Livre "Les paroles Vivantes" Amano




Les Paroles Vivantes



Sommaire.

-Hommage et Remerciements.
-Quatre petits textes pour honorer quatre Grandes Ames.


Les Paroles Vivantes.

-Petit avertissement
-Les Paroles vivantes.

1) Allez au-delà des mots pour Voir et Ecouter autrement.

-La Source Universelle.
-Dieu et ses Dons.
-L’Amour Réel.
-Temps Présent.
-Etre, Je Suis.
-Juste Connaissance, Se Connaître.
-Liberté.
-Savoir, Ignorance, Recherche.
-Expérience.
-Le Corps, le Mental.
-Le Monde, la Nature.
-Possessivité, Avidité, Aversion.
-L’Ego, le Mental Ratiocinant.

Ne suivons pas seulement, soyons ! (Petit texte)

2) Le Défaire de ce qui n’est pas.

Trois petits pas vers la Vision Saine.

1-Auto-investigation.
2-Interrogation.
3-Méditation, Méditer.


Quelques obstacles à la Vision Saine.

-Identification.
-Croyances.
-Imagination.
-Habitudes.
-Attachement.
-Comparaison.
-Dualité, Dualisme ou monde phénomental.

Onze Petites Clés pour garder les yeux ouverts.

1ère clé. Tout Passe.
2ème clé. Ni ceci, ni cela.
3ème clé. Avec ou sans.
4ème clé. L’Attention.
5ème clé. Vigilance.
6ème clé. Constatation.
7ème clé. Sans Souci.
8ème clé. Laisser Faire, Lâcher-prise.
9ème clé. Expiation.
10ème clé. Acceptation.
11ème clé. Innocence.

Réveille-toi (Poème inspiré)





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Hommages et Remerciements



     Par ces pensées bienveillantes qui composent ce livre, je rends avant tout un hommage respectueux, aimant, le Namasté du Cœur à deux beaux esprits éclairés de notre époque qui furent à l’origine de ma transformation intérieure. Le premier est Osho Rajnesh qui outre les polémiques fondées autour de sa « personne », a littéralement ouvert mon esprit et mon cœur à l’harmonie naturelle, à la créativité consciente et à l’écoute méditative silencieuse. Le deuxième est Sri Nisargadatta Maharaj, ce Juste Révélateur de Conscience Impersonnelle qui par sa simplicité d’être, sa vivacité d’esprit, sa transmission aiguisée du Cela qui nous vit au-delà de l’idée, ont fait qu’en une année seulement après la lecture assidue du livre « Je Suis » toute ma petite existence fut chamboulée par la remise en question indispensable à l’Accueil. Par sa Grâce Incommensurable et une détermination fervente nécessaire à la quête intérieure, j’ai  réalisé spontanément et sans la moindre incertitude : J’en ai terminé avec la vie duelle des questions et des réponses. Oui, Seul Cela Est, ce JE Inconditionnel Universel et Nous tous, chercheurs de vérité trop souvent perdus dans la recherche, ne pouvons pas être autre que Cela.

      Je rends un hommage profond aux textes lumineux et leçons de grande teneur du livre « Un Cours en Miracles ». Cet Enseignement non duel et vivant est un Recours Précieux pour apprendre à désapprendre, pour réapprendre à voir lucidement, pour se désencombrer sans heurt et sans effort de tout ce que nous ne sommes pas afin de vivre sainement l’Instant Magique Offert.
      Je rends aussi un hommage au très beau livre poétique Le Yoga Vâsishtha qui éclaire le chemin sans distance à tout être humain sincère et désireux de se connaître autrement.
      Je rends enfin hommage à tous ces Hommes et toutes ces Femmes Réveillés à Ce qui Est, qui ont ou continuent encore aujourd’hui d’entretenir la Flamme Vivante de la Simplicité, de la Beauté, de la Bonté et de la Vérité Unificatrice.

    Je remercie la Vie confiée, qui malgré toutes les difficultés endurées lors de ce parcours plutôt chaotique et plein de rebondissements en tous genres, a toujours guidé mon cœur et mes pas parfois indécis, vers CE pourquoi Nous Sommes tous Là.

     Je remercie Manette, cette femme alerte qui m’accompagne depuis plus de vingt cinq ans, pour son aide inestimable dans la relecture et la correction des nombreux textes. Pour sa pleine confiance, son écoute attentive et ses nombreuses interrogations essentielles lors de cette démarche intérieure approfondie. Elle a toujours ressenti intuitivement que c’était Possible de se Voir et de se Vivre autrement qu’à l’habitude. Elle a su aussi comment me ralentir dans ma marche bien souvent impatiente, être à mes côtés aux moments les plus tourmentés. Main dans la main pour n’en faire qu’une ou tels deux miroirs l’un face à l’autre qui effacent le reflet imagé des visages, nous partageons cet Evangile de l’éveil, la Bonne Nouvelle à qui en fait la simple demande et continuons à œuvrer avec Vigilance dans le Défaire Lucide de tout ce qui peut déranger ou gêner psychologiquement cette Conscience Unitive Expansive qui nous Vit Tous indistinctement comme indéfiniment.

Quand deux cœurs s’ouvrent réellement l’un à l’autre en l’Unité,
 Il ne reste en vérité que Cela (l’Unité) qui les permet. 


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Quatre petits textes pour honorer quatre Grandes Ames




-Je ne vis pas en fonction d’un programme et, pour moi c’est la seule façon de vivre.
Pour tout dire, je vis sauvagement, sans aucun projet, absolument ignorant de ce que l’avenir me réserve.
Même l’instant qui vient m’indiffère. Ce que je vis me suffit amplement !
Le moment présent est le seul qui soit vivant.
Le passé est inerte, il n’existe plus. Le futur l’est aussi, il n’existe pas encore.
Celui qui se soucie du passé est par conséquent mort et celui qui s’inquiète de l’avenir également. 
Il n’y a qu’une seule façon d’être vivant, c’est d’être Ici et Maintenant, totalement Présent à l’instant présent.
J’ai trouvé que vivre d’instant en instant est une extase et une félicité qui ne sont pas du tout de ce monde.
Le moindre moment vécu totalement transcende le temps lui-même. Il devient l’intervalle, le vide qui sépare deux fractions successives du temps.
Celui qui existe dans ce vide passe au-delà de la mort, parce que le temps est mort et l’absence de temps est vie.
La vie n’est pas quelque chose de fixe, de défini.
La vie c’est vivre ce qui est, c’est un processus, un déversement dans l’inexploré, un passage des rives du connu vers les rives de l’Inconnaissable.

La vérité règne lorsque le « je » n’est plus.
Cette mort est la seule expérience divine qui soit.
L’absence d’ego révèle la présence de Dieu.

Osho Rajneesh. (Extrait du livre « Une tasse de Thé. »)




-La réalisation n’est que le contraire de l’ignorance.
Considérer le monde comme réel et son soi comme irréel, c’est l’ignorance, la cause de la souffrance.
Connaître le Soi comme la Seule Réalité et tout le reste comme temporel et transitoire, c’est la Liberté, 
la Paix et la Joie. Tout cela est très simple.
Au lieu de voir les choses comme vous l’imaginez, apprenez à les voir telles qu’elles sont.
Quand vous pourrez voir chaque chose telle qu’elle est, vous vous verrez également tel que vous êtes.
C’est comme de nettoyer un miroir.
Ce même miroir qui vous montre le monde tel qu’il est, vous montrera aussi votre propre visage.
La pensée « Je Suis » est le chiffon à polir- Utilisez-la !


Sri Nisargadatta Maharaj. (Extrait du livre « Je Suis. »)




À chaque jour et à chaque minute de chaque jour, et à chaque instant contenu dans chaque minute, tu ne fais que revivre cet unique instant où le temps de la terreur prit la place de l’amour.
Ainsi tu meurs chaque jour pour vivre à nouveau, jusqu’à ce que tu franchisses le fossé entre le passé et le présent, qui n’est pas un fossé du tout.
Telle est chaque vie : un semblant d’intervalle de la naissance à la mort puis à la vie de nouveau ; la répétition d’un instant depuis longtemps disparu qui ne peut être revécu.
Et tout le temps n’est que la folle croyance que ce qui est terminé est encore ici et maintenant.
Pardonne le passé puis lâches-en prise, car il a disparu.
Tu ne te tiens plus sur le sol entre les mondes. Tu as continué et tu as atteint le monde qui est aux portes du Ciel.
Il n’y a pas d’entrave à la Volonté de Dieu et nul besoin que tu répètes à nouveau un voyage qui s’est terminé il y a longtemps.
Regarde doucement ton frère et contemple le monde dans lequel la perception de ta haine a été transformée en un monde d’amour.


Jésus le Vivant. (Extrait du livre « Un Cours en Miracles. »)



-Vis dans l’instant. Avec ta conscience tournée vers ce qui l’entoure, mais sans effort.
Quand le mental cesse de se rattacher au passé et de se projeter dans le futur, il devient non-mental (Vacuité).
Si d’instant en instant, ton mental s’appuie sur ce qui est et abandonne tout effort, il devient non-mental, tout de pureté.

-Le Sage ne cherche à obtenir ni par l’effort ni par le non-effort.
Comme un arbre ne pousse pas dans la pierre, de même les désirs n’apparaissent pas dans la vie du Sage (réalisé).
S’ils surviennent un temps, ils s’effacent immédiatement comme un frémissement à la surface de l’eau. Le Sage et l’Univers ne sont pas différents l’un de l’autre.

O Râma, ce monde n’est rien qu’une idée ; de même les choses perçues par la conscience. Aussi rejette l’erreur (l’impureté) de l’idéalisme et sois libre des idées. Reste établi dans le Soi, dans la Paix du cœur.


Le Yoga-Vâsishtha. Livre de Patrick Mandala. (Chapitre 50, verset 16 et 17.)
(Chapitre 56, verset 45 à 48.)
(Chapitre 101, verset 39.)


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Petit avertissement    


      Le mental pensant, ratiocinant ou encore l’ego, a pris pour mauvaise habitude de lire des données, de les analyser puis de les sélectionner selon des références acquises, le selon ou d’après ceci ou cela. De les enregistrer, de les cataloguer afin de les stocker régulièrement dans la bibliothèque mémorielle, auprès d’autres dossiers épais sans réellement recevoir, écouter et reconnaître l’information de base ou l’essence lumineuse dans ce qui est proposé.

     Bien souvent, nous pouvons remarquer que c’est dans une intention particulière de cumuler des connaissances ou savoirs pour conforter son palmarès, que ce mental ratiocinant agit et réagit. Ces paroles vivantes ou dires du cœur ne sont pas faits pour nourrir le mental trouble ni lui apporter un plus dans sa gouverne orgueilleuse et possessive mais plutôt pour le désarçonner, le déconnecter ne serait-ce qu’un instant de l’irréalité, de l’illusoire, du sensationnel dans lequel il se love éperdument, de manière à ce qu’il retrouve lucidement sa juste place. Le mental est le médiateur naturel entre le monde de l’esprit et celui de la chair.

    Vous, lecteurs et chercheurs, compagnons de route de tous horizons, prenez le soin d’être simplement présents à vous-mêmes pour accueillir clairement ces pensées qui viennent du Cœur-Centre. Ne cherchez pas à leur donner un sens selon vos concepts apprivoisés. L’eau que vous buvez joue son rôle biochimique sans que vous ayez besoin d’en connaître le déroulement, ce serait perdre votre temps et le sens inné de cette fonction naturelle.

     Gardez seulement à l’esprit que tout se fait au moment précis où cela doit être fait et que vous recevez exactement à la juste mesure de votre coupe. La seule attention nécessaire à cela, est de vérifier que celle-ci ne soit pas percée, trouée. Autrement dit, examinez toujours en vous-mêmes, vérifiez par vous-mêmes, explorez avec vigilance ce qui se passe réellement en vous sans pour autant philosopher, analyser, comparer ou déduire.

      En général, les mots ou les paroles prononcées ne sont que des symboles indicatifs ou signalétiques qui peuvent être violents ou apaisants selon leur venue, nos intentions ou humeurs du moment et notre attitude face à leur réception. Si l’esthétique du mot est plaisante, ne focalisez pas votre esprit seulement sur elle. Dirigez plutôt votre attention sur Ce vers Quoi le mot pointe, sinon vous ne ferez que passer à côté de son indication informatrice.

      Si ces Paroles Vivantes vous bousculent et vous interrogent quelque peu, c’est que le travail sur soi se produit en vous, montrant par ce fait que le mental rationnel perd petit à petit de ses repères et de ses appuis, c’est une bonne chose. On ne peut voir réellement son visage dans de l’eau trouble.

   Si ces mots vous invitent à la Sérénité et à l’écoute plus lucide de votre Sainte Intériorité, c’est qu’ils sont simplement une nourriture pour parfaire votre juste avancée. Dans tous les cas, vous êtes ce que vous êtes : La Conscience Unifiante Impersonnelle. Et notre rôle à tous sur cette terre nourricière, cette belle planète bleue qui nous permet la vie expérimentale et les multiples découvertes, est simplement de reconnaître clairement et en soi, ce que cela veut vraiment dire.


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Les Paroles Vivantes


      Ces Paroles Vivantes sont offertes généreusement à tous les êtres humains éclairés de la Conscience Alerte, qui ont accueilli pleinement en leur vie et compris sainement en eux-mêmes, le Sens Unitif de ce passage terrestre temporel, le pourquoi intérieurement, nous sommes réellement tous là.

     Ces Phrases Clés sont des Outils Majeurs de Réfection Salutaire, de Redressement de la vision et de la pensée, qui traversent le temps comme les âges et qui restent indispensables et bienveillantes tant que la totalité des êtres humains n’aura pas reconnu intimement leur Propre Identité Intemporelle ou Etreté Divine et leur Relation Fraternelle.

   Les Paroles Vivantes facilitent la diffusion de la Connaissance Originelle ou Immortelle et permettent à ceux qui les transmettent comme à ceux qui les recueillent de réconcilier en eux-mêmes, l’équilibre naturel d’Enseignant-Apprenant, de Maître et Disciple de la Vie Offerte.

     Le choix verbal du « nous » plutôt que du « tu » dans la transcription de ces Pensées Guide, souligne la volonté de l’équité, ôtant ainsi l’idée néfaste apprivoisée de supériorité comme d’infériorité.

Nous sommes tous UN et tous le même au-delà de l’idée de différence.

    Les Paroles Vivantes traitent outre l’approche de Ce qui Est et de Ce que nous sommes, bon nombre de sujets qui concernent les déficiences mentales comme les déviances du Soi Universel sans pour autant en être juge ou arbitraire. Elles dispensent par le phrasé, un flux poétique, parfois analogique et quelquefois tranchant. Elles sont une initiation impersonnelle aidant à la réflexion méditative sur soi vers une Ouverture Clarifiée sur Ce qui le permet.

     Ces Dires Intuitifs permettent un examen expiatoire, un défaire lucide, un gommage radical de tout ce qui n’est pas, de tout ce que nous croyons être comme de tout ce que nous voudrions être, nous replaçant directement dans notre présent inconditionné en tant que Justes Témoins Neutres et Vivants, en tant que Participants de la Vie Simple et Non Duelle.

    La seule fonction de ces pensées lumineuses est de Voir simplement Ce Qui Est au moment où Cela Est puis évincer sans effort, les maux adoptés inconsciemment par l’esprit manipulé égotiquement afin de rétablir sainement et au présent la Réalité Intérieure, la Joie du Cœur et la Paix de l’Ame.


La Voix de la Réalité s’exprime de Cœur à Cœur et de Conscience en Conscience.




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1


Aller au-delà des mots pour Voir et Ecouter autrement.



Source Universelle.


    -Tous les êtres humains de toutes races, de toutes couleurs, de toutes contrées comme de toutes dites religions sont voués ici-bas à se connaître conscientiellement Vrais, Un et Entiers par-delà toutes les conditions invalidantes apprivoisées et toutes les croyances envoutantes imposées qui les détournent continuellement de la Source Universelle et par ce biais, d’eux-mêmes.

 -Nous sommes tous conçus d’un même fil aux couleurs variées qui exprime la trame d’un tissu unique aux motifs différents.


  -Nous sommes tous les véhicules vivants de la Lumière qui nous habite.

    -Originellement, nous sommes tous des Etres de Lumière, des Artisans de la Paix, des Citoyens de l’Univers. À nous d’en reconnaître la Source Nouménale de manière à mettre fin à tout ce que nous avons crû être et à tout ce qui apparaît autre que Cela.

   -Notre rôle sur cette terre est de mettre fin en soi au cycle des renaissances. Les renaissances ne sont rien d’autres que les idées néfastes, répétitives et séparatives entretenues depuis que le mental se croyant indépendant s’est rebellé contre la Source Unique.

   -Nous n’avons pas le pouvoir de créer la Source, c’est elle qui nous a créés. Notre unique pouvoir est de reconnaître que nous n’avons jamais été séparés d’Elle, que nous sommes en Elle et Elle en nous.

   -Le en « nous » ne correspond pas à un véhicule corporel périssable ni à un mental influençable. 

   -La Source est en nous ou en l’Esprit ouvert, devenu réceptif sur sa compréhension Originelle, Unitive et non en l’esprit fermé sur la différenciation et la séparation.   

  -La Source Universelle n’existe qu’en soi et nulle part ailleurs. Il ne peut y avoir d’ailleurs comme il ne peut y avoir de chemin extérieur proposé pour l’atteindre. Une fois reconnue intimement pour ce qu’Elle est, la Source de Vie Une est par la suite reconnue partout, en tout comme en tous.

  -Mille chemins pour un Sommet. Vu du Sommet ou de la Source Universelle, tous les chemins n’ont plus lieu d’être.

  -Source Universelle, Conscience Ultime, Dieu, Réalité Suprême, Unicité Absolue ou encore Eden Paradisiaque sont tous des habits de Lumière Eternelle dont se vête l’Identité Impersonnelle, Non Duelle et Immuable. 

   -Le Soi tant recherché n’est que le reflet Parfait de la Source Universelle.

  -La larme est aussi salée que l’océan, c’est un rappel imagé de la Source dont nous sommes tous issus.

   -Si nous sommes à l’écoute de notre cœur véritable, que la paix réside en notre esprit et que chacun de nos pas se fait lucidement tout en voyant Dieu en toute chose comme en chacun, soyons assurés de notre saine avancée vers la Source Nouménale dont nous venons. 

   -Une fois la rencontre établie lucidement avec soi-même, libérés de ce que nous ne sommes pas, nous comprenons que nous ne vivons plus égoïstement pour soi. Nous reconnaissons alors et sans le moindre doute que la Conscience Universelle qui vit chacun-chacune se sert seulement de nous pour aider autrui à faire de même.

   -Venant tous de la Source Universelle, nous y retournerons certainement tous, en conscience ou pas. En conscience, nous aurons la Joie Sereine et le Privilège de Remercier Dieu pour le Don d’Etreté qu’il nous fait.

  -Remercier Dieu ou la Source Universelle pour la vie offerte est la seule prière véritable qui soit. Toutes les autres prières ne sont que de la mendicité, du marchandage, du chantage.

  -La quête véritable du bonheur est la reconnaissance du Paradis en soi, la Souvenance de la Source Pure. Les autres quêtes extérieures vers un bonheur durable ne découlent que sur un paradis imaginé ou perdu.

  -Qu’est-ce que le Paradis ? Le Paradis est le sens de l’Unité, de la relation intime avec la Totalité, du ralliement en soi de tout ce qui est. 

  -Qu’est-ce que l’Enfer ? L’Enfer n’est rien d’autre que le sens de la division d’avec tout ce qui est, par la séparation aveugle d’avec soi-même.

  -Paradis, Enfer, bien, mal, mieux, pire se meuvent continuellement en l’homme. Lui, n’est ni ceci ni cela, ni l’un ni l’autre, ni pour ni contre mais pour se connaître réellement au-delà de tous les concepts adoptés sur cette terre expérimentale, il a besoin de tout ce qui lui est proposé, sans pour autant en faire le choix. Le choix n’existe que dans l’idée séparative apprivoisée. Dans la Réalité, la question de choix ne se pose pas ni ce sens conditionnel de l’idée, tout est la Volonté Unitive du Ciel, de Dieu.

  -Musiques, Chants et Danses sont les fleurs naturelles du Jardin Divin.

  -Mains dans les mains, nous formons une ronde d’Amour sans fin pour honorer la Source Infinie qui nous meut, nous aime et nous appelle à chaque instant à aimer.

  -Aimer et Donner sans intention particulière ni intérêt personnel nous convie à partager la Table de Dieu.


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Dieu et ses Dons.


-Dieu seul Est car Lui seul Sait.

-Dieu parle toujours à Dieu. Autre que Dieu ne peut être.

-Dieu est Impersonnel car il est tous et personne en particulier.

-Dieu joue à cache-cache avec Lui-même avec l’assurance de toujours se trouver.

-Nous sommes tous des instruments vivants avec lesquels Dieu fait des merveilles.

-Dieu est un mot parmi tant d’autres mots qui élève notre foi et révèle notre sentiment d’Unité. Il devient un mot triste et dangereux quand on lui prête une croyance aveugle qui sépare et compare les êtres humains entre eux, les poussant ainsi à la discrimination raciale, sociale et au dogmatisme religieux.

-Dieu n’est pas un mot conceptuel de plus à classer dans la mémoire sélective, c’est un Fait Réel qui se vit de Lui-même.

-Il n’est pas bon d’amener quelqu’un à croire en Dieu, il vaudrait mieux L’amener à croire en lui-même et si vraiment cette croyance est sincère, alors son expérience le guidera sûrement vers Dieu.

-Nous nous rencontrons pour nous dé-couvrir, nous nous re-trouvons pour découvrir Dieu.

-Dieu supporte tous les noms et tous les qualificatifs, du moment que nous le reconnaissons intérieurement au-delà de toutes les étiquettes et de toutes les distinctions.

-Etant tout, en tous et partout, Dieu n’a pas besoin de nom propre ni d’adresse personnelle mais pour le chercheur véritable ayant le désir ardent de Le connaître, Dieu emprunte son propre nom et sa propre adresse.

-Notre vie sur terre ne dure qu’un instant. Cet instant peut être bref et de peu d’intérêt, insignifiant même si nous nous en servons pour chercher éperdument au travers d’idées préconçues ce que nous ne sommes pas ou ce que nous voudrions être. Insignifiant pour chercher égoïstement ce que nous désirerions obtenir comme ce que nous souhaiterions faire. Mais si nous nous servons de cet instant magique donné divinement pour prendre pleinement conscience ici et maintenant de Ce que nous sommes réellement au-delà des concepts apprivoisés, Dieu nous offre le pouvoir de le rendre éternel tout comme nous l’avons toujours été et le serons à jamais.

-Notre vie sur cette terre devient un véritable cadeau si nous prenons pleinement conscience qu’elle est Unitive et Don de Dieu pour tous.

-Notre vie ne nous appartient pas de droit, de plus, nous ne vivons pas de nous-mêmes. C’est la Vie Impersonnelle, Dieu, la Conscience Une ou autre nom que nous lui donnons, qui utilise sciemment chacun comme chacune selon son bon vouloir, de ce moment-ci au suivant et cela infiniment.

-Un cœur ouvert reçoit à la juste mesure de son don. Donner et recevoir est la respiration aimante et naturelle de Dieu. 

-Dieu nous meut, nous aime et nous connaît mieux que nous ne pouvons nous connaître, accordons-lui pleine confiance ! Cela suffit amplement pour le Re-connaître en soi et l’Etendre sans fin.

-La confiance en Dieu ou au Soi qui nous vit, est indispensable pour étendre Sa Volonté Unitive. 

-Nous Sommes la Volonté de Dieu quand nous la servons équitablement à tous sans n’en omettre aucun. 

-Etendre la Volonté de Dieu est la seule mission réelle qui soit, la seule joie véritable, le seul acte digne de ce nom. 

-Si Dieu nous a créés avec autant de facultés et de capacités, c’est pour nous inviter à découvrir son Œuvre Divine et nous inciter aussi à créer tout autant Divinement. 

-Dieu nous a créés tout aussi Parfait qu’il Est mais cela nous ne pouvons le concevoir véritablement tant qu’il restera un soupçon de doute nous concernant.

-Il est certes difficile d’accepter sans l’ombre d’un doute que nous sommes autant Parfait que Dieu et c’est pour cette sotte raison que nous nous perdons continuellement dans l’idée insane de Le faire à l’image imparfaite que nous avons de nous. 

-Nous ne pouvons tromper que nous-mêmes par l’idée que nous nous faisons de nous-mêmes.

-Il est impossible de tromper Dieu Le Parfait comme il est impossible intérieurement de ne pas le reconnaître si nous le désirons et le cherchons vraiment.

-Le matin dans la salle de bain et devant le miroir, n’oublions jamais que c’est avant tout Dieu qui se regarde, qui se lave et qui se coiffe.

-Quand nous croisons quelqu’un dans la rue ou ailleurs, n’oublions pas de le saluer sincèrement et chaleureusement car c’est toujours Dieu dans son jeu de rôles que nous voyons.

-Dieu nous appelle à chaque instant dans tout ce que l’on voit, dans tout ce que l’on dit comme dans tout ce que l’on fait. À nous d’en reconnaître la voix immuable, ce doux appel venant de l’intérieur.

-Dire que nous sommes tous Dieu ne peut se comprendre qu’en l’ayant d’abord reconnu en soi.

-Une fois Dieu reconnu en soi, il est vraiment facile de le reconnaître en l’autre comme en tout.

-Quand nous reconnaissons Dieu en l’autre, c’est que nous venons aussi de comprendre nous les hommes, que nous n’existions pas séparément et plus encore, qu’en réalité Dieu Seul Est, nous vit et que Nous Sommes tous Un en Lui.

-Etre en Dieu c’est se souvenir de la Source Universelle dont nous sommes tous issus.

-Etre en Dieu c’est comprendre clairement que Nous Sommes tous Un au-delà de toutes croyances, du définissable comme de toutes différenciations.

-Etre en Dieu c’est accueillir chacun et chacune comme soi-même en deçà d’un concept de supériorité comme d’infériorité.

-Etre en Dieu c’est vivre pleinement l’instant offert sans intérêt ni attente.

-Etre en Dieu ce n’est plus être, c’est être plus sans pour autant en faire une gloire.

-Etre en Dieu, c’est être dans le Silence du Cœur où règne Sa plus grande activité.

-Etre dans le Silence du cœur est un hommage d’écoute sereine que nous offrons humblement à Dieu.

-Le Silence intérieur est la clé d’or qui ouvre la serrure de la Porte Intemporelle.

-Le Silence vigilant dénué de concept est la réponse à toute juste interrogation.

-Le Silence profond du cœur n’est aucunement dérangé par la mouvance bruyante extérieure tout comme le Ciel n’est pas dérangé par le flux incessant des nuages.

-Le Silence est le support discret de tout ce qui existe.

-Si tous les êtres humains se reconnaissaient impersonnellement comme Porteurs de Dieu, Artisans de Lumière, Citoyens de l’Unicité, Apprenants et Enseignants Silencieux, la vie ici-bas ne serait que Joie, Beauté, Bonté, Simplicité et Partage de valeurs véritables.

-La Beauté est la signature créatrice de Dieu, la Bonté est son large sourire et l’Amour, son doux regard Compassionnel.

-Le regard de chaque être ou créature vivante se nourrit constamment de la lumière Divine. Les Yeux sont les fenêtres de l’Ame, alors, gardons-les pleinement ouverts, nous dit le Maître Unificateur.

-La Beauté, la Bonté, la Simplicité, la Vérité sont des attributs offerts continuellement par Dieu pour que nous découvrions le bonheur durable, de sorte à le partager joyeusement avec tous ceux et celles qui viennent vers nous. Faisons donc en sorte que ce que nous donnons en ce monde du nom et de la forme soit beau, bon, simple et vrai.

-Le Bonheur se mesure à la douceur de notre cœur et à la sérénité de notre esprit.

-Tout le monde est à la recherche du bonheur, c’est un moteur qui permet d’aller plus avant mais c’est aussi un traquenard mis en place par la pensée fragmentaire qui nous promet un monde meilleur où régnera paix, fraternité et égalité. Cela ne peut être ; car tant que guerres, famine, indifférence, perversité, peurs, désirs et frontières résident dans les cœurs, le véritable bonheur ne pourra naître en chacun et ne pourra être servi en abondance à tous.

-Le bonheur attend depuis toujours que nous le croquions à pleines dents mais comme la plupart du temps nous ne sommes pas présents à nous-mêmes pour ce faire, sa patience est devenue infinie.
-Le bonheur (bon-heur) nous invite seulement à être Là, ici et maintenant à la bonne heure.

-Aimer et être aimé nous rend pleinement heureux, n’est-ce pas cela la clé du bonheur véritable ! 

-N’étant séparé de rien ni de personne, nous comprenons que le bonheur reçu est seulement cela que nous pouvons réellement donner.

-Si c’est notre souhait véritable d’être heureux, nous ne pouvons que l’être tout en souhaitant que tous les autres le soient.

-En vérité, nous ne sommes là que pour être heureux et rendre heureux sans pour autant chercher à l’être selon ou d’après.

-Chercher à être heureux selon ou d’après, n’est qu’un drap imaginé par l’idéalisation que l’on tire sur soi-même.

-La désidentification d’avec le chercheur personnifié ou de l’idée individualisée d’être un chercheur, nous rend simplement heureux et joyeux de l’être.

-La Joie d’être simplement est le ferment d’une vie pleine et heureuse. 

-Remarquons seulement comme nous sommes heureux quand nous n’avons besoin de rien ! 

-Nous n’avons aucunement besoin d’artifices pour être simplement soi-même et heureux de l’être.

-Etre heureux c‘est aussi être libre de l’idée que l’on s’en fait. 

-Chercher à être heureux semble justifiable mais en réalité tout ce temps que nous prenons pour chercher à l’être nous en éloigne.

-Etre heureux ne s’acquiert pas ni ne s’apprend, c’est un état naturel ou une joie de vivre au-delà d’une portée mentale, d’un avoir et d’un faire personnels.

-Celui qui découvre la Joie de vivre n’a pas d’autre motivation que de la dispenser autour de lui. 

-Heureux celui qui découvre la Joie de Vivre, car il devient Source Inépuisable du Partage.

-Notre richesse intérieure se trouve dans la non acquisition comme dans le partage sans intention.

-Nous sommes riches de ne rien posséder. Reconnaissons simplement notre nudité véritable.

-La seule richesse qui nous accompagne en tous les mondes que Dieu fait, se nomme l’Amour Réel.



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L’Amour Réel.


-Dieu n'est qu'Amour Universel et Pure Réalité donc impossible à connaître par un mental limitatif qui réduit tout à sa mesure. Seules notre Acceptation Pleine et notre Confiance Imperturbable en Cela, est la réponse juste à Son Amour Total.

-L’Amour Réel est le sang Universel de Dieu qui s’écoule naturellement dans la manifestation de Tout comme dans les veines de Tous.

-L'Amour Réel est le souffle vital de la Création. Quel que soit le nom donné, sans ce fluide divin qui circule librement, rien ne peut être. Il est le levain vivant et naturel de Tout ce qui Est.

-Dès que l’on parle de l’Amour Réel ou de Dieu, on conceptualise. Les mots indiquent un état, une direction mais ne peuvent être ce qu’ils montrent ou définissent. Le mot « faim » n’alimente pas, le mot « soif » n’étanche pas.

-Tout ce qui pourra être dit à propos de l’Amour Réel comme tout autre mot qui se dirige vers le Soi Universel sera toujours limité à l'idée et ne sera qu’un avant goût de la Vérité. Nous sommes le Fait Vivant de la Réalité Absolue.

-L’Amour Véritable est toujours Là, vibrant ici dans le maintenant, à chaque instant. Si nous sommes témoins lucides dans ce Présent Intemporel offert, nous le reconnaissons simplement dans tout ce que nous voyons comme dans tout ce que nous écoutons.

-Nous dé-couvrons cet Amour sans condition à l’Attention Juste que nous nous portons.

-L'Amour sans condition que l'on se porte, s'étend naturellement sur les autres.

-L'Amour est un clin d’œil éternel de Dieu à toute sa Création. 

-La fleur de l’Amour Réel est la Compassion, son fruit est le Partage.

-Un sourire, une main tendue naturellement à autrui, un geste simple d'entraide sans attente d’un retour vaut tous les trésors du monde, c'est le signe que l'Amour véritable est à l'œuvre.

-Le regard innocent et pétillant d’un enfant est la preuve d’un Amour existant au-delà du définissable.

-L'Amour Réel est un arbre qui abrite sous son ombrage ceux et celles qui acceptent sa protection, et de ce fait, suivent simplement sa guidance, en vivent et en portent naturellement les fruits.

-La main droite de l’Amour Réel est la Beauté, sa main gauche est la Bonté. Toutes deux s’actionnent avec une application consciente dictée par la Vérité.

-L’Amour Réel est un langage simple du don au reçu, du reçu au don, qui se déverse tel un fluide divin, d’un cœur à l’autre.

-L’Amour Réel ne particularise pas, II est Union en Tout.


-L’Amour Réel ne peut se définir par le vocable, tout en l’étant, il le précède.
L’Amour Réel ne peut se comprendre par le mental, tout en l’étant, il le précède.
L’Amour Réel ne peut se découvrir par le corps, tout en l’étant, il le précède.
L’Amour Réel ne peut se connaître par les sens, tout en les étant, il les précède.
L’Amour Réel ne peut se saisir par les actes, tout en les étant, il les précède.
L’Amour Réel est l’Essence de Vie ou le souffle de Dieu qui anime tous les êtres tout en les précédant.

-L’Amour Réel est l’Energie Pure qui rallie en son centre le visible comme l’invisible, l’être et le non être, le vide et le plein, l’absence et la présence.

-L’Amour Réel inspire la vie en tout ce qui Est, à l’Immuable comme au transitoire. Il est la respiration naturelle et ininterrompue de l’Esprit Universel.

-Chaque créature vivante de Dieu, animée ou non, consciente ou pas, porte en elle la saveur divine de son Amour sans fin.

-Même la pierre qui nous semble inanimée est une vibration naturelle d’Amour.

-En vérité, tout ce qui est, ainsi que nous tous qui pouvons en témoigner, sommes les canaux vivants de cet Amour sans condition.

-L’Amour Réel n’est pas un concept ni une idée particulière, il insuffle le mouvement vital à tout ce qui existe sans une implication à l’être.

-L’Amour Réel est le colorant naturel de la Vie Unitive. Il vit Tout, en Tous dans l’Un.

-L’Amour Réel nous ouvre les yeux quand l’on se réveille le matin et les ferme quand l’on s’endort le soir, entre les deux, c’est Lui, le support discret de tout ce que nous expérimentons et découvrons.

-Apprendre à s’aimer sincèrement est un pas de géant vers l’Amour Véritable. S’aimer tout en aimant chacun inconditionnellement nous éveille à cet Amour Inconditionnel qui nous meut.

-Si dans notre vie de tous les jours nous accomplissons ne serait-ce qu'un petit acte avec Amour sans l’attente d’un retour, sans chercher une reconnaissance individuelle, sans vouloir plus ni moins que ce qui nous est donné, nous comprendrons en temps voulu et sans compromission, que nous ne sommes réellement Là que pour vivre, agir et permettre Cela.

-Un acte d'Amour sans condition, voilà Ce que Nous Sommes. 
Partage de cet Amour sans fin, voilà Ce qui Est.

-Aimons-nous les uns, les autres est le message précieux du Maître Unificateur. Nous ne pouvons saisir réellement cette heureuse Nouvelle tant que nous penserons individuellement que nous sommes tous différents et tous séparés les uns des autres.

-Nous nous aimons mais nous ne savons pas toujours ce que cela veut réellement dire, c’est pourquoi nous en souffrons par manque de compréhension. Un amour déçu ou incompris rend celui-ci amer.

-L'amour ne sépare pas, il est le symbole heureux de la Reliance en soi et du Rassemblement Unitif.

-Unir, c’est aimer naturellement et sans intérêt. Aimer, c’est reconnaître en chacun l’Unité.

-Quand nous aimons véritablement l'autre, nous comprenons que nous avons aussi accueilli cet amour pour soi-même. Par ce simple fait, nous reconnaissons alors que l'autre est simplement Un en et avec soi-même.

-Voir l’autre comme soi-même, c’est effacer en soi et par amour le rite aveugle des différences.  

-Quand nous aimons vraiment l’autre, aimons-le pleinement, dans sa totalité et non seulement dans la partie qui nous intéresse.

-Quand l’Amour entre deux êtres est à l’œuvre, tout le reste perd de son importance. L’Amour-Union a le pouvoir de résilier toutes les idées préconçues de différences, de races, de religions, de couleurs. Il a le pouvoir d’éliminer de notre esprit toutes les évaluations conventionnelles et morales ainsi que le pouvoir d’effacer l’espace-temps, l’âge et les statuts sociaux édictés par la mémoire pour nous placer naturellement et directement dans l’instantanéité ou le pur moment présent où tout se passe.

-L’Amour qui relie deux êtres en un seul, est l’état le plus proche de la Béatitude Intérieure.

-Quand deux regards se rencontrent pour ne plus se perdre et ne faire qu’un, une magie indéfinissable opère, effaçant d’un seul coup tout ce qui se passe en soi et autour de soi. L’Amour est une force naturelle qui dépasse de loin toute imagination comme toute élucubration émise à son sujet.

-Le Poète Véritable ne s’inspire que de mots unitifs qui ont la douce saveur de l’Amour Infini.

-Nous sommes tous des artistes inspirés par l’Amour quand nous nous laissons librement influencer par la Beauté.

-Au plus nous avons d’amour à donner, au plus nous en recevons pour ce faire, telle est la Loi attractive de l’Amour Universel.

-Donner et recevoir sont les battements réguliers du cœur de l’Amour Inconditionnel.

-L'Amour est descendu à la dimension de l'Homme, il est temps à présent que l'Homme se hausse à la dimension de l'Amour.

-Vivre c’est aimer inconditionnellement ce que la vie nous offre pour nous élever en conscience.

-Vivre l’Amour ne se peut qu’au présent, ici et maintenant là où nous sommes, comme nous sommes.

-Seule la Présence à soi et conscient de l’être, nous comble d’amour.


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Temps présent.


-Toujours n’a pas de direction nous dit le Maître Unificateur. Comment comprendre avec nos limites l’illimité ? Comment connaître un autre Temps, alors qu’il n’en existe qu’Un.

-Sans cette Présence qui précède nos pensées, les évènements ou les dires ; Réfléchissons un instant ! Existent-ils véritablement pour nous ?

-Où sont nos soi-disant pensées si nous ne sommes pas là, présents à soi-même pour leur donner vie.

-La Présence à soi-même est indispensable pour reconnaître sans effort ce que nous ne sommes pas et vivre naturellement ce qui est à vivre.

-Ce moment unique qui nous est donné à vivre pleinement contient l’Eternité et son Royaume. L’Eternité est la Présence au Soi Intemporel, le Royaume est l’accueil de son expression infinie.

-Le temps et l’espace ne sont là que pour élucider intimement et au présent le Miracle que tous, nous sommes.

-Seul le Temps Présent nous dévoile la même source de vie qui est en soi, en autrui comme en tout.

-Le temps-espace qui nous est imparti sur cette terre expérimentale est au service de notre intime Connaissance dans la Re-connaissance de l’Un qui nous Vit.

-Le temps présent vécu en pleine conscience confirme intérieurement que Lui seul est réel.

-Le Présent Intemporel ne s’explique pas, il se vit spontanément. La spontanéité ne se comprend pas, elle est ce qu’elle est en elle-même.

-Le Présent Intemporel n’est aucunement affecté par les trois temps chronologiques ni par les trois états connus qui passent ni par toutes les multiples explications le concernant. 

-Le temps n’est fait que pour prendre conscience de Ce que nous sommes, là où nous sommes, comme nous sommes. Si nous pensons qu’il sert à autre chose, celui-ci ne devient rien d’autre qu’une illusion de plus prise en compte dont il nous faudra se défaire.

-Le but du temps n’existe pas en lui-même, le temps n’a pas de but ni de direction. En réalité, il n’est là que pour servir à la Juste Reconnaissance de notre Nature Intemporelle.

-Le temps que nous prenons pour chercher dans l’ailleurs ce que nous sommes, se perd dans l’illusoire, l’irréel ou l’insignifiant.

-Vivre ici et maintenant, c’est vivre naturellement hors du temps connu et naître à chaque instant dans l’inconnu.

-Soyons conscients que chaque pas accompli se fait au présent et dans l’inconnu, il ne peut en être autrement.

-Ceux qui s’ennuient continuellement dans leur vie quotidienne ne se vivent pas au présent et ne font rien d’autre que de répéter inconsciemment le connu par crainte imaginée de l’inconnu. Ceux qui bossent plus que de raison font de leur temps un agenda plutôt qu’une opportunité à se connaître.

-Ceux qui se vivent au présent font de l’inconnu une sacrée ouverture d’esprit sur la découverte.

-Dans le Présent Inconditionnel, chaque bribe de vie, chaque souffle, chaque mouvement, chaque frémissement perçu, porte le signe de l’émerveillement.

-L’Attention précise sans qualifier, que nous portons aux choses, aux êtres, à soi-même, à ce que l’on fait, pense et dit, est perçue dans la pleine réalité du moment et confirme avec justesse la Présence Témoin.

-Nous n’avons besoin de rien pour être naturellement nous-mêmes, nous avons juste besoin de temps pour le comprendre.

-Le temps qui nous presse n’est qu’un moyen pernicieux pour nous éloigner de la Présence à soi.

-Le temps n’est pas fait pour chercher ni pour avoir et encore moins pour faire. Le temps qui nous est accordé n’est là que pour nous dé-couvrir et re-connaître Ce que nous sommes et avons toujours été.

-Prenons seulement conscience que nous ne vivons qu’ici dans le maintenant sans chercher ni comprendre le pourquoi du comment et nous serons naturellement Entiers et Libres. 

-Se servir du temps pour gagner ou pour perdre c’est ne rien gagner et c’est surtout perdre sa juste valeur et sa simple signification.

-Le temps qui nous est imparti ne se gagne ni ne se perd, ou il se prend ou il ne se prend pas.

-Quand nous découvrons que nous ne vivons qu’ici et maintenant et cela tout le temps, que tout le reste n’est que la formulation mentalisée de saisons changeantes et variables, nous découvrons aussi que toute cette aventure humaine en dents de scie était le terreau fertile, utile à cette Belle Révélation du Soi Neutre toujours présent.

-C’est la croyance en un hier conditionnel et la peur d’un lendemain de même facture qui nous éloignent considérablement du Présent Inconditionnel comme de la Présence Saine à soi-même.

-Etre présent à soi-même ne demande rien d’autre que d’en être simplement conscient là où nous sommes, comme nous sommes. Tous les processus, pratiques et autres approches qui essayent de le définir théoriquement, de l’atteindre ou de le devenir mentalement selon ou d’après les références mémorielles aléatoires, ne font en sorte que de nous détourner sournoisement de cette simple Evidence.

-Nous ne pouvons comprendre qui ou quoi que ce soit si nous ne sommes pas dans la présence active du moment ni si nous considérons l’autre comme différent de soi-même. 

-Nous ne vivons pas le présent, le présent nous vit.

-Ce passé auquel nous nous accrochons éperdument, le pensant solide de par les références historiques imposées n’est pas plus vrai qu’un mirage d’une oasis dans le désert, qui une fois vu dans son juste contexte, s’évanouit totalement dans le néant. Que devient le monde dans le sommeil profond ?

-Vivre d’après le passé qui n’est plus, c’est faire de son présent une perception erronée et de son futur une histoire totalement stérile.

-Le présent qui tire continuellement ses références du passé est aussi mort que lui.

-Faire de son présent une passerelle entre le passé et le futur équivaut à construire une maison en commençant par la cheminée.

-Dans la présence du moment, l’humour joue un rôle majestueux car vivre dans le présent c’est aussi être joyeux et heureux de l’être.

-La Joie de vivre, quel beau présent que Dieu nous accorde à chaque instant.

-L’humour aide l’homme à jouir du présent. Qui se soucie de quoi que ce soit quand il rit de bon cœur.

-Les soucis viennent toujours d’un passé tourmenté sans cesse alimenté de problèmes à résoudre.

-Tous les problèmes viennent d’un passé non classé continuant ainsi son dévolu dans le présent vers un futur imaginé selon les mêmes configurations. 

-L’inconscient tourmenté ne peut connaître la joie de vivre le Présent.

-Entretenir le connu qui est le passé conditionné, c’est préservé en soi la peur de l’imprévisible et aussi perdre de vue l’Instant Magique qui se perpétue continuellement de maintenant à maintenant.

-Le temps qui passe nous montre son impermanence, et ce qui est impermanent prouve que nous n’avons aucunement besoin de s’y attacher. S’attacher à ce qui ne fait que changer, c’est perdre le temps qui nous est proposé pour nous connaître ou re-connaître ce qui en soi, est permanent et non sujet au changement.

-Nous avons été, nous sommes, nous serons toujours et cela à jamais. Si nous accueillons simplement cette Sainte Evidence, nous comprendrons que l’Existence Véritable se déroule hors temps conjugué et hors espace mentalisé. 

-Où est hier ? Où est demain ? Ces deux questions peuvent paraître absurdes à première vue mais si nous nous les posons avec sérieux et sans chercher à leur donner un sens d’après les références acquises, nous comprendrons qu’elles ne prennent jour qu’ici et maintenant, là où nous sommes.

-Hier comme demain sont insignifiants et de peu d’intérêt pour celui qui ne réside qu’en son présent.

-Hier et demain sont les venins du serpent égotique, la mémorisation comme l’anticipation nous arrive toujours ici et maintenant ; Aujourd’hui. Comprendre cela nous invite à témoigner seulement de la Juste Présence.

-Quoi que l’on en dise, dans mille ans, nous serons encore et toujours maintenant. Le Présent véritable n’a pas d’âge, de nom ni d’adresse.

-Quand nous évoquons hier ou que nous projetons demain, prenons seulement conscience que c’est toujours à partir de l’instant présent, le ici et maintenant où nous sommes, que nous les évoquons.

-L’anticipation comme la mémorisation sont des freins à notre présence de l’instant. 

-En fait, tout se passe dans le présent, le ici et maintenant. Si nous n’en prenons pas conscience, c’est que notre esprit voyage dans le passé qui n’est plus ou s’évade dans un futur qui n’est pas encore.

-Hier comme demain n’ont pas plus de réalité qu’en ont les rêves.

-Hier comme demain, sont des mots qui soulignent le temps éphémère et ne dérangent que celui qui dort, jamais celui qui veille.


-La nourriture spirituelle n’est pas stockée dans une réserve ancestrale attendant patiemment d’être prise plus tard. Etant toujours fraîche et nouvelle de par sa nature, elle se prend continuellement d’instant en instant et cela tout le temps que Dieu fait.

-Quand nous avons soif et qu’un verre d’eau fraîche se trouve juste à nos côtés, nous n’attendons pas d’être encore plus assoiffés, nous buvons tout naturellement et ceci se fait dans l’immédiat. Quand la faim nous tiraille, nous n’attendons pas que le bout de pain sur la table devienne rassis, nous le mettons directement à la bouche. Faire l’acte juste se fait au moment juste où il doit se faire. Vivre pleinement dans le temps présent n’est rien d’autre que cela. Le temps présent ne se nourrit pas d’illusion ni d’intention.
  
-Quand nous marchons au travers de la foule sans que l’esprit se laisse happer par tout ce qui se passe, tout en étant le témoin neutre des vas et des viens incessants, nous signale intérieurement que nous vivons simplement au présent. Pourquoi chercher ailleurs ce qui ne peut se vivre que maintenant !

-Vivre pleinement chaque moment offert ne peut se faire que là où nous sommes et qu’au présent.

-Tout acte accomplit consciemment et avec application, ici dans le maintenant est un acte divin.

-En réalité, nous ne pouvons vivre qu’un moment après l’autre. Ce moment qui arrive change tout le temps. Cela nous indique que tout passe, que tout change, que rien n’est permanent si ce n’est que nous sommes encore et toujours Là. C’est la preuve certaine d’une Présence Immuable qui précède tous les transits comme tous les changements.

-L’impermanence et le changeant sont les portes étroites qui s‘ouvrent sur l’illusoire et se ferment sur la réalité du moment présent.

-Servons-nous lucidement du temps pour corriger nos erreurs et non pour les propager.  

-Le temps pour se connaître se nourrit de patience, de courage et d’attention vigilante.

-Notre nature véritable est Présence Intemporelle mais elle a besoin du temps comme de l’espace pour s’exprimer et s’étendre par delà les contrées mentales apprivoisées. 

-Nous ne vivons qu’un seul temps et c’est maintenant, Aujourd’hui. À nous d’en prendre réellement conscience pour le vivre pleinement et étendre ce Message Libérateur à tous.

-Réalisons sereinement cet instant offert divinement avec lucidité. Tous les autres instants qui suivent se réaliseront lucidement et paisiblement d’eux-mêmes.

-Le Présent fait de celui qui le vit un être simple toujours à l’écoute. La Simplicité fait de celui qui la reconnaît en lui, un être pleinement vivant et conscient de l’être.

-Pour le penseur mondain, le simple (celui qui ne s’encombre pas) est synonyme de pauvre d’esprit ou de personne quelque peu singulière. Le Sage perçoit le simple comme une présence de l’être sensible qui a retrouvé son innocence naturelle.

-Nous avons perdu notre simplicité d’être et notre innocence naturelle dans la complexité d’une vie idéaliste, compétitive, profitable, émotive et plus que sensuelle. Nous pouvons retrouver facilement ces qualités essentielles en écoutant précieusement notre sensibilité véritable toujours présente.

-Les petits enfants sont des modèles vivants de l’innocence que nous devons retrouver en tant qu’adultes. Leur vie naturelle au présent est une école bénéfique pour tout un chacun.

-L’orgueil comme l’idée de supériorité acquis lors du parcours de l’adulte fait que nous sommes devenus aveugles et sourds au message sensible et naturel de l’enfant.

-L’enfant est un Maître d’Innocence pure pour ceux qui se dirigent vers la Sagesse.

-Redevenez des petits enfants nous enseigne le Maître Unificateur. Redevenons des êtres sensibles, pétris d’innocence naturelle afin d’apprécier et de savourer en conscience tout ce qui nous est donné à vivre.

-Nous sommes tous des êtres sensibles, des capteurs-transmetteurs subtils de l’Energie-matière. Toutes nos acuités sensorielles sont mobilisées pour découvrir et reconnaître cette faculté naturelle reliée savamment à l’innocence.

-Notre pure sensibilité est toujours présente et pour la redécouvrir telle qu’elle est, il suffit seulement d’en être le témoin neutre et conscient, ceci dans tout ce que nous vivons, voyons, ressentons, faisons et disons. La Vérité est un Fait toujours présent et nous sommes Réellement Cela.

-Le temps qui nous est imparti ne sert qu’à se défaire de tout ce que nous ne sommes pas et de tout ce que nous avons cru que nous étions, de manière à savourer pleinement Ce que Nous Sommes.

-Le temps présent ne peut exister sans l’Etre Je Suis qui le précède.

-Je Suis confirme le Présent inconditionnel.

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Etre, Je Suis.



-Etre et Je Suis, vu dans le monde duel n’est qu’une formulation égotique de plus pour prouver ce qui ne peut l’être. Dans la Réalité, je Suis et Etre sont Un et de même nature. Pour l’esprit qui cherche à se comprendre, ces deux attributs représentent les deux côtés d’une seule et même tranche de pain.

-La pensée d’être ne peut être sans l’Etre qui précède cette pensée. (Méditation ultime)

-Je suis est la question fondamentale qui n’a pas de réponse mentale.

-Je Suis est l’être qui s’exprime et s’étend infiniment. L’Etre est je suis qui se re-connaît en Cela.

-Le Je Suis s’exprime d’ici à ici et s’étend de maintenant à maintenant.

-Beaucoup suivent le chemin mais peu comprennent qu’ils sont le chemin, Je Suis est le chemin.

-Etre simple, être vrai, être juste, être présent et conscient de l’être ne sont que des formules verbales significatives d’un seul et même état, Je Suis.

-Ou nous sommes ou nous ne sommes pas, il n’y a pas d’autre alternative. Ou nous décidons réellement de Vivre ou alors nous sommes déjà morts à la Vie, c’est sans équivoque.

-Vivre et Etre sont Un. Naître et mourir ne sont que concepts d’identification et d’interprétation qui invalident l’ouverture naturelle à la Réalité du Je Suis. Il n’y a que la Vie, tout le reste n’est que simple supposition et banale déduction.

-Tant que nous porterons aveuglément notre dévolu sur ce que nous croyons être ou voulons devenir, nous survivrons tant bien que mal, mais nous ne vivrons certainement pas.

-L’Etre Véritable ne s’exprime intérieurement qu’en JE et s’adresse extérieurement à tous par le Nous par simple égalité et par amour de l’Unité. Nous sommes tous des Enseignants-Apprenants, (Swami) cela évite aussi de se méprendre sur l’idée qu’il peut exister un être supérieur comme un être inférieur.

-Dans le Je Suis, il n’y a pas de je-moi-mien ni de je suis ceci ou cela et encore moins de j’aurais dû ou je devrais.

-Je Suis comme Etre, ne peut être reconnu intérieurement qu’en deçà de toute identification, qu’en deçà de toute interprétation comme en deçà de toute comparaison.

-Réalité, Unité, Vérité, Amour et Liberté sont les arcanes majeurs de l’Etre en Je Suis ou de je Suis en l’Etre.

-Il n’y a pas de peut-être dans l’Unité comme il n’y a pas de séparation dans la Vision de l’Etreté Suprême.

-Celui qui ne se connaît pas parle toujours en moi je fais, moi j’ai, moi je dis, moi je sais ou moi je crois. S’identifiant à ce qui n’est pas, il divise l’Entier en parties inégales tout en séparant les uns des autres, s’isolant par la même occasion de Ce qu’il est comme de tout Ce qui Est.

-Rien n’est à faire pour être simplement, tout est à défaire pour le comprendre avec justesse.   

-Etre ou ne pas être, telle est la question complexe. Etre et ne pas être en est la simple réponse.

-L’Etre est le Témoin conscient de tout ce qui existe. Je suis témoin est une erreur de compréhension, il est plus juste de dire Je Suis est le témoin.

-Vous êtes la preuve de tout ce qui existe, sans ce vous qui confirme tout ce qui se passe, rien ne peut être, nous enseigne le Maître Unificateur. Pourquoi ne pas s’en convaincre puisqu’il ne peut en être autrement ?

-Etre et non-être, se reconnaître sans jamais se connaître, c’est accueillir la Vie Divine Infinie.

-Absence et présence, lumière et obscurité, être et non-être, tout est en Cela, opposés se mouvant dans l’Unité.

-Soyons seulement ce que nous sommes, tout le reste n’est qu’imagination, hypothèse et ralentisseur à notre avancée intérieure.

-L’illusion galope dans l’esprit de l’être qui ne se connaît pas ou qui croit se connaître.

-L’être est Connaissance, connaître c’est être simplement ce que l’on est vraiment depuis toujours et à jamais.

-Connaître c’est Etre Certain, nous enseigne le Maître Unificateur, à cela rien n’est à ajouter ni à retirer.

-Etre et Connaître sont UN comme soleil et lumière, océan et eau. Multiple dans leurs fonctions, indissociable dans leur nature profonde.

-Connaître et être sont les sandales du pèlerin qui les utilise seulement pour la marche en lui-même vers lui-même, il les retire au delà de ce besoin, une fois le but rejoint.

-Nous ne pouvons nous diriger que vers Ce que nous sommes.

-Rien n’est moi, rien n’est mien, tout est moi et tout est mien. Incompréhensible par le mental, juste connaissance de l’être non mental.

-Nous devons simplement reconnaître que nous sommes le Je Suis en Tout qui ne se connaît pas encore et qui cherche tout simplement à se connaître à sa juste mesure.

-Beaucoup de chercheurs et guides spirituels parlent du Réel comme d’un état nirvanique à atteindre. Le Réel ne peut s’atteindre car il est déjà pleinement là, ici et maintenant depuis toujours et pour toujours, précédant et permettant tout ce qui est. Comment comprendre avec le mental rationnel ce qui n’est pas de sa mesure ou de sa compétence ?

-Le Réel n’est pas une idée de plus à élaborer d’après références ni ne peut être stocké dans la mémoire. Le Réel ne peut être connu mentalement, il n’est pas compatible avec le passé ni avec le futur.

-Tout ce que nous pourrions dire sans trop se méprendre ; c’est que grâce à la Réalité Tout Est et que par la même occasion Nous Sommes, ce qui en fin de compte revient au même.

-Le Réel ou la Présence à soi inconditionnée nous éveille à l’Unité et à la non différenciation.

-Le Réel nous montre l’autre comme soi-même car du point de vue de l’Originel, il est le même.

-En vérité, nous sommes tous Un et tous le Même tout en ayant chacun comme chacune sa propre et unique configuration.

-Toutes les feuilles d’un arbre sont différentes mais sans celui-ci, elles ne sont pas. 

-C’est la croyance en ce que nous sommes tous différents qui nous pousse à penser aussi que nous sommes tous séparés les uns des autres.

-Tout le monde est capable de dire je suis, mais trop peu en reconnaisse impersonnellement la valeur.

-Vu par le mental analytique ou superficiellement, le je suis que chacun adopte, semble être différent, nous séparant les uns des autres de par notre comportement, notre caractère, notre façon de voir, de comprendre et d’agir. Si l’on y regarde de plus prés et au plus profond de soi-même, nous ne pouvons que reconnaître au-delà de la perception commune apprivoisée sur ce je suis, que notre motivation intérieure est exactement la même pour tous, tout comme notre sensibilité naturelle est Une.

- Nous ne pouvons être conscient du Je Suis en tant que personnalité fabriquée mentalement, nous le croyons seulement. La reconnaissance du Je Suis se révèle quand la personnification n’est plus.

-Le Je Suis est la seule Connaissance digne de ce nom.



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Juste Connaissance
Se Connaître.


-Le Rien est le Tout, le Tout est le Rien : Connaissance des connaissances.

-Témoin neutre conscient de la Conscience en action : Connaissance Absolue.

-Le fruit de la Vérité est comestible quand on connaît la provenance Originelle de la Semence.

-Nous sommes tous là pour se connaître véritablement et Reconnaître Ce qui permet Cela.

-Nous sommes la Vérité sans nom et sans forme. Le nom et la forme attribués à chacun de nous sont au service du Soi Universel pour sa Juste Connaissance au travers de toute la manifestation.

-La Connaissance de Soi est simple mais difficile à Admettre. C’est un chemin qui n’en est pas un. C’est comprendre qu’il n’y a rien à comprendre. C‘est accepter d’être vivant tout en étant vécu.

-La Juste Connaissance est l’Accueil Conscient et Total de Ce qui en soi, connaît.

-Se Connaître soi-même réellement est la Connaissance Suprême, tout le reste n’est que connaissance des limites.

-L’Homme naît deux fois. La première par procuration, la seconde par lui-même. La première est l’évènement de sa venue biologique en tant qu’être existant. La seconde est l’Avènement Suprême de l’Etre-Connaissant.

-Celui ou celle qui se connaît ne dirige personne vers un but quelconque, il amène toujours le chercheur à se connaître lui-même.

-Un but est très souvent la direction opposée à soi-même, sauf si le but en question est la connaissance juste de soi-même.

-Celui qui connaît sa nature véritable ne cherche plus, car il sait que rien ne peut lui apporter plus que Ce qu’il Est.

-Il est complètement absurde et insignifiant de penser que nous sommes capables de devenir ce que nous ne sommes pas.

-Il n’y a en fait qu’une seule cause aux problèmes, elle est l’adoption d’une idée frauduleuse qui nous pousse à croire que nous devons absolument devenir autrement que ce que nous sommes.

-Le devenir autrement est le piège de l’asservissement total et de la crédulité héréditaire.

-Etant Entier, Un avec la Totalité, c’est un délire malsain de vouloir ajouter ou de vouloir retirer quelque chose à nôtre Identité Suprême comme à Ce qui Est.

-Se connaître c’est réapprendre à se Voir tel que l’on est : Naturel, simple, vrai et sans artifice.

-Pour que la Juste Connaissance Soit, il est avant tout indispensable de se connaître soi-même, libres de ce que nous ne sommes pas. Se défaire de l’illusoire ou de l’irréel nous éveille à notre nature intemporelle et illimitée.

-La Conscience de Soi au présent, témoigne seulement des connaissances qui démontrent et définissent sans pour autant en être affectée.

-Toutes les connaissances, bien que dignes d’intérêt sont passagères, elles sont les vêtements de la conscience manifeste. La Connaissance de l’être vrai est le fait de se débarrasser de toute parure, si confortable et si belle soit-elle.

-Apprendre est notre moteur quotidien en ce monde matériel mais pour saisir notre nature réelle, il faut apprendre à désapprendre.

-Apprendre, Comprendre, Admettre et Transmettre sont les piliers de la connaissance personnelle ou intellectuelle. La Juste Connaissance de soi Elle, ne se découvre que quand nous comprenons qu’il est indispensable de désapprendre ce que nous avions crû être, voudrions être ou encore ce que l’on nous a faire croire que nous étions.

-Cette aventure terrestre est juste Là pour permettre la connaissance de soi-même par l’élimination de tout ce que nous ne sommes pas. Quand toutes les épluchures de l’oignon sont enlevées, seul reste le cœur sucré.

-Nous n’avons qu’un seul devoir à accomplir ici-bas, c’est celui d’accepter que le défaire de tout ce que nous avons pris en compte par ignorance et crédulité est réellement possible. Si nous doutons quelque peu du comment se défaire des scories mentales, faisons confiance en l’Esprit de Vérité qui nous meut. Lui seul connaît les moyens justes pour retirer définitivement ce qui dérange continuellement notre perception juste de Ce qui Est comme de Ce que nous Sommes.  

-La Connaissance de soi n’est possible que par le retrait définitif du moi personnifié limité qui limite.

-Il est nécessaire de se débarrasser de toutes nos connaissances acquises qui furent utiles pour un temps sur le parcours du chercheur mais devenues obsolètes pour vivre spontanément et simplement Ce que tous, Nous Sommes.

-Ne pas s’accrocher aux connaissances acquises, ne pas accumuler les informations perçues, ne pas s’engluer de toutes idées reçues, ne pas emplir le placard mental de données mortes et invalidantes, c’est laisser l’espace libre à la Connaissance Vivante et Spontanée.

-La spontanéité est la connaissance directe et mature. Les autres connaissances ou savoirs mûrissent après de grandes et longues réflexions pas toujours d’appoints.

-La spontanéité est un savant mélange entre l’innocence, la sérénité, la sensibilité et la lucidité.

-Non penser pour agir est la connaissance intuitive et spontanée. La spontanéité est l’action naturelle de l’Etre Libéré.





Liberté


-Etre Libre est notre nature foncière.

-Libre tu es, esclave tu te fais nous initie intérieurement le Maître Unificateur.

-L’espoir de liberté bien qu’utile au début de la quête de soi devient rapidement un obstacle philosophique qui tourne autour du sujet sans jamais pouvoir l’atteindre.

-La Liberté c’est vivre Aujourd’hui ce qui est à vivre, sans tension, et faire ce qui est à faire avec simplicité et attention.

-Qui se croit libre ne l’est pas, en vérité qui est libre? Et libre de quoi !

-Tant de malentendus sur le mot Liberté que nous en sommes tout bonnement devenus esclaves.

-Promettre la Liberté est un effet placebo qui soulage la pensée plus qu’il ne la guérit.

-Celui qui court après la Liberté, court encore ! Où vont-ils tous ceux qui courent après rien ?

-Tant que nous cherchons la Liberté, nous aurons une certitude, celle de ne pas La trouver.

-Un être libéré voit que tous les êtres humains sont Libres mais perdus dans l’idée de le devenir.

-L’idée de liberté est un piège tendu aux naïfs par un esclave encore plus naïf qui se croyait libre.

-L’idée d’être et la liberté vu par le mental ratiocinant sont deux mots trop conditionnels pour être crédibles. Le premier est une croyance désuète au pouvoir, le second est une utopie savamment organisé du pouvoir.

-Personne ne peut libérer personne, c’est encore une idée insane adoptée du pouvoir et du vouloir.

-Un être Libre est en réalité personne et tous en même temps. N’étant rien ni personne en particulier, l’être libre ne se laisse plus prendre au jeu des masques comme à celui des reflets.

-Un être Libre est un miroir sans reflet particulier au pouvoir immense de refléter Tout dans son ensemble.

-On ne peut comprendre son état d’être Libre qu’en lâchant prise de l’idéal que l’on s’en fait.

-Ecartelé entre le passé et le futur nous nous échappons continuellement du Maintenant.
Vivre Libre : C’est garder l’esprit vide d’un passé comme d’un futur.

-L’esclavage c’est vouloir courir avec des chaussures en plomb, la Liberté c’est avoir l’intuition et l’intelligence de ne pas les chausser.

-La Vraie Liberté est un ciel sans nuage nous dit le Maître Unificateur. Personne n’a encore attaché un nuage.

-Les nuages ne font que passer devant le Ciel Immuable. S’observer sans être affecté nous libère.

-Un homme en prison peut être Libre dans sa tête et dans son cœur, tandis qu’un homme qui se pense Libre hors d’une prison est bien souvent enchaîné par ses passions et ses peurs qui nourrissent sa tête comme son cœur.

-Face aux contraintes de l’existence, l’homme pensant se met en quête d’une solution ou cherche un moyen de contourner l’obstacle. L’être Libre accepte les contraintes comme des images qui transitent sur un écran cinématographique sans en être affecté, sachant que la solution viendra d’elle-même en son temps, tout en ayant la certitude profonde que leurs passages laisseront le support vierge.

 -La Liberté virtuelle de l’un ne se conçoit que par la Servitude réelle de l’autre.

-L’identification à son corps comme à sa personne est un obstacle qui limite la perception de Liberté.

-Quand nous sommes assis tranquillement, en silence, sans rien faire, seulement ici et maintenant sans se poser de question particulière, ni à songer à quoi que ce soit d’évasif, voyons si nous avons encore des besoins. Si aucun besoin ne vient déranger ce calme qui réside en notre esprit, c’est qu’à ce moment précis, nous sommes totalement Libres.

-L’Etre Libre est semblable à une plante vivace dont les feuilles ne retiennent pas les gouttes d’eau ou encore, semblable à une rose parfumée sans épines. L’attaque comme la défense enchaîne la Liberté.

-Un être Libre ne se reconnaît pas quand il marche parmi la foule, il est tout un chacun, simplement. Le besoin de reconnaissance appartient seulement à celui qui se veut, se croit ou se dit Libre.

-La Nature donne tout ce qu’elle a. Un Libéré Vivant donne tout ce qu’il est car il sait intimement que rien ne lui appartient.

-Tout est librement conditionné et devient vite une liberté sous condition quand on s’en fait une idée de liberté sans condition. Libre est notre condition naturelle, mais une condition tout de même…

-La quête de la liberté ressemble à un poisson qui veut apprendre à nager.

-L’acceptation de ce qui complait comme le refus de ce qui déplait, rend malheureux. Les désirs ne peuvent être pleinement satisfaits et les répulsions totalement rejetées, ce sont de lourdes charges qui ralentissent les pas du marcheur. Se Libérer de ces poids, c’est accepter que tout ce qui arrive, bon ou pas n’est que de passage sur l’écran de la vie, souvent porteur d’une indication éducative pour soi. C’est voir aussi que ce qui est apparu n’a aucun pouvoir de détruire celui ou celle à qui c’est apparu. Et, en fin de compte, c’est reconnaître que l’éphémère comme le changeant ne dérange aucunement l’état libre et neutre témoignant de toutes ses images qui transitent d’un écran de vie à l’autre.

-Chaque moment de l’existence est total. Etre Libre nous offre le privilège de savourer pleinement, au-delà de tout savoir, l’instant tel qu’il est.

-Intérieurement, nous savons que nous ne savons rien et que jamais nous ne saurons, Dieu seul Sait. Cette Connaissance incompréhensible mentalement est la garante à notre Liberté d’être. 


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Savoir, ignorance, recherche.



-On appelle à tort Connaissance Vraie ce que l’on croit savoir.

-Beaucoup trop de vérités montrent le manque de réalité.

-Les connaissances phénoménales ou savoirs ne sont que des suppositions après vérification, leurs origines ne s’appuient que sur des on-dit comme sur des croyances hypothétiques sans fondation.

-Pour l’esprit logique un plus un, égale deux. Pour l’esprit inconditionné non soumis à l’hypothétique, un plus un égale toujours Un. Le mental illusionné ne peut nullement comprendre ce qui le dépasse.

-Tant qu’il y a recherche de savoirs il ne peut y avoir la Vraie Connaissance. C’est en voyant que toutes les recherches sont vaines, que les évènements ne font que changer et passer, que toutes les croyances sont basées sur l’hypothétique, que l’on se rapproche le plus de notre Nature Véritable de Témoin Neutre et Conscient qui précède tout ceci.

-Nous attachons beaucoup trop d’importance au Savoir mais trop peu à la Juste Connaissance.

-Le Savoir est la découverte de tout ce qui Est manifeste, de l’infiniment petit à l’infiniment grand. La Connaissance Suprême est la découverte de Ce qui en soi permet de savoir.

-Le Savoir analyse, dissèque et pèse tout, en oubliant trop souvent Ce qui permet l’expérimentation comme l’expérimentateur.

-Nous pouvons comprendre la différence entre le Savoir et la Juste Connaissance. Le Savoir est avide de connaissances, la Juste Connaissance est vide de savoirs.

-Quelle que soit la valeur de nos connaissances, n’oublions jamais que sans notre Présence pour évaluer ou confirmer, rien ne peut être. Si nous pensons que ce n’est pas vrai, alors prenons soin d’en faire l’expérience. Fermons les yeux un instant et voyons si le monde d’expérimentation est toujours là devant soi. Si nous affirmons que « Oui », alors pensons au sommeil profond dans lequel nous plongeons sans crainte, et remarquons en toute sincérité si notre Présence au réveil ne précède pas toutes les connaissances acquises. Et si cela ne suffit pas à l’admettre, c’est que nous dormons encore !

-Je ne sais pas est la clé qui ouvre la porte de la connaissance de soi. Celui qui affirme qu’il sait ou croit savoir, détourne l’œuvre de Dieu, autrement dit : lui-même.

-La Science nous dit que l’intelligence est la capacité à faire les différences, soit ! Quant aux religieux (celui qui relie), la véritable intelligence est de s’apercevoir et de reconnaître que l’on ne sait jamais.

-L’ignorance et la connaissance de ceci-cela sont toutes deux illusoires face à la Présence Témoin.

-Le Rien est la racine du Tout, l’Ignorance est celle de la Connaissance.

-L’ignorance est la racine, la connaissance est l’arbre. L’une dépend de l’autre et toutes deux passent.

-Comprendre que l’on ne Sait pas, est une fenêtre ouverte pour Accepter pleinement ce qui Est.

-Tout le Savoir humain à la découverte de nouvelles technologies est un pas nécessaire pour le développement ou la progression de l’humanité. La seule fausse note est que toute cette recherche expérimentale pousse toujours l’homme à plus de recherches dans le monde qu’il côtoie, en oubliant trop souvent de faire une investigation intérieure pour s’apercevoir que sans celui qui cherche, pas de recherches. Le fait de sa reconnaissance de lui-même lui permettrait une nouvelle approche des Sciences ainsi qu’un profond respect des autres, de leur environnement et de tout ce qui lui permet d’avancer dans ses démarches.

-Les sciences comme les nouvelles technologies ont du bon et ne sont pas à renier, elles sont généralement aux services des hommes et de leur évolution. Attention seulement de ne pas en faire le point central de nos vies car avant que celles-ci soient, nous ne pouvons être que là, les précédant. Comprendre ceci n’empêche pas le progrès, mais aide sainement à progresser.

-Les sciences et les recherches dites évolutives pour le bien être de tous sont trop souvent basées sur le profit. Le toujours vouloir plus, détériore trop souvent l’espace de ceux qui en ont de moins en moins.

-La Vie proposée ici-bas est découverte sans fin et non recherche interminable.

-Toutes les recherches restent vaines si aucune d’elles ne nous indique le juste cheminement vers le Lieu Suprême où nous existons tous réellement, l’En Soi.

-Si nous imaginons que nous sommes ici-bas pour faire seulement des recherches, nous passerons le temps imparti à perdre de vue Ce qui permet tout cela.

-S’il y a véritablement une recherche à effectuer sur cette terre, elle doit être la propre recherche de nous-mêmes, autrement dit : trouver Ce que réellement nous sommes et ce qui nous en éloigne par delà toutes les idées philosophiques ou savantes que nous pouvons en faire.

-Toutes les recherches sont mentales. Cela qui se cherche en réalité est non mental, se servant juste du mental pour sa propre reconnaissance dans tout Ce qui Est.

-Toute recherche extérieure prend fin une fois que la Compréhension se focalise sur le chercheur, cela veut dire aussi que le véritable travail ou auto-investigation sur soi a commencé.

-Le Chercheur studieux se Cherche lui-même à travers toutes ses prétendues recherches.

-Il n’y a pas de fin pour le chercheur avide de savoirs. La fin de toutes recherches est proche pour celui qui dévie son regard dirigé vers l’extérieur pour le poser sur son intériorité.

-Qui ou quoi cherche devrait être la seule question pertinente à se poser. Toutes les autres questions sur les pourquoi et les comment ceci ou cela, ne concernent que les curieux perdus dans les idées banales plus ou moins philosophiques et bancales.

-Tous les pourquoi et tous les comment sont utiles à la recherche de notre Origine Nouménale mais trop d’interrogations sur le sujet n’amènent pas forcément la réponse juste et peuvent nous pousser vers un système philosophique où la découverte de soi devient vite un nouveau thème à penser.
-La philosophie intellectuelle argumente sur tous les sujets, leur met une étiquette qualifiante et les range dans un coin de la mémoire où la poussière est en vacances.

-La philosophie ne doit pas se cantonner au stade intellectuel, elle se doit d’aborder la compréhension intuitive afin de goûter au fruit réel qui a patiemment mûrit pour le partage. 

-La vraie curiosité ne concerne que ceux qui en ont assez de se mal vivre. La rébellion intérieure est souvent à propos pour changer sa propre perception de soi comme celle que l’on attribue aux autres.

-Le chercheur ne doit pas se contenter de chercher une vérité quelconque pour la satisfaction d’un bref moment euphorique. Il est la Vérité sans forme qui se trouve et qui s’exprime par la forme. 

-Si c’est le mental rationnel qui cherche, l’ego, toute notre vie dépendra de lui et de ses frustrations par l’insatisfaction sans cesse renouvelée de ce qu’il désire toujours et ne peut jamais trouver.

-Si tu veux réellement trouver de l’eau, ne fais pas vingt puits d’un mètre dans ton jardin mais un seul puits de vingt mètres nous dit le Maître Unificateur. Le chercheur véritable va au plus profond de lui-même pour découvrir ce qu’il est, tout en retirant ce qu’il n’est pas.

-Quand le Chercheur se rencontre intérieurement, le retour au foyer est proche.

-Dans la recherche intérieure, l’erreur peut conduire l’homme vers la compréhension juste du but raté et vers sa rencontre de lui-même à condition bien sûr d’éviter la répétition de l’erreur mais plutôt pour s’en servir comme leçon d’apprenti-Sage.

-Dans la recherche de soi, le doute est nécessaire dans la mesure où il nous pousse à l’interrogation intérieure et où il nous conduit à la compréhension saine de nous-mêmes. Autrement, le doute devient très vite nocif pour soi et pour le regard que l’on porte sur les autres et sur le monde qui nous environne.

-Dans la quête du Soi, l’espoir est une marche nécessaire qui s’oublie une fois dépassée. L’espoir devient nuisible quand il se répète à chaque marche.

-Dans la recherche du Soi, la Foi est très utile. La Foi est d’abord une armure que nous portons pour se protéger. Elle devient une force vivante pour grimper vers le Sommet, puis se transforme en Certitude naturelle une fois le but rejoint. Ensuite, elle devient inutile pour soi et donc se transmet aux autres afin qu’ils s’accomplissent eux-mêmes avec beaucoup moins de difficultés.

-Si nous découvrons intérieurement avec la juste attention Ce qui en nous est véritablement en recherche, toutes recherches extérieures et toutes interrogations mentales prennent fin.

-Ne plus avoir de questions pertinentes sur son intériorité est la preuve que la recherche a atteint son but, la Reconnaissance du Soi en Dieu. La Reliance de l’Etreté à l’Universalité. Le reste qui suit cette juste reconnaissance ne devient alors que découvertes à vivre.

-La Révélation intérieure est spontanée, soudaine. La compréhension profonde l’est beaucoup moins. Un repas se prend assez vite, la digestion est toujours un peu plus longue.
-Quand nous re-connaissons intimement le sens de la Vie Unitive, notre recherche n’est plus personnelle, elle devient un pont de traverse entre la rive de l’illusoire et la rive de la Réalité.

-La quête de Soi ou recherche de l’Etreté Suprême bien qu’expansive en elle-même, s’arrête extérieurement, commençant une nouvelle expansion en Soi-même. 

-La quête de Soi met fin à toutes quêtes extérieures, elle est synonyme de retour heureux à la Demeure Familiale.

-Toute cette vie de quête entre les hauts et les bas, alimentée d’épreuves bien souvent pénibles nous invite à comprendre notre nostalgie de la Source Unique.

-La Recherche de l’Identité Véritable est l’Expérience Ultime qui fait de l’homme charbon, l’Etre Diamant.

-La Re-connaissance naturelle du Soi met fin à toutes les expérimentations extravagantes.



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Expérience.


-Quand nous comprenons que chaque pas fait en conscience est une nouvelle découverte expérientielle pour apprécier Ce qui Est et mieux se connaître, nous commençons à marcher avec plus d’entrain.

-L’expérience est nécessaire non seulement pour découvrir mais pour mieux se connaître, sa fonction n’est limitée qu’à cela. L’expérience n’est que mentale et ne se meut que dans la dualité.

-Penser que l’expérience est le seul moyen de se connaître est une gageure, elle est nécessaire pour participer à ce monde des phénomènes mais peu réelle de par ses nombreux changements et durées conditionnelles. Etre Ce que Nous Sommes Déjà se passe aisément de toute expérience.

-Avant qu’une expérience ne se réalise, il nous faut Etre Là pour la réaliser. Notre Origine est non duelle, l’expérience est duelle, elle est juste un moyen pour aborder le sens de notre Réalité Intrinsèque.

-Dans cet instant précis donné, ce moment offert divinement ici et maintenant, réfléchissons ! Où sont véritablement nos besoins, où sont nos expériences comme nos connaissances ?

-Si nous ne sommes pas là pour accueillir tout ce qui arrive, aucun n’enseignement ni expérience n’est possible. Cela doit conforter notre confiance en la Présence Intemporelle qui nous vit, qui précède, permet et confirme tout Ce qui Est. 

-Les expériences du quotidien bonnes et amères ne sont que des leçons bénéfiques de passage. Chacune d’elles porte un moyen fiable, si nous en tirons l’enseignement souhaité pour se rapprocher un peu plus de soi-même au présent et de Ce qui Est. 

-Quelle que soit la découverte expérientielle du jour, elle doit servir de marche- pied à la suivante. L’expérience n’est pas le but, son pouvoir peut tout de même nous conduire à la porte du but.

-Ne croyons pas que le fait de faire de nombreuses expériences nous apporte la Sagesse sur un plateau. Ce n’est pas la quantité ni la qualité des aventures expérimentées qui nous font comprendre Ce que nous sommes, mais les leçons que nous en retirons et qui ont trait à notre Propre Connaissance. 

-L’expérience est une école pour nous apprendre à être plus à l’écoute de la Guidance Intérieure.

-Chaque expérience est une marche d’escalier nécessaire à la connaissance de soi.
La première marche est la volonté de se connaître. Celles qui suivent sont la maturation de cette volonté à se connaître. L’avant dernière marche est le lâcher-prise de la volonté personnelle pour se connaître. La dernière marche est l’éclosion en soi de la Divine Volonté au-delà de l’expérience.

-En vérité, chaque seconde est nouvelle et porte avec elle l’émerveillement. Ceux qui connaissent ce fait expérientiel naturel ne s’occupent plus du temps qui passe et se laissent porter par l’instant présent tout en restant ouverts mais vigilants.


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Le Corps, le Mental.


-Dieu, la Providence ou encore le Souffle de vie nous a doté d’un véhicule corporel mentalisé de passage pour Le Reconnaître partout et en tous au travers de tout ce qui nous est donné à vivre.

-Le corps comme le mental est au service du Divin pour établir la communication et la relation entre les êtres ainsi qu’avec tout ce qui existe. Le Divin n’est pas le serviteur de ces deux concepts de passage, Il s’en sert tout simplement pour construire le Nouveau à chaque instant.

-Le corps change, se modifie sans cesse avec le temps, passe du nourrisson au vieillard, du berceau à la tombe. Le mental traverse de nombreuses périodes émotionnelles changeantes tandis que notre esprit impersonnel Lui, reste toujours le même, jeune, vif et frais. Le temps n’a pas d’effet ni de prise sur ce qui n’est pas de sa mesure.

-L’Esprit, le mental et le corps peuvent se comparer à une voiture.
Le corps et ses fonctions représentent la carrosserie et tout ce qui concerne le moteur, les mécanismes et les nombreuses manipulations. Le mental est le conducteur plus ou moins expérimenté du véhicule alors que l’Esprit Un qui nous vit en est tout simplement l’essence.

-Il est juste de dire que quel que soit la beauté ou la puissance d’une voiture, tout ceci n’est d’aucun intérêt sans l’Essence qui lui permet sa fonction mobile.

-La Conscience Une se sert du corps et du mental pour transmettre puis pour étendre concrètement la Vie Réelle. Le mental et le corps sont des serviteurs hors pairs mais des maîtres exécrables.

-Nous sommes tous des extra-terrestres qui prenons un véhicule de chair doté d’un moteur mental juste pour l’expression de la Divine Présence.

-Croire que le corps et le mental ont un but qui leur est propre n’est qu’idée erronée adoptée par l’esprit qui s’en sert comme tel. Un mental troublé ne peut concevoir qu’un monde de même facture.

-Sans l’esprit, le corps n’est que le verre de l’ampoule privée de l’énergie électrique. Sans l’esprit, le mental n’est que de l’énergie diffuse et non dirigée.

-L’attachement comme l’identification au corps et au mental rend les êtres serviles et incapables de reconnaître ce pourquoi ils sont réellement là. 

-Bien que le corps soit malléable et adaptable de façon incalculable tout comme l’argile, sans l’esprit de vie qui l’anime, celui-ci n’est que matière inerte.  

-Prenons soin de ce corps confié, respectons-le, soignons-le et guérissons-le si nécessaire car son rôle ici-bas est divin mais ne faisons pas de ce corps l’objectif de notre mission car au bout du compte, il terminera sa course dans la poussière.

-Un corps malade est souvent l’avertisseur d’un mental en souffrance.

-Il est impossible d’élever la matière grossière à un niveau d’énergie subtile. L’énergie subtile permet la vie du corps comme celle du mental et non le contraire.

-Les doigts visibles d’une main ne peuvent bouger que grâce à l’énergie invisible qui les meut.

-L’identification au corps comme au mental est la nourriture d’un esprit qui a peur et qui se leurre.

-La peur d’avoir peur est aussi le mal du monde mental, nous enseigne le Maître Unificateur.

-De quoi avons-nous peur ? Si ce n’est de l’idée entretenue que nous nous faisons de nous-mêmes.

-Tant que nous entretenons l’idée d’être ceci ou cela, nous sommes bien loin d’imaginer un seul instant que nous nous gavons d’illusions.

-La personnification n’est qu’une compilation d’images récupérées dans une mémoire obsolète. Comme il est simple de se défaire de ce qui n’existe pas, à la Lumière de Ce qui Est.

-La peur de perdre son corps et son esprit suite aux confusions entretenues sur le sujet, a fait de l’être humain un aventurier de l’illusoire qui tente coûte que coûte de se convaincre de ce qu’il ne peut être.

-Si l’homme arrête de se prendre pour ce qu’il n’est pas, son esprit alors s’ouvre simplement à la Réalité Intérieure tout comme une fleur s’ouvre naturellement par la grâce de l’énergie solaire.   

-Pour manger une banane, nous retirons simplement sa peau, il en est de même pour se connaître. Nous n’avons qu’à retirer de notre esprit toute identification et toute interprétation à notre sujet qui recouvrent notre Identité Véritable. 

-Quand nous prenons une douche ou un bain, il est bien rare de garder ses vêtements. Pour se connaître réellement, il est avant tout nécessaire de retirer toutes les conceptions qui recouvrent cette découverte naturelle de soi.

-La nudité spirituelle comme le retrait du vêtement égotique usagé est indispensable pour revêtir notre nouvel habit de Lumière.

-Après une longue marche, comme il est bon de retirer ses chaussures.

-Ayons foi en Ce qui en soi est permanent, toujours là. Cela nous dévoile sans cesse et sans détour que tout le reste change, corps et mental inclus. Ce qui ne fait que se modifier tout au long d’un parcours de vie nous montre tout simplement son statut d’impermanence. Ne vaut-il pas mieux diriger son attention sur Ce qui nous le montre ?

-Si nous comprenons que notre Identité Réelle n’est ni le corps ni le mental, ni ceci ni cela, ni moi ni mien, qu’Elle précède tout ce qui apparaît comme tout ce qui disparaît et qu’en vérité, Elle témoigne équanimement de tout ce qui ne fait que transiter, alors nous devenons sans nul doute beaucoup plus alertes et certainement plus vrais.

-Quand le mental est en paix et que le corps est pleinement détendu, c’est que le lâcher-prise a lieu. Tout Ce qui les maintenait dans le trouble et dans la tension, dans l’idée de supériorité comme dans l’idée d’infériorité, dans l’identification et dans l’interprétation, dans la confusion et dans la frustration a tout simplement disparu tel un tas de neige face aux rayons solaires.

-Dieu a créé le corps et le mental pour partager concrètement sa Vision et ses innombrables créations. 

-Le mental et le corps ne sont faits que pour découvrir et faire découvrir, ce sont des outils merveilleux de communication et de ralliement. Penser qu’ils servent à autre chose que d’être au service de la découverte, du relationnel, de la rencontre et du partage entre les êtres et les choses, les colorent d’égoïsme et par ce biais, les rendent totalement inaptes comme insignifiants.

-Le mental qui reconnaît la Source Pure de sa propre création devient docile, serein et divinement malléable.

-Le mental sous influence égotique ne peut concevoir un échantillon du pourquoi il est là comme du à quoi il sert.

-La Conscience Divine a besoin d’un mental pacifié, libre de l’ego qui le colore de conceptualisations en tous genres,  pour propager le sens de l’Unité et de la relation véritable entre les êtres. 

-L’Identité Réelle ne se laisse jamais influencer par l’impermanence, le changeant ou l’éphémère.

-L’éphémère n’est qu’une autre étiquette pour signaler l’illusoire, l’insignifiant ou l’irréel. 

-Nous avons accepté comme une évidence et avec facilité le fait d’exister, d’être. Il nous suffit aujourd’hui d’accepter avec la même aisance que ce n’est pas réellement Nous en tant que personne limitée par l’espace-temps et identifiés à un corps mentalisé périssable qui existons, mais seulement Ce qui permet tout cela. 

-Même si notre vie de tous les jours n’a pas été facile de par les épreuves endurées, les maladies du corps comme du mental et que nous trouvons ceci quelque peu injuste, comprenons que le potentiel spirituel lui, n’en est pas affecté ni restreint pour autant, bien au contraire. Il se renforce et s’affirme par la maturité qu’il nous aura fallu pour traverser en temps voulu, ces expériences temporelles pénibles. 

-La maturité nous invite à reconnaître que le monde que nous avions tant chéri et auquel nous accordions tant de valeurs n’est pas plus réel qu’un mirage. Nous voyons le monde comme on se vit, nous vivons réellement le monde comme on se voit.



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Le Monde, la Nature.


-Nous ne détenons aucun pouvoir pour changer le monde chaotique que nous voyons. Notre seul pouvoir réside seulement à changer notre propre façon de le voir et de le considérer.

-Le monde qui parait extérieur prend naissance de l’intérieur. Où est le monde objectif sans notre présence intérieure pour lui donner vie ? 

-Ce monde manifeste est une terre expérimentale où de multiples découvertes sont possibles mais sa seule fonction importante en notre esprit devrait être la propre rencontre de soi-même. 

-Le monde du nom et de la forme permet d’expérimenter mille et une choses, de découvrir et d’apprécier tout ce qui nous est donné à vivre. Il nous montre aussi qu’en lui tout passe, que tout change de manière à ne point s’y attacher ni en dépendre. Il nous offre surtout le moyen inestimable de reconnaître avec certitude que seul l’expérimentateur témoin n’est aucunement assujetti par tous ses transits et toutes ses modulations. 

-Rien ne nous interdit de s’intéresser à ce monde du nom et de la forme et ses multiples facettes, bien au contraire. Nous pouvons expérimenter tout ce qu’il offre, tester tout ce que nous souhaitons, prendre du plaisir à connaître et découvrir bon nombre de choses, mais soyons seulement conscients que tout ceci ne fait que passer en nous sans avoir le réel pouvoir de déranger ni façonner notre Présence Véritable.

-Pour reconnaître cette Présence Vraie qui précède toutes choses en ce monde, ne laissons pas notre esprit s’embarquer par l’influence de leurs effets attrayants et déroutants.

-Cette terre offre de nombreux domaines à explorer et à découvrir. Nous pouvons nous marier, fonder une belle famille, posséder tout le confort possible, être apprécié et reconnu par certains, faire de sa vie passagère, un havre de paix et bien d’autres choses pour soi-même et pour les autres mais tout ceci n’est que temporel, passager, limité, éphémère. Par contre, n’oublions pas qu’il est possible au travers de cette aventure humaine pittoresque, commune et mouvementée par les hauts et les bas, de se poser des questions essentielles concernant notre véritable rôle en ce monde, de manière à prendre conscience de notre Nature Originelle qui précède et permet tout ceci.  

-Le monde nourri d’histoire auquel nous accordons autant d’attention et de crédit s’oublie totalement dans le sommeil profond ou dans un simple évanouissement. Cela devrait nous aider à comprendre que lui aussi est temporaire, imaginaire et n’est pas aussi permanent ni réel qu’il semble le prétendre.

-Nous précédons toujours le monde que nous observons. C’est très facile à comprendre en se posant cette simple question : Que devient le monde si nous ne sommes pas là ?

-Le monde devient Réel si nous l’observons sciemment de l’intérieur. Le monde extérieur n’est que le reflet imagé de notre intériorité, il prend la forme exacte de notre propre perception. Si nous le voyons avec toutes ses problématiques, il le devient, si nous le considérons merveilleux, il le sera.

-En ce monde du nom et de la forme, Voir l’Unité dans la diversité sans en dépendre est la preuve d’une riche maturation en soi et d’une Vision nouvelle de Ce qui Est.

-Nous sommes dans ce monde mais nous ne sommes pas de ce monde nous dit le Maître Unificateur. Notre Réalité ne dépend pas de ce monde, c’est en fait, lui qui en dépend.

-Le Réel n’a rien de commun avec ce monde de la manifestation dans lequel nous pensons vivre. Le premier est situé dans l’Immuable et l’Intemporel alors que le second est seulement voué à disparaître de par son impermanence et ses nombreuses permutations temporelles.

-En ce monde manifesté, nous n’avons rien d’autre à faire que d’être Là, présents à soi-même, tout le reste n’est que passe-temps plus ou moins agréable. Par contre, nous pouvons faire de ces passe-temps un moyen utile et fiable pour mieux se connaître ainsi que pour apprécier la vie offerte.

-Ce monde gouverné par le mental ratiocinant semble toujours nous pousser à faire ceci ou cela, à obtenir toujours plus et à devenir toujours mieux que nous le sommes. Pour ne pas se laisser happer par toutes ses manipulations égotiques qui empoisonnent l’esprit, il est indispensable de se retirer du monde inculqué pour voir d’où tout cela provient.

-Se retirer du monde ne veut pas dire aller obligatoirement ailleurs que là où nous sommes. C’est juste permettre à son esprit de sortir des habitudes ancrées d’être et de voir, de façon à reconnaître qu’elles ne sont que vagues déferlantes sur l’Océan Immuable de la Conscience. Assis confortablement sur un siège, les yeux clos, plus une respiration naturelle observée lucidement pendant quelques minutes, font entièrement l’affaire pour s’apercevoir de nos déviances de soi et retrouver notre Présence Vraie.

-Deux mondes se côtoient en notre esprit, l’un est naturel, l’autre est artificiel. Le premier nous éveille à la découverte et à la création, le second nous dicte la permission et l’interdiction. Le premier nous nourrit, nous élève et nous fait homme, femme, le second nous rend égoïste, avide et irrespectueux. Le premier nous rend sensible et heureux, le second nous rend rigide, vil et amer. Le premier nous convie à la communion, le second à l’isolement. Le premier nous initie, le second nous impose. Le premier nous invite à l’amour et au partage, le second nous pousse à la haine et à la séparation. À nous de décider vraiment lequel nous alimentons. Là où est l’un, l’autre ne peut être.

-Nos mondes se rencontrent dans ce monde qui nous élève, mais qui ne sont en fait que des apparitions de la Conscience Manifestée dont l’origine et le support sont le monde de la Conscience non Manifestée.

-Nous n’avons pas besoin de changer notre vie active ni partir ailleurs pour être soi-même libre de ce que nous ne sommes pas. Nous avons seulement besoin là où nous sommes, de changer notre propre perception sur soi-même, sur les autres et sur le monde.

-Cela peut paraître difficile de changer sa propre perception dans un monde conditionné qui soutient sans cesse que nous devons suivre, obtenir, croire, faire, devenir et non Etre. En vérité, il n’en est rien. Il suffit seulement de dire Stop avec franchise et conviction pour que ce qui doit s’arrêter, s’arrête de lui-même. Si nous pensons que malgré ce stop franc, l’ancienne perception continue son dévolu en l’esprit, c‘est que cela ne vient pas vraiment de ce stop annoncé mais de la croyance adoptée que cela reste impossible.

-Quel que soit le monde et le décor dans lequel on se trouve, quand rien ne vient déranger notre esprit ni troubler notre cœur, alors chacun de nos pas se réalise lucidement, sereinement et sans peine.

-Aimons ce monde naturellement tel qu’il est et non comme nous voudrions qu’il soit.

-En ce monde, nous avons adopté toutes sortes de croyances farfelues et bien trop souvent invalidantes sans se rendre compte un seul instant qu’elles ne sont faites que pour alourdir notre charge émotionnelle comme pour ralentir notre marche intérieure.

-Ce monde de la forme est une pépinière d’âmes, un lieu d’apprenti-Sage, une école de re-naissance à soi. Au lieu de toujours le critiquer, le peser, le comparer et le juger selon les dires, remercions-le plutôt simplement avec respect pour toutes les opportunités qu’il offre à mieux nous connaître. 

-Faisons de ce monde un havre de paix, un Eden de vie simple et sain. C’est le seul moyen pour aimer, apprécier et respecter sans condition ce que la Nature Mère nous offre sans compter.

-Cette terre mère nourricière contient en elle-même tout ce qui est nécessaire pour assouvir la faim de chacun ainsi que pour lui offrir un toit mais pour que cela soit possible à admettre et de manière à le mettre en place sans difficulté, il est indispensable que tous ses habitants de passage prennent conscience que le reçu comme le don sont une seule et même chose.

-La Nature incite Les êtres humains à redevenir simples et naturels, de reconnaître la beauté dans tout ce qu’ils voient, de ressentir de l’empathie, du respect et de la bonté pour ceux qui souffrent, d’aider convenablement ce qui sont réellement dans le besoin. C’est aujourd’hui une véritable urgence pour retrouver le sens de l’intégration juste et permettre la croissance d’une vie saine et harmonieuse.

-Dans la Nature, tout est conditionné selon un cycle équilibré, qui permet à chaque élément, règne et espèce en tous genres de se côtoyer en totale harmonie. L’être humain est élaboré de manière naturelle et composée biologiquement comme l’est toute la manifestation. Avec en plus une dot intellectuelle qui lui ouvre la porte de toutes les connaissances, l’amenant ainsi au progrès et au développement de sa conscience. Malheureusement, son héritage divin s’amenuise quand il oublie les valeurs essentielles de la vie qui sont : Remerciement ou Gratitude envers sa Mère Terre nourricière pour ses offrandes quotidiennes, Empathie et Respect envers ses frères et sœurs humains et animaux, et Amour sans condition pour sa Liberté d’être et celle d’autrui, afin de vivre la Paix en symbiose et simplement, avec lui-même comme avec l’ensemble de Tout ce qui Est.

-La Nature et ses éléments est exempte de racisme comme de discrimination, elle accueille l’ensemble tel qu’il est sans le comparer ni le juger. Cela devrait nous ouvrir les yeux, l’esprit et le cœur sur notre semblable, quelle que soit sa race, sa forme, sa vie au-delà de toutes différences et de toutes tendances.

-Le Ciel n’appartient à personne et pourtant il recouvre tout le monde indifféremment, cela devrait nous servir d’exemple ou de leçon pour nous apprendre à partager et à vivre sans intérêt.

-La Nature et ses bienfaits nous sont offerts gracieusement pour nous permettre de croître en conscience, en respect et en gratitude de tous ses dons. Quelques êtres humains l’ont compris comme tel et c’est une très bonne chose mais beaucoup trop encore, sous l’influence de l’avidité, de l’orgueil et de l’aversion ont fait de cette nature généreuse une poubelle géante qu’ils préservent dans un coin de la mémoire où sont mêlées entre autres, la pollution, le gaspillage, la destruction, la détérioration, l’irrespect et l’incompréhension de ce pourquoi nous sommes tous là. Vider sa poubelle intérieure nous apprend à aimer sainement et à partager sans intention particulière ce qui nous est donné à tous.

-La Nature n’a besoin de rien ni de quiconque pour être elle-même, les êtres humains se doivent de la respecter et de l’aimer pour tous ses dons offerts gracieusement car sans elle, il nous serait impossible de vivre ce que nous sommes, d’expérimenter et de jouir pleinement de tous ses bienfaits.   

-La Nature a le pouvoir de rendre un homme libre par tous les exemples qu’elle propose, notre seul devoir envers Elle est de la respecter comme de la remercier pour sa générosité.

-De sa main d’artiste, la Nature dessine sans cesse la Beauté.

-Nous pourrions nous sentir petits face à l’immense beauté que nous offre la Nature mais ne le soyons pas car nous possédons le pouvoir merveilleux d’en témoigner.

-Témoigner de la Beauté qui nous environne nous rend contemplatifs.

-Ceux et celles qui s’inspirent de la Nature pour créer se reconnaissent en tant qu’artistes respectueux.

-Les véritables artistes sont peu nombreux car pour l’être, il est avant tout nécessaire de devenir des instruments naturels et humbles, des serviteurs lucides et respectueux de l’Energie Créatrice.

-L’homme qui ne respecte rien fait de sa vie un business juteux, des animaux un trafic odieux, de la nature un rendement profitable et du genre humain, des marionnettes en papier mâché jetables dans son jeu malicieux des affaires.

-L’irrespect de tout ce qui vit est une marque d’ignorance totale comme un manque d’amour envers soi-même comme envers tout Ce Qui Est.

-Les animaux vivent leur propre cycle pour la préservation ou la survie naturelle de leur espèce. Seul l’être humain gouverné par un mental vil ou égoïste, détruit par irrespect et profit tout ce qui pourrait l’aider à apprécier ce qui l’entoure, de manière à promouvoir sainement l’empathie et le respect.

-Nous avons la faculté de préserver, de corriger nos erreurs et de protéger intelligemment la Nature et toutes les espèces qui se côtoient, ce n’est pas une question de politique ou de possibilité à faire ou pas, c’est une raison d’être naturellement respectueux et Unis avec Ce qui nous est continuellement offert.

-La Nature semble bien affectée et quelque peu dérangée par toutes sortes de perturbations comme de manipulations qui l’assaillent et pourtant il est toujours temps de remédier à ces problèmes si nous comprenons que nous en sommes souvent les détracteurs et si nous arrêtons consciemment de l’être.

-Quand nous sommes dans la forêt, à la mer, à la montagne, à la campagne ou dans un autre endroit tout aussi naturel et vivant, soyons seulement présents et témoins de tout ce qui se passe. Témoin du moindre mouvement de la feuille, d’un simple battement d’ailes du papillon, de la forme particulière d’une graine ou d’un simple petit caillou. Tant de belles choses nous invitent à la découverte éveillée et à la méditation au présent, ne passons pas à côté de tout ce qui réveille notre cœur et adoucit notre esprit.

-Beaucoup trop courent dans la Nature en ne regardant que leurs chaussures. Nombreux sont ceux qui marchent dans la Nature tout en résidant dans leur tête. Passer à côté sans voir ce qui se passe est devenu une habitude malsaine.

-Faire des choses ou accomplir des actes sportifs et autres sans rien voir de ce qui nous entoure, juste parce que nous croyons dur comme fer qu’il faut les faire et se surpasser, nous ensevelit sous les couches de l’absurde et de l’aveuglement. Prenons notre temps pour observer et découvrir. La Nature est méditative, elle nous convie sans cesse à méditer avec Elle.

-Le sens du sport n’est pas à renier, il maintient le corps en forme et rafraîchit souvent l’esprit. C’est le sens de la compétitivité, du surpassement de soi et de l’obsession à faire toujours mieux ou plus que les autres qui empêchent la détente physique comme mentale.

-Soyons simplement témoins. Ne passons pas à côtés des Merveilles de la Nature, c’est tellement bon de savourer ses dons.

-La Nature Mère a créé des peuplades de toutes couleurs, de toutes origines en tout coin reculé de la planète, ayant chacune un rôle essentiel à jouer pour l’harmonisation vitale du monde. Les hommes dits modernes, les missionnaires et autres mondains qui pensaient que tout leur était dû, s’appropriant à foison les trésors que recèle ces terres, ont fait de ces êtres naturels et vrais, de vulgaires esclaves, de leur environnement territorial, des parcelles infertiles et de leurs vies un véritable calvaire. Nous avons le pouvoir de stopper net la folie comme l’irrespect de ces hommes aveuglés par le profit et l’indifférence, en commençant par se défaire en soi de toutes ces ignominies prises en compte, d’ouvrir l’œil de l’Unité dans la diversité, l’esprit et le cœur à la richesse intérieure de chacun comme de tous.

-Le peu est l’amorce du beaucoup. Si chacun prend soin de lui, des autres et de tout ce qui l’entoure dans son petit espace vital confié, sa participation devient un bel exemple de respect et de gratitude envers Ce qui le Meut. 

-Les différences sont naturelles, c’est même un enseignement profitable qui peut nous éveiller sur le sens de l’Unité dans la Diversité. La Nature Mère nous le prouve constamment au travers de toutes ses riches créations. Le handicap c’est que le mental illusionné l’a pris à son compte pour traduire les différences selon un sens déséquilibré et inégal, soutenant le concept comparatif du plus ou du moins, du mieux ou du pire, d’inférieur ou de supérieur, d’où la perte inestimable de sa véritable signification unitive. 

-Normalement l’air que l’on respire n’est la propriété d’aucun, bien qu’à ce jour on peut se poser la question d’une future et éventuelle taxe.

-La Nature ne nous doit strictement rien et pourtant nous avons tendance par avidité ou aversion, à croire qu’elle est notre et donc à lui prendre tout.

- Nos esprits sont originellement simples mais par le biais de la possessivité, de l’avidité, de l’aversion et les croyances adoptées qui nous font croire que nous sommes les régents de nos vies comme de tout ce qui nous environne, ils sont devenus complexes, secs, irrespectueux envers la Nature-Mère et ses éléments, envers toutes les créatures biologiques qui l’habitent comme envers tous les êtres humains..


  
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Possessivité, Avidité, Aversion.


-Ici-bas, rien ne nous appartient, pas même le souffle d’air utilisé qui nourrit cette petite pensée.

-Au plus nous pensons avoir des besoins pour vivre, au plus nous nous accrochons à la peur de perdre ce que nous croyons être à nous.

-La peur de perdre ce qui ne peut être nôtre est un délire malsain entretenu.

-Nous pouvons tout vivre, tout voir, tout connaître, tout faire mais nous ne pouvons rien posséder. La possession est une idée nocive inculquée et entretenue qui nous enferme constamment dans le carcan de la dépendance, de la frustration et de l’indifférence.

-Au plus nous possédons, au plus nous devenons pauvres intérieurement et aveugles à Ce qui Est.

-Se servir de tout et ne s’attacher à rien nous embellit intérieurement. 

-Tout nous arrive, tout passe et rien ne nous appartient. Seule est la Présence. Si l’on saisit cela en soi, plus rien ne nous affecte durablement.

-Tout ce que nous amassons dans nos vies n’est que jouets inertes dont le seul pouvoir est d’encombrer notre esprit d’avidité et notre espace, d’objets poussiéreux futiles.

-Rien n’interdit une existence confortable et les moyens qui l’accompagnent mais n’en faisons pas un but en soi ni une pleine réussite.

-Si la vie nous propose la prospérité et l’opulence durant notre séjour terrestre, ce n’est certainement pas pour que nous devenions avides et mesquins mais pour que nous apprenions à être naturellement altruistes et débonnaires.

-Ce que nous donnons à l’autre sans l’attente d’un retour, fait que nous en bénéficions pleinement tous les deux. 

-Croire être bon envers autrui, c’est se leurrer dans l’idée que l’on nous doit encore quelque chose.

-Si partager ou troquer redevenait une conception naturelle en chacun, nous ne parlerions plus de pauvreté, d’argent ni de misère. 

-L’orgueil, l’avidité comme l’aversion sont des termes vils qui signalent la plus grande des misères en l’homme.

-Thésauriser nous invite sournoisement à l’avidité, à la répulsion et à la méfiance.

-Dans ce monde de profit et de perte, tout nous pousse à avoir toujours plus et l’esprit qui s’y adonne devient avide par le fait qu’il n’en a jamais assez.

-L’avidité et la répulsion adoptées en soi sont les fruits amers de nos expériences incomprises.

-Quand nous croyons que la richesse provient exclusivement de tout ce que nous possédons, à nos yeux même nos amis les plus proches deviennent des voleurs. À celui qui n’a rien, rien ne peut être volé nous enseigne le Maître Unificateur.

-Une main durement fermée retient, une main pleinement ouverte, reçois et donne simplement.

-Un esprit devenu avare se reconnaît facilement. Même un sourire naturel devient pour lui un devoir.

-Que deviennent nos possessions chéries une fois que nous quittons définitivement la place ?

-Si nous n’emportons rien au-delà de la tombe, c’est tout bonnement que rien ne peut être nôtre.

-Nous arrivons ici-bas nu comme des vers et même si nous portons de beaux vêtements et des dorures en tous genres lors de notre mise en bière, nous devons bien nous douter qu’ils ne feront pas le voyage avec nous. Et si nous croyons le contraire, c’est que toute notre petite existence passagère fut tronquée par des croyances aveugles ou des idées complètement absurdes et infantiles. 

-Toute possession, tout pouvoir et toute manipulation sont sous la dictature de l’avidité et de la répulsion, en un mot : l’ego. Discerner ce phénomène illusoire et mesquin révèle une maturité naissante qui permet de faire éclater la bulle de la crédulité comme celle de l’ignorance dans laquelle l’homme geint.

-Miséreux est celui qui se croit être différent des autres. Heureux est celui qui reconnaît l’Unité en tous.

-Miséreux est celui qui vit dans l’attente d’une reconnaissance. Heureux est celui qui comprend que rien ne lui est dû.

-Miséreux est celui qui pense détenir. Heureux celui qui sait que rien ne lui appartient.

-L’avidité et l’aversion sont les aliments indigestes d’un mental illusionné par une faim virtuelle.

-Retenir et rejeter sont les battements d’un cœur possessif.

-L’homme change d’aspect au cours des siècles mais sa carapace d’avidité reste.

-Tout ce qui détériore, dévie, attaque, défend, pourrit la vie, n’existe que sous le règne égotique. L’abolition du règne égotique en soi est une observation vigilante ou attentionnée de tous les instants, autrement c’est encore se perdre dans son jeu malicieux, bercées par les illusions et les fausses habitudes. 

-Dans le Présent inconditionné, l’ego n’existe pas. Il ne prend vie que par nos déviances de Ce moment merveilleux nommé l’Instant Magique.

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Ego, le Mental Ratiocinant.


-L’Etre humain contient dans ses gènes la mémoire des éons, rien ne se limite au moi et au mien particularisé.

-Depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours, un spectre avide de pouvoir a régné comme Maître. Seuls quelques êtres lucides de passage nous ont averti et transmis la connaissance et la mièvrerie de ce simulacre qu’est l’ego, et grâce à ce nombre modeste de Libérés Vivants nous avons encore aujourd’hui ce tout possible (ou faculté) pour éteindre cette lumière aveuglante et factice.

-L’ego c’est le moi qui ne se connait pas et qui se limite à ce qu’il croit savoir.

-Je sais ! Je sais ! D’après les connaissances acquises est le signe certain d’un moi devenu égotique.

-Le moi est naturel et libre, par le sens de l’ego il devient artificiel et esclave.

-Le sens égotique disparaît quand le sens intuitif apparaît.

-L’ego n’est qu’une idée absurde (sourde) entretenue qui enchaîne et divise le cœur de l’homme.

-C’est la crainte de perdre l’idée du moi et du mien qui permet la survie de l’ego. La compréhension de cette idée fausse du moi et du mien nous en libère.

-L’ego est une cataracte sur l’œil de l’ignorant qui voit le Réel opaque, présageant que le Réel est ainsi et ne peut être autrement.

-L’ego n’est rien d’autre qu’une idée préconçue qui se réfère en définissant tout.

-L’ego se reconnaît par son besoin de souvenirs qu’il ressasse et de projets qu’il entasse, dans l’Ici et Maintenant il n’a ni base, ni stabilité, ni réalité.

-L’ego se crée sans cesse des images et des idées sur tout, le moi-je et le mien sont et restent sa principale occupation. Si les autres s’intéressent aveuglément à un moi ego différent du leur, c’est qu’en fait rien ne les distingue de celui qu’ils observent.

-L’ego se reconnaît facilement, on lui doit toujours quelque chose.

-L’ego a pour devise : c’est toujours la faute des autres.

-Pour l’ego, l’enfer c’est son paradis.

-Le moi sous influence égotique se reconnaît aussi par la manière dont il écoute autrui. En général, il dit oui, oui, tout en pensant à ce qu’il va pouvoir dire. L’ego impose toujours, le moi libre informe seulement.

-L’écoute véritable n’a rien à voir avec le monde gouverné par l’ego. L’ego n’entend que ce qu’il veut ou désire entendre, il ne peut donc être à l’écoute de ce qui n’est pas de sa compétence.

-L’orgueil est un masque égotique qui enlaidit celui qui le porte.

-L’ego est un enfant capricieux qui pleure jusqu’à obtenir ce qu’il désire sans se préoccuper des restrictions et des difficultés que cela engendre chez autrui.

-L’ego a fait du mental un souffre douleur et du corps un gadget de séparation et de guerre.

-L’attachement aux autres, aux choses et à soi-même sont encore des liens de possessions et de peurs cogités par l’ego, de sorte à sauvegarder sa place.

-Toute idée peut-être juste et bonne, au service de tout et de tous, mais dès qu’elle devient obstination ou passionnelle, elle charrie avec elle un besoin ou désir inconscient de reconnaissance. Et qui, à part l’ego, souhaite une récompense et les honneurs.

-Le moi influencé par l’ego est reconnaissable dés qu’il porte un jugement sur autrui, car c’est la preuve qu’il se pense meilleur ou pire et dans les deux cas il se trompe lui-même tout en trompant l’autre.

-L’ego fait de la dualité un dualisme, de la vie naturelle une survie conditionnelle.

-Pour l’ego, les autres sont au service de ses besoins, et si sa réclamation de l’autre ne correspond pas à sa demande, il fera en sorte de l’exclure de son cercle tout en le rendant coupable ou responsable.

-L’ego est une maladie qui se propage par le fait soutenu de dominer et être dominé. Le remède efficace de cette affection empirique, est tout simplement de s’en apercevoir à temps pour l’empêcher de continuer sa marche destructrice.

-Un mental égotique a toujours tendance à s’occuper des affaires qui ne le concernent pas, tout en essayant de tirer profit de la situation.

-Le monde des religions comme celui des politiques nourrit de promesses viennent de l’ego.

-Critiquer autrui avec un jugement non fondé est de la jalousie cachée qui entretient les frasques du mental égotique.

-La rancune est un ressentiment avec lequel l’ego se pavane. L’ego chausse deux sandales, l’une se nomme vanité, l’autre se nomme mensonge.

-L’ego est une ombre qui se prend pour la lumière. À la Lumière, l’ombre se dissipe obligatoirement.

-L’ego est un fardeau qui s’alourdit par l’idée de son importance et qui s’allège au fur et à mesure du détachement à cette idée d’importance, simplement par aperception lucide de cette idée faussée de l’importance.

-L’ego est un fantôme qui nous fait croire en son existence et qui se dissipe complètement quand on le cherche, en réalité on l’entretient par nos désirs, nos peurs et nos croyances.

-Le grand danger que nous insuffle l’ego est : De croire que Tout ce qui Est, est comme ceci ou comme cela d’après un « je » bien défini, ce qui implique une vision pauvre et limitée qui conditionne ce qui est vu comme celui qui voit. Alors qu’en vérité, il est juste nécessaire de voir simplement les choses comme elles sont, sans moi, sans mien, sans croyance et sans comparaison.

-Ce sont les idées dualistes qui nourrissent l’ego et nous empêchent de voir les choses simplement pour les vivre sainement. Déraciner l’idée c’est laisser libre cours à la vie.

-Le cerveau est une bibliothèque immense où fourmillent des milliers d’informations. L’ordre et le ménage doivent se faire quotidiennement pour enlever la poussière égotique.

-L’ego est au service pour un temps de l’humain qui grandit. Il a malheureusement le pouvoir de le faire devenir aussi décadent que lui dès qu’il tient les rênes.

-En définitive, le moi égotisé est nécessaire pour comprendre que l’on n’est pas lui. Il est une marche essentielle pour celui qui se cherche, mais devient vite un piège dangereux pour celui qui croit se connaître.

-Quand tous les jeux de l’ego sont connus, alors ce moi influencé ne meurt pas obligatoirement comme quelques uns le soutiennent, il perd seulement sa gouverne, son emprise sur l’entité. Par ce fait, le moi naturel redevient docile et malléable, au service de l’existence réelle.

-Les jeux de l’ego sont innombrables et son rôle est : de séparer l’homme d’avec sa nature de témoin conscient et des autres lui-même en lui faisant miroiter toutes sortes de valeurs pompeuses, de promesses enivrantes et d’estimations personnelles. L’homme croit par ce biais que les choses ne peuvent se dérouler convenablement sans lui, et donc, qu’il est de ce fait, indispensable.

-Sans cesse le mental égotique se joue de nous, et nous dévie toujours du Spontané, le Maintenant. Il est nécessaire de faire continuellement l’appoint pour vivre l’instant Présent.

-L’ego a pris l’habitude de vivre dans le cercle des répétitions. La Présence Témoin ne vit et ne voit que le Nouveau ici et maintenant, elle précède tout et encore plus le monde gluant des habitudes.

-Chaque pas nous ouvre à la réalité du moment mais sans cesse l’ego nous appelle vers le passé de sorte que l’évènement présent ne soit ni vu ni vécu pleinement, alors que seul existe ce qui se passe ici dans le maintenant.

-N’ayons aucune crainte de l’ego, il n’est qu’une confusion de l’esprit, un regard opaque de Ce qui Est. Le fait qu’il est apparu dans notre histoire vitale est aussi le fait qu’il disparaîtra, ce qui vient s’en va. Une seule condition, en avoir pleinement conscience en acceptant ce fait indéniable.

-Quand toute identification au corps mental cesse, que le moi-je-mien ne tient plus les rênes, l’ego se retire comme par magie. Alors le moi redevient naturellement une page blanche où s’inscrit tout ce qui arrive se classant aussitôt, ne laissant après les informations reçues aucune trace, de manière à recevoir le Nouveau. Nous découvrons notre véritable nature qu’en laissant de coté le moi influencé.

-L’ego devient un leurre une fois qu’il est décelé. L’attaque comme la défense qui règne en soi est la preuve qu’il est encore bien là. Comment le déceler ? L’ego est dans l’impossibilité de connaître  l’attitude naturelle qui se nourrit seulement de paix, de silence, d’émerveillement et de la joie de vivre.

-Chercher ailleurs qu’en soi Ce que nous sommes, c’est se perdre inévitablement sur des routes sinueuses mises intentionnellement en place par l’ego. L’ego porte tous les noms qui nous détournent sournoisement de nous-mêmes.

-Tout ce que le mental ratiocinant (le mental qui se répète) désire, c’est la satisfaction d’un plaisir durable dans un monde de transition qui ne connaît que l’insatisfaction, d’où ses incessantes et vaines tentatives pour être heureux.

-Faire confiance au mental ratiocinant équivaut à tenter coûte que coûte d’allumer avec des allumettes mouillées une bougie sans mèche.

-Vivre d’après le mental ratiocinant, c’est seulement espérer survivre dans un monde totalement incohérent nourrit d’habitudes vieillottes.

-Là où s’exprime le mental ratiocinant, là ne peut être la Réalité. Là où est la Réalité, l’expression de ce mental illusionné n’a plus lieu d’être.

-Sous l’influence du mental ratiocinant la vie n’est que confusion et frustration. Vouloir être paisible d’après cette base chaotique ne fait qu’ajouter un trouble de plus à son palmarès.

-Le moi ne vit que par influence. Si Dieu l’influence, il est un opérateur de génie, apte à créer aussi merveilleusement que son guide. Si l’ego l’influence, il fera exactement de même. À la différence, c’est que le premier est un Guide Vivant qui l’éclaire ou l’éveille à la Réalité Suprême et que le second est un hypnotiseur imaginaire qui l’éteint ou l’endort dans un univers complètement illusoire.

-L’ego ou le mental ratiocinant dit : l’existence est triste, la vie ne mérite pas d’être vécue, alors profites avidement de tout ce qui existe et de tous. Cela paraît acceptable pour un certain temps mais un jour un déclic en Soi plus ou moins agréable se fait et nous montre une autre approche de la vie qui nous replace dans une direction jusqu’alors insoupçonnée, vers de nouveaux horizons et de nouvelles perceptions. Suite à cette saine découverte, nos croyances alors, perdent de leurs capacités, les idées préconçues de leurs valeurs. Le cœur prend la place de la tête, les yeux s’éclairent et le sourire retrouve son innocence d’enfant. Puis, nous nous rendons compte au présent que tout ce qui nous a irrités auparavant est devenu un terreau fertile au développement de notre jeune et nouveau caractère.

-Si nous croyons au démon, reconnaissons que c’est le moi égotique alimenté de nos futiles idées et aussi qu’il n’y a rien d’autre que le Soi. Le Soi est la Conscience Unitive en tout. Tout est Conscience nous enseigne le Maître Unificateur. Le rôle du Sage est de répéter sans cesse par sa vie expressive, cette Vérité Ultime à tous ceux qui veulent bien l’entendre.

-Découvrir et Reconnaître le Soi qui est Tout, est possible lors d’une enquête approfondie, une technique discriminatoire, une étude méditative en soi sur soi, une auto-investigation studieuse et vigilante de ce qui se passe. Celle-ci mis en route, le faux remonte simplement à la surface de l’esprit, vu pour ce qu’il est, pour en lâcher définitivement prise ou s’en Défaire, afin que le Vrai Soi, notre Réalité Intrinsèque reprenne totalement et simplement les commandes de notre vie.


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Ne suivons pas seulement, Soyons !



Les mots ou les dires de l’esprit entendus ou lus ont tendance à faire d’un acte simple et naturel une nouvelle théorie, une nouvelle philosophie ou théologie qui rejoindra celles déjà stockées dans la mémoire. Il est très facile pour le mental analytique de coordonner et de s’approprier des termes de hautes teneurs, de les faire siens, de les rendre intouchables et puissants de par la manière qu’ils sont évoqués ou proposés.

La plus grande supercherie de l’ego et souvent la dernière carte mesquine à jouer sentant en fait, qu’il peut être démasqué et mis aux oubliettes, est de nous pousser à chercher un soi-disant idéal spirituel en se servant de ce que les chercheurs désireux d’autre chose, attendent.

Nous sommes bien loin d’imaginer et de comprendre la subtilité employée par l’ego pour nous convaincre de se contenter de grandes intentions nourries de belles phrases et de valeurs dites bienfaisantes. Pour nous convaincre de suivre aveuglément celui-ci ou celle-là qui nous semble plus perspicace à vivre que nous le sommes. De suivre tête baissée et sans s’interroger des Etres Réalisés dont le message non duel est pourtant très clair, très simple, en les élevant sur un piédestal inatteignable, tout en se disant intimement que nous ne pouvons être comme eux, dignes de la même enseigne, dignes de la même reconnaissance salutaire, improbable d’être nés sous une même et merveilleuse étoile. Beaucoup trop de chercheurs dépendent de belles figures auriques et se perdent continuellement dans des refuges édéniques se pensant inaptes ou moins lumineux que ceux qui les dirigent, oubliant par cette fausse interprétation d’eux-mêmes de s’ouvrir pleinement à eux-mêmes, de manière à découvrir Ce qu’ils sont réellement. Nous n’avons pas besoin de moutons aveugles mais de bergers éclairés.

Le Véritable Maître est en soi et nulle part ailleurs est le Message Universel offert à tous, et ceux qui le transmettent sincèrement de part leurs vies expérimentales et leurs propres façons d’approche, ne cherchent aucunement un tant soi peu de reconnaissance de la part d’autrui, ce serait se méprendre sur la mission indicatrice de ces Etres Sainement Ouverts à Ce qui Est. Une borne sur la route n’est pas un panneau stop, elle indique une direction à prendre et n’attend pas qu’on s’y arrête ou s’y attarde. Le Maître reconnu pour tel à l’extérieur de soi ne reflète tel un miroir que notre Intériorité Immaculée. Ce Maître Indicateur qui croise notre route nous invitera toujours à se diriger en soi-même, à retirer par soi-même ce qui nous empêche d’être sainement soi-même de façon à re-connaître la même et unique Source Nouménale dont nous sommes tous issus, cette Source Pure qui meut chacun comme chacune selon son bon vouloir. Si ce n’est pas le cas, ce dit maître est dans le domaine du professorat (maitrisant l’idée apprise ou son sujet) et cherchera toujours le moyen de nous mettre à sa botte consciemment ou inconsciemment. Non, qu’il ne soit pas nécessaire ou utile du moins au début pour le véritable chercheur en quête de lui-même, qui peut en avoir besoin pour amorcer son avancée mais il ne doit pas en faire son propre but ni une icône intouchable car il perdra de vue le pourquoi il est réellement Là.

Pour éviter ce piège à toujours suivre l’un ou l’autre plutôt que d’être Ce que nous sommes, il est un fait indéniable, la preuve intangible et inattaquable qui est simplement que si nous ne sommes pas là, présents dans notre propre espace pour recevoir une information qu’elle quelle soit, celle-ci ne peut être, celle-ci ne peut avoir lieu, celle-ci n’existe tout simplement pas. Où est l’autre ou quoi que ce soit si je ne suis pas là pour le voir ou le considérer ? Que nous le voulions ou non, que nous le croyions ou pas, que nous nous en rendons compte ou pas, nous précédons obligatoirement et sans autre alternative tout ce qui arrive. Rien ne peut être vérifié ni confirmé en soi si nous ne sommes pas là avant pour ce faire. Il n’y a rien de plus facile et rien de plus simple à comprendre et à reconnaître mais malheureusement sous l’effet de l’hypnose égotique et sa drogue euphorique qui nous pousse sans cesse vers un extérieur imaginé en quête d’un ceci ou d’un cela, de celui-ci-celle-là, nous avons oublié ou négligé qu’il en est ainsi et ne peut en être autrement.

Toute cette misère, ces craintes, ces phobies, ces addictions qui engendrent cette souffrance avilissante qui nous usent à petit feu ne sont rien d’autre qu’une malperceptivité et fausse considération de nous-mêmes. Tant que nous abdiquerons inconsciemment à tout ce qui nous incombe quotidiennement comme déviant de soi, nous l’alimenterons aveuglément et nous passerons constamment à côté de notre trésor sacré inépuisable et inestimable toujours Là. Tant que nous nous laisserons berner par toutes sortes d’inepties et d’idéaux vils, de croyances comme de pouvoirs intentionnels, nous ne pourrons pas en soupçonner le trouble empirique et destructeur.

Nous pouvons faire autant de choses qui nous plaisent, assouvir autant de désirs dont nous donnons de l’importance mais au bout du compte, notre faim mentale ne s’apaisera jamais et nous serons toujours dans l’attente exagérée ou dans l’espérance naïve d’une vie pleine et heureuse. Nous resterons tout comme nos prédécesseurs ignorants de leur Nature Saine, dans la même quémande de satisfactions nébuleuses en tous genres.

Nous avons le droit inné de nous connaître simplement libres et vrais en deçà de multiples configurations hypothétiques et invalidantes adoptées. Nous avons cette faculté naturelle ou saine intelligence inhérente à notre nature propre, pour déceler puis évacuer sans remord et sans peur la racine infectée de notre inconfort intérieur. Rien ni personne ne peut nous empêcher d’être pleinement soi-même et heureux de l’être, si nous le décidons vraiment. Nous avons le pouvoir inestimable de la remise en question et personne ne peut le faire à notre place. Quand la soif est présente, aucun ne peut boire à notre place. Nous ne perdrons rien au change que de vivre sous la Gouverne Intérieure qui nous guide sans fin et depuis toujours vers Ce que nous sommes, bien au contraire ! L’esprit libéré des entraves imaginées re-connaîtra sainement Sa Source Vivifiante et sa confiance en Cela renaîtra et se consolidera, tout comme le Lotus resplendissant et ses racines entremêlées puissantes gisant dans la lourde vase, sort miraculeusement de l’eau stagnante pour embrasser la Chaleureuse Lumière Solaire.  

Comment pourrions-nous nous perdre ou perdre qui ou quoi que ce soit quand nous reconnaissons en profondeur et sans l’ombre du doute, que nous Sommes pleinement et unanimement Vécus par la Conscience Immaculée Universelle. Que nous Sommes tous Un depuis toujours et à jamais. Que rien en réalité dans ce monde manifesté et duel, ne nous appartient et nous sépare ?  Vide et Plein, Présence et Absence, Inspiration et Expiration, Tout et Rien, Etre et non Etre, vu dans la Simplicité du Fait, va naturellement de soi.

Le fait de se vivre simplement de par cette Volonté Unitive du Ciel, de par cette Intention Conscientielle Infinie nous fait ressentir intuitivement qu’Elle seule vit, nous vit. La  Confiance retrouvée sereinement en notre Source Pure, nous montre l’existence temporelle sous un nouveau jour comme dans une nouvelle approche de ce qui se passe en soi et qui ne fait réellement que passer.

Par ce Témoignage Lucide et Neutre au Présent, ce Vivre Simple sans artifice ni intérêt, toutes les scories mentales agglutinées d’avant, telles que l’attachement, le non attachement, les viles intentions, les rétentions, l’avidité, les culpabilités ou fausses responsabilités, la cupidité, les pensées nauséabondes de jugement comme de comparaison et bien d’autres conditions amères apprivoisées inconsciemment, s’évanouissent d’elles-mêmes dans le néant pour ne plus revenir. Et si elles reviennent pour tenter de squatter un instant notre espace, elles sont sitôt perçues et délaissées sans crainte et sans effort. Où la Lumière Est, rien d’autre ne peut être. Ce qui a pour effet d’apaiser considérablement l’esprit, d’ouvrir joyeusement le cœur à tous et de jouir pleinement du Moment Magique offert.

Se réveiller à notre for intérieur devient alors un Acte Vivant et Naturel qui se produit de Lui-même tout le long de notre Saine Démarche vers un Soi-même, libre de ce qu’il n’est pas.


Faites-vous confiance et voyez par vous-même,
Ne suivez pas seulement, Soyez !
Vous ne le regretterez sûrement pas !


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Le Défaire de Ce qui n’est pas.

Le réveil naturel à soi n’est pas seulement un mot ni une volonté personnelle,
c’est surtout un acte de rectification.


Trois petits pas vers la vision saine.


1-Auto investigation.


-Pour retrouver notre Identité Originelle, libre de ce qu’elle n’est pas, beaucoup de voies existent. L’auto-investigation est la voie non duelle choisie qui offre un diable à roulettes pour débarrasser les vieux meubles mémoriels, un balai neuf pour chasser les scories mentales poussiéreuses, une serpillière propre pour nettoyer le sol des concepts erronés adoptés. Quand la Maison Divine est assainie et bien rangée, c’est un plaisir sans mesure de recevoir ses convives. 

-Un verre sale qui reçoit de l’eau pure la souille. L’auto-investigation est une éponge propre pour nettoyer le verre et recevoir La Nouvelle Eau.

-Pour se connaître réellement, l’auto-investigation est un outil chirurgical miraculeux qui retire avec beaucoup de soin et de précision toutes les scories mentales adoptées qui engluent notre nature réelle.

-D’autres outils sont au service de l’humain qui cherche à se connaître vrai mais l’auto-investigation permet un travail tellement méticuleux, qu’il n’est aucunement besoin de comprendre le pourquoi du comment, c’est une gomme de haut de gamme qui efface la racine des troubles sans laisser de trace.

-L’auto-investigation, l’introspection ou encore la juste discrimination ouvre des horizons intérieurs sans limites. C’est la perte définitive de toutes croyances adoptées, de toutes peurs imaginées, de toutes identifications erronées, de toutes séparations comme de toutes divisions déviantes de l’Unité.

-L’auto-investigation nous permet de voir lucidement ce qui n’est pas et de s’en défaire sans effort.

-L’auto-investigation est un outil efficace pour panser les blessures d’hier accumulées, pour guérir les maux inculqués, pour approfondir l’écoute intérieure, pour lâcher-prise de tout ce qui détourne notre regard sain de soi-même afin d’accueillir nouvellement Ce que nous Sommes et Ce qui Est.

-L’auto-investigation est une torche dotée d’une flamme éternelle qui ne vacille pas, afin de reconnaître plus clairement ce qui se passe en soi, à voir les obstacles jonchés sur le parcours et de façon à ne plus trébucher lors de notre saine avancée intérieure.

-L’auto-investigation permet la désidentification à l’idée d’un moi-je-mien personnifié, à l’élimination des interprétations référentielles nébuleuses par la compréhension juste de leurs inexistences au présent.

-L’auto-investigation est une clé d’or qui ouvre la porte verrouillée de notre prison mentale.

-L’auto-investigation n’est pas une expérience de plus à stocker dans la mémoire. Elle est un éclaircissement et un réajustement de la pensée au présent, un rappel méditatif en soi, une aide saine qui combine la vigilance studieuse et l’écoute attentive pour reconnaître intimement Ce qui nous meut ou nous vit éternellement.

-L’auto-investigation n’est pas une torture mentale. C’est un des moyens les plus simples pour Voir les entraves psychologiques et s’en défaire.

-Le mental est trouble de par tout ce qu’il ingurgite comme informations et concepts depuis x temps. L’introspection permet de mettre un peu d’ordre dans ce fatras accumulé de façon à rendre plus calme ce mental agité.  

-La pensée se doit d’être saine pour reconnecter avec Sa Source. Si elle véhicule autre chose que cette qualité naturelle, il est nécessaire de la purifier, de la clarifier, de lui permettre son véritable rôle. Le travail sur soi n’est en définitive rien d’autre que cela.

-Quand nous sommes totalement présents à notre Présence Intemporelle, être conscient de la Conscience, l’auto-investigation s’estompe naturellement comme celui qui s’en est servi. 

-Quand aucune pensée ne vient troubler l’esprit qui s’étudie, quand le Silence est Maître dans le Temple Intérieur, alors la compréhension de ce qui EST devient plus Claire, la Paix règne. Et DIEU dans son infinie Bonté, dans son incomparable Beauté, dans son indéfectible Vérité, traduit son Œuvre Magistrale en l’Homme, qui est Sa Propre Révélation de Lui-même en L’Unicité Absolue.




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2) Interrogation.



-Il arrive un moment dans la vie d’un homme où il faut se retirer du monde bruyant pour faire le point et s’apercevoir de toute l’agitation mentale. C’est un processus naturel obligatoire qui éclaircit notre façon de vivre et de penser. Le stress de l’existence matérialiste repousse toujours ce moment privilégié du Solitaire, alors de nombreuses et fâcheuses conséquences naissent du trop plein emmagasiné générant de nouveaux troubles. Au plus le caddy mental est plein, au plus on s’éloigne de la simplicité d’être.

-L’extérieur nous fait poser de nombreuses questions telles que le pourquoi ceci et le comment cela, ce qui nous amène toujours à plus de questions sans pour autant trouver La Réponse sur ce que nous sommes vraiment. Naissant de l’intériorité, l’extérieur ne connaît rien de Ce Qui Est, si ce n’est que ce qu’il a apprivoisé et pris pour vrai.

-Les questions essentielles ou pertinentes ne se dirigent qu’en soi, vers soi. Elles nous invitent à comprendre pourquoi malgré tous les efforts fournis pour être heureux, nous restons toujours dans la confusion comme dans la frustration. Pourquoi malgré toutes nos connaissances acquises tout le long d’un parcours de vie, nous ne sommes jamais satisfaits. Pourquoi nous sommes toujours dans l’attente de meilleurs jours.

-L’interrogation intérieure devient active et utile suite à de nombreuses perturbations mentales ou chamboulements dits extérieurs. Le fait de se demander pourquoi tout va de travers, pourquoi cette vie est sans cesse troublée, pourquoi nous sommes joyeux un instant et triste le moment suivant, etc. Toutes ces questions duelles qui viennent hantées notre esprit sont la preuve irréfutable qu’une rébellion en soi comme un pas vers notre intériorité est en train de se produire.

-A force de suivre aveuglément les indigents nous devenons tout bonnement comme eux. Dans ce monde duel expérimental devenu dualiste par orgueil et séparation, par avidité et aversion, la rébellion intime, ce travail interrogatif sur soi est indispensable pour ne plus se laisser prendre au jeu imposé, de manière à reconnaître ce qui empêche l’expansion d’une vie saine et heureuse.

-La rébellion véritable n’est pas une révolte contre tout et n’importe quoi ni ne doit se diriger envers autrui car autrement nous ne faisons rien d’autre que d’ajouter un plus de confusion et de frustration en soi comme en l’autre. On n’éteint pas un feu avec de l’essence nous dit le Maître Unificateur.

-Se rebeller ne veut pas dire attaquer ou défendre, être pour ou contre qui ou quoi que ce soit, c’est s’interroger, autrement nous ne faisons rien d’autre que d’alimenter la guerre égotique en soi.

-La rébellion est une aide judicieuse dans le sens où elle amène le penseur à s’interroger sur lui-même et sur la valeur prise en compte qu’il porte sur tout. Elle est le premier pas vers un examen intérieur.

-Par admission au processus égotique qu’il faut toujours avoir et entretenir ce que nous avons, nous pensons souvent qu’une véritable interrogation intérieure va nous retirer un quelque chose à ce que nous sommes. Effectivement, une chose importante doit être enlevée de notre esprit, elle se nomme l’idée fragmentaire ou encore la pensée séparative. Une épine sous le pied fait du marcheur un boiteux. Le rôle de l’interrogation sur soi est semblable à une petite pince à épiler qui détient le pouvoir sans trop agresser, de retirer avec délicatesse l’épine du pied de manière à continuer sainement sa marche.

-La peur aussi invite à marcher à pas de loup sur le sentier de l’interrogation nous poussant ainsi au contentement partiel. Encore une fois c’est toujours la peur de perdre ce que nous pensons être nôtre qui pousse l’interrogation sur soi un peu plus loin. 

-Ne provoquons plus de peurs car nous ne faisons rien d’autre que de les ajouter à celles qui nous incombent journellement. Il est temps de s’interroger sur toutes ces peurs puis en lâcher-prise pour jouir pleinement de ce qui nous attend vraiment.

-Pour se connaître, n’interrogeons pas autrui, arrêtons-nous et voyons qui vraiment s’interroge.

-Pour se connaître, faisons un constat de ce que nous avons adopté sans y prendre part à nouveau.

-Constater suite à une juste interrogation que les choses sont ce qu’elles sont, nous place en tant que juste témoin neutre et nous invite à la sérénité.

-Voir les choses comme elles sont sans chercher à les modifier mentalement selon des interrogations farfelues, nous les fait accueillir plus simplement.

-Voir, constater ou s’interroger vraiment ne peut avoir lieu que dans un espace intérieur libre où le bruyant lui-même n’est pas une gêne.

-Le Silence intérieur n’est aucunement happé ni affecté par les interrogations d’une foule en délire.

-Pour s’interroger studieusement sur soi, il n’est pas utile à l’étudiant de s’isoler dans une grotte, de s’installer dans un monastère ou encore de se perdre dans la solitude désertique. La nature, une chambre ou une petite pièce est adéquate pour cet acte au présent et suffit amplement pour se détendre et s’occuper sainement de son propre cas. L’esprit devient tranquille dans une ambiance qui lui permet cette possible attitude méditative.

- La véritable interrogation ne vient pas d’un mental qui se lamente de son sort mais d’un esprit qui se recherche.

-Celui qui ne s’interroge pas, ne peut se rendre compte qu’il suit aveuglément ce qui n’existe pas.

-S’interroger sur la notion du faux permet à l’esprit de se reconnecter au Vrai.

-Toutes les questions pertinentes sont nécessaires pour re-connaître que Je Suis est la Réponse.

-Pas de questions sans celui qui se les pose.

-Le Qui ou Que Suis-je est la seule interrogation mentale méditative qui mène à la Véritable Recherche du Soi.

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3) Méditation, Méditer.  


-Bien que la méditation est un état au-delà de la pensée et méditer, un acte de présence à soi, l’emploi de ces deux vocables sont fiables pour établir la compréhension intuitive et la relation avec soi-même.

-La méditation assise, les yeux clos et en silence, offre le pouvoir de découvrir par l’observation sereine ce qui n’est pas afin de retirer de la mémoire toutes les tensions d’avidité comme d’aversion, qui sont les obstacles majeurs à la connaissance de soi et au bonheur durable.

-Méditer c’est permettre à son esprit d’être plus calme, plus silencieux et plus alerte, apte à recevoir le nouveau comme tel. Méditer c’est en quelque sorte vider son verre d’eau croupie, rincer son verre et le remplir à nouveau d’eau pure.

-Quel que soit l’acte qui s’accomplit, si celui-ci se réalise avec précision et capte la pleine attention, cet acte n’est pas autre chose qu’un moment entier nourrit par la méditation. Chercher à méditer selon ou d’après n’est qu’une gageure.

-Méditer c’est réapprendre à être là, ici dans le maintenant sans être influencé ni affecté par ce qui passe et qui ne fait que passer « Tout Passe ». Rien ne peut influencer la présence à soi si nous comprenons qu’elle précède tout le transitoire comme tout l’éphémère.

-Si nous comprenons que rien ne peut nous appartenir, que toutes les attaches sont trompeuses, nous reconnaîtrons le sens de la méditation comme un état naturel inné relié à Ce que nous sommes.

-Méditer, c’est faire le constat silencieux et dans la neutralité, que nous ne pouvons pas être autrement que ce que nous sommes. Que nous ne pouvons pas ajouter ou retirer quelque chose à Ce qui Est. Que nous ne pouvons pas se nourrir continuellement d’illusion. Que nous ne pouvons plus se mentir à soi-même et par la même occasion aux autres. Que nous ne pouvons plus se laisser berner par toutes sortes d’idéologies, croyances diverses et autres rituels. Méditer c’est renoncer par la vision témoin ou l’observation consciente, à tous les colorants invalidants qui couvrent la simplicité d’être.

-L’observation consciente de sa respiration met fin à un hier comme à un demain. Elle redresse la perception intuitive qui n’a lieu que dans l’ici et maintenant, le présent intemporel inconditionné.

-Méditer est un travail intérieur de déconstruction de la fausse demeure que nous avons construite par mégarde, ignorance et crédulité héréditaires.

-Pour que le Vrai puisse se rétablir naturellement en l’esprit du méditant, il est indispensable que le faux soit vu, reconnu comme tel et jeter aux oubliettes. Le Vrai s’installe quand le faux n’est plus.

-Comment reconnaître le faux du Vrai ? Le faux est reconnaissable à sa durée limitée, à ses fréquences changeantes, à sa volonté d’obtention, à ses peurs renouvelées, à son indifférence irrespectueuse, à son désir de devenir autrement d’après références, à son impatience exagérée et à sa façon de toujours dévier la valeur naturelle de Ce qui Est comme de Ce que Nous Sommes. Le Vrai est le Je Suis qui précède et reconnait tout cela comme misère inculquée héréditairement sans en être pour autant affecté.

-Quand nous voyons ou constatons le faux, n’oublions jamais que c’est le Vrai qui nous le montre.

-Une chose est certaine pour le méditant qui avance plus profondément et plus sereinement en lui-même. Il commence à percevoir que le Vrai ou le Réel montre le faux ou l’irréel tel qu’il est et non le contraire. Il commence à reconnaître que le faux ne peut connaître ce qui n’est pas de sa compétence.

-Le Maître Unificateur nous dit : Trier le blé de l’ivraie, quand tout deux seront à maturité, le premier partagez-le entre vous, quand au second, rassemblez-le et faites-en un feu de joie. Si notre esprit mélange le faux avec le Vrai, il ne fait rien d’autre que de façonner un beau et bon gâteau empoisonné.

-Méditer c’est voir l’erreur pour ce qu’elle est, de manière à la corriger. Quand sur un tableau noir, une erreur ou une faute d’orthographe s’est glissée sur un mot inscrit à la craie blanche et vue comme telle, il est facile  de passer l’éponge puis ensuite d’y apporter une juste correction. Si nous avons le pouvoir de commettre l’erreur nous avons aussi le pouvoir d’y remédier.

-L’effort est-il nécessaire pour méditer ? Le seul effort est la décision à vouloir se débarrasser de ce qui encombre l’esprit, de la volonté à lâcher-prise de l’invalidation, à s’asseoir un moment pour s’occuper avec vigilance de son propre cas. Tous les autres efforts contraignent l’esprit et ne le libèrent pas pour autant.

-Quand nous comprenons que nous sommes déjà Cela, seulement dévié de notre Nature Réelle par toutes les implications imaginaires et les influences insignifiantes, l’effort pour méditer devient une scorie mentale de plus à éliminer.

-Tant que le mental se prend pour ce qu’il n’est pas, imposant son propre dévolu au chercheur, la méditation est un moyen efficace pour le replacer à son juste rôle de serviteur-témoin.

-Les pensées qui viennent nous visiter lors d’une méditation sont-elles une gêne pour le méditant ? 
Les pensées qui traversent notre esprit pendant la méditation ne sont qu’un train de marchandises qui passent sur les rails de la mémoire. Tenter d’attraper le train en marche nous empêche d’en témoigner.

-La méditation sur soi nous permet de voir simplement les choses telles qu’elles sont, ni plus ni moins.

-La méditation permet au méditant d’en être simplement le témoin lucide sans se laisser embarquer. Quoi qu’il se passe quand nous méditons, n’oublions pas que cela ne fait que passer et s’accrocher à ce qui passe nous éloigne de nous-mêmes et de l’espace méditatif.

-La méditation nous répète à chaque respiration consciente : Sois-Là ! Sois-Là !

-Nous sommes toujours Là, ici dans le maintenant sans autre alternative. L’erreur, c’est que nous avons adopté comme idée référentielle fallacieuse de chercher extérieurement à savoir qui nous sommes et où nous résidons vraiment. Alors n’ayant qu’une maigre connaissance de soi comme de Ce qui se cherche réellement, nous cherchons en vain et dans l’ailleurs cette éventuelle reconnaissance intime. Méditer permet de se placer en tant que témoin silencieux dans son présent intemporel et de faire sans effort un réglage perceptif intérieur tout comme nous faisons naturellement le réglage du zoom d’un appareil photo de façon à retirer le flou, réajuster la perspective et voir simplement ce qui est. N’oublions pas que nous sommes « Cela » avant l’appareil photo pour en faire le réglage.

-Nous sommes toujours avant, pendant, après quoi ou qui que ce soit. Cela doit conforter notre méditation intérieure active et éviter sans difficulté les embarquements déviants en tous genres.

-Méditer est une seconde peau pour celui qui ne vit que dans son présent.

-Nous sommes Pleine Méditation mais pour saisir cela, il est avant tout nécessaire d’y méditer.

-Chaque action faite lucidement est la preuve que la méditation nourrit continuellement son faiseur.

-Que chaque pensée, parole et action soit juste, complète et vivante nous dit le Maître Unificateur.

-Méditer est un doigt levé qui ne montre pas seulement le sommet de la montagne ni le doigt en question mais surtout celui ou celle à qui apparaît ce point culminant.

-Méditer, c’est témoigner lucidement de tout ce qui se passe en soi sans rien ajouter ni retrancher à ces transits. C’est accepter ce qui vient comme ce qui va dans la neutralité, puis comprendre ensuite que tout Ce qui Est, est simplement comme cela doit être.

-Ressentir directement que tout Ce qui Est, est comme cela doit être, ni plus ni moins, au-delà de notre soi-disant bon vouloir, nous invite à la rencontre de notre nature véritable de Témoin Conscient.

-Nous sommes si intimement enfermés par la critique portée sur toutes choses et sur tous les êtres d’après des idées bien arrêtées, avis et opinions de toutes sortes, que la coquille du moi devient de plus en plus épaisse et bien sûr, plus dure à percer. La méditation attentive sur soi est un outil adéquat qui détient la force ou le pouvoir de remédier à cela sans blesser.

-Tout ce que nous voyons, considérons, pensons ou croyons lors d’une méditation sur soi ou une auto- investigation ne nous appartient pas. Tout ceci tire son origine et ses effets de la mémoire séquentielle où est stockée toutes sortes d’informations plus où moins utiles, agréables ou pas. Si nous témoignons seulement de leurs passages sans y prendre part, sans s’y impliquer lourdement, sans chercher à les modifier, cela nous indique que nous les précédons puisque cela apparaît devant notre écran mental pour finalement disparaître, laissant place à une nouvelle formulation passagère. Ne pas s’attacher à ce qui défile c’est Voir naturellement et sans affectation.

-Le rôle du méditant est de se défaire de tout ce qui dérange son avancée intérieure jusqu’à ce qu’il soit débarrassé en fin de parcours, de lui-même en tant que méditant.

-La Réelle Méditation prend place quand le méditant n’est plus ou qu’il n’y ait plus personne pour méditer. Le méditant est le dernier obstacle à la Véritable Méditation nous enseigne le Maître en Soi ou Maître Unificateur.

-Le méditant libéré de son fardeau égotique est une terre fertile où la graine de la Conscience Véritable germe puis pousse sans contrainte dans un climat de paix, pour devenir finalement une fleur cosmique exhalant un parfum subtil d’amour, de partage et de compassion naturelles.


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Quelques obstacles à La vision saine.




Identification


-Le moi-je-mien est l’obstacle majeur à la Reconnaissance de Ce que nous sommes. Notre identification à cette fausse personnalité temporelle nous éloigne considérablement de la Réalité Impersonnelle comme de notre Identité Intemporelle.

-Tant que nous penserons être une personne autonome qui vit selon ses propres conceptions, idéologies, désirs et autres fabulations, il nous est impossible de lâcher-prise d’un moi-je-mien toujours sujet à l’insatisfaction.

-Personne n’a encore réussi à vivre selon tous ses désirs et tous ses plans, il y a toujours un imprévu qui l’en empêche. Seul le Sage a cette possibilité mais cela ne l’intéresse pas vraiment, pour la bonne raison qu’il n’a plus de désirs, plus de plans, plus d’identifications et qu’il n’est plus personne.

-Un Sage est un danger réel pour ceux qui restent identifiés à leur ego.

-Un Sage est un briseur de rêves personnalisés.

-Le moi-je-mien est un concept invalidant d’identification et d’interprétation qui fait de l’être humain qui le soutient, une marionnette de papier mâché manipulée par les fils égotiques de l’ignorance, de la crédulité, de la peur et de l’arrogance.

-Au niveau du mental pensant, le je suis ceci ou cela est primordial tout comme le je veux devenir. Dans la méditation sur soi, il est primordial de se défaire de la personne identifiée et de toutes idées qui concernent un certain devenir. Dans la Réalité, ni le mental pensant ni la personne limitée à l’idéalisation n’ont de sens propre.

-L’Etre humain pris dans le piège de l’identification de ce qu’il croit être une personne ayant un nom, un âge et une adresse assurés, est en fait un vagabond amnésique et sans demeure.

-Le moi, le je et le mien sont des étiquettes publicitaires qui vantent la qualité d’un produit imaginaire.

-Le moi n’est qu’une idée d’auto-suffisance, le je n’est qu’une idée d’auto-persuasion, le mien n’est qu’une idée d’auto-sécurisation. L’homme gouverné par l’identification aux idées reçues à son sujet est devenu malgré lui, un pantin addictif de l’auto-personnification.

-Quand nous prenons une douche ou un bain, il est naturel d’ôter tous ses vêtements. Dans la désidentification, il est capital de se mettre à nu.

-Il est rare de remettre des chaussettes sales après s’être lavé les pieds comme il est rare pour celui qui se désidentifie de la personne de l’endosser à nouveau.

-Heureux est celui qui ne s’identifie plus à qui ou à quoi que ce soit, il a re-connu sa place de témoin neutre et conscient.  

-Aucun besoin d’un moi identifié ni d’aucune croyance pour résider sereinement en son centre. En Je Suis toutes les étiquettes tombent d’elles-mêmes. Ce qui n’est pas, n’a aucune résistance face à Ce qui Est.

-Un singe vêtu d’un costume reste un singe. Un mendiant qui s’identifie à un roi, reste un mendiant. Si nous comprenons que l’identification n’est qu’une supercherie mentale pour essayer de devenir ce que nous ne sommes pas, nous reconnaissons qu’elle n’est qu’un obstacle de plus pour éviter d’être simplement soi-même.

-Toutes les étiquettes, titres et autres noms grandiloquents dont se pare l’homme mondain ne sont qu’apparats lourds qui étouffent sa liberté naturelle comme sa simplicité d’être. Se débarrasser de toutes parures si imposantes soient-elles, lui offrirait ici-bas son plus beau rôle dans le théâtre de la vie.

-Le jour où Bouddha s’est éveillé à sa Nature Véritable est celui où il a laissé derrière lui tous ses ornements et vêtements de soie, c’est six ans après sous le Figuier Révélateur qu’il en a réellement pris conscience.

-La nudité véritable n’est pas le rejet obligatoire de ses vêtements, de sa famille ni de son confort, c’est le renoncement à être ce que nous ne sommes pas.

-Ceux qui croient avoir renoncé, restent encore sous l’emprise d’une croyance.

-Renoncer vraiment, c’est arrêter en soi le cycle des croyances.



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Croyances


-Croire est une marche solide, fiable vers la confiance et la connaissance de soi. Elle devient une marche fragile et dangereuse quand elle impose un certain idéal à atteindre. Tous les idéaux sont des pièges tendus aux ignorants comme aux naïfs. Croire n’est qu’un pas dans la vie de l’homme et non son but.

-La Foi (se fier à) tire son origine de la confiance et non de la croyance. La croyance est une borne indicative qui mène à la Foi et non l’inverse. Trop nombreuses sont les croyances idéalisées qui limitent l’expression et l’expansion naturelle de soi comme du Soi.

-La croyance cherche toujours à persuader les fidèles que le futur proche est salutaire. La Foi Ardente nous convainc que nous sommes déjà « Entier » là où nous sommes, comme nous sommes et qu’il faut seulement se défaire des idées préconçues que nous en avons, pour vivre en conséquence.

-La croyance a fait d’une erreur minime un péché capital impardonnable. La Foi Intérieure nous invite simplement et avec confiance à corriger l’erreur au moment où elle se présente de manière à passer sans encombre à autre chose.

-La croyance a institué les religions conventionnelles, ses nombreux rites et sacrifices. La Foi constitue la saine relation avec soi-même, avec autrui et avec Ce qui Est, tout simplement. La première segmente et la seconde réunit, rassemble.

-Les croyances ou religions établies se servent du mot Foi et du mot Salut pour asservir leurs adeptes et non pour les rendre libres. Croire est la preuve d’une incertitude qui a trouvé une place confortable dans l’esprit qui s’y adonne.

-Combien de croyants sont morts inutilement en n’ayant pas eu suffisamment de foi véritable en eux-mêmes, envers eux-mêmes. Tous les yeux levés vers le Ciel en vue d’une bénédiction personnelle et salutaire, empêchent de voir réellement ce qui se passe en soi comme devant ses pas.

-Quelle perte inestimable d’écoute intérieure et de vision éclairée, que de se laisser bercer, endormir et conduire par les croyances rituelles. L’hypothétique, le suranné, la mémorisation et l’anticipation sont les racines malsaines de toutes ces croyances dogmatiques. Elles ne sont constituées que pour rendre sourds, aveugles et serviles les pratiquants.

-Vivre selon les croyances imposées, retire de l’esprit l’opportunité naturelle de se connaître vrai dans sa propre nudité. La croyance revête bien trop souvent de lourds habits poussiéreux qui en imposent.

-Jésus le Vivant aurait certainement pu être très fortuné, avoir un immense château, de soyeux habits, des babioles d’or aux doigts, au poignet et au cou. S’il n’en fut rien, c’est que son Message Simple se devait d’être transmis par un Homme tout aussi Simple. Le Vrai ne s’encombre pas de pacotilles.

-A la base, les croyances étaient sensées réunir les hommes, les rassembler, les accompagner vers la confiance en eux-mêmes mais elles n’ont rien fait d’autre que de les diviser et de les séparer. La multitude de dogmes et de sectes idéalistes prouvent leur incapacité à reconnaître la juste valeur des mots amour, égalité, fraternité, liberté, respect et partage sans intérêt.


-Au plus il y a de croyances organisées au plus il y a de confusions comme de frustrations dans les esprits et au moins il y a de perceptivités réelles comme naturelles.

-Les croyances de toutes sortes ont fait des hommes des moutons à tondre. Elles sont généralement plus attirées par les portefeuilles des adeptes que par leurs cœurs.

-Les croyances dogmatiques citent haut de belles paroles vidées de leur essence. Normalement, elles endorment plus qu’elles ne réveillent les esprits rêveurs qui les entendent.

-Il est facile d’attirer des croyants en leur faisant miroiter des idéaux supérieurs comme il est facile d’attirer un chien en lui donnant un os à ronger. Le miel des faux libérateurs a un arrière goût de fiel.

-Le mental des hommes pieux est semblable aux papillons de nuit attirés par un halogène qui n’est en fait là que pour les griller.

-La crédulité de beaucoup a fait la reconnaissance et la richesse de certains. Comment la Vérité pourrait-elle être connue quand elle est sans cesse galvaudée et substituée par l’erreur et le mensonge.

-Ne suivez pas les aveugles car ils vous conduiront à la fosse nous dit le Maître Unificateur.

-Il est rare de rencontrer un véritable chercheur dans le monde des croyants comme il est rare de voir des fleurs artificielles dans un jardin botanique naturel. En général, les fleurs artificielles peuplent les cimetières.

-Tous les gadgets de reconnaissances, croix, malas, chapelets, habits spécifiques liés à une dite religion ne sont rien d’autre que des lunettes noires aux verres épais qui cachent la vision lumineuse du Soi.

-Les Messagers de L’Evangile de l’Eveil sont reconnaissables à leur simplicité d’être. Etant ordinaires, ils n’ont rien à prouver, ils sont la preuve vivante de la Nature Divine. Les autres faux guides ou prêcheurs dits messagers ne sont que de mauvais copistes qui tentent constamment d’imposer une directive sélective. Les premiers se servent de la vie pour nous enseigner, les seconds se servent tout simplement des autres. Les premiers nous amènent sans nul doute à nous-mêmes, les seconds nous ramènent toujours à eux-mêmes. N’est-il pas temps Aujourd’hui de faire la juste différence ? 

-Arrêtons de croire à l’un, à l’autre, à ceci ou à cela, à un paradis lointain et à un enfer tout proche. Arrêtons de vivre selon des idées toutes faites et sur des hypothèses prises pour la réalité et voyons par nous-mêmes, en nous-mêmes si tout ce que nous avons ingurgité depuis le début de notre aventure humaine tient la route ou pas. Soyons certains que si nous décidons avec sérieux d’examiner de très prés toutes ses histoires nébuleuses adoptées et inculquées, nous découvrirons sans l’ombre d’un doute la supercherie infantile de tout ceci.

-Si nous ne sommes pas là, avant que quoi ou qui que ce soit apparaisse, il est impossible que cela soit. Vous êtes la preuve que Dieu existe et non l’inverse car avant que n’importe quelle question sur Dieu soit posée, il faut que vous soyez là pour la poser, nous initie intérieurement et du plus profond de l’Absolu, le Maître Unificateur. Avoir Foi en Cela nous éveille à notre nature réelle au-delà de toute fausse croyance comme de toute futile imagination. 


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Imagination


-L’imagination a du bon pour développer le sens créatif et l’application au présent. Nous la voyons souvent poindre dans le monde artistique et ses nombreux domaines. Elle permet de reconnaître notre pouvoir inné de Co-créateur. Co-créateur indique que l’Energie Créatrice mise à notre disposition précède nos inventions. L’imagination devient un traquenard quand nous pensons que les projections nécessaires pour l’action à accomplir sont des moyens fiables pour toucher la Réalité. L’imagination et la Réalité ne peuvent coexister, la première vient de la mémoire, la seconde est Ce qui permet.

-L’homme est un actif naturel et l’imagination est la plus grande de ses préoccupations. Le handicap de l’imagination est de pousser dans un monde irréel celui qui s’y adonne continuellement. Imaginer que le monde est toujours autre que ce qu’il est, engage son faiseur dans l’évasion, dans le virtuel comme dans l’illusion.

-Voir le monde tel qu’il est sans rien lui ajouter, sans rien lui retirer dépasse l’imagination et nous recentre dans le présent hors du temps et de l’espace connu. Le Sage n’imagine pas le monde dans lequel il s’exprime, il le voit tel qu’il est au-delà de toute modification imaginative.

-L’artiste créatif se sert de son imaginaire pour proposer un monde mental un peu plus convenable.

-Des millions de possibilités créatives s’offrent aux artistes et cela dans tous les domaines proposés. Le choix est vaste pour ceux et celles qui ont fait de leurs vies une pleine découverte mais trop d’imagination ancrée dans l’esprit de l’artiste le rend souvent évasif, l’éloignant ainsi de sa nature vraie qui dépasse de loin toute imagination. Combien d’artistes se sont perdus dans leur monde imaginaire ?

-L’artiste conscient de lui-même est un simple canal de l’Energie Créatrice. Il sait que tout son être et tous ses sens sont au service de l’Inspiration Divine. Pour lui, l’imagination est une carte de plus dans son jeu des possibles. Il comprend qu’il est un instrument fiable de la Conscience pour faire apparaître de l’invisible quelque chose de visible ou de tangible.

-Tant de belles et bonnes choses sont disponibles et inspirantes en ce monde du nom et de la forme que ce n’est pas un mal de les découvrir et s’en servir autant que possible pour les partager avec autrui mais n’oublions jamais que sans celui qui en profite et en fait profiter, rien ne peut être profitable.

-Créer est la seconde nature de l’être humain, c’est un poteau indicateur vers la nature première qui précède et permet toute imagination. Le faire comme l’avoir n’existe pas sans l’être qui les précède.

-Créer c’est surprendre et se surprendre nous dit le Maître Unificateur. Répéter ou copier une œuvre ou autre chose déjà réalisée n’est pas découvrir mais projeter dans une enceinte circulaire fermée une ancienne façon référentielle du voir mise au goût du jour. Voir nouvellement et à chaque instant ce que la vie nous offre, nous ouvre l’esprit à l’inspiration divine infinie.

-Ne nous laissons jamais endoctriner par ce que nous voyons, imaginons ou croyons.

-Nous ne sommes pas ce que nous imaginons ni celui qui imagine mais Ce qui permet les deux.

-L’imagination montre souvent un manque de réalisme et d’ignorance de soi. Vouloir changer le monde qui nous environne selon de nouvelles conceptualisations créatives ou imaginatives, que celles-ci soient très attrayantes, attirantes ou bienveillantes ne fait rien d’autre que de tenter de modifier un ancien rêve en nouveau rêve. Se réveiller à son Identité Réelle, c’est sortir du rêve quel qu’il soit pour découvrir le rêveur et aussi s’en défaire.

-Beaucoup ont cru nécessaire de changer le monde qui nous élève en imaginant que cela était possible en oubliant trop souvent de changer leur propre perception qu’ils ont du monde. Aujourd’hui encore, nombreux désirent modifier ce qui ne peut l’être. Le monde est ce qu’il est, simple cause de lui-même. A vouloir changer quelque chose, il est certainement plus ingénieux de renouveler sa propre façon d’observer et de considérer Ce qui Est.

-Les êtres humains se font des films à longueur de journée, imaginant ceci ou cela, c’est un passe-temps agréable et évasif qu’ils s’accordent. Chacun imagine un monde différent de celui dans lequel il vit. Tous les genres de films sont disponibles, ils peuvent être merveilleux ou horribles, comiques, dramatiques, cruels, érotiques et autres. Le créateur-réalisateur invente des lieux, des personnages, un scénario, des dialogues et bien d’autres choses qu’il colle sur sa bande mentale magnétique. Chacun se crée un univers insolite qu’il donne quelquefois forme sur une pellicule cinématographique pour le partager avec un public sur écran. De bonnes et belles imaginations sont nées sur cette terre portant en elles de grands messages et d’autres beaucoup moins. À n’en pas douter, nous sommes tous dotés d’une capacité créative immense et inépuisable. Le seul bémol est de ne pas se rendre compte que ce pouvoir créatif mis à disposition, peut être nocif comme destructeur s’il est placé ou gouverné par un mental orgueilleux, envieux, pervers et dogmatique, qui s’en sert bien trop souvent pour détruire, arnaquer et faire des autres, de vulgaires pions dans son jeu de rôles.

-Nous avons le pouvoir d’imaginer la beauté et l’harmonie comme le fait la Nature mais nous avons aussi ce pouvoir pour imaginer la laideur et la dysharmonie. À nous de reconnaître ce qui nous construit de ce qui nous détruit.

-L’ego a imaginé Dieu selon une idéalisation pervertie et voilà aujourd’hui encore où nous en sommes ! Dieu ne s’imagine pas, ne se créé pas, ne se définit pas, ne se personnalise pas ni ne se comprend mentalement. Il permet seulement cela comme tout ce qui est. À nous de reconnaître le faux du Vrai.  

-Mentalement, nous imaginons souvent l’autre comme nous aimerions qu’il soit et qui heureusement ne l’est pas. Chacun comme chacune de nous est un être total, entier, complet. Il est bien rare de trouver exactement le schéma voulu selon ou d’après ses propres idées ou désirs. Un mariage né sous ce régime malsain annonce assez souvent un divorce proche.

-Ne nous laissons pas embarquer par toutes nos imaginations, nos rêveries, elles sont au service de notre intelligence créative et non l’inverse. Créons, imaginons mais ne perdons pas de vue Ce qui en soi en donne le fabuleux pouvoir.

-Imaginons tout ce que nous voulons mais n’en faisons pas une fade habitude.



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Habitudes

-Triste, morne, répétitive est l’existence de celui qui ne vit que sous l’influence des habitudes.
Heureux, joyeux, vivant est celui qui jouit pleinement de l’instant-découverte toujours neuf.

-Le monde des habitudes formatées est un monde totalement mort.

-Les habitudes sont ancrées en l’homme comme une notion faisant partie intégrante de son caractère. Répéter sans cesse les mêmes vieux schémas montre un manque évident de spontanéité naturelle et d’ouverture éclairée à l’imprévisible.

-Chaque moment de l’existence est nouveau, frais, inconnu, spontané. Les habitudes sont des œillères qui masquent la vision naturelle et l’empêchent de s’étendre naturellement par delà les contrées mentales apprivoisées.

-Préserver les habitudes, c’est faire de son hier un demain similaire à celui-ci. Allons toujours au-delà de ce que nous avons l’habitude de voir.

-Si la Nature-Mère suivait le courant formaté des habitudes, les découvertes et l’émerveillement ne seraient que des termes verbaux idéalisés ou utopiques.

-Nous avons souvent la tendance à répéter les mêmes gestes, nos habitudes sont devenues des béquilles indispensables. Cela nous montre un formatage sous-jacent et une crainte d’avancer sans laisser le derrière soi. Un esprit vivant ne marche pas à tâtons dans l’existence, il savoure à chaque instant tout ce que la vie lui offre à découvrir.

-Il est facile de se passer des habitudes si nous nous apercevons qu’aucune d’elles n’a de pouvoir réel sur notre Identité Impersonnelle qui les précède comme un vernis n’a aucun pouvoir de modifier la qualité originelle du bois sur lequel il est posé.

-Il est souvent dit qu’il faut changer ses propres habitudes, le substitut d’une habitude par une nouvelle habitude ne change que la couleur en une autre mais jamais sa source.

-Etre conscient que nous avons des habitudes, c’est nous placer avant elles. Cela n’empêchera pas d’en garder quelques unes, utiles pour l’entité biologique et ses besoins que nous représentons. À la seule différence, c’est qu’elles n’auront plus le même impact en soi ni ne restreindront le sens inné de la découverte.

-De temps en temps, il est utile de contrecarrer les habitudes adoptées. Si nous allons dans un magasin avec l’habitude de faire ses courses selon un ordre établi inscrit sur le bloc-notes, voyons ce qu’il se passe quand nous commençons nos achats par le bas de la liste. De même, quand au petit matin, nous avons pris pour habitude en sortant du lit, de mettre au sol le pied droit, voyons ce qu’il se passe quand nous commençons par le pied gauche.

-Généralement, dans une famille quand le repas est à prendre, chacun a sa place indiquée autour de la table, c’est une habitude qui date. Essayons au prochain déjeuner de nous asseoir à une autre place et voyons ce qui se passe et comment les autres membres se comportent face à cette nouvelle situation.
-Beaucoup d’exemples pour contrecarrer les habitudes sont disponibles, il suffit de tenter l’expérience lucidement pour comprendre les comportements adoptés, les colères ou autres humeurs que cela provoque.

-Les habitudes ancrées chez l’homme font de celui-ci un malade qui a peur d’un éventuel changement dans sa façon d’être. Notre attitude face à nos habitudes peut changer si nous lui en donnant le droit.

-Malheureux est celui qui fait de sa vie un registre établi par les habitudes, il a perdu le sens naturel de l’émerveillement et le goût du nouveau. Heureux est celui qui fait de sa vie un horizon sans limites.

-Les habitudes ont créé en l’homme un moule de comportements et d’humeurs en tous genres. Il suffit d’un grain de sable dans la machine huilée depuis des lustres pour provoquer une panne. N’ayons pas peur de lâcher-prise de toutes les habitudes qui nous contraignent. Un seul petit changement porté avec lucidité  sur notre façon stéréotypée d’être, provoque en soi un chamboulement considérable sur notre attitude.

-Naître nouvellement à l’imprévisible est impossible tant que nous préserverons coûte que coûte notre vie selon nos schémas habituels. Comme il est simple de sortir de l’obscurité quand nous accordons pleine confiance à la Lumière sans cesse renouvelée qui nous meut.

-Chaque seconde comme chaque respiration est inédite. Croire qu’elles sont habituelles nous masque le sens du nouveau.

-L’habitude de raté sa cible vient d’un tir qui n’est pas rectifié.

-Les habitudes conservées ne sont rien d’autre que de l’attachement inconsidéré à ce qui n’est pas.



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Attachement


-Nous attachons trop souvent de l’importance à ce qui n’en a pas et pas assez à ce qui en a. L’important ce n’est pas de s’attacher à qui ou à quoi que ce soit mais de se libérer des liens qui retiennent notre liberté d’être.

-Les liens sont des cordes usées qui maintiennent une idée frauduleuse de sauvegarde.

-L’homme pris dans la ronde infernale de son mental illusionné s’attache toujours à la personne et à son devenir. L’être libre n’est attaché à rien ni à personne. Il n’est plus rien ni plus personne.

-L’attachement a fait de l’homme un esclave de sa chair et de son sang, un poison qui donne un goût amer à son existence.

-Le moi et le mien sont les menottes dorées de la condition humaine.

-Les volets fermés nous attachent à l’obscurité, les volets ouverts nous invitent à savourer la Lumière.

-S’attacher à l’idée que l’on se fait de soi-même comme à l’idée que l’on se fait de l’autre nous ferme la porte de la Reconnaissance Unitive qui s’étend ou s’expanse hors de toute idée.

-S’attacher aux autres par amour ou par empathie nous rend sensibles, touchant les profondeurs de notre être, c’est une relation naturelle et saine qui rapproche les cœurs et permet à l’esprit de chacun de s’adoucir un peu. L’essentiel dans cette sorte d’attachement c’est de ne pas nous faire oublier que l’Amour relie, unit, ne divise point ni ne sépare jamais.

-L’être aimé est le miroir qui reflète sincèrement l’amour que l’on se porte. L’autre est moi-même et je suis l’autre. Toute autre sorte d’attachement envers autrui comme envers soi-même n’est basée que sur une notion égotique de domination ou de soumission.

-Vouloir faire de l’autre celui ou celle que l’on aimerait qu’il soit n’est rien d’autre qu’attachement infantile à notre petite personne égoïste. L’autre est lui-même, Entier, respectons-le tel qu’il est.

-Comment aider autrui à sortir de la brume, quand nous restons dans le brouillard de l’attachement.

-Dépendre de l’un, de l’autre, de l’idée que l’on se fait de soi-même ou de quoi que ce soit d’autre, est une addiction sévère qui nous enchaîne au poteau de la folie mentale.

-Qui ou Quoi s’attache à qui ou à quoi ? Trouver la réponse nous éveille à notre nature non mentale.

-Tant que nous penserons que nous possédons ceci ou cela, celui-ci ou celle-là, il est certain que nous ne connaîtrons pas autre chose que le monde absurde de l’attachement aveugle. 

-Comment se détacher sans difficulté de nos attaches ? Que deviennent sincèrement nos attaches quand nous ne sommes pas là, pour les considérer ou leur donner vie !

-Où sont nos histoires du jour quand nous sombrons dans le sommeil profond ? Où sont nos rêves de la nuit quand nous nous réveillons au petit matin ? Ce qui nous lie vraiment n’est rien d’autre que l’idée que nous nous en faisons et que nous continuons aveuglement à préserver.

-Il est impossible de sauter d’une branche à l’autre si nous restons attacher à la première.

-Au printemps, les oiseaux prennent un soin particulier pour construire leurs nids, nous pourrions croire à un certain attachement et pourtant l’hiver venu, c’est sans attache qu’ils le quittent.

-Celui qui fait un pas pour avancer et juste après un pas de recul, ne fait rien d’autre que de stagner.

-Marcher avec un boulet de pierre attaché à un pied ne rend pas la marche facile.

-Le Ciel est dépourvu de frontières comme d’attaches.

-Le Soi reconnu comme tel n’est lié à rien, pourtant il est tout, partout, en tous, s’étendant sans fin.

-Tant que nous penserons que nous sommes des êtres limités, nous resterons enchaînés à nos limites.

-L’ignorance de soi comme la crédulité héréditaire nous maintient dans une toile d’araignée dont les fils se resserrent au fur et à mesure de notre adhésion à l’illusoire.

-Libre est celui qui s’est défait de l’idée d’avoir des liens, chacun de ses pas est ouverture au dessein divin.

-Bien que cela ne soit pas toujours visible, combien d’êtres humains dits adultes préservent leur cordon ombilical tout au long de leur vie ?

-Se servir de tout et ne s’attacher à rien, quelle joie inexprimable que de vivre selon ces lumières.

-Dans la Réalité tout est Un, Complet, Entier, Total sans ajout ni retrait nous dit le Maître Unificateur. Aucune partie ne s’attache à une autre partie dans l’idée intentionnelle de former le Tout. Retirer simplement l’idée fait s’évaporer naturellement l’attache.

-Si nous sommes tous ici sur cette terre expérimentale, ce n’est certainement pas pour nous attacher les uns aux autres telles les mailles d’un grand filet de pêche. Si nous sommes là, c’est plutôt pour nous délivrer intimement et réellement de toutes les idées frauduleuses séparatistes qui empoisonnent notre liberté naturelle d’être, empêchant l’opportunité merveilleuse de se rallier tous ensemble afin de jouir sainement de la Vie Unitive qui nous est offerte.

-Nos attaches proviennent souvent de l’intention à préserver des idées référentielles que l’on a de soi-même comme d’autrui. Arrêtons seulement de croire que nous sommes différents les uns des autres, arrêtons d’évaluer un statut supérieur ou inférieur à soi-même juste par comparaison maladive.


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Comparaison


-Si nos comparaisons n’étaient pas faites de jugements non fondés, d’opinions individualistes et de croyances de toutes sortes, nous verrions naturellement poindre le monde généreux des différences. La Nature ne doit son nom qu’aux variétés d’espèces qui y vivent.

-Comparer au niveau du mental analytique, c’est avantager une chose par rapport à une autre et en même temps c’est ne voir réellement ni l’une ni l’autre. Comparer naturellement c’est accueillir le jeu innombrable des différences sans pour autant les cataloguer.

-Critiquer selon ou d’après le monde des références, c’est comparer une illusion à une autre.

-Voir les choses comme elles sont, retire de notre esprit le monde étouffant des évaluations.

-Voir les choses comme elles sont nous place simplement dans le présent. Les évaluer selon ou d’après nous plonge continuellement dans le passé éteint.

-Comparer, critiquer, juger, évaluer, peser, cataloguer ne sont que des formules mentales insanes qui restreignent l’esprit naturel à la découverte et à l’émerveillement.

-Le jeune enfant qui compare, le fait dans l’innocence naturelle tout en gardant l’esprit émerveillé sur tout ce qu’il voit, fait et entend. Redevenez de tout petits enfants nous révèle le Maître Unificateur. L’innocence est la clé de l’émerveillement et de la vision unitive.

-Tant d’adultes dits sensés sont devenus aveugles et sourds par le fait apprivoisé de toujours comparer ce qu’ils voient tout en comparant ce qu’ils pensent être.

-Nous avons fait de la comparaison naturelle un moyen vil de corruption intérieure et de glorification de soi. Tout ce qui est maladivement fait, peut être sainement défait.

-Tant que nous considérerons autrui d’après nos idées formatées d’évaluation, nous préserverons intérieurement le sens de l’infériorité et de la supériorité, le sens du plus et du moins, le sens du mieux comme du pire, le sens du pour et du contre, le sens de l’attaque et de la défense.

-La main droite et la main gauche jouent leur rôle respectif et toutes deux servent les actes d’un seul et même esprit. Dans ce fait, nul besoin d’émettre de comparaison analytique. Toutes choses, toutes vies ici-bas jouent leurs rôles, les évaluer ou les comparer mentalement ne les modifieront pas pour autant.

-La pensée égotique ou fragmentaire incite toujours celui qui vit sous son influence à faire la part des choses, considérant le mauvais ici et le meilleur là-bas, préférant ceci et détester cela, à aimer l’un et haïr l’autre, etc. Vivre selon ce modèle imposé n’est que malperception de soi comme de tout Ce qui Est.

-Nous comparons toujours ce que nous ne comprenons pas comme nous émettons des différences là où il n’y en a pas. Tant que nous vivrons sous le régime du mental ratiocinant, nous ne découvrirons pas que tout est fait selon des plans parfaits qui dépassent de loin toutes nos élucubrations insignifiantes.

-Nous pouvons préférer une chose à une autre mais nous ne sommes pas obligés d’y porter un jugement, car juger l’une c’est aussi juger l’autre.

-Nous avons tendance à émettre des jugements en tous genres sur autrui juste parce qu’il ne correspond pas à ce que nous voudrions qu’il soit. Quand nous comprenons que l’autre ne peut être que lui-même, qu’il n’est intérieurement en rien différent de ce que nous sommes, qu’il est seulement une autre expression vivante de la Conscience Universelle, qu’en vérité, nous sommes Un et le même sous une multitude de configurations, nous perdons naturellement et sans affect, toutes les idées d’évaluation comme toutes les idées de comparaison.

-Nous Sommes tous Un, le même, l’idem sous une infinie variété d’aspects et de dispositions, juste pour animer sainement notre intériorité et participer relationnellement au plan divin de la Conscience Une.

-Tant que nous ne penserons vivre que pour nous-mêmes et selon nos intentions égoïstes, nous préserverons l’identification d’une personnalité fictive avec ses tendances insanes à vouloir toujours comparer.

-Tout ce que nous voyons semble être séparé et pourtant tout apparaît sous la conduite d’une seule vision. Deux yeux pour une seule vision.

-Il est impossible de comparer un battement de cœur à un autre battement de cœur. Mille battements proviennent d’un seul cœur.

-Depuis notre plus tendre enfance, nous sommes conditionnés et contraints à voir d’après les comparaisons et les nominations, à étiqueter selon un ordre établi tout ce que nous observons. Cette éducation bien que riche d’enseignement au début de notre évolution en ce monde, nous a retiré peu à peu et intérieurement la vision naturelle directe ou spontanée, le Voir avant de nommer ou de penser.

-Le mental analytique a pris en considération que chaque chose, espèce, etc, doit porter un nom et une étiquette qualificative, et depuis que nous avons pris en compte cette manière restreinte du Voir, nous avons perdu le privilège sublime de communier directement, au-delà des formulations verbales, avec ce qui est observé.

-Nous avons perdu notre sensibilité naturelle spontanée juste par le fait de tout vouloir nommer et contrôler.

-Désappointé est celui qui voit sans voir. Serein est celui qui témoigne de la Vision Une Illimitée.

-Cette expérience vitale confiée est duelle et ne peut s’exprimer que dans le monde de la dualité, c’est ainsi. À force de toujours comparer et juger ce qui nous est offert, nous avons fait intérieurement de cette dualité naturelle un mécanisme dualiste qui nous enferme dans un cocon de dépendance aveugle.





Dualité, Dualisme ou monde Phénomental.


-Dans la dualité, c’est toi et les autres, dans l’Unité les autres sont toi. Dans le dualisme, les autres sont tiens.

-Le monde duel est une école naturelle d’apprentissage, le monde dualiste en a fait une prison mentale.

-Nous vivons tous dans un monde manifesté duellement où tous ses éléments se côtoient naturellement sans aucun souci. Nous avons besoin des deux côtés d’une pièce de monnaie pour pouvoir la prendre ou l’attraper, c’est un jeu des opposés nécessaires pour vivre ici-bas, pour expérimenter et exprimer. Le monde dualiste recrée la même situation en nous, à la seule différence c’est qu’il cherche toujours un moyen pour s’accaparer la pièce, la faire sienne.

-L’Unité dans la Diversité et l’Unicité de l’Ensemble sont la nourriture naturelle du Sage.
Diviser, séparer, fragmenter, désunir, juger sont les oripeaux dont se vêt l’esprit dualiste ou égotique.

-Si nous sommes présents à nous-mêmes sans interférer mentalement, nous voyons sainement le monde et ses richesses diverses et variées. Si nous observons le monde selon nos interprétations mentales dualistes, nous restons dans l’aveuglement de ce qui est à voir et dans l’ignorance de notre intériorité.

-Le moi et le mien, le il faut avoir et le devoir faire pour devenir plus ou moins, sont les aliments avariés dont se nourrit continuellement l’esprit empoisonné par le dualisme.

-La mémorisation comme l’anticipation, le goût comme le dégoût sont les principales motivations de l’esprit dualiste.

-Nous sommes si intimement enfermés par la critique portée sur toutes choses et sur tous les êtres, d’après des idées bien arrêtées, avis et opinions de toutes sortes, que la coquille du moi dualiste devient de plus en plus épaisse et bien sûr, plus dure à percer. Percer sa bulle obscure laisse entrevoir un rai bienfaiteur de Lumière.

-La Bulle obscure ou encore le bocal « phénomental » (les phénomènes mentalisés) est l’espace limité où chacun visite et voit le monde de l’autre en le conditionnant et en le considérant par rapport à son propre espace psychique, physique et environnemental. Ce bocal phénomental est juste là pour être brisé ou cette bulle limitative pour être éclatée.

-Qui connaît qui ? Nous nous voyons dans une bulle limitative et nous croyons nous connaître juste par l’idée ou le concept que l’on se fait de soi et de l’autre. Tout ce que l’on dit, pense ou exprime à propos de et selon l’esprit dualiste, n’est que buée opaque qui masque la clarté de Ce qui Est.

-On ne sait jamais à qui l’on s’adresse ni qui il y a en face de soi tant que l’on reste cloisonné dans sa bulle où l’on suppose toujours à propos de l’autre.

-Nous existons seulement dans le regard de l’autre. Nous sommes en réalité au-delà des apparences.

-Il est impossible de se mettre à la place d’autrui ou de quoi que ce soit d’autre. Le remède au sens de la division et de la séparation entre les êtres, qui engendrent toutes les guerres, toutes les frontières comme toutes les souffrances est de s’apercevoir au présent, sans y prendre part, que ces bulles limitatives bien trop étouffantes et invalidantes qui nous imputent tous, ne sont rien d’autre que des idées viles sans fondation venant tout droit d’une mémoire dualiste illusoire.

-Le dualisme n’existe que par une manipulation inconsciente sécurisante qui, une fois décelée n’a plus de base solide pour s’exécuter et continuer à drainer ses élucubrations néfastes en soi comme dans le monde phénoménal ou duel que l’on côtoie.

-C’est la décision profonde de se chercher et de se découvrir autrement que moi-je-mien personnalisé, qui engage l’esprit à s’examiner intérieurement. Le fait de cette enquête studieuse détient le pouvoir de briser en éclat le monde phénomental ou dualiste apprivoisé. Par ce fait, cette enquête dévoile la même attitude limitée de chacun et de tous ainsi que la possibilité d’y remédier, de s’en guérir pour s’en défaire totalement, en être tout simplement indépendant.

-Ce sont les idées dualistes qui ravitaillent l’ego et nous empêchent intimement de voir les choses simplement comme elles apparaissent ainsi que de vivre les évènements naturellement comme ils viennent. Déraciner l’idée qui dévie l’aperception juste de Ce qui Est, laisse libre cours à la vie Une.

-Il est impossible de voir réellement ce qui se passe ni de vivre ce qui est à vivre dans l’instant, tant que nous préserverons l’idée désuète que cela devrait être autrement.

-Notre misère intérieure vient de la folle idée de vouloir toujours changer les choses. À changer quelque chose, il est certainement plus judicieux de modifier sa propre façon de Voir.

-Nos yeux segmentent en parties ce qui est plein puis nous tentons avec les moyens du bord, de tout réunir à nouveau ! N’est-ce pas là, la plus stupide des attitudes adoptées et la plus grande supercherie qui soit ? Réapprenons simplement à observer l’ensemble tel qu’il est sans chercher à le modifier selon ou d’après des plans dualistes délirants.

-Toutes les projections en vue de modifier ce qui ne peut l’être, viennent de mémorisations délirantes qui essayent malgré la farandole des échecs, de sauvegarder l’ombre du doute.

-La Lumière se sert de l’ombre juste pour comprendre le sens naturel des opposés interconnectés ou duels. La Lumière ne connaît pas l’obscurité, elle la dissipe tout simplement.

-Douter de ce qui est observé ne modifie en rien ce qui est vu. Douter de la façon d’observer peut tout changer en soi. L’ego ou l’esprit dualiste doute toujours de ce qu’il ne peut connaître.

-Le doute est nécessaire jusqu’à ce qu’on en doute.

Mort est celui qui doute sans cesse de tout et de lui-même. Vivant est celui qui a fait de ses doutes, une opportunité lumineuse pour s’éveiller à lui-même et se réveiller librement à Ce qui Est.


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Onze Petites Clés pour garder les yeux ouverts.


Aucune clé n’est nécessaire ni utile pour ceux et celles qui d’entrée de jeu, saisissent spontanément leur nature véritable hors mentale ou hors de la pensée conditionnelle inculquée. On les nomme les Bénis, les Oints, les Bienheureux ou encore les Gracieux. Mais rares sont-ils à ne pas être passés par le chemin ambigu et décourageant de la souffrance, de l’interrogation, du doute et de la peur.

Les clés n’ouvrent que les serrures de portes que nous croyons fermées.

Dire ou affirmer que les portes sont déjà pleinement ouvertes ou qu’il n’existe aucune porte, que tout est déjà Là ici et maintenant, que nous sommes déjà Cela sans rien faire de particulier, qu’il est juste nécessaire d’être présent ou lucide pour le constater est entièrement vrai. Mais cette vérité indéniable n’est pas toujours compréhensible ni admissible pour le chercheur sincère désireux de se débarrasser des résistances ou scories mentales déviantes adoptées afin de Voir directement Ce qui Est et se Connaître Libre de ce qu’il n’est pas.

Nos vies mentalisées depuis le début de notre existence en ce monde manifesté duellement, nous provoquent et nous poussent sans cesse à chercher extérieurement tout et n’importe quoi pour un certain confort sécuritaire ou autre chose de désirable qui nous sied. La quête intime, l’introspection de soi a aussi besoin de moyens concrets et fiables pour nous aider à mieux comprendre nos désappointements et de manière à trouver intérieurement une issue salutaire à notre monde psychique trouble.

La vision intérieure obstruée par le mental égotisé et ses multiples références nébuleuses a besoin d’outils perspicaces et concrets pour sortir de ce mal être entretenu inconsciemment en vue de jouir pleinement et paisiblement dans l’instantanéité, de tout ce que la vie nous offre continuellement.

En tout temps comme en tout lieux, les Trouveurs de Vérité, les Maîtres Conscience ou Maîtres Unificateur, bien qu’au-delà du besoin, de la personne imaginée et de l’idée fragmentaire, ont souvent sans réellement en avoir le désir choyé, mis en place un enseignement correspondant à leur propre Révélation du Soi ou Réalisation Unitive. Pour ce faire et de façon à transmettre simplement et efficacement l’Evangile de l’Eveil au plus grand nombre, ils ont placé quelques méthodes ou Clés d’Or pratiques dans le Message non duel.

Voici parmi tant d’autres, onze petites Clés reçues intérieurement sous la forme de pensées vivantes pour poursuivre sans heurt le chemin sans distance, avec le souhait profond qu’elles permettront à ceux et celles qui s’en servent, à fermer la porte de l’illusoire et de l’absurde derrière eux pour l’ouvrir à nouveau sur un horizon intérieur réel et sans limites. 


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1) La clé du : Tout Passe.


-Tout ce qui vient, tout ce qui apparaît, tout ce qui s’en va, tout ce qui disparaît, tout ce que l’on pense, fait, dit ou crois, le temps, l’espace, le jour, la nuit, la joie, la peine, la naissance comme la mort n’ont aucune existence propre ni de réalité permanente. Tout ceci n’est que de passage sur l’écran de la conscience Je Suis. Si tout est transitoire, éphémère et illusoire après étude, à quoi bon s’y attarder et en dépendre.

-Cette personne à laquelle nous nous attachons sans vraiment s’en rendre compte, est limitée par de nombreux besoins et ne peut exister que sous la directive d’une conscience conditionnée nommée aussi je suis. Ce je suis ou conscience intellectuelle ne se vit que par référence mémorielle qui se projette en de similaires demain, s’identifiant à un je suis ceci ou cela. Comprendre que lui aussi n’est qu’un instrument temporel de passage pour la reconnaissance de Ce qui le précède, nous invite à s’en servir sciemment pour découvrir et créer sans se l’approprier égoïstement.

-Toutes les images en mouvement qui passent sur l’écran cinématographique n’affectent pas ou très peu l’observateur qui réside dans son présent. Les émotions comme les humeurs sont changeantes, c’est une preuve irréfutable de leurs impermanences.

-Chaque seconde passe laissant la place à la suivante. Sans ce phénomène naturel ordonné qui nous montre l’impermanence des évènements comme des choses, la vie telle qu’elle se présente ne pourrait être connue ni vécue.

-Si nos vies temporelles habillées de ce corps de chair et d’un mental friable vivaient en permanence, nous serions des milliards à vivre les uns sur les autres, nous manquerions d’air, d’eau et de nourriture, la terre elle-même ne pourrait le supporter plus d’une minute. Si tout est fait comme il en est aujourd’hui et depuis toujours, nous montrant que nous sommes des passants temporaires en quête consciente ou inconsciente de notre Intemporalité, c’est pour notre bien, celui de tout comme de tous.

-La peur de perdre ceci ou bien cela, celui-ci ou bien celle-là, tente sans fin et en vain de contrecarrer l’inéluctable. Oui, tout passe et heureusement que tout passe !

-Il nous est impossible de retenir le moment qui passe comme il est stupide d’essayer de freiner le vent.

-Nous sommes tous des passants temporels en reconnaissance de Ce qui nous meut intemporellement. Soyons seulement alertes et présents à Cela comme à nous-mêmes pour ne pas rater le coche.

-La Présence à Soi-même est une aubaine pour voir les choses comme elles sont et les laisser passer.

-Celui qui vit en son Présent Inconditionnel accueille ce qui vient comme ce qui va, équanimement.

-Comment être réellement affecté par quoi que ce soit ou qui que ce soit de passage quand nous reconnaissons intérieurement ne pas être de ce monde temporel sans cesse sujet aux changements comme aux défilements.

-Nous sommes tous des passants aptes à re-connaître Ce qui en soi ne passera jamais.  




2) La clé du Ni Ceci, ni Cela.


-Chaque pas fait à l’intérieur de soi avec lucidité, nous montre que nous ne pouvons être ni ceci, ni cela, ni ce que l’on voit, ni ce que l’on nomme, ni ce que l’on croit, ni ce que l’on s’imagine. Le fait de descendre en conscience au plus profond de soi en témoignant de tout ce qui se passe sans se laisser prendre au jeu des transits, nous replace obligatoirement dans la présence témoin neutre et avant quoi que ce soit.

-Le Je Suis Intemporel précède qui ou quoi que ce soit sans s’identifier à ceci ou à cela, c’est sa fonction.

-Pour voir un manège en train de tourner ou pour l’observer dans son ensemble, il est avant tout nécessaire de ne pas rester sur le manège, d’en sortir. Voir de l’extérieur le monde des phénomènes est la preuve que nous ne pouvons être ce que nous voyons.

-Sortir du jeu des mondes contradictoires nous initie sur ce qui est vu et encore plus sur celui qui voit.

-Ne pas rester sous l’influence de l’identification comme de l’interprétation, nous apprend à tourner le regard vers notre juste intériorité.

-Si nous pensons être ceci ou bien cela, c’est que nous croyons aussi que nous pouvons devenir autrement que ce que nous sommes. Tant de « remue-méninges » pour si peu de résultat au bout du compte, devrait nous permettre d’arrêter tout ce circuléum mental invalidant et de s’accueillir différemment les uns, les autres.

-Toutes les interprétations émises sur nous-mêmes dans l’espoir de devenir autre que ce que nous sommes vraiment, est semblable à un chien qui se voit dans un miroir, l’aboyant avec force, croyant par ce leurre, avoir à faire à son pire ennemi.

-S’accepter tels que nous sommes au-delà d’un je suis ceci ou cela, évite bien des élucubrations infantiles en tous genres.

-Si Dieu Source nous a fait ainsi c’est qu’il nous aime comme ça, même si nous soutenons le contraire. Si nous nous apprécions tels que nous sommes, nous comprendrons ce que cela veut réellement dire.

-Ce sont les idées référentielles de comparaisons enregistrées et de croyances aveugles, prises pour vraies qui nous font croire que nous serons certainement mieux en devenant un autre.

-Que l’arbre fruitier soit droit ou tordu, qu’il nous semble beau ou laid, l’essentiel en fin de compte, c’est qu’il donne de bons fruits. La Nature donne beaucoup d’exemples d’entièreté ou de complétude.

-C’est un privilège de s’accueillir simplement sans vouloir modifier quoi que ce soit. Dieu ne se soucie pas de la forme, du nom ni de la couleur, sa vision dépasse de loin l’idée d’être un ceci ou un cela.

-Nous n’avons besoin de rien pour être simplement soi-même et naturellement heureux. Nous avons juste besoin de ne plus s’embarquer aveuglément dans les fabulations rocambolesques qui nous poussent toujours à devenir autre.



3) La clé de l’Avec ou du Sans.


-Dans notre vie quotidienne, certaines situations se présentent et d’autres pas, il en est ainsi. Il est bien rare de tout expérimenter individuellement, nous n’aurions pas assez de vivre mille ans pour tout connaître comme pour tout découvrir tant il y a de choses et d’évènements en tous genres qui se font et se défont. Nous pouvons tout de même constater que quand une situation se présente dans notre espace vital, nous y prenons part, nous faisons avec et si elle ne s’est pas présentée à nous alors, nous faisons simplement sans.

-Faire avec ou faire sans, vivre avec ou vivre sans est le déroulement naturel de l’existence en chacun. Les situations deviennent conditionnelles, complexes et lourdes de conséquences quand nous émettons un jugement, une critique, une implication qui attaque ou défend, être pour ou contre qui ou quoi que ce soit.

-Etre pour ou contre, c’est défendre un point de vue ou l’attaquer. Etre avec ou sans, c’est accueillir simplement Ce qui Est, tel que cela se présente dans notre espace vital confié.

-L’attaque, la défense, le pour, le contre sont des intentions néfastes entretenues envers soi-même comme envers tous, venant d’un passé non élucidé et non classé.

-Le pour et le contre qui ou quoi que ce soit nous dévie constamment de notre présence naturelle à soi. Etre avec ou sans, nous relie naturellement au moment présent comme à Ce qui Est.

-Nous pouvons émettre toutes sortes d’opinions si celles-ci ne sont pas blessantes pour soi comme pour autrui. S’impliquer ne veut pas dire prendre part pour attaquer ou défendre.

-Quand nous projetons un jugement non fondé, c’est que notre esprit reste sous le contrôle égotique, voulant toujours justifier un meilleur par rapport à un pire, un plus par rapport à un moins, un juste par rapport à un injuste.

-Celui qui réside en son présent ne pense même pas à se défendre ni à attaquer. Pour lui, le pour et le contre, la défense comme l’attaque ne sont que des notions totalement illusoires, dépourvues de réalisme, du non sens émis par des esprits immatures qui ne se connaissent pas.

-Le mental ratiocinant à fait de l’attaque et de la défense un moyen pour se protéger inconsciemment d’une éventuelle libération.

-Il est bien rare de voir dans la nature, des animaux qui attaquent ou défendent des points de vue. Seuls les hommes émettent des opinions qui vont contre nature.

-Vivre avec ou sans, c’est se vivre simplement dans l’Instant, là où nous sommes, comme nous sommes. Vivre pour ou contre, c’est perdre de vue l’Instant Magique Offert tout en préservant un moi orgueilleux, en quête d’une respectabilité vaniteuse venant d’un passé périmé. 

-Que l’on soit d’accord ou pas, nous sommes naturellement les uns avec les autres.




4) La clé de l’Attention.


-L’attention n’est pas un mode verbal, c’est un acte vital, une application pleinement présente.

-Etre attentif, c’est être Là au moment précis sans intention particulière, si ce n’est que de témoigner pleinement à ce qui se fait comme à ce qui se défait.

-Le Faire se passe aisément d’une implication trop conditionnelle mais jamais d’une attention précise.

-L’attention prévient de l’acte à accomplir, c’est un réajustement au présent de sa perception afin que ce qui se fait ou doit se faire, se fasse avec précision et sans trop de difficulté.

-Préciser un geste quel qu’il soit et dans n’importe quel domaine, nous replace dans l’instantanéité. L’attention précède l’action tout en lui procurant une pleine attention lors de son exécution.

-Etre attentif, c’est être à l’écoute du moindre comme du beaucoup, c’est l’aliment régulier et naturel dont se nourrit le Sage. Etre à l’écoute de l’autre, c’est permettre que l’autre porte aussi l’écoute sur lui-même. Etre attentif, c’est aussi et surtout être attentif à l’être.

-Faire attention nous montre les obstacles où ils sont afin de les éviter ou de les transcender. Généralement, les incidents comme les accidents de parcours signalent un manque d’attention juste à soi comme à ce qui se passe au présent.

-L’esprit attentif prend tout le temps qui lui est accordé pour éviter l’inattention.

-Les animaux sont des exemples vivants pour nous initier à l’attention comme à l’inattention. Il est rare d’attraper un animal sauvage sur ses gardes comme il est facile de l’attraper quand son attention est au repos.

-Quand nous marchons dans la nature en l’observant sans la mentaliser, l’attention à ce qui se passe nous révèle un monde merveilleux insoupçonné. Chaque parcelle de vie mérite notre pleine attention.

-Vivre le moment présent ne peut être sans une attention véritable sur soi comme sur tout Ce qui Est.

-Tous les matins, un disciple demandait comme à l’accoutumé une méditation du jour à son Maître. Le Maître lui dit alors : Attention. Le disciple : Oui mais, donne-moi ma méditation ! Le Maître lui redit : Attention. D’accord, mais donne-moi ma méditation du jour !! Répliqua un peu frustré, le disciple et le Maître lui dit à nouveau avec une vigilance particulière et franche: Attention, Attention.

-Si les hommes étaient attentionnés envers eux-mêmes comme envers tous et tout ce qu’ils côtoient, cette terre retrouverait sans aucun problème son nom d’origine ; l’Eden.

-Soyons attentif et attentionné envers tout ce que la Vie nous offre, cela évite de se tourmenter outre mesure, nous permettant par cet acte juste d’accéder pleinement à notre nature de Vivant afin de jouir sainement de l’instant présent.




5) La clé de la Vigilance.


-La Vigilance et l’Attention sont aussi proches l’une de l’autre que la bouche l’est du nez.

-Le manque de vigilance à soi nous détourne constamment de l’instant précis où tout se vit pour nous réfugier dans un passé qui n’est plus ou nous projeter sans cesse dans un futur qui n’est pas encore.

-Etre Là, où nous sommes, comme nous sommes sans chercher à être autrement ou faire plus que le nécessaire, nous informe sans l’ombre du doute, d’une studieuse vigilance à l’instant.

-La vigilance de l’instant est indispensable pour ne plus être dupe. Elle s’appuie généralement sur un témoignage neutre et lucide de ce qui se vit en soi comme à l’extérieur de soi sans pour autant être affecté de ce qui en définitive, ne fait que s’évanouir dans le néant.

-La vigilance n’est pas un outil momentané ou de passage lors du parcours d’un chercheur de Vérité, même un Sage ayant reconnu ou réalisé sa nature intemporelle s’en sert pour continuer son expansion intérieure.

-Dés qu’une pensée déviante de l’instant magique intervient dans l’esprit du méditant, la vigilance intérieure en témoigne, montre son insignifiance au présent et l’évacue tout naturellement.

-Nous avons perdu notre vigilance intérieure dans l’espérance exagérée de meilleurs jours comme nous avons perdu notre confiance en soi-même dans les croyances aveugles nourries de belles promesses.

-La vigilance maintient droite la barre du gouvernail de notre petite barque qui vogue sans fin sur les eaux vives et mouvementées de l’existence.

-Notre nature profonde est la vigilance même. Notre nature superficielle adoptée l’a conditionné de sorte à s’en servir de temps en temps et que pour ses propres intérêts.

-Voir et Ecouter véritablement reste impossible si la vigilance ne les accompagne pas.

-L’ego a fait de la vigilance une armure pour être fort et invulnérable. Le moi libre, lui, se sert de la vigilance pour rester vulnérable à Ce qui Est, sans préserver la moindre faiblesse.

-Etre soi-même simplement se passe de tout commentaire, nous le sommes déjà ici et maintenant depuis toujours et à jamais. La vigilance portée sur soi ne fait rien d’autre que de confirmer naturellement cela.

-Heureux est celui qui se vit simplement au présent, là où il est, comme il est. Il garde son esprit et son cœur totalement ouvert, innocent, vulnérable à ce que la vie lui propose à chaque instant tout en étant pleinement vigilant. 

-La vigilance de l’instant est le moteur naturel de la présence lucide à soi.




6) La clé de la Constatation.

-Voir le monde tel qu’il est sans chercher à le modifier, c’est constater qu’il ne peut être autrement. Se voir tels que nous sommes sans chercher à devenir autrement, nous relie simplement à Ce qui Est.

-L’autre est moi-même sous une autre configuration. Nous sommes tous, bien que différents d’aspects et de caractères, UN. La Conscience Universelle et son jeu de Re-connaissance d’Elle-même au travers de tout comme de tous, nous convie Nous, Identités Suprêmes Intemporelles, à participer à la pleine expansion de sa Divine Réalité. Tout ceci est incompréhensible et impossible pour un mental limité qui limite. Pour celui qui est ce qu’il est, là où il est, comme il est, libre de ce qu’il n’est pas, ce n’est rien d’autre qu’un simple constat, tout comme le fruit mûr tombe de lui-même de son arbre.

-La chaleur comme la fraîcheur se passe de tout commentaire, simple constat.

-Constater nous place directement en tant que témoin neutre et conscient de ce qui se passe. Prendre part totalement à ce qui ne fait que passer restreint la vision naturelle de l’ensemble pour nous propulser dans la ronde individuelle et infernale de l’implication analytique.

-Nous sommes avant que quoi que ce soit n’arrive. Constater ce phénomène naturel de témoins, nous invite à ne plus se laisser envahir par toutes sortes d’idées ou de pensées contradictoires et superflues.

-Il pleut ou il fait beau est un constat naturel. J’aimerais ou je voudrais que le temps climatique soi comme ceci ou cela, nous détourne du fait toujours présent pour nous projeter dans les contradictions et les frustrations.

-Constater n’est pas juger, c’est s’intéresser sans pour autant condamner.

-Il en est ainsi ou encore tout est comme cela doit être, est le fait d’une juste constatation.

-L’habitude inculquée de toujours juger, peser, critiquer, condamner ou comparer plus que de raison a fait du constat naturel, une entrave à notre simple témoignage neutre et conscient de ce qui se passe et qui ne fait que passer.

-Si nous continuons d’entretenir aveuglément dans notre esprit ce qui n’est plus et ce qui n’est pas encore, il nous sera impossible de constater que nous ne vivons réellement qu’Ici et Maintenant. 

-Nous sommes ici et maintenant et cela tout le temps que Dieu fait, c’est un fait réel constaté.

-Quand nous constatons intérieurement et comprenons avec assurance que tout ce qui se vit sur cette terre expérimentale ou ailleurs est créé selon un ordre divin parfait et équilibré, quel que soit les règnes ou les espèces végétales, minérales, animales et nous les êtres humains de toutes races comme de toutes couleurs inclus, nous arrêtons d’évaluer comme de cataloguer selon un désordre ou un déséquilibre venant du mental égotique qui sépare toujours ce qui n’a pas besoin de l’être. Nous réapprenons alors à reconsidérer la vie naturelle dans son ensemble en respectant chaque élément pour ce qu’il est, ni plus ni moins. 




7) La clé du Sans Souci.


-Qui ou quoi se soucie de qui ou de quoi ? La Vie est ce qu’elle est en deçà de toutes opinions.

-Le mental trouble a tendance à se soucier de tout et de n’importe quoi, c’est une mauvaise habitude adoptée qui le dévie continuellement du temps présent. C’est aussi un manque de compréhension et de connaissance du déroulement naturel des choses comme des évènements. Que l’on se soucie de ce qui doit ou va se passer n’enlève ni n’ajoute rien à ce qui doit ou va se passer.

-Quoi qu’il se passe dans nos vies quotidiennes, nous sommes dans l’obligation d’accepter ce qui arrive même si cela ne nous ravit pas toujours. S’en soucier c’est tenter de modifier l’inévitable.

-Ne pas se soucier des évènements qui viennent visiter notre espace vital, ne veut pas dire ne pas s’y intéresser ou comme dit, s’en foutre, c’est seulement comprendre que nous n’avons pas le pouvoir de contrecarrer réellement le cours des choses, des situations et des évènements fugaces.

-Les nuages chargés d’eau ne font que traverser pour un temps le Ciel sans véritablement le déranger. Si nous nous en soucions plus que de raison, cela n’empêchera pas pour autant la pluie de tomber.

-La vie matérielle est très dure. Le monde de l’argent, des taxes, du travail, de l’éducation, de la famille, le chauffage, la nourriture et bien d’autres choses qui nous incombent quotidiennement, font que les soucis pour ceci ou cela semblent justifiés. Il n’est certes pas évident de se dire sans le moindre doute, tout cela n’est pas bien important et je n’ai pas à m’en soucier. Mais contrairement à ce que l’on peut en croire, juste le fait de se dire avec sincérité, que ce n’est pas si grave, que cela ne fait que passer, retire en soi bon nombre d’inquiétudes tout en permettant de tranquilliser son esprit.

-Les épreuves ne sont que vagues apparentes temporaires sur l’Immuable profondeur de l’Océan.

-L’esprit quiet aborde plus simplement les difficultés qu’un esprit inquiet.

-Quand nous comprenons que nous précédons tout et quel que soient les difficultés momentanées, nous accueillons puis témoignons simplement des choses et des évènements tels qu’ils sont.

-Qui s’inquiète de quoi que ce soit durant le sommeil profond ?

-Rire souvent et naturellement de bon cœur au quotidien est un remède efficace contre les soucis.

-Dans la réalité du moment, rien ne trouble l’esprit quiet qui témoigne des vas et des viens incessants.

-Ne faisons pas de notre vie un souci permanent, faisons de notre permanence une vie sans souci.

-Malheureux est celui qui a peur de ce qui vient car il le nourrit constamment d’inquiétude.
Heureux celui qui vit pleinement le moment qui se présente car le souci n’adhère pas à sa nature de témoin conscient.




8) La clé du Laisser-faire et du Lâcher-prise.


-Le laisser-faire est le dos de la main, le lâcher-prise en est la paume.

-Laisser-faire c’est lâcher-prise, lâcher-prise c’est laisser-faire. Ces deux notions coexistent et ne peuvent être séparées tout comme ne peuvent être séparés dans le corps, les os de leur propre moelle.

-Nous ne pouvons pas laisser les choses se faire naturellement si nous ne lâchons pas la prise de l’idée qui les retient.

-Pour faire un pas en avant, il est avant tout nécessaire de laisser derrière soi celui qui le précède.

-Nous pouvons souvent remarquer lors de la recherche d’un mot, d’un nom ou d’une chose et que nous n’arrivons pas à le ou la trouver dans la mémoire, qu’il suffit seulement d’en lâcher-prise pour que ce que nous cherchons remonte facilement à la surface de notre esprit. Ce phénomène naturel prouve que les choses se font beaucoup mieux quand nous acceptons de laisser faire.

-Nous avons tellement tendance à organiser nos vies selon des modèles carrés ou stéréotypés, que nos esprits ne peuvent plus ou ne savent plus comment laisser-faire ni lâcher-prise.

-Rejeter, retenir, envier, croire, empêche l’esprit de s’épanouir dans la joie vivifiante du Laisser-Vivre.

-Tant que l’esprit ne lâche pas prise de l’idée égotique qui le maintient dans la souffrance, il lui sera impossible de concevoir un monde intérieur paisible dépourvu de souffrance.

-Vivre librement ne se peut qu’en lâchant prise de l’idée d’être libre. Laissez-faire c’est être Libre.

-Le vrai méditant a lâché prise de lui-même, il a ouvert son esprit et son cœur au laisser-faire.

-Une graine semée avec soin ou naturellement au moment propice, germe et pousse sans inconvénient.
L’homme devrait tirer de bonnes leçons du laisser-faire enseignées par Mère Nature.

-Nos corps grandissent de leur propre fait. Il est bien rare de tirer sur les cheveux pour qu’ils poussent. Le laisser-faire est naturel mais le mental mesquin tente toujours d’intervenir sur ce qui n’est pas de son ressort. Vivre et laisser vivre est incohérent pour un mental limité qui limite.

-Il est plus aisé d’ouvrir une main que de la fermer. Lâcher-prise des tensions nous invite à la sérénité. Un sourire naturel prend moins d’énergie qu’une grimace.

-Un petit moment de repos après un repas permet à l’estomac de mieux faire sa digestion et au mental détendu, de le laisser-faire.

-Si des pensées traversent notre écran mental pendant un moment méditatif, ne les retenons pas ni ne voyageons pas avec elles, vu qu’elles ne font que passer, nous n’avons aucun besoin de les retenir, laissons-les aller sans rien faire de plus. Nous ne sommes pas les pensées puisque nous les précédons et pouvons en témoigner, le lâcher-prise n’est en fait, rien d’autre que cela.





9) La clé de l’Expiation.


-Nous sommes ce que nous sommes et jamais nous ne pourrons être autrement. Expier n’est qu’un outil pour nous défaire de ce que nous ne sommes pas, de ce que nous voulons être ou croyons être.

-Expier n’est pas rejeter ni détruire, c’est se défaire ou corriger l’erreur pour voir et agir nouvellement.
La correction n’est pas infliger ni punir, c’est rectifier le tir de manière à ne plus commettre l’erreur.

-L’expiation est un tuteur qui redresse nos intentions comme notre perception.

-Expier ses erreurs passées qui n’ont aucune existence au présent puis pardonner l’idée de les avoir préservées et entretenues inconsciemment, libère des envies comme des répulsions.

-Depuis trop longtemps nous entretenons l’idée saugrenue de nos prédécesseurs ignorants comme quoi l’expiation ne s’adresse qu’au domaine du péché en sacrifiant ceci ou cela, celui-ci ou celle-là tout en inculquant pénitence au soi-disant pécheur. Le péché n’est qu’une erreur de vision sur le parcours vital du chercheur, qui doit seulement être corrigée de manière à ne plus la refaire ou ne plus rester sous son emprise. Le péché n’est pas une faute grave impardonnable qui apeure les esprits en vue d’un avenir infernal.

-Nous ne sommes pas les maîtres de notre destinée car nous ne savons rien de ce qui va se passer dans la seconde qui suit. Par contre, nous sommes notre seul juge car nous avons le pouvoir inné de corriger efficacement nos erreurs.

-Quand une faute d’orthographe dans un mot écrit est perçue, la première chose qui nous vient à l’esprit est de la corriger et non de la châtier. L’expiation n’a pas d’autre fonction que de corriger.

-Défaire, Expier, Désencombrer, Débarrasser, Libérer, Nettoyer, etc, ne sont que des outils fiables dont se sert studieusement le méditant pour dégager sa pièce intérieure de façon à accueillir le nouveau.

-La correction comme l’expiation n’est qu’un petit chiffon propre qui nettoie les verres de nos lunettes, de manière à voir plus clairement ce qui se passe en soi comme à l’extérieur de soi.

-Se remettre totalement en question est indispensable pour renaître à soi-même comme à l’évidence d’être. L’expiation de ce que nous avons cru être et de ce que nous préservons inconsciemment est essentielle pour réellement se connaître.

-Il est absurde de rajouter du bon vin dans un verre qui contient du vinaigre. Vider le verre et ensuite le nettoyer est impératif pour le remplir nouvellement du nectar divin.

-Un bassin d’eau croupie ou stagnante est exempt de poissons rouges.

-Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre nous dit le Maître Unificateur. Si nous corrigeons ou expions notre façon de voir et d’interpréter selon nos propres considérations et opinions, nous comprendrons que nous sommes tous Un et à la même enseigne. Alors, nous arrêterons simplement de juger quiconque selon nos idées apprivoisées. Apprenons seulement à écouter plus attentivement notre cœur, lui seul sait comment aimer chacun véritablement.





10) La clé de l’Acceptation.


-Que l’on désire ou pas, que l’on veuille ou pas, nous sommes dans l’obligation d’accepter ce qui se présente ou ce qui arrive dans notre espace vital.

-Tout ce qui se présente dans notre quotidien, d’utile et d’inutile, de plaisant ou de désagréable, de joie comme de peine, fait partie du déroulement duel de l’existence. Nous ne pouvons faire autre que d’accepter ce phénomène dans son entier, c’est ainsi.

-Accepter ou refuser une situation quelle qu’elle soit, n’empêche aucunement celle-ci d’avoir lieu.

-Avant de refuser un évènement quel qu’il soit, il est indispensable de l’accepter auparavant.

-Apprendre à accepter ce qui vient c’est aussi apprendre à accepter ce qui part.

-Nous acceptons aisément l’idée de la naissance, faisons de même avec l’idée de la mort, ces deux phénomènes inhérents à l’homme temporel sont la trame d’un même et seul tissu, la Vie.

-La Vie comme la Nature est pleine et entière, n’acceptant ni ne refusant rien. Tirons-en un bel exemple pour notre relation respectueuse avec soi-même et avec autrui.

-Tant que l’esprit de l’être humain s’alimentera de confusions comme de frustrations sur lui-même et sur tout ce qu’il côtoie, il lui sera impossible d’accepter une nouvelle façon de vivre et de voir.

-Si nous comprenons que nous précédons qui ou quoi que ce soit, que nous sommes avant tout témoins neutres et conscients, il nous sera plus facile d’accepter ce qui vient comme ce qui va.

-En ce monde du nom et de la forme, tout ce qui apparaît ne fait que disparaître. Notre présence à soi qui précède tout ce qui défile, nous fait accepter ces faits transitoires, sans problème.

-Accepter pleinement autrui ne se peut sans et avant tout, s’accepter pleinement soi-même.

-Accepter ce qui nous convient est plus simple que d’accepter ce qui nous dérange. Accepter ce qui nous dérange sans se laisser embarquer mentalement, c’est faire preuve d’une grande maturité.

-Changer son mode habituel de toujours accepter et de refuser selon nos désirs, nos envies ou nos choix fictifs, éveille notre esprit à une nouvelle compréhension de soi, révélant peu à peu en notre for intérieur, une nouvelle attitude plus équilibrée et plus sereine.

-Tout ici-bas devient une leçon bénéfique à la connaissance de soi pour celui qui en accepte le juste fait.

-Heureux celui qui Accueille sans discriminer ni séparer, il reconnaît que tout n’est qu’Acceptation et Union.

- Accepter véritablement c’est accueillir et apprécier ce que la Vie nous convie sans cesse à découvrir.





11) La clé de L’Innocence.

-L’innocence est la clé intérieure qui déverrouille la porte du pur émerveillement.

-L’innocence de l’enfance retrouvée par l’adulte conscient, lui révèle un monde merveilleux au-delà de toute espérance comme de toute imagination.

-Redevenez des petits enfants dont l’innocence n’est pas encore souillée par l’idée, nous enseigne le Maître Unificateur.

-Les jeunes enfants portent en eux le parfum de l’innocence que nous adultes, devons retrouver.

-L’innocence perdue dans l’ignorance ou la crédulité rend le cœur des hommes, avides, perfides et amers. L’innocence retrouvée avec lucidité alimente le cœur des hommes, de bonté, de simplicité et de juste attention.

-Il y a souvent confusion entre l’innocence et la naïveté. L’innocence est synonyme de simplicité et d’étonnement, la naïveté est synonyme de crédulité ou d’ignorance.

-Nous venons en ce monde, nus comme des vers et en toute innocence. Puis nous nous vêtons de nombreuses codifications et conditions nécessaires au début de notre évolution pour se conformer au moule de la civilisation. Par la suite, nous apprenons à chercher le comment, le pourquoi, l’obtention, le devenir, la réussite, l’exploit, la valorisation de soi et bien d’autres choses pour conforter cette petite existence temporelle. Ensuite, souvent par épreuves, expériences ou déclics pas toujours agréables, nous nous apercevons de notre perpétuelle insatisfaction nourrie de frustrations comme de confusions en tous genres. À ce carrefour de nos vies, deux routes s’offrent à nous. La première route nous conduit malgré les difficultés, à assouvir une faim possessive égotique qui semble inépuisable et la seconde route, à se rebeller intérieurement de façon à comprendre nos propres désappointements. La première est la plus répandue de par ses attraits matériels et autres, la seconde est plus intime, plus méditative, plutôt silencieuse. La première nous incombe de mille savoirs pompeux, la deuxième nous invite seulement à s’en défaire. La première nous inculque la lassitude, l’indifférence et l’orgueil, la seconde nous éveille par l’innocence retrouvée à l’émerveillement, à la simplicité et à la spontanéité.

-Ne faisons pas de ce monde naturel qui nous élève, nous nourrit et nous permet de se comprendre, une décharge d’ordures et de pollutions en tous genres. Reconnaissons et respectons seulement son innocence véritable face à ce que nous en faisons par manque de juste responsabilité et d’empathie.

-Heureux est celui qui sur son parcours de vie a retrouvé la saveur de l’innocence, il a perdu le sens des fausses responsabilités comme le sens de l’ignoble culpabilité.

-Nous sommes tous innocents au regard vivant de Dieu mais tous coupables aux yeux des hommes.

-La vie offerte est d’une richesse inestimable pour un être humain qui vit en pleine conscience et en toute innocence, en simplicité. Même s’il ne possède rien de palpable ou de visible en ce monde, il est plus fortuné qu’un empereur revêtu d’or.


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(Au Fils ou Fille de l’Intemporel)




Réveille-toi !



Le temps est venu pour toi de résilier le contrat d’avec ce qui n’est pas.
Tout est déjà là, Plein et Entier qui te dit à chaque battement de vie :
J’ai besoin de Toi à mes côtés, Réveille-toi ! Réveille-toi !

Eveille-toi à la joie d’Etre Simplement, sans but, sans rêve, sans condition,
Ne tourne plus ton regard vers l’extérieur à le nourrir de futiles illusions,
Le chemin sans distance est Là, en toi, à l’Intérieur sans autre direction.

Eveille-toi à l’Unité, fais fi de toutes croyances, de toutes peurs et idées erronées,
Ne pense plus à la demande, à l’avoir, à l’espoir pour Vivre Qui Tu Es,
Aucun besoin, aucun recours, aucun effort pour être Heureux, Simple et Vrai.

Aujourd’hui, Viens et Laisse derrière toi le monde fatigué de l’éphémère,
Sois juste le Témoin Neutre, sans désir, sans chercher, sans vouloir faire et refaire,
Pas à pas, avance Sereinement et Librement guidé par la Douce Lumière
Vers Ce qui ne peut naître ni mourir comme le font toujours le temps, le rêve et la matière. 

Dès à présent, Vois puis Ouvre ton Esprit et ton Cœur à l’Existence Toujours Nouvelle,
Dans l’ailleurs, tu ne peux entendre la Voix de Ce qui en toi, toujours t’appelle,
La Volonté du Ciel te tend les bras à Chaque Instant pour Etendre à travers toi,
Son Amour, Sa Paix, Sa Joie et rendre la Vie Précieuse et Infiniment Belle.

Il en est ainsi de l’Intention Pure de la Source Originelle,
Qui par ta propre expérience duelle et temporelle,
Te Montre à Chaque Respiration Paisible, Consciente et Naturelle,
 Que Tout est Immuablement Un en Soi,
Que Tout est Absolument Grandiose,
Et Infiniment Réel.




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