répéter
sans cesse par sa vie expressive, cette Vérité Ultime à tous ceux qui veulent
bien l’entendre.
-Découvrir et Reconnaître le
Soi qui est Tout, est possible lors d’une enquête approfondie, une technique
discriminatoire, une étude méditative en soi sur soi, une auto-investigation
studieuse et vigilante de ce qui se passe. Celle-ci mis en route, le faux
remonte simplement à la surface de l’esprit, vu pour ce qu’il est, pour en
lâcher définitivement prise ou s’en Défaire, afin que le Vrai Soi, notre
Réalité Intrinsèque reprenne totalement et simplement les commandes de notre
vie.
ooooo
Ne suivons pas seulement,
Soyons !
Les
mots ou les dires de l’esprit entendus ou lus ont tendance à faire d’un acte
simple et naturel une nouvelle théorie, une nouvelle philosophie ou théologie
qui rejoindra celles déjà stockées dans la mémoire. Il est très facile pour le
mental analytique de coordonner et de s’approprier des termes de hautes
teneurs, de les faire siens, de les rendre intouchables et puissants de par la
manière qu’ils sont évoqués ou proposés.
La
plus grande supercherie de l’ego et souvent la dernière carte mesquine à jouer
sentant en fait, qu’il peut être démasqué et mis aux oubliettes, est de nous
pousser à chercher un soi-disant idéal spirituel en se servant de ce que les
chercheurs désireux d’autre chose, attendent.
Nous
sommes bien loin d’imaginer et de comprendre la subtilité employée par l’ego
pour nous convaincre de se contenter de grandes intentions nourries de belles
phrases et de valeurs dites bienfaisantes. Pour nous convaincre de suivre
aveuglément celui-ci ou celle-là qui nous semble plus perspicace à vivre que
nous le sommes. De suivre tête baissée et sans s’interroger des Etres Réalisés
dont le message non duel est pourtant très clair, très simple, en les élevant
sur un piédestal inatteignable, tout en se disant intimement que nous ne
pouvons être comme eux, dignes de la même enseigne, dignes de la même
reconnaissance salutaire, improbable d’être nés sous une même et merveilleuse
étoile. Beaucoup trop de chercheurs dépendent de belles figures auriques et se
perdent continuellement dans des refuges édéniques se pensant inaptes ou moins
lumineux que ceux qui les dirigent, oubliant par cette fausse interprétation
d’eux-mêmes de s’ouvrir pleinement à eux-mêmes, de manière à découvrir Ce
qu’ils sont réellement. Nous n’avons pas besoin de moutons aveugles
mais de bergers éclairés.
Le Véritable Maître est en soi
et nulle part ailleurs est
le Message Universel offert à tous, et ceux qui le transmettent sincèrement de
part leurs vies expérimentales et leurs propres façons d’approche, ne cherchent
aucunement un tant soi peu de reconnaissance de la part d’autrui, ce serait se
méprendre sur la mission indicatrice de ces Etres Sainement Ouverts à Ce qui
Est. Une
borne sur la route n’est pas un panneau stop, elle indique une direction à
prendre et n’attend pas qu’on s’y arrête ou s’y attarde. Le Maître
reconnu pour tel à l’extérieur de soi ne reflète tel un miroir que notre
Intériorité Immaculée. Ce Maître Indicateur qui croise notre route nous
invitera toujours à se diriger en soi-même, à retirer par soi-même ce qui nous
empêche d’être sainement soi-même de façon à re-connaître la même et unique
Source Nouménale dont nous sommes tous issus, cette Source Pure qui meut chacun
comme chacune selon son bon vouloir. Si ce n’est pas le cas, ce dit maître est
dans le domaine du professorat (maitrisant
l’idée apprise ou son sujet) et cherchera toujours le moyen de nous mettre
à sa botte consciemment ou inconsciemment. Non, qu’il ne soit pas nécessaire ou
utile du moins au début pour le véritable chercheur en quête de lui-même, qui
peut en avoir besoin pour amorcer son avancée mais il ne doit pas en faire son
propre but ni une icône intouchable car il perdra de vue le pourquoi il est
réellement Là.
Pour
éviter ce piège à toujours suivre l’un ou l’autre plutôt que d’être Ce que nous
sommes, il est un fait indéniable, la preuve intangible et inattaquable qui est
simplement que si nous ne sommes pas là, présents dans notre propre espace pour
recevoir une information qu’elle quelle soit, celle-ci ne peut être, celle-ci
ne peut avoir lieu, celle-ci n’existe tout simplement pas. Où est l’autre ou quoi que ce soit si je ne suis pas là pour le voir ou
le considérer ? Que nous le voulions ou non, que nous le croyions ou
pas, que nous nous en rendons compte ou pas, nous précédons obligatoirement et
sans autre alternative tout ce qui arrive. Rien ne peut être vérifié ni
confirmé en soi si nous ne sommes pas là avant pour ce faire. Il n’y a rien de
plus facile et rien de plus simple à comprendre et à reconnaître mais malheureusement
sous l’effet de l’hypnose égotique et sa drogue euphorique qui nous pousse sans
cesse vers un extérieur imaginé en quête d’un ceci ou d’un cela, de
celui-ci-celle-là, nous avons oublié ou négligé qu’il en est ainsi et ne peut
en être autrement.
Toute
cette misère, ces craintes, ces phobies, ces addictions qui engendrent cette
souffrance avilissante qui nous usent à petit feu ne sont rien d’autre qu’une
malperceptivité et fausse considération de nous-mêmes. Tant que nous abdiquerons
inconsciemment à tout ce qui nous incombe quotidiennement comme déviant de soi,
nous l’alimenterons aveuglément et nous passerons constamment à côté de notre
trésor sacré inépuisable et inestimable toujours Là. Tant que nous nous
laisserons berner par toutes sortes d’inepties et d’idéaux vils, de croyances
comme de pouvoirs intentionnels, nous ne pourrons pas en soupçonner le trouble
empirique et destructeur.
Nous
pouvons faire autant de choses qui nous plaisent, assouvir autant de désirs
dont nous donnons de l’importance mais au bout du compte, notre faim mentale ne
s’apaisera jamais et nous serons toujours dans l’attente exagérée ou dans
l’espérance naïve d’une vie pleine et heureuse. Nous resterons tout comme nos
prédécesseurs ignorants de leur Nature Saine, dans la même quémande de
satisfactions nébuleuses en tous genres.
Nous
avons le droit inné de nous connaître simplement libres et vrais en deçà de
multiples configurations hypothétiques et invalidantes adoptées. Nous avons
cette faculté naturelle ou saine intelligence inhérente à notre nature propre,
pour déceler puis évacuer sans remord et sans peur la racine infectée de notre
inconfort intérieur. Rien ni personne ne peut nous empêcher d’être pleinement
soi-même et heureux de l’être, si nous le décidons vraiment. Nous avons le
pouvoir inestimable de la remise en question et personne ne peut le faire à
notre place. Quand la soif est présente, aucun ne peut boire à notre place.
Nous ne perdrons rien au change que de vivre sous la Gouverne Intérieure qui
nous guide sans fin et depuis toujours vers Ce que nous sommes, bien au
contraire ! L’esprit libéré des entraves imaginées re-connaîtra sainement
Sa Source Vivifiante et sa confiance en Cela renaîtra et se consolidera, tout
comme le Lotus resplendissant et ses racines entremêlées puissantes gisant dans
la lourde vase, sort miraculeusement de l’eau stagnante pour embrasser la
Chaleureuse Lumière Solaire.
Comment
pourrions-nous nous perdre ou perdre qui ou quoi que ce soit quand nous
reconnaissons en profondeur et sans l’ombre du doute, que nous Sommes
pleinement et unanimement Vécus par la Conscience Immaculée Universelle. Que
nous Sommes tous Un depuis toujours et à jamais. Que rien en réalité dans ce
monde manifesté et duel, ne nous appartient et nous sépare ? Vide et Plein, Présence et Absence,
Inspiration et Expiration, Tout et Rien, Etre et non Etre, vu dans la
Simplicité du Fait, va naturellement de soi.
Le
fait de se vivre simplement de par cette Volonté Unitive du Ciel, de par cette Intention
Conscientielle Infinie nous fait ressentir intuitivement qu’Elle seule vit,
nous vit. La Confiance retrouvée
sereinement en notre Source Pure, nous montre l’existence temporelle sous un
nouveau jour comme dans une nouvelle approche de ce qui se passe en soi et qui
ne fait réellement que passer.
Par
ce Témoignage Lucide et Neutre au Présent, ce Vivre Simple sans artifice ni
intérêt, toutes les scories mentales agglutinées d’avant, telles que
l’attachement, le non attachement, les viles intentions, les rétentions,
l’avidité, les culpabilités ou fausses responsabilités, la cupidité, les
pensées nauséabondes de jugement comme de comparaison et bien d’autres conditions
amères apprivoisées inconsciemment, s’évanouissent d’elles-mêmes dans le néant
pour ne plus revenir. Et si elles reviennent pour tenter de squatter un instant
notre espace, elles sont sitôt perçues et délaissées sans crainte et sans
effort. Où la Lumière Est, rien d’autre
ne peut être. Ce qui a pour effet d’apaiser considérablement l’esprit,
d’ouvrir joyeusement le cœur à tous et de jouir pleinement du Moment Magique
offert.
Se
réveiller à notre for intérieur devient alors un Acte Vivant et Naturel qui se
produit de Lui-même tout le long de notre Saine Démarche vers un Soi-même,
libre de ce qu’il n’est pas.
Faites-vous
confiance et voyez par vous-même,
Ne
suivez pas seulement, Soyez !
Vous
ne le regretterez sûrement pas !
ooooo
2
Le Défaire de Ce qui n’est pas.
Le réveil naturel à soi n’est pas seulement un mot
ni une volonté personnelle,
c’est surtout un acte de rectification.
Trois petits pas vers la
vision saine.
1-Auto
investigation.
-Pour retrouver notre Identité
Originelle, libre de ce qu’elle n’est pas, beaucoup de voies existent.
L’auto-investigation est la voie non duelle choisie qui offre un diable à
roulettes pour débarrasser les vieux meubles mémoriels, un balai neuf pour
chasser les scories mentales poussiéreuses, une serpillière propre pour
nettoyer le sol des concepts erronés adoptés. Quand la Maison Divine est
assainie et bien rangée, c’est un plaisir sans mesure de recevoir ses
convives.
-Un verre sale qui reçoit de
l’eau pure la souille. L’auto-investigation est une éponge propre pour nettoyer
le verre et recevoir La Nouvelle Eau.
-Pour se connaître réellement,
l’auto-investigation est un outil chirurgical miraculeux qui retire avec
beaucoup de soin et de précision toutes les scories mentales adoptées qui
engluent notre nature réelle.
-D’autres outils sont au
service de l’humain qui cherche à se connaître vrai mais l’auto-investigation
permet un travail tellement méticuleux, qu’il n’est aucunement besoin de
comprendre le pourquoi du comment, c’est une gomme de haut de gamme qui efface
la racine des troubles sans laisser de trace.
-L’auto-investigation,
l’introspection ou encore la juste discrimination ouvre des horizons intérieurs
sans limites. C’est la perte définitive de toutes croyances adoptées, de toutes
peurs imaginées, de toutes identifications erronées, de toutes séparations
comme de toutes divisions déviantes de l’Unité.
-L’auto-investigation nous
permet de voir lucidement ce qui n’est pas et de s’en défaire sans effort.
-L’auto-investigation est un
outil efficace pour panser les blessures d’hier accumulées, pour guérir les
maux inculqués, pour approfondir l’écoute intérieure, pour lâcher-prise de tout
ce qui détourne notre regard sain de soi-même afin d’accueillir nouvellement Ce
que nous Sommes et Ce qui Est.
-L’auto-investigation est une
torche dotée d’une flamme éternelle qui ne vacille pas, afin de reconnaître plus
clairement ce qui se passe en soi, à voir les obstacles jonchés sur le parcours
et de façon à ne plus trébucher lors de notre saine avancée intérieure.
-L’auto-investigation permet la désidentification à
l’idée d’un moi-je-mien personnifié, à l’élimination des interprétations
référentielles nébuleuses par la compréhension juste de leurs inexistences au
présent.
-L’auto-investigation est une clé d’or qui ouvre la
porte verrouillée de notre prison mentale.
-L’auto-investigation n’est pas une expérience de
plus à stocker dans la mémoire. Elle est un éclaircissement et un réajustement
de la pensée au présent, un rappel méditatif en soi, une aide saine qui combine
la vigilance studieuse et l’écoute attentive pour reconnaître intimement Ce qui
nous meut ou nous vit éternellement.
-L’auto-investigation n’est
pas une torture mentale. C’est un des moyens les plus simples pour Voir les
entraves psychologiques et s’en défaire.
-Le mental est trouble de par
tout ce qu’il ingurgite comme informations et concepts depuis x temps.
L’introspection permet de mettre un peu d’ordre dans ce fatras accumulé de
façon à rendre plus calme ce mental agité.
-La pensée se doit d’être
saine pour reconnecter avec Sa Source. Si elle véhicule autre chose que cette
qualité naturelle, il est nécessaire de la purifier, de la clarifier, de lui
permettre son véritable rôle. Le travail sur soi n’est en définitive rien
d’autre que cela.
-Quand nous sommes totalement
présents à notre Présence Intemporelle, être conscient de la Conscience,
l’auto-investigation s’estompe naturellement comme celui qui s’en est
servi.
-Quand aucune pensée ne vient
troubler l’esprit qui s’étudie, quand le Silence est Maître dans le Temple
Intérieur, alors la compréhension de ce qui EST devient plus Claire, la Paix
règne. Et DIEU dans son infinie Bonté, dans son incomparable Beauté, dans son
indéfectible Vérité, traduit son Œuvre Magistrale en l’Homme, qui est Sa Propre
Révélation de Lui-même en L’Unicité Absolue.
o
2) Interrogation.
-Il arrive un moment dans la
vie d’un homme où il faut se retirer du monde bruyant pour faire le point et
s’apercevoir de toute l’agitation mentale. C’est un processus naturel
obligatoire qui éclaircit notre façon de vivre et de penser. Le stress de
l’existence matérialiste repousse toujours ce moment privilégié du Solitaire,
alors de nombreuses et fâcheuses conséquences naissent du trop plein emmagasiné
générant de nouveaux troubles. Au plus le caddy mental est plein, au plus on
s’éloigne de la simplicité d’être.
-L’extérieur nous fait poser
de nombreuses questions telles que le pourquoi ceci et le comment cela, ce qui
nous amène toujours à plus de questions sans pour autant trouver La Réponse sur
ce que nous sommes vraiment. Naissant de l’intériorité, l’extérieur ne connaît
rien de Ce Qui Est, si ce n’est que ce qu’il a apprivoisé et pris pour vrai.
-Les questions essentielles ou
pertinentes ne se dirigent qu’en soi, vers soi. Elles nous invitent à
comprendre pourquoi malgré tous les efforts fournis pour être heureux, nous restons
toujours dans la confusion comme dans la frustration. Pourquoi malgré toutes
nos connaissances acquises tout le long d’un parcours de vie, nous ne sommes
jamais satisfaits. Pourquoi nous sommes toujours dans l’attente de meilleurs
jours.
-L’interrogation intérieure
devient active et utile suite à de nombreuses perturbations mentales ou
chamboulements dits extérieurs. Le fait de se demander pourquoi tout va de
travers, pourquoi cette vie est sans cesse troublée, pourquoi nous sommes
joyeux un instant et triste le moment suivant, etc. Toutes ces questions
duelles qui viennent hantées notre esprit sont la preuve irréfutable qu’une
rébellion en soi comme un pas vers notre intériorité est en train de se
produire.
-A force de suivre aveuglément
les indigents nous devenons tout bonnement comme eux. Dans ce monde duel
expérimental devenu dualiste par orgueil et séparation, par avidité et
aversion, la rébellion intime, ce travail interrogatif sur soi est
indispensable pour ne plus se laisser prendre au jeu imposé, de manière à
reconnaître ce qui empêche l’expansion d’une vie saine et heureuse.
-La rébellion véritable n’est
pas une révolte contre tout et n’importe quoi ni ne doit se diriger envers
autrui car autrement nous ne faisons rien d’autre que d’ajouter un plus de
confusion et de frustration en soi comme en l’autre. On n’éteint pas un feu
avec de l’essence nous dit le Maître Unificateur.
-Se rebeller ne veut pas dire
attaquer ou défendre, être pour ou contre qui ou quoi que ce soit, c’est
s’interroger, autrement nous ne faisons rien d’autre que d’alimenter la guerre
égotique en soi.
-La rébellion est une aide
judicieuse dans le sens où elle amène le penseur à s’interroger sur lui-même et
sur la valeur prise en compte qu’il porte sur tout. Elle est le premier pas
vers un examen intérieur.
-Par admission au processus
égotique qu’il faut toujours avoir et entretenir ce que nous avons, nous
pensons souvent qu’une véritable interrogation intérieure va nous retirer un
quelque chose à ce que nous sommes. Effectivement, une chose importante doit
être enlevée de notre esprit, elle se nomme l’idée fragmentaire ou encore la
pensée séparative. Une épine sous le pied fait du marcheur un boiteux. Le rôle
de l’interrogation sur soi est semblable à une petite pince à épiler qui
détient le pouvoir sans trop agresser, de retirer avec délicatesse l’épine du
pied de manière à continuer sainement sa marche.
-La peur aussi invite à
marcher à pas de loup sur le sentier de l’interrogation nous poussant ainsi au
contentement partiel. Encore une fois c’est toujours la peur de perdre ce que
nous pensons être nôtre qui pousse l’interrogation sur soi un peu plus
loin.
-Ne provoquons plus de peurs
car nous ne faisons rien d’autre que de les ajouter à celles qui nous incombent
journellement. Il est temps de s’interroger sur toutes ces peurs puis en
lâcher-prise pour jouir pleinement de ce qui nous attend vraiment.
-Pour se connaître,
n’interrogeons pas autrui, arrêtons-nous et voyons qui vraiment s’interroge.
-Pour se connaître, faisons un
constat de ce que nous avons adopté sans y prendre part à nouveau.
-Constater suite à une juste
interrogation que les choses sont ce qu’elles sont, nous place en tant que
juste témoin neutre et nous invite à la sérénité.
-Voir les choses comme elles
sont sans chercher à les modifier mentalement selon des interrogations
farfelues, nous les fait accueillir plus simplement.
-Voir, constater ou
s’interroger vraiment ne peut avoir lieu que dans un espace intérieur libre où
le bruyant lui-même n’est pas une gêne.
-Le Silence intérieur n’est
aucunement happé ni affecté par les interrogations d’une foule en délire.
-Pour s’interroger
studieusement sur soi, il n’est pas utile à l’étudiant de s’isoler dans une
grotte, de s’installer dans un monastère ou encore de se perdre dans la
solitude désertique. La nature, une chambre ou une petite pièce est adéquate
pour cet acte au présent et suffit amplement pour se détendre et s’occuper
sainement de son propre cas. L’esprit devient tranquille dans une ambiance qui
lui permet cette possible attitude méditative.
- La véritable interrogation
ne vient pas d’un mental qui se lamente de son sort mais d’un esprit qui se
recherche.
-Celui qui ne s’interroge pas,
ne peut se rendre compte qu’il suit aveuglément ce qui n’existe pas.
-S’interroger sur la notion du
faux permet à l’esprit de se reconnecter au Vrai.
-Toutes les questions
pertinentes sont nécessaires pour re-connaître que Je Suis est la Réponse.
-Pas de questions sans celui
qui se les pose.
-Le Qui ou Que Suis-je est la
seule interrogation mentale méditative qui mène à la Véritable Recherche du
Soi.
o
3) Méditation, Méditer.
-Bien que la méditation est un
état au-delà de la pensée et méditer, un acte de présence à soi, l’emploi de
ces deux vocables sont fiables pour établir la compréhension intuitive et la
relation avec soi-même.
-La méditation assise, les
yeux clos et en silence, offre le pouvoir de découvrir par l’observation sereine
ce qui n’est pas afin de retirer de la mémoire toutes les tensions d’avidité
comme d’aversion, qui sont les obstacles majeurs à la connaissance de soi et au
bonheur durable.
-Méditer c’est permettre à son
esprit d’être plus calme, plus silencieux et plus alerte, apte à recevoir le
nouveau comme tel. Méditer c’est en quelque sorte vider son verre d’eau
croupie, rincer son verre et le remplir à nouveau d’eau pure.
-Quel que soit l’acte qui
s’accomplit, si celui-ci se réalise avec précision et capte la pleine
attention, cet acte n’est pas autre chose qu’un moment entier nourrit par la
méditation. Chercher à méditer selon ou d’après n’est qu’une gageure.
-Méditer c’est réapprendre à
être là, ici dans le maintenant sans être influencé ni affecté par ce qui passe
et qui ne fait que passer « Tout
Passe ». Rien ne peut influencer la présence à soi si nous comprenons
qu’elle précède tout le transitoire comme tout l’éphémère.
-Si nous comprenons que rien
ne peut nous appartenir, que toutes les attaches sont trompeuses, nous
reconnaîtrons le sens de la méditation comme un état naturel inné relié à Ce
que nous sommes.
-Méditer, c’est faire le
constat silencieux et dans la neutralité, que nous ne pouvons pas être
autrement que ce que nous sommes. Que nous ne pouvons pas ajouter ou retirer
quelque chose à Ce qui Est. Que nous ne pouvons pas se nourrir continuellement
d’illusion. Que nous ne pouvons plus se mentir à soi-même et par la même
occasion aux autres. Que nous ne pouvons plus se laisser berner par toutes
sortes d’idéologies, croyances diverses et autres rituels. Méditer c’est
renoncer par la vision témoin ou l’observation consciente, à tous les colorants
invalidants qui couvrent la simplicité d’être.
-L’observation consciente de
sa respiration met fin à un hier comme à un demain. Elle redresse la perception
intuitive qui n’a lieu que dans l’ici et maintenant, le présent intemporel
inconditionné.
-Méditer est un travail
intérieur de déconstruction de la fausse demeure que nous avons construite par
mégarde, ignorance et crédulité héréditaires.
-Pour que le Vrai puisse se
rétablir naturellement en l’esprit du méditant, il est indispensable que le
faux soit vu, reconnu comme tel et jeter aux oubliettes. Le Vrai s’installe
quand le faux n’est plus.
-Comment reconnaître le faux
du Vrai ? Le faux est reconnaissable à sa durée limitée, à ses fréquences
changeantes, à sa volonté d’obtention, à ses peurs renouvelées, à son
indifférence irrespectueuse, à son désir de devenir autrement d’après
références, à son impatience exagérée et à sa façon de toujours dévier la
valeur naturelle de Ce qui Est comme de Ce que Nous Sommes. Le Vrai est le Je
Suis qui précède et reconnait tout cela comme misère inculquée héréditairement
sans en être pour autant affecté.
-Quand nous voyons ou
constatons le faux, n’oublions jamais que c’est le Vrai qui nous le montre.
-Une chose est certaine pour
le méditant qui avance plus profondément et plus sereinement en lui-même. Il
commence à percevoir que le Vrai ou le Réel montre le faux ou l’irréel tel
qu’il est et non le contraire. Il commence à reconnaître que le faux ne peut
connaître ce qui n’est pas de sa compétence.
-Le Maître Unificateur nous
dit : Trier le blé de l’ivraie, quand tout deux seront à maturité, le
premier partagez-le entre vous, quand au second, rassemblez-le et faites-en un
feu de joie. Si notre esprit mélange le faux avec le Vrai, il ne fait rien
d’autre que de façonner un beau et bon gâteau empoisonné.
-Méditer c’est voir l’erreur
pour ce qu’elle est, de manière à la corriger. Quand sur un tableau noir, une
erreur ou une faute d’orthographe s’est glissée sur un mot inscrit à la craie
blanche et vue comme telle, il est facile
de passer l’éponge puis ensuite d’y apporter une juste correction. Si
nous avons le pouvoir de commettre l’erreur nous avons aussi le pouvoir d’y
remédier.
-L’effort est-il nécessaire
pour méditer ? Le seul effort est la décision à vouloir se débarrasser de
ce qui encombre l’esprit, de la volonté à lâcher-prise de l’invalidation, à
s’asseoir un moment pour s’occuper avec vigilance de son propre cas. Tous les
autres efforts contraignent l’esprit et ne le libèrent pas pour autant.
-Quand nous comprenons que
nous sommes déjà Cela, seulement dévié de notre Nature Réelle par toutes les
implications imaginaires et les influences insignifiantes, l’effort pour
méditer devient une scorie mentale de plus à éliminer.
-Tant que le mental se prend
pour ce qu’il n’est pas, imposant son propre dévolu au chercheur, la méditation
est un moyen efficace pour le replacer à son juste rôle de serviteur-témoin.
-Les pensées qui viennent nous
visiter lors d’une méditation sont-elles une gêne pour le
méditant ?
Les pensées qui traversent
notre esprit pendant la méditation ne sont qu’un train de marchandises qui
passent sur les rails de la mémoire. Tenter d’attraper le train en marche nous
empêche d’en témoigner.
-La méditation sur soi nous
permet de voir simplement les choses telles qu’elles sont, ni plus ni moins.
-La méditation permet au
méditant d’en être simplement le témoin lucide sans se laisser embarquer. Quoi
qu’il se passe quand nous méditons, n’oublions pas que cela ne fait que passer
et s’accrocher à ce qui passe nous éloigne de nous-mêmes et de l’espace
méditatif.
-La méditation nous répète à
chaque respiration consciente : Sois-Là ! Sois-Là !
-Nous sommes toujours Là, ici
dans le maintenant sans autre alternative. L’erreur, c’est que nous avons
adopté comme idée référentielle fallacieuse de chercher extérieurement à savoir
qui nous sommes et où nous résidons vraiment. Alors n’ayant qu’une maigre
connaissance de soi comme de Ce qui se cherche réellement, nous cherchons en
vain et dans l’ailleurs cette éventuelle reconnaissance intime. Méditer permet
de se placer en tant que témoin silencieux dans son présent intemporel et de
faire sans effort un réglage perceptif intérieur tout comme nous faisons
naturellement le réglage du zoom d’un appareil photo de façon à retirer le
flou, réajuster la perspective et voir simplement ce qui est. N’oublions pas
que nous sommes « Cela » avant l’appareil photo pour en faire le
réglage.
-Nous sommes toujours avant,
pendant, après quoi ou qui que ce soit. Cela doit conforter notre méditation
intérieure active et éviter sans difficulté les embarquements déviants en tous
genres.
-Méditer est une seconde peau
pour celui qui ne vit que dans son présent.
-Nous sommes Pleine Méditation
mais pour saisir cela, il est avant tout nécessaire d’y méditer.
-Chaque action faite
lucidement est la preuve que la méditation nourrit continuellement son faiseur.
-Que chaque pensée, parole et
action soit juste, complète et vivante nous dit le Maître Unificateur.
-Méditer est un doigt levé qui
ne montre pas seulement le sommet de la montagne ni le doigt en question mais
surtout celui ou celle à qui apparaît ce point culminant.
-Méditer, c’est témoigner lucidement de tout ce qui
se passe en soi sans rien ajouter ni retrancher à ces transits. C’est accepter
ce qui vient comme ce qui va dans la neutralité, puis comprendre ensuite que
tout Ce qui Est, est simplement comme cela doit être.
-Ressentir directement
que tout Ce qui Est, est comme cela doit être, ni plus ni moins, au-delà de
notre soi-disant bon vouloir, nous invite à la rencontre de notre nature
véritable de Témoin Conscient.
-Nous sommes si intimement
enfermés par la critique portée sur toutes choses et sur tous les êtres d’après
des idées bien arrêtées, avis et opinions de toutes sortes, que la coquille du
moi devient de plus en plus épaisse et bien sûr, plus dure à percer. La
méditation attentive sur soi est un outil adéquat qui détient la force ou le
pouvoir de remédier à cela sans blesser.
-Tout ce que nous voyons,
considérons, pensons ou croyons lors d’une méditation sur soi ou une auto-
investigation ne nous appartient pas. Tout ceci tire son origine et ses effets
de la mémoire séquentielle où est stockée toutes sortes d’informations plus où
moins utiles, agréables ou pas. Si nous témoignons seulement de leurs passages
sans y prendre part, sans s’y impliquer lourdement, sans chercher à les
modifier, cela nous indique que nous les précédons puisque cela apparaît devant
notre écran mental pour finalement disparaître, laissant place à une nouvelle
formulation passagère. Ne pas s’attacher à ce qui défile c’est Voir
naturellement et sans affectation.
-Le rôle du méditant est de se
défaire de tout ce qui dérange son avancée intérieure jusqu’à ce qu’il soit
débarrassé en fin de parcours, de lui-même en tant que méditant.
-La Réelle Méditation prend
place quand le méditant n’est plus ou qu’il n’y ait plus personne pour méditer.
Le méditant est le dernier obstacle à la Véritable Méditation nous enseigne le
Maître en Soi ou Maître Unificateur.
-Le méditant libéré de son fardeau
égotique est une terre fertile où la graine de la Conscience Véritable germe
puis pousse sans contrainte dans un climat de paix, pour devenir finalement une
fleur cosmique exhalant un parfum subtil d’amour, de partage et de compassion
naturelles.
ooo
Quelques obstacles à La
vision saine.
Identification
-Le moi-je-mien est l’obstacle
majeur à la Reconnaissance de Ce que nous sommes. Notre identification à cette
fausse personnalité temporelle nous éloigne considérablement de la Réalité
Impersonnelle comme de notre Identité Intemporelle.
-Tant que nous penserons être
une personne autonome qui vit selon ses propres conceptions, idéologies, désirs
et autres fabulations, il nous est impossible de lâcher-prise d’un moi-je-mien
toujours sujet à l’insatisfaction.
-Personne n’a encore réussi à
vivre selon tous ses désirs et tous ses plans, il y a toujours un imprévu qui
l’en empêche. Seul le Sage a cette possibilité mais cela ne l’intéresse pas
vraiment, pour la bonne raison qu’il n’a plus de désirs, plus de plans, plus
d’identifications et qu’il n’est plus personne.
-Un Sage est un danger réel
pour ceux qui restent identifiés à leur ego.
-Un Sage est un briseur de
rêves personnalisés.
-Le moi-je-mien est un concept
invalidant d’identification et d’interprétation qui fait de l’être humain qui
le soutient, une marionnette de papier mâché manipulée par les fils égotiques
de l’ignorance, de la crédulité, de la peur et de l’arrogance.
-Au niveau du mental pensant,
le je suis ceci ou cela est primordial tout comme le je veux devenir. Dans la
méditation sur soi, il est primordial de se défaire de la personne identifiée
et de toutes idées qui concernent un certain devenir. Dans la Réalité, ni le
mental pensant ni la personne limitée à l’idéalisation n’ont de sens propre.
-L’Etre humain pris dans le
piège de l’identification de ce qu’il croit être une personne ayant un nom, un
âge et une adresse assurés, est en fait un vagabond amnésique et sans demeure.
-Le moi, le je et le mien sont
des étiquettes publicitaires qui vantent la qualité d’un produit imaginaire.
-Le moi n’est qu’une idée
d’auto-suffisance, le je n’est qu’une idée d’auto-persuasion, le mien n’est
qu’une idée d’auto-sécurisation. L’homme gouverné par l’identification aux
idées reçues à son sujet est devenu malgré lui, un pantin addictif de
l’auto-personnification.
-Quand nous prenons une douche
ou un bain, il est naturel d’ôter tous ses vêtements. Dans la
désidentification, il est capital de se mettre à nu.
-Il est rare de remettre des
chaussettes sales après s’être lavé les pieds comme il est rare pour celui qui
se désidentifie de la personne de l’endosser à nouveau.
-Heureux est celui qui ne
s’identifie plus à qui ou à quoi que ce soit, il a re-connu sa place de témoin
neutre et conscient.
-Aucun besoin d’un moi
identifié ni d’aucune croyance pour résider sereinement en son centre. En Je
Suis toutes les étiquettes tombent d’elles-mêmes. Ce qui n’est pas, n’a aucune
résistance face à Ce qui Est.
-Un singe vêtu d’un costume
reste un singe. Un mendiant qui s’identifie à un roi, reste un mendiant. Si
nous comprenons que l’identification n’est qu’une supercherie mentale pour essayer
de devenir ce que nous ne sommes pas, nous reconnaissons qu’elle n’est qu’un
obstacle de plus pour éviter d’être simplement soi-même.
-Toutes les étiquettes, titres
et autres noms grandiloquents dont se pare l’homme mondain ne sont qu’apparats
lourds qui étouffent sa liberté naturelle comme sa simplicité d’être. Se
débarrasser de toutes parures si imposantes soient-elles, lui offrirait ici-bas
son plus beau rôle dans le théâtre de la vie.
-Le jour où Bouddha s’est
éveillé à sa Nature Véritable est celui où il a laissé derrière lui tous ses
ornements et vêtements de soie, c’est six ans après sous le Figuier Révélateur
qu’il en a réellement pris conscience.
-La nudité véritable n’est pas
le rejet obligatoire de ses vêtements, de sa famille ni de son confort, c’est
le renoncement à être ce que nous ne sommes pas.
-Ceux qui croient avoir
renoncé, restent encore sous l’emprise d’une croyance.
-Renoncer vraiment, c’est
arrêter en soi le cycle des croyances.
ooo
Croyances
-Croire est une marche solide,
fiable vers la confiance et la connaissance de soi. Elle devient une marche
fragile et dangereuse quand elle impose un certain idéal à atteindre. Tous les
idéaux sont des pièges tendus aux ignorants comme aux naïfs. Croire n’est qu’un
pas dans la vie de l’homme et non son but.
-La Foi (se fier à) tire son
origine de la confiance et non de la croyance. La croyance est une borne
indicative qui mène à la Foi et non l’inverse. Trop nombreuses sont les
croyances idéalisées qui limitent l’expression et l’expansion naturelle de soi
comme du Soi.
-La croyance cherche toujours
à persuader les fidèles que le futur proche est salutaire. La Foi Ardente nous
convainc que nous sommes déjà « Entier » là où nous sommes, comme
nous sommes et qu’il faut seulement se défaire des idées préconçues que nous en
avons, pour vivre en conséquence.
-La croyance a fait d’une
erreur minime un péché capital impardonnable. La Foi Intérieure nous invite
simplement et avec confiance à corriger l’erreur au moment où elle se présente
de manière à passer sans encombre à autre chose.
-La croyance a institué les
religions conventionnelles, ses nombreux rites et sacrifices. La Foi constitue
la saine relation avec soi-même, avec autrui et avec Ce qui Est, tout
simplement. La première segmente et la seconde réunit, rassemble.
-Les croyances ou religions
établies se servent du mot Foi et du mot Salut pour asservir leurs adeptes et
non pour les rendre libres. Croire est la preuve d’une incertitude qui a trouvé
une place confortable dans l’esprit qui s’y adonne.
-Combien de croyants sont
morts inutilement en n’ayant pas eu suffisamment de foi véritable en eux-mêmes,
envers eux-mêmes. Tous les yeux levés vers le Ciel en vue d’une bénédiction
personnelle et salutaire, empêchent de voir réellement ce qui se passe en soi
comme devant ses pas.
-Quelle perte inestimable
d’écoute intérieure et de vision éclairée, que de se laisser bercer, endormir
et conduire par les croyances rituelles. L’hypothétique, le suranné, la
mémorisation et l’anticipation sont les racines malsaines de toutes ces
croyances dogmatiques. Elles ne sont constituées que pour rendre sourds,
aveugles et serviles les pratiquants.
-Vivre selon les croyances
imposées, retire de l’esprit l’opportunité naturelle de se connaître vrai dans
sa propre nudité. La croyance revête bien trop souvent de lourds habits
poussiéreux qui en imposent.
-Jésus le Vivant aurait
certainement pu être très fortuné, avoir un immense château, de soyeux habits,
des babioles d’or aux doigts, au poignet et au cou. S’il n’en fut rien, c’est
que son Message Simple se devait d’être transmis par un Homme tout aussi
Simple. Le Vrai ne s’encombre pas de pacotilles.
-A la base, les croyances
étaient sensées réunir les hommes, les rassembler, les accompagner vers la confiance
en eux-mêmes mais elles n’ont rien fait d’autre que de les diviser et de les
séparer. La multitude de dogmes et de sectes idéalistes prouvent leur
incapacité à reconnaître la juste valeur des mots amour, égalité, fraternité,
liberté, respect et partage sans intérêt.
-Au plus il y a de croyances
organisées au plus il y a de confusions comme de frustrations dans les esprits
et au moins il y a de perceptivités réelles comme naturelles.
-Les croyances de toutes
sortes ont fait des hommes des moutons à tondre. Elles sont généralement plus
attirées par les portefeuilles des adeptes que par leurs cœurs.
-Les croyances dogmatiques
citent haut de belles paroles vidées de leur essence. Normalement, elles
endorment plus qu’elles ne réveillent les esprits rêveurs qui les entendent.
-Il est facile d’attirer des
croyants en leur faisant miroiter des idéaux supérieurs comme il est facile
d’attirer un chien en lui donnant un os à ronger. Le miel des faux libérateurs
a un arrière goût de fiel.
-Le mental des hommes pieux
est semblable aux papillons de nuit attirés par un halogène qui n’est en fait
là que pour les griller.
-La crédulité de beaucoup a
fait la reconnaissance et la richesse de certains. Comment la Vérité
pourrait-elle être connue quand elle est sans cesse galvaudée et substituée par
l’erreur et le mensonge.
-Ne suivez pas les aveugles
car ils vous conduiront à la fosse nous dit le Maître Unificateur.
-Il est rare de rencontrer un
véritable chercheur dans le monde des croyants comme il est rare de voir des
fleurs artificielles dans un jardin botanique naturel. En général, les fleurs
artificielles peuplent les cimetières.
-Tous les gadgets de
reconnaissances, croix, malas, chapelets, habits spécifiques liés à une dite
religion ne sont rien d’autre que des lunettes noires aux verres épais qui
cachent la vision lumineuse du Soi.
-Les Messagers de L’Evangile
de l’Eveil sont reconnaissables à leur simplicité d’être. Etant ordinaires, ils
n’ont rien à prouver, ils sont la preuve vivante de la Nature Divine. Les
autres faux guides ou prêcheurs dits messagers ne sont que de mauvais copistes
qui tentent constamment d’imposer une directive sélective. Les premiers se
servent de la vie pour nous enseigner, les seconds se servent tout simplement
des autres. Les premiers nous amènent sans nul doute à nous-mêmes, les seconds
nous ramènent toujours à eux-mêmes. N’est-il pas temps Aujourd’hui de faire la
juste différence ?
-Arrêtons de croire à l’un, à
l’autre, à ceci ou à cela, à un paradis lointain et à un enfer tout proche.
Arrêtons de vivre selon des idées toutes faites et sur des hypothèses prises
pour la réalité et voyons par nous-mêmes, en nous-mêmes si tout ce que nous
avons ingurgité depuis le début de notre aventure humaine tient la route ou
pas. Soyons certains que si nous décidons avec sérieux d’examiner de très prés
toutes ses histoires nébuleuses adoptées et inculquées, nous découvrirons sans
l’ombre d’un doute la supercherie infantile de tout ceci.
-Si nous ne sommes pas là,
avant que quoi ou qui que ce soit apparaisse, il est impossible que cela soit.
Vous êtes la preuve que Dieu existe et non l’inverse car avant que n’importe
quelle question sur Dieu soit posée, il faut que vous soyez là pour la poser,
nous initie intérieurement et du plus profond de l’Absolu, le Maître
Unificateur. Avoir Foi en Cela nous éveille à notre nature réelle au-delà de
toute fausse croyance comme de toute futile imagination.
ooo
Imagination
-L’imagination a du bon pour
développer le sens créatif et l’application au présent. Nous la voyons souvent
poindre dans le monde artistique et ses nombreux domaines. Elle permet de
reconnaître notre pouvoir inné de Co-créateur. Co-créateur indique que
l’Energie Créatrice mise à notre disposition précède nos inventions.
L’imagination devient un traquenard quand nous pensons que les projections
nécessaires pour l’action à accomplir sont des moyens fiables pour toucher la
Réalité. L’imagination et la Réalité ne peuvent coexister, la première vient de
la mémoire, la seconde est Ce qui permet.
-L’homme est un actif naturel
et l’imagination est la plus grande de ses préoccupations. Le handicap de
l’imagination est de pousser dans un monde irréel celui qui s’y adonne
continuellement. Imaginer que le monde est toujours autre que ce qu’il est, engage
son faiseur dans l’évasion, dans le virtuel comme dans l’illusion.
-Voir le monde tel qu’il est
sans rien lui ajouter, sans rien lui retirer dépasse l’imagination et nous
recentre dans le présent hors du temps et de l’espace connu. Le Sage n’imagine pas
le monde dans lequel il s’exprime, il le voit tel qu’il est au-delà de toute
modification imaginative.
-L’artiste créatif se sert de
son imaginaire pour proposer un monde mental un peu plus convenable.
-Des millions de possibilités
créatives s’offrent aux artistes et cela dans tous les domaines proposés. Le
choix est vaste pour ceux et celles qui ont fait de leurs vies une pleine
découverte mais trop d’imagination ancrée dans l’esprit de l’artiste le rend
souvent évasif, l’éloignant ainsi de sa nature vraie qui dépasse de loin toute
imagination. Combien d’artistes se sont perdus dans leur monde
imaginaire ?
-L’artiste conscient de lui-même
est un simple canal de l’Energie Créatrice. Il sait que tout son être et tous
ses sens sont au service de l’Inspiration Divine. Pour lui, l’imagination est
une carte de plus dans son jeu des possibles. Il comprend qu’il est un
instrument fiable de la Conscience pour faire apparaître de l’invisible quelque
chose de visible ou de tangible.
-Tant de belles et bonnes choses
sont disponibles et inspirantes en ce monde du nom et de la forme que ce n’est
pas un mal de les découvrir et s’en servir autant que possible pour les
partager avec autrui mais n’oublions jamais que sans celui qui en profite et en
fait profiter, rien ne peut être profitable.
-Créer est la seconde nature
de l’être humain, c’est un poteau indicateur vers la nature première qui
précède et permet toute imagination. Le faire comme l’avoir n’existe pas sans
l’être qui les précède.
-Créer c’est surprendre et se
surprendre nous dit le Maître Unificateur. Répéter ou copier une œuvre ou autre
chose déjà réalisée n’est pas découvrir mais projeter dans une enceinte
circulaire fermée une ancienne façon référentielle du voir mise au goût du
jour. Voir nouvellement et à chaque instant ce que la vie nous offre, nous
ouvre l’esprit à l’inspiration divine infinie.
-Ne nous laissons jamais
endoctriner par ce que nous voyons, imaginons ou croyons.
-Nous ne sommes pas ce que
nous imaginons ni celui qui imagine mais Ce qui permet les deux.
-L’imagination montre souvent
un manque de réalisme et d’ignorance de soi. Vouloir changer le monde qui nous
environne selon de nouvelles conceptualisations créatives ou imaginatives, que
celles-ci soient très attrayantes, attirantes ou bienveillantes ne fait rien
d’autre que de tenter de modifier un ancien rêve en nouveau rêve. Se réveiller
à son Identité Réelle, c’est sortir du rêve quel qu’il soit pour découvrir le
rêveur et aussi s’en défaire.
-Beaucoup ont cru nécessaire
de changer le monde qui nous élève en imaginant que cela était possible en
oubliant trop souvent de changer leur propre perception qu’ils ont du monde.
Aujourd’hui encore, nombreux désirent modifier ce qui ne peut l’être. Le monde
est ce qu’il est, simple cause de lui-même. A vouloir changer quelque chose, il
est certainement plus ingénieux de renouveler sa propre façon d’observer et de
considérer Ce qui Est.
-Les êtres humains se font des
films à longueur de journée, imaginant ceci ou cela, c’est un passe-temps agréable
et évasif qu’ils s’accordent. Chacun imagine un monde différent de celui dans
lequel il vit. Tous les genres de films sont disponibles, ils peuvent être
merveilleux ou horribles, comiques, dramatiques, cruels, érotiques et autres.
Le créateur-réalisateur invente des lieux, des personnages, un scénario, des
dialogues et bien d’autres choses qu’il colle sur sa bande mentale magnétique.
Chacun se crée un univers insolite qu’il donne quelquefois forme sur une
pellicule cinématographique pour le partager avec un public sur écran. De
bonnes et belles imaginations sont nées sur cette terre portant en elles de
grands messages et d’autres beaucoup moins. À n’en pas douter, nous sommes tous
dotés d’une capacité créative immense et inépuisable. Le seul bémol est de ne
pas se rendre compte que ce pouvoir créatif mis à disposition, peut être nocif
comme destructeur s’il est placé ou gouverné par un mental orgueilleux,
envieux, pervers et dogmatique, qui s’en sert bien trop souvent pour détruire,
arnaquer et faire des autres, de vulgaires pions dans son jeu de rôles.
-Nous avons le pouvoir
d’imaginer la beauté et l’harmonie comme le fait la Nature mais nous avons
aussi ce pouvoir pour imaginer la laideur et la dysharmonie. À nous de
reconnaître ce qui nous construit de ce qui nous détruit.
-L’ego a imaginé Dieu selon
une idéalisation pervertie et voilà aujourd’hui encore où nous en sommes !
Dieu ne s’imagine pas, ne se créé pas, ne se définit pas, ne se personnalise
pas ni ne se comprend mentalement. Il permet seulement cela comme tout ce qui
est. À nous de reconnaître le faux du Vrai.
-Mentalement, nous imaginons
souvent l’autre comme nous aimerions qu’il soit et qui heureusement ne l’est
pas. Chacun comme chacune de nous est un être total, entier, complet. Il est
bien rare de trouver exactement le schéma voulu selon ou d’après ses propres
idées ou désirs. Un mariage né sous ce régime malsain annonce assez souvent un
divorce proche.
-Ne nous laissons pas
embarquer par toutes nos imaginations, nos rêveries, elles sont au service de
notre intelligence créative et non l’inverse. Créons, imaginons mais ne perdons
pas de vue Ce qui en soi en donne le fabuleux pouvoir.
-Imaginons tout ce que nous
voulons mais n’en faisons pas une fade habitude.
ooo
Habitudes
-Triste, morne, répétitive est
l’existence de celui qui ne vit que sous l’influence des habitudes.
Heureux, joyeux, vivant est
celui qui jouit pleinement de l’instant-découverte toujours neuf.
-Le monde des habitudes
formatées est un monde totalement mort.
-Les habitudes sont ancrées en
l’homme comme une notion faisant partie intégrante de son caractère. Répéter
sans cesse les mêmes vieux schémas montre un manque évident de spontanéité
naturelle et d’ouverture éclairée à l’imprévisible.
-Chaque moment de l’existence
est nouveau, frais, inconnu, spontané. Les habitudes sont des œillères qui
masquent la vision naturelle et l’empêchent de s’étendre naturellement par delà
les contrées mentales apprivoisées.
-Préserver les habitudes,
c’est faire de son hier un demain similaire à celui-ci. Allons toujours au-delà
de ce que nous avons l’habitude de voir.
-Si la Nature-Mère suivait le
courant formaté des habitudes, les découvertes et l’émerveillement ne seraient
que des termes verbaux idéalisés ou utopiques.
-Nous avons souvent la
tendance à répéter les mêmes gestes, nos habitudes sont devenues des béquilles
indispensables. Cela nous montre un formatage sous-jacent et une crainte
d’avancer sans laisser le derrière soi. Un esprit vivant ne marche pas à tâtons
dans l’existence, il savoure à chaque instant tout ce que la vie lui offre à
découvrir.
-Il est facile de se passer
des habitudes si nous nous apercevons qu’aucune d’elles n’a de pouvoir réel sur
notre Identité Impersonnelle qui les précède comme un vernis n’a aucun pouvoir
de modifier la qualité originelle du bois sur lequel il est posé.
-Il est souvent dit qu’il faut
changer ses propres habitudes, le substitut d’une habitude par une nouvelle
habitude ne change que la couleur en une autre mais jamais sa source.
-Etre conscient que nous avons
des habitudes, c’est nous placer avant elles. Cela n’empêchera pas d’en garder
quelques unes, utiles pour l’entité biologique et ses besoins que nous
représentons. À la seule différence, c’est qu’elles n’auront plus le même impact
en soi ni ne restreindront le sens inné de la découverte.
-De temps en temps, il est
utile de contrecarrer les habitudes adoptées. Si nous allons dans un magasin
avec l’habitude de faire ses courses selon un ordre établi inscrit sur le
bloc-notes, voyons ce qu’il se passe quand nous commençons nos achats par le
bas de la liste. De même, quand au petit matin, nous avons pris pour habitude
en sortant du lit, de mettre au sol le pied droit, voyons ce qu’il se passe
quand nous commençons par le pied gauche.
-Généralement, dans une
famille quand le repas est à prendre, chacun a sa place indiquée autour de la
table, c’est une habitude qui date. Essayons au prochain déjeuner de nous
asseoir à une autre place et voyons ce qui se passe et comment les autres membres
se comportent face à cette nouvelle situation.
-Beaucoup d’exemples pour
contrecarrer les habitudes sont disponibles, il suffit de tenter l’expérience
lucidement pour comprendre les comportements adoptés, les colères ou autres
humeurs que cela provoque.
-Les habitudes ancrées chez
l’homme font de celui-ci un malade qui a peur d’un éventuel changement dans sa
façon d’être. Notre attitude face à nos habitudes peut changer si nous lui en
donnant le droit.
-Malheureux est celui qui fait
de sa vie un registre établi par les habitudes, il a perdu le sens naturel de
l’émerveillement et le goût du nouveau. Heureux est celui qui fait de sa vie un
horizon sans limites.
-Les habitudes ont créé en
l’homme un moule de comportements et d’humeurs en tous genres. Il suffit d’un
grain de sable dans la machine huilée depuis des lustres pour provoquer une
panne. N’ayons pas peur de lâcher-prise de toutes les habitudes qui nous
contraignent. Un seul petit changement porté avec lucidité sur notre façon stéréotypée d’être, provoque
en soi un chamboulement considérable sur notre attitude.
-Naître nouvellement à
l’imprévisible est impossible tant que nous préserverons coûte que coûte notre
vie selon nos schémas habituels. Comme il est simple de sortir de l’obscurité
quand nous accordons pleine confiance à la Lumière sans cesse renouvelée qui
nous meut.
-Chaque seconde comme chaque
respiration est inédite. Croire qu’elles sont habituelles nous masque le sens
du nouveau.
-L’habitude de raté sa cible
vient d’un tir qui n’est pas rectifié.
-Les habitudes conservées ne
sont rien d’autre que de l’attachement inconsidéré à ce qui n’est pas.
ooo
Attachement
-Nous attachons trop souvent
de l’importance à ce qui n’en a pas et pas assez à ce qui en a. L’important ce
n’est pas de s’attacher à qui ou à quoi que ce soit mais de se libérer des
liens qui retiennent notre liberté d’être.
-Les liens sont des cordes
usées qui maintiennent une idée frauduleuse de sauvegarde.
-L’homme pris dans la ronde
infernale de son mental illusionné s’attache toujours à la personne et à son
devenir. L’être libre n’est attaché à rien ni à personne. Il n’est plus rien ni
plus personne.
-L’attachement a fait de
l’homme un esclave de sa chair et de son sang, un poison qui donne un goût amer
à son existence.
-Le moi et le mien sont les
menottes dorées de la condition humaine.
-Les volets fermés nous
attachent à l’obscurité, les volets ouverts nous invitent à savourer la
Lumière.
-S’attacher à l’idée que l’on
se fait de soi-même comme à l’idée que l’on se fait de l’autre nous ferme la
porte de la Reconnaissance Unitive qui s’étend ou s’expanse hors de toute idée.
-S’attacher aux autres par
amour ou par empathie nous rend sensibles, touchant les profondeurs de notre
être, c’est une relation naturelle et saine qui rapproche les cœurs et permet à
l’esprit de chacun de s’adoucir un peu. L’essentiel dans cette sorte
d’attachement c’est de ne pas nous faire oublier que l’Amour relie, unit, ne
divise point ni ne sépare jamais.
-L’être aimé est le miroir qui
reflète sincèrement l’amour que l’on se porte. L’autre est moi-même et je suis
l’autre. Toute autre sorte d’attachement envers autrui comme envers soi-même
n’est basée que sur une notion égotique de domination ou de soumission.
-Vouloir faire de l’autre
celui ou celle que l’on aimerait qu’il soit n’est rien d’autre qu’attachement
infantile à notre petite personne égoïste. L’autre est lui-même, Entier,
respectons-le tel qu’il est.
-Comment aider autrui à sortir
de la brume, quand nous restons dans le brouillard de l’attachement.
-Dépendre de l’un, de l’autre,
de l’idée que l’on se fait de soi-même ou de quoi que ce soit d’autre, est une
addiction sévère qui nous enchaîne au poteau de la folie mentale.
-Qui ou Quoi s’attache à qui
ou à quoi ? Trouver la réponse nous éveille à notre nature non mentale.
-Tant que nous penserons que
nous possédons ceci ou cela, celui-ci ou celle-là, il est certain que nous ne
connaîtrons pas autre chose que le monde absurde de l’attachement aveugle.
-Comment se détacher sans
difficulté de nos attaches ? Que deviennent sincèrement nos attaches quand
nous ne sommes pas là, pour les considérer ou leur donner vie !
-Où sont nos histoires du jour
quand nous sombrons dans le sommeil profond ? Où sont nos rêves de la nuit
quand nous nous réveillons au petit matin ? Ce qui nous lie vraiment n’est
rien d’autre que l’idée que nous nous en faisons et que nous continuons
aveuglement à préserver.
-Il est impossible de sauter
d’une branche à l’autre si nous restons attacher à la première.
-Au printemps, les oiseaux
prennent un soin particulier pour construire leurs nids, nous pourrions croire
à un certain attachement et pourtant l’hiver venu, c’est sans attache qu’ils le
quittent.
-Celui qui fait un pas pour
avancer et juste après un pas de recul, ne fait rien d’autre que de stagner.
-Marcher avec un boulet de
pierre attaché à un pied ne rend pas la marche facile.
-Le Ciel est dépourvu de
frontières comme d’attaches.
-Le Soi reconnu comme tel
n’est lié à rien, pourtant il est tout, partout, en tous, s’étendant sans fin.
-Tant que nous penserons que
nous sommes des êtres limités, nous resterons enchaînés à nos limites.
-L’ignorance de soi comme la
crédulité héréditaire nous maintient dans une toile d’araignée dont les fils se
resserrent au fur et à mesure de notre adhésion à l’illusoire.
-Libre est celui qui s’est
défait de l’idée d’avoir des liens, chacun de ses pas est ouverture au dessein
divin.
-Bien que cela ne soit pas
toujours visible, combien d’êtres humains dits adultes préservent leur cordon
ombilical tout au long de leur vie ?
-Se servir de tout et ne
s’attacher à rien, quelle joie inexprimable que de vivre selon ces lumières.
-Dans la Réalité tout est Un,
Complet, Entier, Total sans ajout ni retrait nous dit le Maître Unificateur.
Aucune partie ne s’attache à une autre partie dans l’idée intentionnelle de
former le Tout. Retirer simplement l’idée fait s’évaporer naturellement
l’attache.
-Si nous sommes tous ici sur
cette terre expérimentale, ce n’est certainement pas pour nous attacher les uns
aux autres telles les mailles d’un grand filet de pêche. Si nous sommes là,
c’est plutôt pour nous délivrer intimement et réellement de toutes les idées
frauduleuses séparatistes qui empoisonnent notre liberté naturelle d’être,
empêchant l’opportunité merveilleuse de se rallier tous ensemble afin de jouir
sainement de la Vie Unitive qui nous est offerte.
-Nos attaches proviennent
souvent de l’intention à préserver des idées référentielles que l’on a de
soi-même comme d’autrui. Arrêtons seulement de croire que nous sommes
différents les uns des autres, arrêtons d’évaluer un statut supérieur ou
inférieur à soi-même juste par comparaison maladive.
ooo
Comparaison
-Si nos comparaisons n’étaient
pas faites de jugements non fondés, d’opinions individualistes et de croyances
de toutes sortes, nous verrions naturellement poindre le monde généreux des
différences. La Nature ne doit son nom qu’aux variétés d’espèces qui y vivent.
-Comparer au niveau du mental
analytique, c’est avantager une chose par rapport à une autre et en même temps
c’est ne voir réellement ni l’une ni l’autre. Comparer naturellement c’est
accueillir le jeu innombrable des différences sans pour autant les cataloguer.
-Critiquer selon ou d’après le
monde des références, c’est comparer une illusion à une autre.
-Voir les choses comme elles
sont, retire de notre esprit le monde étouffant des évaluations.
-Voir les choses comme elles
sont nous place simplement dans le présent. Les évaluer selon ou d’après nous
plonge continuellement dans le passé éteint.
-Comparer, critiquer, juger,
évaluer, peser, cataloguer ne sont que des formules mentales insanes qui
restreignent l’esprit naturel à la découverte et à l’émerveillement.
-Le jeune enfant qui compare,
le fait dans l’innocence naturelle tout en gardant l’esprit émerveillé sur tout
ce qu’il voit, fait et entend. Redevenez de tout petits enfants nous révèle le
Maître Unificateur. L’innocence est la clé de l’émerveillement et de la vision
unitive.
-Tant d’adultes dits sensés
sont devenus aveugles et sourds par le fait apprivoisé de toujours comparer ce
qu’ils voient tout en comparant ce qu’ils pensent être.
-Nous avons fait de la
comparaison naturelle un moyen vil de corruption intérieure et de glorification
de soi. Tout ce qui est maladivement fait, peut être sainement défait.
-Tant que nous considérerons
autrui d’après nos idées formatées d’évaluation, nous préserverons
intérieurement le sens de l’infériorité et de la supériorité, le sens du plus
et du moins, le sens du mieux comme du pire, le sens du pour et du contre, le
sens de l’attaque et de la défense.
-La main droite et la main
gauche jouent leur rôle respectif et toutes deux servent les actes d’un seul et
même esprit. Dans ce fait, nul besoin d’émettre de comparaison analytique.
Toutes choses, toutes vies ici-bas jouent leurs rôles, les évaluer ou les
comparer mentalement ne les modifieront pas pour autant.
-La pensée égotique ou
fragmentaire incite toujours celui qui vit sous son influence à faire la part
des choses, considérant le mauvais ici et le meilleur là-bas, préférant ceci et
détester cela, à aimer l’un et haïr l’autre, etc. Vivre selon ce modèle imposé
n’est que malperception de soi comme de tout Ce qui Est.
-Nous comparons toujours ce
que nous ne comprenons pas comme nous émettons des différences là où il n’y en
a pas. Tant que nous vivrons sous le régime du mental ratiocinant, nous ne
découvrirons pas que tout est fait selon des plans parfaits qui dépassent de
loin toutes nos élucubrations insignifiantes.
-Nous pouvons préférer une
chose à une autre mais nous ne sommes pas obligés d’y porter un jugement, car
juger l’une c’est aussi juger l’autre.
-Nous avons tendance à émettre
des jugements en tous genres sur autrui juste parce qu’il ne correspond pas à
ce que nous voudrions qu’il soit. Quand nous comprenons que l’autre ne peut
être que lui-même, qu’il n’est intérieurement en rien différent de ce que nous
sommes, qu’il est seulement une autre expression vivante de la Conscience Universelle,
qu’en vérité, nous sommes Un et le même sous une multitude de configurations,
nous perdons naturellement et sans affect, toutes les idées d’évaluation comme
toutes les idées de comparaison.
-Nous Sommes tous Un, le même,
l’idem sous une infinie variété d’aspects et de dispositions, juste pour animer
sainement notre intériorité et participer relationnellement au plan divin de la
Conscience Une.
-Tant que nous ne penserons
vivre que pour nous-mêmes et selon nos intentions égoïstes, nous préserverons
l’identification d’une personnalité fictive avec ses tendances insanes à
vouloir toujours comparer.
-Tout ce que nous voyons
semble être séparé et pourtant tout apparaît sous la conduite d’une seule
vision. Deux yeux pour une seule vision.
-Il est impossible de comparer
un battement de cœur à un autre battement de cœur. Mille battements proviennent
d’un seul cœur.
-Depuis notre plus tendre
enfance, nous sommes conditionnés et contraints à voir d’après les comparaisons
et les nominations, à étiqueter selon un ordre établi tout ce que nous
observons. Cette éducation bien que riche d’enseignement au début de notre
évolution en ce monde, nous a retiré peu à peu et intérieurement la vision
naturelle directe ou spontanée, le Voir avant de nommer ou de penser.
-Le mental analytique a pris
en considération que chaque chose, espèce, etc, doit porter un nom et une
étiquette qualificative, et depuis que nous avons pris en compte cette manière
restreinte du Voir, nous avons perdu le privilège sublime de communier
directement, au-delà des formulations verbales, avec ce qui est observé.
-Nous avons perdu notre
sensibilité naturelle spontanée juste par le fait de tout vouloir nommer et
contrôler.
-Désappointé est celui qui
voit sans voir. Serein est celui qui témoigne de la Vision Une Illimitée.
-Cette expérience vitale
confiée est duelle et ne peut s’exprimer que dans le monde de la dualité, c’est
ainsi. À force de toujours comparer et juger ce qui nous est offert, nous avons
fait intérieurement de cette dualité naturelle un mécanisme dualiste qui nous
enferme dans un cocon de dépendance aveugle.
-Dans la dualité, c’est toi et
les autres, dans l’Unité les autres sont toi. Dans le dualisme, les autres sont
tiens.
-Le monde duel est une école
naturelle d’apprentissage, le monde dualiste en a fait une prison mentale.
-Nous vivons tous dans un
monde manifesté duellement où tous ses éléments se côtoient naturellement sans
aucun souci. Nous avons besoin des deux côtés d’une pièce de monnaie pour
pouvoir la prendre ou l’attraper, c’est un jeu des opposés nécessaires pour
vivre ici-bas, pour expérimenter et exprimer. Le monde dualiste recrée la même
situation en nous, à la seule différence c’est qu’il cherche toujours un moyen
pour s’accaparer la pièce, la faire sienne.
-L’Unité dans la Diversité et
l’Unicité de l’Ensemble sont la nourriture naturelle du Sage.
Diviser, séparer, fragmenter,
désunir, juger sont les oripeaux dont se vêt l’esprit dualiste ou égotique.
-Si nous sommes présents à
nous-mêmes sans interférer mentalement, nous voyons sainement le monde et ses
richesses diverses et variées. Si nous observons le monde selon nos
interprétations mentales dualistes, nous restons dans l’aveuglement de ce qui
est à voir et dans l’ignorance de notre intériorité.
-Le moi et le mien, le il faut
avoir et le devoir faire pour devenir plus ou moins, sont les aliments avariés
dont se nourrit continuellement l’esprit empoisonné par le dualisme.
-La mémorisation comme l’anticipation,
le goût comme le dégoût sont les principales motivations de l’esprit dualiste.
-Nous sommes si intimement
enfermés par la critique portée sur toutes choses et sur tous les êtres,
d’après des idées bien arrêtées, avis et opinions de toutes sortes, que la
coquille du moi dualiste devient de plus en plus épaisse et bien sûr, plus dure
à percer. Percer sa bulle obscure laisse entrevoir un rai bienfaiteur de
Lumière.
-La Bulle obscure ou encore le
bocal « phénomental » (les phénomènes mentalisés) est l’espace limité
où chacun visite et voit le monde de l’autre en le conditionnant et en le
considérant par rapport à son propre espace psychique, physique et
environnemental. Ce bocal phénomental est juste là pour être brisé ou cette
bulle limitative pour être éclatée.
-Qui connaît qui ? Nous nous
voyons dans une bulle limitative et nous croyons nous connaître juste par
l’idée ou le concept que l’on se fait de soi et de l’autre. Tout ce que l’on
dit, pense ou exprime à propos de et selon l’esprit dualiste, n’est que buée
opaque qui masque la clarté de Ce qui Est.
-On ne sait jamais à qui l’on
s’adresse ni qui il y a en face de soi tant que l’on reste cloisonné dans sa
bulle où l’on suppose toujours à
propos de l’autre.
-Nous existons seulement dans
le regard de l’autre. Nous sommes en réalité au-delà des apparences.
-Il est impossible de se
mettre à la place d’autrui ou de quoi que ce soit d’autre. Le remède au sens de
la division et de la séparation entre les êtres, qui engendrent toutes les
guerres, toutes les frontières comme toutes les souffrances est de s’apercevoir
au présent, sans y prendre part, que ces bulles limitatives bien trop
étouffantes et invalidantes qui nous imputent tous, ne sont rien d’autre que
des idées viles sans fondation venant tout droit d’une mémoire dualiste
illusoire.
-Le dualisme n’existe que par
une manipulation inconsciente sécurisante qui, une fois décelée n’a plus de
base solide pour s’exécuter et continuer à drainer ses élucubrations néfastes
en soi comme dans le monde phénoménal ou duel que l’on côtoie.
-C’est la décision profonde de
se chercher et de se découvrir autrement que moi-je-mien personnalisé, qui
engage l’esprit à s’examiner intérieurement. Le fait de cette enquête studieuse
détient le pouvoir de briser en éclat le monde phénomental ou dualiste apprivoisé. Par ce fait, cette
enquête dévoile la même attitude limitée de chacun et de tous ainsi que la
possibilité d’y remédier, de s’en guérir pour s’en défaire totalement, en être
tout simplement indépendant.
-Ce sont les idées dualistes
qui ravitaillent l’ego et nous empêchent intimement de voir les choses
simplement comme elles apparaissent ainsi que de vivre les évènements
naturellement comme ils viennent. Déraciner l’idée qui dévie l’aperception
juste de Ce qui Est, laisse libre cours à la vie Une.
-Il est impossible de voir
réellement ce qui se passe ni de vivre ce qui est à vivre dans l’instant, tant
que nous préserverons l’idée désuète que cela devrait être autrement.
-Notre misère intérieure vient
de la folle idée de vouloir toujours changer les choses. À changer quelque
chose, il est certainement plus judicieux de modifier sa propre façon de Voir.
-Nos yeux segmentent en
parties ce qui est plein puis nous tentons avec les moyens du bord, de tout
réunir à nouveau ! N’est-ce pas là, la plus stupide des attitudes
adoptées et la plus grande supercherie qui soit ? Réapprenons simplement à
observer l’ensemble tel qu’il est sans chercher à le modifier selon ou d’après
des plans dualistes délirants.
-Toutes les projections en vue
de modifier ce qui ne peut l’être, viennent de mémorisations délirantes qui
essayent malgré la farandole des échecs, de sauvegarder l’ombre du doute.
-La Lumière se sert de l’ombre
juste pour comprendre le sens naturel des opposés interconnectés ou duels. La
Lumière ne connaît pas l’obscurité, elle la dissipe tout simplement.
-Douter de ce qui est observé
ne modifie en rien ce qui est vu. Douter de la façon d’observer peut tout
changer en soi. L’ego ou l’esprit dualiste doute toujours de ce qu’il ne peut
connaître.
-Le doute est nécessaire
jusqu’à ce qu’on en doute.
Mort est celui qui doute sans
cesse de tout et de lui-même. Vivant est celui qui a fait de ses doutes, une
opportunité lumineuse pour s’éveiller à lui-même et se réveiller librement à Ce
qui Est.
o
Onze Petites Clés pour garder les yeux ouverts.
Aucune
clé n’est nécessaire ni utile pour ceux et celles qui d’entrée de jeu,
saisissent spontanément leur nature véritable hors mentale ou hors de la pensée
conditionnelle inculquée. On les nomme les Bénis, les Oints, les Bienheureux ou
encore les Gracieux. Mais rares sont-ils à ne pas être passés par le chemin
ambigu et décourageant de la souffrance, de l’interrogation, du doute et de la
peur.
Les
clés n’ouvrent que les serrures de portes que nous croyons fermées.
Dire
ou affirmer que les portes sont déjà pleinement ouvertes ou qu’il n’existe
aucune porte, que tout est déjà Là ici et maintenant, que nous sommes déjà Cela
sans rien faire de particulier, qu’il est juste nécessaire d’être présent ou
lucide pour le constater est entièrement vrai. Mais cette vérité indéniable
n’est pas toujours compréhensible ni admissible pour le chercheur sincère
désireux de se débarrasser des résistances ou scories mentales déviantes adoptées
afin de Voir directement Ce qui Est et se Connaître Libre de ce qu’il n’est
pas.
Nos
vies mentalisées depuis le début de notre existence en ce monde manifesté
duellement, nous provoquent et nous poussent sans cesse à chercher
extérieurement tout et n’importe quoi pour un certain confort sécuritaire ou
autre chose de désirable qui nous sied. La quête intime, l’introspection de soi
a aussi besoin de moyens concrets et fiables pour nous aider à mieux comprendre
nos désappointements et de manière à trouver intérieurement une issue salutaire
à notre monde psychique trouble.
La
vision intérieure obstruée par le mental égotisé et ses multiples références
nébuleuses a besoin d’outils perspicaces et concrets pour sortir de ce mal être
entretenu inconsciemment en vue de jouir pleinement et paisiblement dans
l’instantanéité, de tout ce que la vie nous offre continuellement.
En
tout temps comme en tout lieux, les Trouveurs de Vérité, les Maîtres Conscience
ou Maîtres Unificateur, bien qu’au-delà du besoin, de la personne imaginée et
de l’idée fragmentaire, ont souvent sans réellement en avoir le désir choyé,
mis en place un enseignement correspondant à leur propre Révélation du Soi ou
Réalisation Unitive. Pour ce faire et de façon à transmettre simplement et
efficacement l’Evangile de l’Eveil au plus grand nombre, ils ont placé quelques
méthodes ou Clés d’Or pratiques dans le Message non duel.
Voici
parmi tant d’autres, onze petites Clés reçues intérieurement sous la forme de
pensées vivantes pour poursuivre sans heurt le chemin sans distance, avec le
souhait profond qu’elles permettront à ceux et celles qui s’en servent, à
fermer la porte de l’illusoire et de l’absurde derrière eux pour l’ouvrir à
nouveau sur un horizon intérieur réel et sans limites.
o
1) La
clé du : Tout Passe.
-Tout ce qui vient, tout ce
qui apparaît, tout ce qui s’en va, tout ce qui disparaît, tout ce que l’on
pense, fait, dit ou crois, le temps, l’espace, le jour, la nuit, la joie, la
peine, la naissance comme la mort n’ont aucune existence propre ni de réalité
permanente. Tout ceci n’est que de passage sur l’écran de la conscience Je
Suis. Si tout est transitoire, éphémère et illusoire après étude, à quoi bon
s’y attarder et en dépendre.
-Cette personne à laquelle
nous nous attachons sans vraiment s’en rendre compte, est limitée par de
nombreux besoins et ne peut exister que sous la directive d’une conscience
conditionnée nommée aussi je suis. Ce je suis ou conscience intellectuelle ne
se vit que par référence mémorielle qui se projette en de similaires demain,
s’identifiant à un je suis ceci ou cela. Comprendre que lui aussi n’est qu’un
instrument temporel de passage pour la reconnaissance de Ce qui le précède,
nous invite à s’en servir sciemment pour découvrir et créer sans se
l’approprier égoïstement.
-Toutes les images en
mouvement qui passent sur l’écran cinématographique n’affectent pas ou très peu
l’observateur qui réside dans son présent. Les émotions comme les humeurs sont
changeantes, c’est une preuve irréfutable de leurs impermanences.
-Chaque seconde passe laissant
la place à la suivante. Sans ce phénomène naturel ordonné qui nous montre
l’impermanence des évènements comme des choses, la vie telle qu’elle se
présente ne pourrait être connue ni vécue.
-Si nos vies temporelles habillées
de ce corps de chair et d’un mental friable vivaient en permanence, nous
serions des milliards à vivre les uns sur les autres, nous manquerions d’air,
d’eau et de nourriture, la terre elle-même ne pourrait le supporter plus d’une
minute. Si tout est fait comme il en est aujourd’hui et depuis toujours, nous
montrant que nous sommes des passants temporaires en quête consciente ou
inconsciente de notre Intemporalité, c’est pour notre bien, celui de tout comme
de tous.
-La peur de perdre ceci ou
bien cela, celui-ci ou bien celle-là, tente sans fin et en vain de contrecarrer
l’inéluctable. Oui, tout passe et heureusement que tout passe !
-Il nous est impossible de
retenir le moment qui passe comme il est stupide d’essayer de freiner le vent.
-Nous sommes tous des passants
temporels en reconnaissance de Ce qui nous meut intemporellement. Soyons
seulement alertes et présents à Cela comme à nous-mêmes pour ne pas rater le
coche.
-La Présence à Soi-même est
une aubaine pour voir les choses comme elles sont et les laisser passer.
-Celui qui vit en son Présent
Inconditionnel accueille ce qui vient comme ce qui va, équanimement.
-Comment être réellement
affecté par quoi que ce soit ou qui que ce soit de passage quand nous
reconnaissons intérieurement ne pas être de ce monde temporel sans cesse sujet
aux changements comme aux défilements.
-Nous sommes tous des passants
aptes à re-connaître Ce qui en soi ne passera jamais.
2) La clé du Ni Ceci, ni Cela.
-Chaque pas fait à l’intérieur
de soi avec lucidité, nous montre que nous ne pouvons être ni ceci, ni cela, ni
ce que l’on voit, ni ce que l’on nomme, ni ce que l’on croit, ni ce que l’on
s’imagine. Le fait de descendre en conscience au plus profond de soi en
témoignant de tout ce qui se passe sans se laisser prendre au jeu des transits,
nous replace obligatoirement dans la présence témoin neutre et avant quoi que
ce soit.
-Le Je Suis Intemporel précède
qui ou quoi que ce soit sans s’identifier à ceci ou à cela, c’est sa fonction.
-Pour voir un manège en train
de tourner ou pour l’observer dans son ensemble, il est avant tout nécessaire
de ne pas rester sur le manège, d’en sortir. Voir de l’extérieur le monde des
phénomènes est la preuve que nous ne pouvons être ce que nous voyons.
-Sortir du jeu des mondes contradictoires
nous initie sur ce qui est vu et encore plus sur celui qui voit.
-Ne pas rester sous
l’influence de l’identification comme de l’interprétation, nous apprend à
tourner le regard vers notre juste intériorité.
-Si nous pensons être ceci ou
bien cela, c’est que nous croyons aussi que nous pouvons devenir autrement que
ce que nous sommes. Tant de « remue-méninges » pour si peu de
résultat au bout du compte, devrait nous permettre d’arrêter tout ce circuléum
mental invalidant et de s’accueillir différemment les uns, les autres.
-Toutes les interprétations
émises sur nous-mêmes dans l’espoir de devenir autre que ce que nous sommes
vraiment, est semblable à un chien qui se voit dans un miroir, l’aboyant avec
force, croyant par ce leurre, avoir à faire à son pire ennemi.
-S’accepter tels que nous
sommes au-delà d’un je suis ceci ou cela, évite bien des élucubrations
infantiles en tous genres.
-Si Dieu Source nous a fait
ainsi c’est qu’il nous aime comme ça, même si nous soutenons le contraire. Si
nous nous apprécions tels que nous sommes, nous comprendrons ce que cela veut
réellement dire.
-Ce sont les idées
référentielles de comparaisons enregistrées et de croyances aveugles, prises
pour vraies qui nous font croire que nous serons certainement mieux en devenant
un autre.
-Que l’arbre fruitier soit
droit ou tordu, qu’il nous semble beau ou laid, l’essentiel en fin de compte,
c’est qu’il donne de bons fruits. La Nature donne beaucoup d’exemples
d’entièreté ou de complétude.
-C’est un privilège de s’accueillir
simplement sans vouloir modifier quoi que ce soit. Dieu ne se soucie pas de la
forme, du nom ni de la couleur, sa vision dépasse de loin l’idée d’être un ceci
ou un cela.
-Nous n’avons besoin de rien
pour être simplement soi-même et naturellement heureux. Nous avons juste besoin
de ne plus s’embarquer aveuglément dans les fabulations rocambolesques qui nous
poussent toujours à devenir autre.
3) La
clé de l’Avec ou du Sans.
-Dans notre vie quotidienne,
certaines situations se présentent et d’autres pas, il en est ainsi. Il est
bien rare de tout expérimenter individuellement, nous n’aurions pas assez de
vivre mille ans pour tout connaître comme pour tout découvrir tant il y a de
choses et d’évènements en tous genres qui se font et se défont. Nous pouvons
tout de même constater que quand une situation se présente dans notre espace
vital, nous y prenons part, nous faisons avec et si elle ne s’est pas présentée
à nous alors, nous faisons simplement sans.
-Faire avec ou faire sans,
vivre avec ou vivre sans est le déroulement naturel de l’existence en chacun.
Les situations deviennent conditionnelles, complexes et lourdes de conséquences
quand nous émettons un jugement, une critique, une implication qui attaque ou
défend, être pour ou contre qui ou quoi que ce soit.
-Etre pour ou contre, c’est
défendre un point de vue ou l’attaquer. Etre avec ou sans, c’est accueillir
simplement Ce qui Est, tel que cela se présente dans notre espace vital confié.
-L’attaque, la défense, le
pour, le contre sont des intentions néfastes entretenues envers soi-même comme
envers tous, venant d’un passé non élucidé et non classé.
-Le pour et le contre qui ou
quoi que ce soit nous dévie constamment de notre présence naturelle à soi. Etre
avec ou sans, nous relie naturellement au moment présent comme à Ce qui Est.
-Nous pouvons émettre toutes
sortes d’opinions si celles-ci ne sont pas blessantes pour soi comme pour
autrui. S’impliquer ne veut pas dire prendre part pour attaquer ou défendre.
-Quand nous projetons un
jugement non fondé, c’est que notre esprit reste sous le contrôle égotique,
voulant toujours justifier un meilleur par rapport à un pire, un plus par
rapport à un moins, un juste par rapport à un injuste.
-Celui qui réside en son
présent ne pense même pas à se défendre ni à attaquer. Pour lui, le pour et le
contre, la défense comme l’attaque ne sont que des notions totalement
illusoires, dépourvues de réalisme, du non sens émis par des esprits immatures
qui ne se connaissent pas.
-Le mental ratiocinant à fait
de l’attaque et de la défense un moyen pour se protéger inconsciemment d’une
éventuelle libération.
-Il est bien rare de voir dans
la nature, des animaux qui attaquent ou défendent des points de vue. Seuls les
hommes émettent des opinions qui vont contre nature.
-Vivre avec ou sans, c’est se
vivre simplement dans l’Instant, là où nous sommes, comme nous sommes. Vivre
pour ou contre, c’est perdre de vue l’Instant Magique Offert tout en préservant
un moi orgueilleux, en quête d’une respectabilité vaniteuse venant d’un passé
périmé.
-Que l’on soit d’accord ou
pas, nous sommes naturellement les uns avec les autres.
4) La
clé de l’Attention.
-L’attention n’est pas un mode
verbal, c’est un acte vital, une application pleinement présente.
-Etre attentif, c’est être Là
au moment précis sans intention particulière, si ce n’est que de témoigner
pleinement à ce qui se fait comme à ce qui se défait.
-Le Faire se passe aisément
d’une implication trop conditionnelle mais jamais d’une attention précise.
-L’attention prévient de
l’acte à accomplir, c’est un réajustement au présent de sa perception afin que
ce qui se fait ou doit se faire, se fasse avec précision et sans trop de
difficulté.
-Préciser un geste quel qu’il
soit et dans n’importe quel domaine, nous replace dans l’instantanéité.
L’attention précède l’action tout en lui procurant une pleine attention lors de
son exécution.
-Etre attentif, c’est être à
l’écoute du moindre comme du beaucoup, c’est l’aliment régulier et naturel dont
se nourrit le Sage. Etre à l’écoute de l’autre, c’est permettre que l’autre
porte aussi l’écoute sur lui-même. Etre attentif, c’est aussi et surtout être
attentif à l’être.
-Faire attention nous montre
les obstacles où ils sont afin de les éviter ou de les transcender.
Généralement, les incidents comme les accidents de parcours signalent un manque
d’attention juste à soi comme à ce qui se passe au présent.
-L’esprit attentif prend tout
le temps qui lui est accordé pour éviter l’inattention.
-Les animaux sont des exemples
vivants pour nous initier à l’attention comme à l’inattention. Il est rare
d’attraper un animal sauvage sur ses gardes comme il est facile de l’attraper
quand son attention est au repos.
-Quand nous marchons dans la
nature en l’observant sans la mentaliser, l’attention à ce qui se passe nous
révèle un monde merveilleux insoupçonné. Chaque parcelle de vie mérite notre
pleine attention.
-Vivre le moment présent ne
peut être sans une attention véritable sur soi comme sur tout Ce qui Est.
-Tous les matins, un disciple
demandait comme à l’accoutumé une méditation du jour à son Maître. Le Maître
lui dit alors : Attention. Le disciple : Oui mais, donne-moi ma
méditation ! Le Maître lui redit : Attention. D’accord, mais
donne-moi ma méditation du jour !! Répliqua un peu frustré, le disciple et
le Maître lui dit à nouveau avec une vigilance particulière et franche:
Attention, Attention.
-Si les hommes étaient
attentionnés envers eux-mêmes comme envers tous et tout ce qu’ils côtoient,
cette terre retrouverait sans aucun problème son nom d’origine ; l’Eden.
-Soyons attentif et
attentionné envers tout ce que la Vie nous offre, cela évite de se tourmenter
outre mesure, nous permettant par cet acte juste d’accéder pleinement à notre
nature de Vivant afin de jouir sainement de l’instant présent.
5) La
clé de la Vigilance.
-La Vigilance et l’Attention
sont aussi proches l’une de l’autre que la bouche l’est du nez.
-Le manque de vigilance à soi
nous détourne constamment de l’instant précis où tout se vit pour nous réfugier
dans un passé qui n’est plus ou nous projeter sans cesse dans un futur qui
n’est pas encore.
-Etre Là, où nous sommes,
comme nous sommes sans chercher à être autrement ou faire plus que le
nécessaire, nous informe sans l’ombre du doute, d’une studieuse vigilance à
l’instant.
-La vigilance de l’instant est
indispensable pour ne plus être dupe. Elle s’appuie généralement sur un
témoignage neutre et lucide de ce qui se vit en soi comme à l’extérieur de soi
sans pour autant être affecté de ce qui en définitive, ne fait que s’évanouir
dans le néant.
-La vigilance n’est pas un
outil momentané ou de passage lors du parcours d’un chercheur de Vérité, même
un Sage ayant reconnu ou réalisé sa nature intemporelle s’en sert pour
continuer son expansion intérieure.
-Dés qu’une pensée déviante de
l’instant magique intervient dans l’esprit du méditant, la vigilance intérieure
en témoigne, montre son insignifiance au présent et l’évacue tout
naturellement.
-Nous avons perdu notre
vigilance intérieure dans l’espérance exagérée de meilleurs jours comme nous
avons perdu notre confiance en soi-même dans les croyances aveugles nourries de
belles promesses.
-La vigilance maintient droite
la barre du gouvernail de notre petite barque qui vogue sans fin sur les eaux
vives et mouvementées de l’existence.
-Notre nature profonde est la
vigilance même. Notre nature superficielle adoptée l’a conditionné de sorte à
s’en servir de temps en temps et que pour ses propres intérêts.
-Voir et Ecouter véritablement
reste impossible si la vigilance ne les accompagne pas.
-L’ego a fait de la vigilance
une armure pour être fort et invulnérable. Le moi libre, lui, se sert de la
vigilance pour rester vulnérable à Ce qui Est, sans préserver la moindre
faiblesse.
-Etre soi-même simplement se
passe de tout commentaire, nous le sommes déjà ici et maintenant depuis
toujours et à jamais. La vigilance portée sur soi ne fait rien d’autre que de
confirmer naturellement cela.
-Heureux est celui qui se vit
simplement au présent, là où il est, comme il est. Il garde son esprit et son
cœur totalement ouvert, innocent, vulnérable à ce que la vie lui propose à
chaque instant tout en étant pleinement vigilant.
-La vigilance de l’instant est
le moteur naturel de la présence lucide à soi.
6) La clé de la Constatation.
-Voir le monde tel qu’il est
sans chercher à le modifier, c’est constater qu’il ne peut être autrement. Se
voir tels que nous sommes sans chercher à devenir autrement, nous relie
simplement à Ce qui Est.
-L’autre est moi-même sous une
autre configuration. Nous sommes tous, bien que différents d’aspects et de
caractères, UN. La Conscience Universelle et son jeu de Re-connaissance
d’Elle-même au travers de tout comme de tous, nous convie Nous, Identités
Suprêmes Intemporelles, à participer à la pleine expansion de sa Divine
Réalité. Tout ceci est incompréhensible et impossible pour un mental limité qui
limite. Pour celui qui est ce qu’il est, là où il est, comme il est, libre de
ce qu’il n’est pas, ce n’est rien d’autre qu’un simple constat, tout comme le
fruit mûr tombe de lui-même de son arbre.
-La chaleur comme la fraîcheur
se passe de tout commentaire, simple constat.
-Constater nous place
directement en tant que témoin neutre et conscient de ce qui se passe. Prendre
part totalement à ce qui ne fait que passer restreint la vision naturelle de
l’ensemble pour nous propulser dans la ronde individuelle et infernale de
l’implication analytique.
-Nous sommes avant que quoi
que ce soit n’arrive. Constater ce phénomène naturel de témoins, nous invite à
ne plus se laisser envahir par toutes sortes d’idées ou de pensées
contradictoires et superflues.
-Il pleut ou il fait beau est
un constat naturel. J’aimerais ou je voudrais que le temps climatique soi comme
ceci ou cela, nous détourne du fait toujours présent pour nous projeter dans
les contradictions et les frustrations.
-Constater n’est pas juger,
c’est s’intéresser sans pour autant condamner.
-Il en est ainsi ou encore
tout est comme cela doit être, est le fait d’une juste constatation.
-L’habitude inculquée de
toujours juger, peser, critiquer, condamner ou comparer plus que de raison a
fait du constat naturel, une entrave à notre simple témoignage neutre et
conscient de ce qui se passe et qui ne fait que passer.
-Si nous continuons
d’entretenir aveuglément dans notre esprit ce qui n’est plus et ce qui n’est
pas encore, il nous sera impossible de constater que nous ne vivons réellement
qu’Ici et Maintenant.
-Nous sommes ici et maintenant
et cela tout le temps que Dieu fait, c’est un fait réel constaté.
-Quand nous constatons
intérieurement et comprenons avec assurance que tout ce qui se vit sur cette
terre expérimentale ou ailleurs est créé selon un ordre divin parfait et
équilibré, quel que soit les règnes ou les espèces végétales, minérales,
animales et nous les êtres humains de toutes races comme de toutes couleurs
inclus, nous arrêtons d’évaluer comme de cataloguer selon un désordre ou un
déséquilibre venant du mental égotique qui sépare toujours ce qui n’a pas
besoin de l’être. Nous réapprenons alors à reconsidérer la vie naturelle dans
son ensemble en respectant chaque élément pour ce qu’il est, ni plus ni
moins.
7) La
clé du Sans Souci.
-Qui ou quoi se soucie de qui
ou de quoi ? La Vie est ce qu’elle est en deçà de toutes opinions.
-Le mental trouble a tendance
à se soucier de tout et de n’importe quoi, c’est une mauvaise habitude adoptée
qui le dévie continuellement du temps présent. C’est aussi un manque de
compréhension et de connaissance du déroulement naturel des choses comme des
évènements. Que l’on se soucie de ce qui doit ou va se passer n’enlève ni
n’ajoute rien à ce qui doit ou va se passer.
-Quoi qu’il se passe dans nos
vies quotidiennes, nous sommes dans l’obligation d’accepter ce qui arrive même
si cela ne nous ravit pas toujours. S’en soucier c’est tenter de modifier
l’inévitable.
-Ne pas se soucier des
évènements qui viennent visiter notre espace vital, ne veut pas dire ne pas s’y
intéresser ou comme dit, s’en foutre, c’est seulement comprendre que nous
n’avons pas le pouvoir de contrecarrer réellement le cours des choses, des
situations et des évènements fugaces.
-Les nuages chargés d’eau ne
font que traverser pour un temps le Ciel sans véritablement le déranger. Si
nous nous en soucions plus que de raison, cela n’empêchera pas pour autant la
pluie de tomber.
-La vie matérielle est très
dure. Le monde de l’argent, des taxes, du travail, de l’éducation, de la
famille, le chauffage, la nourriture et bien d’autres choses qui nous incombent
quotidiennement, font que les soucis pour ceci ou cela semblent justifiés. Il
n’est certes pas évident de se dire sans le moindre doute, tout cela n’est pas
bien important et je n’ai pas à m’en soucier. Mais contrairement à ce que l’on
peut en croire, juste le fait de se dire avec sincérité, que ce n’est pas si
grave, que cela ne fait que passer, retire en soi bon nombre d’inquiétudes tout
en permettant de tranquilliser son esprit.
-Les épreuves ne sont que
vagues apparentes temporaires sur l’Immuable profondeur de l’Océan.
-L’esprit quiet aborde plus
simplement les difficultés qu’un esprit inquiet.
-Quand nous comprenons que
nous précédons tout et quel que soient les difficultés momentanées, nous
accueillons puis témoignons simplement des choses et des évènements tels qu’ils
sont.
-Qui s’inquiète de quoi que ce
soit durant le sommeil profond ?
-Rire souvent et naturellement
de bon cœur au quotidien est un remède efficace contre les soucis.
-Dans la réalité du moment,
rien ne trouble l’esprit quiet qui témoigne des vas et des viens incessants.
-Ne faisons pas de notre vie
un souci permanent, faisons de notre permanence une vie sans souci.
-Malheureux est celui qui a
peur de ce qui vient car il le nourrit constamment d’inquiétude.
Heureux celui qui vit
pleinement le moment qui se présente car le souci n’adhère pas à sa nature de
témoin conscient.
8) La
clé du Laisser-faire et du Lâcher-prise.
-Le laisser-faire est le dos
de la main, le lâcher-prise en est la paume.
-Laisser-faire c’est
lâcher-prise, lâcher-prise c’est laisser-faire. Ces deux notions coexistent et
ne peuvent être séparées tout comme ne peuvent être séparés dans le corps, les
os de leur propre moelle.
-Nous ne pouvons pas laisser
les choses se faire naturellement si nous ne lâchons pas la prise de l’idée qui
les retient.
-Pour faire un pas en avant,
il est avant tout nécessaire de laisser derrière soi celui qui le précède.
-Nous pouvons souvent
remarquer lors de la recherche d’un mot, d’un nom ou d’une chose et que nous
n’arrivons pas à le ou la trouver dans la mémoire, qu’il suffit seulement d’en
lâcher-prise pour que ce que nous cherchons remonte facilement à la surface de
notre esprit. Ce phénomène naturel prouve que les choses se font beaucoup mieux
quand nous acceptons de laisser faire.
-Nous avons tellement tendance
à organiser nos vies selon des modèles carrés ou stéréotypés, que nos esprits
ne peuvent plus ou ne savent plus comment laisser-faire ni lâcher-prise.
-Rejeter, retenir, envier,
croire, empêche l’esprit de s’épanouir dans la joie vivifiante du
Laisser-Vivre.
-Tant que l’esprit ne lâche
pas prise de l’idée égotique qui le maintient dans la souffrance, il lui sera
impossible de concevoir un monde intérieur paisible dépourvu de souffrance.
-Vivre librement ne se peut
qu’en lâchant prise de l’idée d’être libre. Laissez-faire c’est être Libre.
-Le vrai méditant a lâché
prise de lui-même, il a ouvert son esprit et son cœur au laisser-faire.
-Une graine semée avec soin ou
naturellement au moment propice, germe et pousse sans inconvénient.
L’homme devrait tirer de bonnes
leçons du laisser-faire enseignées par Mère Nature.
-Nos corps grandissent de leur
propre fait. Il est bien rare de tirer sur les cheveux pour qu’ils poussent. Le
laisser-faire est naturel mais le mental mesquin tente toujours d’intervenir
sur ce qui n’est pas de son ressort. Vivre et laisser vivre est incohérent pour
un mental limité qui limite.
-Il est plus aisé d’ouvrir une
main que de la fermer. Lâcher-prise des tensions nous invite à la sérénité. Un
sourire naturel prend moins d’énergie qu’une grimace.
-Un petit moment de repos
après un repas permet à l’estomac de mieux faire sa digestion et au mental
détendu, de le laisser-faire.
-Si des pensées traversent
notre écran mental pendant un moment méditatif, ne les retenons pas ni ne
voyageons pas avec elles, vu qu’elles ne font que passer, nous n’avons aucun
besoin de les retenir, laissons-les aller sans rien faire de plus. Nous ne
sommes pas les pensées puisque nous les précédons et pouvons en témoigner, le
lâcher-prise n’est en fait, rien d’autre que cela.
9) La clé de l’Expiation.
-Nous sommes ce que nous
sommes et jamais nous ne pourrons être autrement. Expier n’est qu’un outil pour
nous défaire de ce que nous ne sommes pas, de ce que nous voulons être ou
croyons être.
-Expier n’est pas rejeter ni
détruire, c’est se défaire ou corriger l’erreur pour voir et agir nouvellement.
La correction n’est pas
infliger ni punir, c’est rectifier le tir de manière à ne plus commettre
l’erreur.
-L’expiation est un tuteur qui
redresse nos intentions comme notre perception.
-Expier ses erreurs passées
qui n’ont aucune existence au présent puis pardonner l’idée de les avoir
préservées et entretenues inconsciemment, libère des envies comme des
répulsions.
-Depuis trop longtemps nous
entretenons l’idée saugrenue de nos prédécesseurs ignorants comme quoi
l’expiation ne s’adresse qu’au domaine du péché en sacrifiant ceci ou cela,
celui-ci ou celle-là tout en inculquant pénitence au soi-disant pécheur. Le
péché n’est qu’une erreur de vision sur le parcours vital du chercheur, qui
doit seulement être corrigée de manière à ne plus la refaire ou ne plus rester
sous son emprise. Le péché n’est pas une faute grave impardonnable qui apeure
les esprits en vue d’un avenir infernal.
-Nous ne sommes pas les
maîtres de notre destinée car nous ne savons rien de ce qui va se passer dans
la seconde qui suit. Par contre, nous sommes notre seul juge car nous avons le
pouvoir inné de corriger efficacement nos erreurs.
-Quand une faute d’orthographe
dans un mot écrit est perçue, la première chose qui nous vient à l’esprit est
de la corriger et non de la châtier. L’expiation n’a pas d’autre fonction que
de corriger.
-Défaire, Expier,
Désencombrer, Débarrasser, Libérer, Nettoyer, etc, ne sont que des outils
fiables dont se sert studieusement le méditant pour dégager sa pièce intérieure
de façon à accueillir le nouveau.
-La correction comme
l’expiation n’est qu’un petit chiffon propre qui nettoie les verres de nos
lunettes, de manière à voir plus clairement ce qui se passe en soi comme à
l’extérieur de soi.
-Se remettre totalement en
question est indispensable pour renaître à soi-même comme à l’évidence d’être.
L’expiation de ce que nous avons cru être et de ce que nous préservons
inconsciemment est essentielle pour réellement se connaître.
-Il est absurde de rajouter du
bon vin dans un verre qui contient du vinaigre. Vider le verre et ensuite le
nettoyer est impératif pour le remplir nouvellement du nectar divin.
-Un bassin d’eau croupie ou
stagnante est exempt de poissons rouges.
-Que celui qui n’a jamais
péché lui jette la première pierre nous dit le Maître Unificateur. Si nous
corrigeons ou expions notre façon de voir et d’interpréter selon nos propres
considérations et opinions, nous comprendrons que nous sommes tous Un et à la même
enseigne. Alors, nous arrêterons simplement de juger quiconque selon nos idées
apprivoisées. Apprenons seulement à écouter plus attentivement notre cœur, lui
seul sait comment aimer chacun véritablement.
10) La
clé de l’Acceptation.
-Que l’on désire ou pas, que
l’on veuille ou pas, nous sommes dans l’obligation d’accepter ce qui se
présente ou ce qui arrive dans notre espace vital.
-Tout ce qui se présente dans
notre quotidien, d’utile et d’inutile, de plaisant ou de désagréable, de joie
comme de peine, fait partie du déroulement duel de l’existence. Nous ne pouvons
faire autre que d’accepter ce phénomène dans son entier, c’est ainsi.
-Accepter ou refuser une
situation quelle qu’elle soit, n’empêche aucunement celle-ci d’avoir lieu.
-Avant de refuser un évènement
quel qu’il soit, il est indispensable de l’accepter auparavant.
-Apprendre à accepter ce qui
vient c’est aussi apprendre à accepter ce qui part.
-Nous acceptons aisément
l’idée de la naissance, faisons de même avec l’idée de la mort, ces deux phénomènes
inhérents à l’homme temporel sont la trame d’un même et seul tissu, la Vie.
-La Vie comme la Nature est
pleine et entière, n’acceptant ni ne refusant rien. Tirons-en un bel exemple
pour notre relation respectueuse avec soi-même et avec autrui.
-Tant que l’esprit de l’être
humain s’alimentera de confusions comme de frustrations sur lui-même et sur
tout ce qu’il côtoie, il lui sera impossible d’accepter une nouvelle façon de
vivre et de voir.
-Si nous comprenons que nous
précédons qui ou quoi que ce soit, que nous sommes avant tout témoins neutres
et conscients, il nous sera plus facile d’accepter ce qui vient comme ce qui
va.
-En ce monde du nom et de la
forme, tout ce qui apparaît ne fait que disparaître. Notre présence à soi qui
précède tout ce qui défile, nous fait accepter ces faits transitoires, sans
problème.
-Accepter pleinement autrui ne
se peut sans et avant tout, s’accepter pleinement soi-même.
-Accepter ce qui nous convient
est plus simple que d’accepter ce qui nous dérange. Accepter ce qui nous
dérange sans se laisser embarquer mentalement, c’est faire preuve d’une grande
maturité.
-Changer son mode habituel de
toujours accepter et de refuser selon nos désirs, nos envies ou nos choix
fictifs, éveille notre esprit à une nouvelle compréhension de soi, révélant peu
à peu en notre for intérieur, une nouvelle attitude plus équilibrée et plus
sereine.
-Tout ici-bas devient une
leçon bénéfique à la connaissance de soi pour celui qui en accepte le juste
fait.
-Heureux celui qui Accueille
sans discriminer ni séparer, il reconnaît que tout n’est qu’Acceptation et
Union.
- Accepter véritablement c’est
accueillir et apprécier ce que la Vie nous convie sans cesse à découvrir.
11) La clé de L’Innocence.
-L’innocence est la clé
intérieure qui déverrouille la porte du pur émerveillement.
-L’innocence de l’enfance
retrouvée par l’adulte conscient, lui révèle un monde merveilleux au-delà de
toute espérance comme de toute imagination.
-Redevenez des petits enfants
dont l’innocence n’est pas encore souillée par l’idée, nous enseigne le Maître
Unificateur.
-Les jeunes enfants portent en
eux le parfum de l’innocence que nous adultes, devons retrouver.
-L’innocence perdue dans
l’ignorance ou la crédulité rend le cœur des hommes, avides, perfides et amers.
L’innocence retrouvée avec lucidité alimente le cœur des hommes, de bonté, de
simplicité et de juste attention.
-Il y a souvent confusion
entre l’innocence et la naïveté. L’innocence est synonyme de simplicité et
d’étonnement, la naïveté est synonyme de crédulité ou d’ignorance.
-Nous venons en ce monde, nus
comme des vers et en toute innocence. Puis nous nous vêtons de nombreuses
codifications et conditions nécessaires au début de notre évolution pour se
conformer au moule de la civilisation. Par la suite, nous apprenons à chercher
le comment, le pourquoi, l’obtention, le devenir, la réussite, l’exploit, la
valorisation de soi et bien d’autres choses pour conforter cette petite
existence temporelle. Ensuite, souvent par épreuves, expériences ou déclics pas
toujours agréables, nous nous apercevons de notre perpétuelle insatisfaction
nourrie de frustrations comme de confusions en tous genres. À ce carrefour de
nos vies, deux routes s’offrent à nous. La première route nous conduit malgré
les difficultés, à assouvir une faim possessive égotique qui semble inépuisable
et la seconde route, à se rebeller intérieurement de façon à comprendre nos
propres désappointements. La première est la plus répandue de par ses attraits
matériels et autres, la seconde est plus intime, plus méditative, plutôt
silencieuse. La première nous incombe de mille savoirs pompeux, la deuxième
nous invite seulement à s’en défaire. La première nous inculque la lassitude,
l’indifférence et l’orgueil, la seconde nous éveille par l’innocence retrouvée
à l’émerveillement, à la simplicité et à la spontanéité.
-Ne faisons pas de ce monde
naturel qui nous élève, nous nourrit et nous permet de se comprendre, une
décharge d’ordures et de pollutions en tous genres. Reconnaissons et respectons
seulement son innocence véritable face à ce que nous en faisons par manque de
juste responsabilité et d’empathie.
-Heureux est celui qui sur son
parcours de vie a retrouvé la saveur de l’innocence, il a perdu le sens des
fausses responsabilités comme le sens de l’ignoble culpabilité.
-Nous sommes tous innocents au
regard vivant de Dieu mais tous coupables aux yeux des hommes.
-La vie offerte est d’une
richesse inestimable pour un être humain qui vit en pleine conscience et en
toute innocence, en simplicité. Même s’il ne possède rien de palpable ou de
visible en ce monde, il est plus fortuné qu’un empereur revêtu d’or.
*******
(Au
Fils ou Fille de l’Intemporel)
Réveille-toi !
Le
temps est venu pour toi de résilier le contrat d’avec ce qui n’est pas.
Tout
est déjà là, Plein et Entier qui te dit à chaque
battement de vie :
J’ai
besoin de Toi à mes côtés, Réveille-toi ! Réveille-toi !
Eveille-toi
à la joie d’Etre Simplement, sans but, sans rêve, sans
condition,
Ne
tourne plus ton regard vers l’extérieur à le nourrir de futiles illusions,
Le
chemin sans distance est Là, en toi,
à l’Intérieur sans autre direction.
Eveille-toi
à l’Unité, fais fi de toutes
croyances, de toutes peurs et idées erronées,
Ne
pense plus à la demande, à l’avoir, à l’espoir pour Vivre Qui Tu Es,
Aucun
besoin, aucun recours, aucun effort pour être Heureux, Simple et Vrai.
Aujourd’hui,
Viens et Laisse derrière toi le monde fatigué de l’éphémère,
Sois
juste le Témoin Neutre, sans désir, sans chercher, sans vouloir faire et refaire,
Pas
à pas, avance Sereinement et Librement guidé par la Douce Lumière
Vers
Ce qui ne peut naître ni mourir comme
le font toujours le temps, le rêve et la matière.
Dès
à présent, Vois puis Ouvre ton Esprit et ton Cœur à l’Existence Toujours Nouvelle,
Dans
l’ailleurs, tu ne peux entendre la Voix
de Ce qui en toi, toujours
t’appelle,
La Volonté du Ciel te tend les bras à Chaque
Instant pour Etendre à travers toi,
Son Amour, Sa Paix, Sa Joie
et rendre la Vie Précieuse et Infiniment Belle.
Il
en est ainsi de l’Intention Pure de la Source Originelle,
Qui
par ta propre expérience duelle et temporelle,
Te Montre à Chaque Respiration Paisible, Consciente et Naturelle,
Que
Tout est Immuablement Un en Soi,
Que Tout est Absolument Grandiose,
Et Infiniment Réel.
OOOOOOO
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